Rébellion cyclique au nord du Mali : « L’Azawad ne signifie pas grand-chose » dixit le Pr. Bakary Kamian

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.La révolte touareg de 1963, la rébellion armée touareg de 1990  et celle en cours au Mali. La rébellion touareg persiste et perdure.  Les Accords de Tamanrasset le 6 janvier 1991, la signature du Pacte national le 11 avril 1992 à Bamako avec la médiation l’Algérienne, l’organisation des Concertations régionales en juillet 1994 et leur synthèse nationale en août 1994 et les Accords de Bourem du 11 janvier 1995 entre le Gandakoy (MPMGK) et le FPLA, enfin la Flamme de la Paix de Tombouctou du 27 mars 1996, n’ont pas changé la donne.  Le rôle trouble et historique de la France et de l’Algérie n’a pas été occulté. Lisez plutôt  les éclairages  du doyen Bakary Kamian, que nous avons rencontré pour vous.

Pr. Bakari Kamian

Ancien compagnon du Président, Modibo Keita, à 85 ans, son souhait est de voir le Mali devenir uni et prospère. Dans cet entretien, il nous parle avec beaucoup de prudence et de réserve, sagesse oblige. Nos autorités doivent se rapprocher de lui pour l’histoire et les archives du Mali.

Dans sa logique de recherche de solutions pour le retour de la paix dans le septentrion du Mali, l’Etat a, en avril 1993 et en octobre 1996, intégré 2.540 combattants des MFUA dans les forces armées et de sécurité et à la fonction publique. Ces nouveaux intégrés ont été répartis pour 2.090 militaires de l’Armée, de la gendarmerie et de la garde nationale; 150 policiers, 100 douaniers, 50 agents des eaux et forêts, et 150 autres dans les administrations civiles. Cette intégration, faut-il le signaler, a été complétée par un recrutement spécial de 250 jeunes du MPMGK dont 147 au titre des forces armées, 73 à la gendarmerie et 30 dans d’autres corps civils de la fonction publique.

Les velléités  sécessionnistes, l’occupation des 2/3 du pays par la rébellion, l’imposition de la charia par les islamistes armés, les violations répétées des droits de l’homme, le trafic de drogue, les milliers de refugiés et de déplacés, etc.…. font légitimement suspecter la faiblesse de l’administration politique de la république, le laxisme de l’Etat et un semblant d’abandon de l’Etat vis-à-vis des populations du nord. Mais pour l’éminent historien, le professeur Bakary Kamian, à cela il faudra ajouter les aspirations des nomades poussés par des intérêts extérieurs. On peut noter aussi les séquelles de la colonisation française. En 1957, il avait été créé à l’intérieur du gouvernement français un ministère du Sahara pour gérer les ressources minières de l’aire. La France voulait même créer une organisation commune des régions sahariennes, mais les parlementaires africains dont Senghor, Modibo Kéita, Sékou Touré, s’y sont opposés. Mais l’idée n’a pas été pour autant abandonnée en 1960, car 300 notables de la boucle du Niger, des Touaregs, des Maures et certains Songhoy, ont envoyé une lettre au général De Gaulle, alors Président de la république française, pour lui demander qu’on ne donne pas l’indépendance aux Noirs et aux Blancs en même temps.

En effet, ils ont demandé qu’il y ait un Etat de nomades qui soit indépendant des entités politiques au nord et au sud du Sahara. Qui ne soit lié ni aux Etats maghrébins du Maroc, de l’Algérie, de la Tunisie et de Lybie, ni aux Etats négro-africains de l’Afrique occidentale. Ils ont donc demandé un territoire entre les blancs et les noirs.

LE MALI UN VIEUX PAYS

Le Mali est un vieux pays par rapport à beaucoup de pays d’Afrique. Il a connu des histoires très anciennes qui l’ont lié aux autres pays évolués du monde, à son temps. Si l’on veut partir de l’histoire véritable de la création de villes, de centres de développement, telles que les villes de Djenné créée au Vème siècle avant J.C et de Dia,  créée vers 810 avant Jésus Christ. De vieilles métropoles qui ont développé une civilisation locale très importante  et qui ont été à la base du départ de certaines ethnies qui ont constitué des unités politiques très importantes et qui ont eu une influence considérable sur, non seulement le Soudan, mais sur une grande partie de l’Afrique de l’ouest, notamment l’Empire de Ghana, l’Empire Songhoy et  l’Empire du Mali.

L’empire de Ghana, dira le professeur Kamian, a été le premier Etat constitué en Afrique de l’ouest et qui, a un moment donné, a eu sous sa dépendance, une partie du Mali, de la Mauritanie, du Sénégal et de la Gambie. A la longue, l’empire a vu se développer l’Islam au 9e siècle et, à partir du 10 siècle, un mouvement islamiste, le mouvement almoravide, va naitre à la frontière Sénégalo-mauritanienne, qui, plus tard, renversera l’empire du Ghana. Le mouvement almoravide se révèle alors comme un mouvement religieux qui procédera à une conversion forcée des populations à l’islam. Ainsi, on  aboutit vers1904 à la dominance de l’arabe sur la langue soninké qui était la langue de communication des relations intercommunautaires de l’Afrique ouest saharien.

L’AZAWAD NE SIGNIFIE PAS GRAND-CHOSE

Se prononçant sur la République de l’Azawad revendiquée par le MNLA (Mouvement National de Liberation de l’Azawad), l’historien émérite, expliquera que l’Azawad ne signifie pas grand-chose. C’est une zone de pâturage pour les bergers, une zone de nomadisme pour les maures et les touaregs entre Tombouctou et Arawane. Une zone de pâturage pour les chameaux, les bœufs, les moutons et les chèvres. Où, il n’y avait pas de village, où, il n’y avait pas de centre économique, où, il n’y avait pas un seul centre urbain qui se soit manifesté. Puis d’ajouter, que c’est exactement le cas de l’appellation de la forêt de Tiénfala ou le delta de Macina. Or, dire le Macina, c’est pratiquement ne rien dire de concret, parce qu’il y a beaucoup de régions à l’intérieur du Macina. La zone de bourghou qui est dans un îlot entre le bras du Niger occidental et le bras principal. Mais après il y a eu un Macina politique, un Macina du moyen âge, un Macina de Sékou Amadou. Le Macina du bourghou avait pour capitale Tenenkou, le Macina de Sékou Amadou avait pour capitale la ville de Hamdallaye et le Macina des toucouleurs qui était français avait pour capitale Bandiagara. Donc quand on dit Macina, il y a Tenenkou, Hamdallaye et Bandiagara. Or tel n’est pas le cas de l’Azawad qui n’était pas habité.

LA REBELLION TOUAREG S’INSCRIT DANS UNE LOGIQUE DE CRISE CYCLIQUE DE 500 ANS DE PERIODE

Par approche d’événements historiques marquants, M. Bakary Kamian fera observer que la crise que traverse le Mali est une crise grave, mais ce n’est pas la première « On dirait que tous les 500 ans il y a eu une telle crise. Par exemple en 1076, quand les almoravides ont attaqué la ville de Ghana, capitale de l’Etat de Ghana, ils ont détruit la ville et soumis les habitants de force à l’Islam. De ce fait certains ont été contraints, soit à l’immigration, soit à se faire tuer. C’était comme à l’époque de la guerre d’Algérie, les français qui y vivaient, avaient le choix entre la valise ou le cercueil, c’est-à-dire partir ou mourir. Eh bien au Mali aussi, pendant le mouvement almoravide, les populations avaient le choix soit se convertir, soit d’immigrer. C’est ainsi qu’on a eu cette diaspora Sarakolé qui a sillonné toute l’Afrique occidentale. Presque 500 ans après, entre 1590 et 1591, il y a eu l’invasion marocaine. Après le fameux pèlerinage de Kankou Moussa en 1324 et 1325, les marocains se sont rendus compte que le Soudan recelait de beaucoup de richesses, notamment de l’or. Il fallait faire main basse sur cette richesse fabuleuse dont le roi Kankou Moussa avait donné la preuve de l’existence pendant son pèlerinage à la Mecque. Ils ont envoyé plusieurs expéditions pour attaquer l’empire de Ghana. Une première en 1545, une seconde en 1566, une troisième en 1584, une quatrième qui a failli réussir en 1588 et la dernière qui fut la bonne en 1590-1591. Qui, du reste, s’est transformée en une occupation, puis au renversement du régime politique en place, c’est à dire l’empire Songhoy.

A partir de 1878 -1879, il y a eu une deuxième colonisation française, parce qu’il y’eût une première colonisation française avec la création des premiers forts sur le fleuve Sénégal… »

POURQUOI L’ALGERIE DOIT SOUTENIR LE MALI ?

Rien que pour être cohérente et crédible par rapport à ses exigences vis-à-vis de la France, l’Algérie  ne devrait être juste vis-à-vis du Mali et combattre à ses côtés. A cette question, le professeur Kamian répond qu’il y a un rôle que les maliens veulent que l’Algérie joue et il y a le rôle réel qu’Alger joue qui est conforme à ses intérêts. Si vous regardez l’éclatement de la fédération du Mali, vous vous rendrez compte qu’il avait pour cause directe l’appui que le Soudan de Modibo Kéita a apporté aux combattants du FLN. Parce qu’on avait ouvert un troisième front de guerre sur le territoire malien, alors qu’on n’était pas indépendants. On avait risqué. On a pris position pour l’Algérie de façon claire et nette. Alors nous voulons une sorte de reconnaissance. Et surtout qu’il  y a à la tête de l’Algérie un homme qui a été témoin de tout cela, Bouteflika. Mais les pays n’ont pas d’amis, mais des intérêts à défendre, a-t –il regretté.

Qu’est ce que le pays a fait de son indépendance ? Gabegie, corruption, dépravation de mœurs.  Quelle a été la responsabilité des différentes composantes ? Pas de véritable politique nationaliste, idéaliste. « Les enfants, évitons de parler trop en cette période, car les gens veulent nous aider à recouvrer notre intégrité territoriale. La paix ne se négocie pas, ça s’impose. Seul un Etat fort peut régler définitivement cette crise. Vous les journalistes vous avez un rôle important à jouer donc éviter certaines légèretés car l’ennemi nous observe », a-t-il conseillé. A mon âge, mon seul souhait est de voir mon pays uni et prospère, « là je pourrais mourir en paix car cette situation me coupe le sommeil ».

ABD et Ange

SOURCE:  du   17 nov 2012.    

18 Réactions à Rébellion cyclique au nord du Mali : « L’Azawad ne signifie pas grand-chose » dixit le Pr. Bakary Kamian

  1. nekkaned1980

    Cela n’a pas changé en effet. La rébellion touareg est cyclique et souffre toujours d’un manque de soutien. Le MNLA est isolé. L’échec de Menaka et la montée avortée vers Gao prouvent son isolement. Il n’a reçu aucun soutien des pays voisins et puissances occidentales en prononçant unilatéralement l’indépendance de l’Azawad …Il a intérêt à s’allier à ceux qui disposent du territoire et de la force militaire, les islamistes touareg d’Ansar Dine. Ces derniers ne veulent pas tuer d’autres Touaregs ; accepter ce ralliement est donc naturel. Le cycle va s’interrompre sur un accord sur la terminologie : nous ne parlerons plus de «l’Etat de l’Azawad», mais de «l’Etat islamique de l’Azawad». A suivre.

  2. Azawadien2

    J ai beaucoup de respect a toute personnes âgée. Mais je dois respectueusement dire au Dr. Kamian
    que sa récollection de l histoire de l Azawad est très décevante. Comment pouvez vous parler de l histoire
    de l Azawad sans parler de Kaocen, Firhoun, Tinhanane et Bouctou, la femme qui a fonde la ville de
    Tin Bouctou ( le puits de Bouctou), et Sonni Ali Ber?

  3. Gadar

    Le droit à l’indépendance c’est l’occident qui le donne pas l’onu . Exemple sud soudan

  4. Almada

    Merci Bakary, nous avons besoin de tels témoignages pour renouer avec notre histoire.
    J’en profite pour lui demander de nous faire un livre mémoire pour rappeler à notre génération de se doper de son histoire et poser des jalons à hauteur des défis de notre époque.

  5. adido

    Bonjour frères et soeurs,
    Tous mes remerciements à ceux ou celles d’entre vous venez d’interviver le Professeur Kamian dont personnellementj’attendais longtemps son mot en tant qu’historien, aussi j’en profite pour lui souhaiter une bonne saté et longue vie, amin yarabi !
    Cependant, il me semble peut être faute de temps ou du fait son âge, que le professeur n’a pas tout dit car il a oublié de dire que SONNI ALI BER fut le premier à chasser en 1468 les touaregues et les arabes qui voulaient faire payer des tributs aux populations du nord en général et en particullier celles de Tombouctou.Plutard certains touaregues ou arabes voulant s’installer sur le territoire songhay se sont vu inspoer des droits de sol jusqu’à l’arrivée des marocains en 1591 du fait de leur origine commune greque après être chassés comme les maures et les berbères comme des intouchables sous herodote.

  6. sambpu

    Merci au doyen Bakary Kamian! »L’avenir sort du passé »(D.T Niane). :wink:

  7. A vos armes!

    l’islam c’est toujour par la guerre et l’invasion qu’elle se repend.

  8. waaaaaaly

    « IIls ont envoyé plusieurs expéditions pour attaquer l’empire de Ghana. Une première en 1545, une seconde en 1566′ SI la ghana fut envahi et detruit par les almoravides en 1076, ctu parl du mali, comment le maroc peut lenvahirle ghana en 1545 puisil nexiste plus. 1545 correspond au plus vaste (LAC TCHAD a latlantik) et le plsu puissant etat noir sans precedant cest a dire LEmPIRE SONGOY avec le tres celebre Sonni ALI BER (LE GRAND) ki eclipsa le mande.relis les tariks pour les date monsieur le journaleux, tchurrrrrrrrrrrrrr don revoyez tes date.

  9. syllaaa

    « Ils ont envoyé plusieurs expéditions pour attaquer l’empire de Ghana. Une première en 1545, une seconde en 1566,  »
    je sais dou est kil sort ces ecrit mc journaliste ki semble til etre nul en histoire . si les almoravide ont envahi le Ghana et lont detruit en 1076 comment le maroc peut lenvahir en 1545? puisk ghana nexiste plus, a c moment ctai lempire songhoy ki avai pris lhegemonie sur le mande lekel fut il le plus vaste et le plus puissant etat noire sans precedant du lac tchad a locean altantik. fo donc revoir tes date. tchurrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr

  10. le scientifique

    monsieur le Pr bakari Kamian , je pense qu’il serait très interessant si vous publiz un livre . car nos enfants en auront grandement besoin .

  11. Taba

    ule que les membres des organisations reclamant l’independance s’abstiennent de l’utilisation de la menace ou de l’emploi de la force contre l’integrite territoriale ou la preservation de l’independance de l’Etat ou ils se trouvent. De meme, les Etats doivent renoncer a recourir a la menace ou a l’emploi de la force contre un peuple revendiquant l’exercice de son droit a
    Suite 1
    disposer de lui-meme. Cependant , lorsqu’il n’y a pas d’oppression ou de comportement raciste caracterises, les situations conflictuelles peuvent etre resolues par une forme de federalisme.
    Neanmoins il apparait clairement que le concept de l’autodetermination va a l’encontre du concept de l’integrite territoriale. Aussi , du point de vue juridique, un certain nombre de principes limite-t-il la mise en oeuvre du droit des peuples a disposer d’eux-memes ?
    1 )D’abord, le principe de l’integrite territoriale .
    La resolution 1514 ( 15) adoptee le 14 Decembre 1960 par l’Assemblee Generale des Nations Unies dispose que toute tentative visant a detruire partiellement ou totalement l’unite nationale et l’integrite territoriale d’un pays est incompatible avec les buts et les principes des Nations Unies.
    La resolution 2625 (XXV) adoptee par l’Assemblee Generale de l’ONU le 24 Octobre 1970 indique que le droit des peuples a disposer d’eux-memes ne peut etre interprete « comme autorisant ou encourageant une action quelle qu’elle soit ,qui demembrerait ou menacerait totalement ou partiellement l’integrite territoriale ou l’unite politique de tout Etat souverain et independant. »
    2 )Le second principe est le principe de non-ingerence.
    Les Nations Unies ne peuvent intervenir dans les tentatives de secession que dans trois cas :
    -Menace contre la Paix
    _Non-respect des droits humains
    -Urgences humanitaires
    Par consequent, pour un peuple voulant acceder a l’independance, en dehors de ces trois cas, toute intervention exterieure des Nations Unies est exclue.
    3) Le critere de peuple et de territoire.
    Le peuple ne se confond pas avec les minorites ethniques , religieuses ou linguistiques dont l’existence legale et les droits et libertes fondamentales sont reconnus a l’Article 27 du Pacte relatif aux droits civils et politiques. Du point de vue juridique,le peuple est l’ensemble de citoyens que representent les institutions et les assemblees democratiques elues d’un pays. Par exemple, l’ensemble des citoyens Maliens est un peuple. Il n’y a qu’un peuple Malien dans une Republique une ,indivisible, laique ,democratique et sociale,assurant l’egalite devant la loi de tous les citoyens quelle que soit leur origine ,leur couleur, leur sexe, etc,,,Les Touaregues font partie integrante du peuple Malien. Nous avons des elements communs quant a l’histoire, a la langue ou un nombre restreint de langues, la culture sahelienne, l’existence commune (la complementarite),la religion .

    La Reclamation d’autodetermination des rebelles du MNLA
    Les Touaregues sont un peuple sans territoire avec des frontieres qui ne sont pas bien definies. Ces populations nomades ont trouve que ces territoires avaient ete occupes par les grands Empires negro-africains.
    Les Touaregues ne sont donc pas les premiers habitants de ces territoires.
    Ces peuples nomades eparpilles sur un territoire tres vaste qui part du Tchad jusqu’a la Mauritanie ,constituent des minorites au Tchad, au Niger, au Bourkina-Faso, au Mali,en Algerie et en Mauritanie . Ils sont concernes par la question de protection des droits des minorites. Pour eux, la protection de la culture est essentielle : le mode de vie d’un peuple nomade. Les droits territoriaux sont partages avec les peuples indigenes sedentaires de ces regions :droit de paturage, acces a l’eau ,etc. Les Touaregues peuvent utiliser les ressources et les territoires qu’ils n’occupent pas exclusivement mais auxquels ils ont acces traditionnement pour exercer leurs activites economiques et qui sont indispensables pour assurer leur subsistance. Les Touaregues ne disposent pas d’un titre de propriete collective sur la grande majorite de ces terres.Dans le cadre de la decentralisation administrative,les touaregues disposent d’institutions de decision independantes ainsi qu’un pouvoir de decision autonome pour les questions qui concernent les aspects traditionnels de leur vie de nomade. Mais le respect des droits humains ne doit etre mis en cause en aucun moment.L’autodetermination dans le cadre des peuples nomades doit etre interpretee dans un sens exclusivement interne, du fait que les nomades partagent avec les minorites sedentaires les territoires et les ressources essentielles a leur subsistance . Cette autodetermination doit etre axee sur un certain nombre de domaines prioritaires : le respect de leur culture ,de leur religion, et des modes d’education de leurs enfants ; une politique efficace de sante, de logement, de l’emploi, de la protection sociale ,de la gestion des terres de paturage,de l’acces a l’eau et aux autres ressources indispensables et de l’environnement.
    L’Etat Malien possede toutes les richesses et les ressources du sol Malien dont benefient toutes les regions du pays et tous les citoyens Maliens.

