Reconquête du nord-Mali : Deux scénarios pour en finir avec les terroristes

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La guerre imminente pour libérer le Mali du joug des islamo-terroristes pourrait être déclenchée à partir du 26 novembre prochain. Mais qui va s’y risquer? Il va probablement être facile de récupérer les villes de Tombouctou  Gao et Kidal, mais chasser complètement les jihadistes du septentrion de notre pays risque d’être beaucoup plus complexe. De toute façon, l’intervention militaire se fera en deux scénarios, selon la France.

Des islamistes du groupe terroriste d’Ansar eddine au Mali. © AFP

La communauté internationale est plus que jamais décidée à en finir avec les jihadistes qui règnent dans la partie septentrionale du Mali, même si aucun pays occidental ne veut envoyer de troupes au sol. La France, les États-Unis et l’Allemagne ont fait savoir qu’ils apporteront une aide logistique. Déjà, des dizaines d’instructeurs occidentaux forment des militaires maliens. Certes, la Cédéao et l’Ua ont déjà parachevé le plan de guerre, mais celle qui conduira vraisemblablement cette belligérance dans les coulisses, la France, a déjà fini le schéma.
En effet, au siège de la Défense, à Paris, les officiers français ont élaboré le plan final détaillé  de la guerre de libération du Nord-Mali en deux scénarios. Les soldats de la force africaine ouvriront la première phase de l’opération militaire, quasi certainement à partir 26 novembre prochain, pour reconquérir les villes de Gao, Tombouctou et Kidal. Selon les experts, cette première phase  ne devrait pas prendre du temps. Les troupes au sol seront de 3 200 à 4 000 hommes et avec éventuellement des troupes étrangères comme le souhaitent les chefs d’État de la Cédéao. Effectivement, les 3 200 hommes qui seront envoyés par les pays de la communauté ouest africaine  recevront le renfort de soldats venus d’États africains hors Cédéao, c’est-à-dire la Force africaine en attente (FAA), dirigée par le général Sékouba Konaté.
Le second scénario va consister à éradiquer physiquement les combattants islamo-terroristes ainsi que leurs alliés et sera mené par la France et les Etats-Unis et aussi l’Allemagne. Il pourrait y avoir des bombardements des refuges des jihadistes d’Aqmi et du Mujao dans le vaste désert du Sahara. De sources fiables, trois cent militaires du fameux COS (Commandement des opérations spéciales) sont déjà parés et commencent à être acheminés en Mauritanie, au Niger et au Tchad. Ce corps est l’élite de la grande armée française et est composé de commandos issus de l’armée de l’air, terre et mer. Deux avions Mirage F1CR, dotés de caméras, sont déjà à Niamey.
Le Transall Gabriel, arsenal volant de dernière génération, vole depuis quelques jours au-dessus du Sahara. La merveille militaire qu’est le Transall Gabriel est capable d’écouter et d’intercepter des communications à des milliers de kilomètres. Il est aussi capable de les exploiter immédiatement grâce aux traducteurs multilingues à son bord.
Après avoir pris connaissance de ce plan de guerre presque parfait, finement orchestré par un pays extrêmement sensible à la question islamo-terroriste, la France,  le chef d’Ansar Dine, Iyad Ag Ghaly, redoute de finir  comme Ben Laden. C’est la première raison de son virage à 90°. Il veut enlever son organisation de tous les hideux qualificatifs  qui contiennent le suffixe « isme», comme terrorisme, jihadisme, extrémisme, salafisme. Mais  pour le dernier qualificatif, salafisme, Iyad n’a pas encore laissé entendre s’il était prêt à faire des concessions; sans doute par peur d’offenser ses financiers.
La seconde raison de son revirement, c’est le fait d’être manipulé par le Burkina Faso et l’Algérie, qui ne veulent pas entendre parler d’intervention militaire. Pour le premier pays, le Burkina Faso, la gestion de la crise du Mali est un butin diplomatique, avant tout. Ensuite une guerre d’envergure internationale mettra fin à un business hyper lucratif. «Blaise Compaoré a intérêt à prêcher le dialogue. Beaucoup de squelettes sortiront des placards de Khossyam, si jamais la Cédéao et le reste de la communauté internationale lancent une guerre contre nous», nous a confié un membre influent d’Ansar Dine, basé à Ouagadougou. Pour ce qui concerne l’Algérie, elle ne veut tout simplement pas de guerre qui pourrait l’affecter, à long terme, pas pour des raisons géopolitiques tant évoquées par certains médias. Aussi, parce qu’elle est amplement marquée par un dur passé belliqueux.
Rokia Diabaté

 
SOURCE:  du   12 nov 2012.    

3 Réactions à Reconquête du nord-Mali : Deux scénarios pour en finir avec les terroristes

  1. tienimango

    blaise l,assasin de thomas sankara et de norbert zongo ne peut rien contre le mali il n,est qu,un fils de pute assasin…

  2. A BAT SANOGO

    je valide !!!

  3. Papy1

    Je suis en phase avec ton article sauf que l’Algerie ne veut surtout pas recevoir sur son sol ses terribles enfants egares dans le desert malien. :twisted: