Processus de paix au Mali : LA 12e session du CSA se penche sur les avancées

2
Toutes les parties signataires étaient représentées à la rencontre présidée par le président du CSA

La signature du décret portant mise en place des Autorités intérimaires s’est révélée une avancée notoire dans le processus de paix et un signe positif que les groupes armés signataires de l’Accord n’ont pas manqué de saluer.

C’est dans ce contexte que s’est ouvert hier au CRES de Badalabougou la 12è session du Comité de suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger. Toutes les parties signataires étaient représentées à cette rencontre présidée par le président du CSA, le diplomate algérien, Ahmed Boutach. Etaient également présents les chefs des différents groupes armés (CMA et Plateforme), le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation Mohamed Ag Erlaf, la médiation internationale, le  haut représentant du président de la République et de nombreux diplomates.

Cette session dont les conclusions sont attendues aujourd’hui se penche sur l’état de mise en œuvre de l’Accord. Les parties analyseront les initiatives gouvernementales prises lors de l’intersession.
Parmi celles-ci le décret de mise en place des Autorités intérimaires à Gao, Tombouctou et Kidal et des collèges transitoires à Ménaka et Taoudéni. Parmi les mesures prises par l’Etat, on peut citer aussi la nomination des cadres de l’administration à Ménaka et Taoudéni. Sans compter l’ouverture des classes à Kidal avec la collaboration pleine et entière de la CMA qui a fait montre de beaucoup de bonne volonté à cette occasion en accueillant le gouverneur de la région de Kidal avec tous les attributs de la République du Mali.

Dans le cadre du Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR), aussi bien le gouvernement et la MINUSMA que les groupes armés, chacun y a mis du sien pour faire avancer le processus.

…..lire la suite sur essor.ml

PARTAGER

2 COMMENTAIRES

  1. Bonjour,
    Chers frères/sœurs, ce sont les autorités intérimaires qui vont nous permettre de mettre en place ou de contribuer au renforcement des services de base, de mettre en place le MOC (Mécanisme Opérationnel de Coordination) pour les aspects sécurité et d’organiser, en liaison avec la CENI, les élections communales et, plus tard, les régionales.

    Elles permettront aussi la préparation du retour, la réinstallation et la réinsertion des réfugiés et des populations déplacées, dont certains, feront partie des autorités intérimaires de la région ou de la commune.

    Autrement, comment voulez-vous qu’on fasse ?

    Les autorités intérimaires seront mises en place à travers la loi déjà promulguée, un décret (conditions) d’application de cette loi et le protocole d’entente entre parties prenantes pour la mise en place des autorités intérimaires.

    Ce que beaucoup de gens oublient, ce sont les ressortissants (membres de la Société civile dont des réfugiés Maliens de retour) de telle ou telle région ou de telle ou telle commune mais aussi les agents des services déconcentrés de l’État et les conseillers sortants, qui feront partie des autorités intérimaires.

    Ce ne sont pas, comme c’était dit dans une certaine presse au début, les membres de la CMA, de la plateforme et du gouvernement, qui feront partie de ces autorités intérimaires.

    Détrompez-vous. Le processus d’entente a mis tout ça au clair.

    Le dernier conseil extraordinaire des ministres, du 14 octobre 2016, a rappelé tous ces éléments.

    Seuls des conseillers spéciaux de la CMA et de la Plateforme sont nommés auprès du représentant de l’État dans la région ou dans la commune.

    LES MOUVEMENTS DE RÉSISTANCE CIVILE DE GAO VIENNENT DE REJETER LA LISTE DES AUTORITÉS INTÉRIMAIRES MAIS PAS L’ACCORD DE PAIX NI SA MISE EN ŒUVRE DONT LA MISE EN PLACE DES AUTORITÉS INTÉRIMAIRES.

    Certains croyaient que les jeunes de GAO avaient rejeté les autorités intérimaires.

    Les jeunes de GAO avaient, eux-mêmes, contredit ce qui avait été dit concernant leur rejet des autorités intérimaires.

    La preuve est que :

    (1) lors de la rencontre avec les autorités Maliennes (l’équipe gouvernementale), ils ont dit qu’ils souhaitent être impliqués dans la mise en œuvre de l’accord en particulier dans le DDR et les autorités intérimaires,

    (2) De même, lors du séminaire que l’ONG TILWAT International a organisé à GAO, du 12 au 15 AOUT 2016, que j’ai animé, les participants, incluant des jeunes et cinquante officiers et militaires de rang des forces armées maliennes, ont confirmé qu’ils soutiennent l’accord de paix et souhaitent être impliqués dans le DDR et les autorités intérimaires, voir le bilan de ce séminaire sur Maliweb à l’adresse :

    https://www.maliweb.net/contributions/bilan-seminaire-international-de-gao-engagement-modernisation-de-larmee-1822062.html

    (3) Ils souhaitent le démarrage du DDR et des autorités intérimaires au plus tôt.

    Entendons-nous sur la base de l’accord de paix en interprétant convenablement son contenu.

    Bien cordialement
    Dr ANASSER AG RHISSA
    Expert TIC, Gouvernance et sécurité
    TEL 00223 95 58 48 97

REPONDRE

Please enter your comment!
Please enter your name here