  12. Taba

    L’autodetermination selon l’Assemblee Generale et la crise Malienne

    La resolution 1541(XV) adoptee par l’Assemblee Generale des Nations Unies le 15 Decembre 1960 se prononce sur le droit des Peuples a disposer d’eux-memes.Le 16 Decembre 1966 ,l’Assemblee Generale declare qu’en vertu de ce droit ,les peuples determinent librement leur statut politique et assurent librement leur developpement economique , social et culturel.Ils disposent librement de leurs richesses et de leurs ressources naturelles qui constituent leurs moyens de subsistance.L’autodetermination comprend deux composantes principales : L’autodetermination interne qui est le droit d’acquerir le statut de son choix a l’interieur de son pays ; et l’autodetermination externe qui est le droit a l’independance politique et qui se reduit quelquefois au droit a la secession.
    En tenant compte des interets des Etats qui abritent des nationalites ou ethnicites ,les Etats-membres des Nations Unies ont vite pris conscience de la necessite d’imposer des limites au droit des peuples a l’autodetermination. Les nationalites sont invitees a renoncer a l’independance et a se contenter d’un minimun de droits auxquels toute nationalite peut pretendre: le droit inviolable de l’existence, le droit du culte et le droit du developpement economique, social et culturel. En effet, le droit des peuples a l’autodetermination externe va a l’encontre de l’ interet fondamental de l’Etat. Il menace son droit a l’unite et a la cohesion interne en l’exposant au demembrement et devient la source de conflits. C ‘est pourquoi le principe de l’unite de l’Etat s’est impose en fin de compte. Le Secretaire General des Nations-Unies, U Thant a declare : « L’ONU ne peut accepter et n’acceptera jamais une secession dans l’un de ses membres » Ce droit a l’autodetermination externe est surtout reserve au cas de decolonisation Dans les autres cas, l’Etat ou se trouvait la nationalite devrait donner son consentement expres. L’Eritre a ete independant avec le consentement de l’Ethiopie (Meles Zenawi ) .Le Sud Soudan a ete independant a cause des violation des droits humains par le Nord Sudan.
    Les Nations Unies ont cherche a concilier le droit des Etats a l’unite et a la continuite dans leur forme spatiale avec le droit des peuples a la libre disposition en privilegiant leur droit a l’unite.La Chartre des Nations Unies stipule que les membres des organisations reclamant l’independance s’abstiennent de l’utilisation de la menace ou de l’emploi de la force contre l’integrite territoriale ou la preservation de l’independance de l’Etat ou ils se trouvent. De meme, les Etats doivent renoncer a recourir a la menace ou a l’emploi de la force contre un peuple revendiquant l’exercice de son droit a disposer de lui-meme. Cependant , lorsqu’il n’y a pas d’oppression ou de comportement raciste caracterises, les situations conflictuelles peuvent etre resolues par une forme de federalisme.
    Neanmoins il apparait clairement que le concept de l’autodetermination va a l’encontre du concept de l’integrite territoriale. Aussi , du point de vue juridique, un certain nombre de principes limite-t-il la mise en oeuvre du droit des peuples a disposer d’eux-memes ?
    1 )D’abord, le principe de l’integrite territoriale .
    La resolution 1514 ( 15) adoptee le 14 Decembre 1960 par l’Assemblee Generale des Nations Unies dispose que toute tentative visant a detruire partiellement ou totalement l’unite nationale et l’integrite territoriale d’un pays

  13. tintin-toti-tata

    Mon ami fakolyhakika1, avec tous ces noms que vous citez, l’armée a eu raison de fuir. C’est çà notre tradition. Le premier, il n’a jamais gagné une guerre. Ce sont les paroles des griots(flateurs). D’ailleurs il ne porte pas le nom de son père. Kankou Moussa est descendant d’Askia Mohamed. Or ce dernier a fait un coup d’Etat à son oncle Soni Ali Ber. Quand à celui cité après Samory Touré, il n’a pas eu une tombe. Donc il est très fatigué de se promener, surtout à son age. Il n’a pas le temps d’avoir honte. Donc il y a des noms qu’il faut enlever et d’autres qu’il faut ajouter. Par exemple je ne vois pas de brave DIARRA. Dans leur histoire il n’y a pas beaucoup qui ont fuient à part Bina Ali. Mais a permis d’avoir la peau de E.O. Tall.
    Non nous allons pas mourir par ce des conteurs ont dit que dans temps des ont vecu sur cette partie de la terre. Au moment où les autres batissaient des chateaux ces soient disant braves faisaient quoi?
    Qu’est ce qu’ils ont laissé après eux?

  14. wartehen-ghaçan

    « AZAWAD » se dit en Tamacheq « AZAOUA », une cuvette (écuelle, plat en bois pour manger)pour figurer que cette zone est hyper plate en ce qu’elle est la vallée fossile de la mer saharienne (présence des ossements de molllusques marins dits en Tamacheq « issenen n tefouk- les dents du Soleil ».

    « AZAWAD » qui se trouve entre Taoudéni et Tégaza et non entre Tobouctou et , au triangle des frontières Mali-Mauritanie-Algérie, n’est pas une bonne zone de pâturages, pas assez d’eau qui est hyper salée.

    • kouroukanfouga

      « AZAWAD » se dit en Tamacheq « AZAOUA » dixit wartehen-ghaçan

      « AZAWAD » est un mot peulh, sonrhaï ou bambara ?
      Je crois que c’est un mot touareg aussi !

      Vous essayer de tromper qui avec ce jeu de mot ?

  15. DibyS

    Bonjour. je pense qu’il y a des problèmes de logique et de structuration dans cet article. Je ne sais pas s ‘il faut les attribuer au journaleux ou au doyen. En tous les cas cela montre le déficit de connaissance de ce pays et de son histoire même par nos « sommités » que voudriez vous que azaouad signifie si vous ne connaissez même pas ce que le mot veut en Sonra kan / Tamasheq ? Dommage CEla explique vos élucubrations et déficit d’arguments pour démontrer ce que vous insinuez ? Laissez les pays voisins tranquille. ATT n a que demander à GMT comment ils faisait et pourquoi ses voisins le respectait?
    Pauvres journaleux et géographe converti en historien de salon faites gaffe. Quand on n apporte rien ayons la sagesse de ne pas semer la zizanie en faisant des fausses litanies. Courage quand même.

  16. fakolyhakika1

    « …….Qu’est ce que le pays a fait de son indépendance ? Gabegie, corruption, dépravation de mœurs. Quelle a été la responsabilité des différentes composantes ? Pas de véritable politique nationaliste, idéaliste:

    « Les enfants, évitons de parler trop en cette période, car les gens veulent nous aider à recouvrer notre intégrité territoriale. La paix ne se négocie pas, ça s’impose. Seul un Etat fort peut régler définitivement cette crise. Vous les journalistes vous avez un rôle important à jouer donc éviter certaines légèretés car l’ennemi nous observe », a-t-il conseillé. A mon âge, mon seul souhait est de voir mon pays uni et prospère, « là je pourrais mourir en paix car cette situation me coupe le sommeil »

    Merci pour ce rappel historique et cette conclusion pleine de sagesse; sagesse qui vous a toujours caractérisé, citoyen du Mandé,du Grand Soudan légués par nos ancêtres, fierté de Générations. Oh que  » si vieillesse pouvait,si jeunesse savait » Grand merci Papa.

    Cette réaction de votre part n’est point surprenant car certainement vous gardez votre esprit et c’est nous,la nouvelle génération actuelle, qui manque de courage.Rien que la bouche pour flatter le passé, nous n’avons plus de guerriers pour mériter avec fierté d’être descendant de Soundiata, de Tiramakan, de Fakoly, de Askia Mohamed, de Hamadou amadou, de kankou Moussa, de Tièba, de Babemba, de Samory Touré, de soumankourou Kanté, de Firhoun, de Modibo Kéïta, qui dans leurs tombes nous observent avec déception quant nos ennemie nous contemplent avec dédain et mépris. HONTE A NOS SOLDATS, NOUS DEVONS MOURIR CAR QUANT ON PERD LE SENS DE LA DIGNITE, LA MORT EST LA SEULE QUI RESTE POUR MERITE LA VIE:evil: :evil: :evil: :evil: :evil: