Résolution 2071 : Le Conseil de sécurité favorable à la requête du Mali

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Dans une résolution rendue publique, le Conseil de sécurité fait part de sa disponibilité à donner une suite à la demande des autorités de transition maliennes relative au déploiement d’une force militaire au Mali pour la reconquête tombée entre les mains des mouvements radicaux.

 

Conseil de sécurité (photo Lefigaro)

La demande des autorités maliennes de l’envoi d’une force internationale en vue de la reconquête des régions du Nord semble de plus en plus trouver un écho favorable auprès de la Communauté internationale à travers le Conseil de sécurité des Nations unies. Dans sa résolution 2071, le Conseil de sécurité dit n’attendre que le rapport du secrétaire général pour donner une suite à la demande des autorités de transition maliennes portant sur l’envoi d’une force militaire devant apporter son concours aux forces armées maliennes en vue de la récupération des régions nord du Mali occupées par des fous de Dieu et autres mouvements armés.

En réaction à la requête du Mali, le Conseil de sécurité demande aux parties prenantes (Cédéao pays voisins, partenaires bilatéraux, organisations internationales…) à procéder à la planification conjointe qui permettrait à la force militaire internationale demandée par les autorités maliennes de voir le jour. Aux autorités maliennes, il est demandé de se mettre en rapport avec les partenaires indiqués pour soumettre un rapport écrit sur l’application de la présente résolution 45 jours au plus tard après son adoption, en donnant des précisions sur l’appui visé.  En vue de l’aboutissement du projet, le Conseil de sécurité invite les autorités maliennes de transition  à prendre sans délai les dispositions nécessaires  pour faciliter les préparatifs régionaux  et internationaux en rapport avec l’objectif visé.  Autant dire que le Premier ministre, Cheick Modibo Diarra qui a représenté le Mali à la tribune des Nations unies à New York et proposé la requête malienne était loin de prêcher dans le désert avec cette détermination du Conseil de sécurité. Toutefois, le Conseil dans sa résolution précise qu’il revient aux autorités maliennes en premier lieu de garantir  la sécurité et l’unité du territoire et d’en protéger la population civile dans le respect du droit international humanitaire, et des droits de l’Homme.

Se déclarant gravement préoccupé par les activités des groupes criminels opérant dans le Nord du Mali, le Conseil de sécurité de l’ONU croit dur comme fer que toute solution à la crise malienne doit être d’abord celle des Maliens eux-mêmes. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le Conseil de sécurité encourage les autorités de transition maliennes, les groupes rebelles maliens et les représentants légitimes de la population locale du Nord du Mali à entamer, dès que possible, un processus de négociations crédibles en vue d’une solution politique viable, dans le respect de la souveraineté, de l’unité et de l’intégrité territoriale du pays. De même, demande au secrétaire général, aux pays voisins, aux organisations internationales et régionales et aux partenaires bilatéraux d’accompagner le Mali dans ses moments difficiles.

Se félicitant de la désignation par le secrétaire général d’un envoyé spécial pour le Sahel, chargé de mobiliser la Communauté internationale en faveur du Sahel, de coordonner la mise en œuvre de la stratégie intégrée des Nations unies pour le Sahel et de définir concrètement les paramètres d’une solution globale à la crise malienne, le Conseil de sécurité exige de tous les groupes présents dans le Nord du Mali à mettre un terme aux exactions commises sur les populations. Par ailleurs, il invite les Etas membres et les organisations régionales et internationales, à l’Union européenne à prêter main forte aux armées maliennes.  Demeurant préoccupé par la dégradation continue des conditions de sécurité et la situation humanitaire dans le Nord du Mali,  le Conseil de sécurité comme pour dire que la souveraineté, l’unité et l’intégrité territoriale du Mali ne sont pas à mettre sur la table des négociations, se dit fortement attacher à ces éléments.

Fomba Diakaridia

 

Réunion du Groupe d’appui ce vendredi à Bamako : l’intérêt manifeste du Conseil

Sauf changement de dernière minute, c’est ce vendredi 19 octobre que se tient dans notre capitale, la réunion du Groupe d’appui et de suivi sur la situation au Mali. La rencontre qui se tient à l’initiative de l’Union africaine en consultation avec l’Organisation des Nations unies  et la Cédéao, est fortement attendue par le Conseil de sécurité qui a manifesté son intérêt pour les assises de Bamako.

Le but de la réunion du Groupe d’appui et de suivi est de définir les modalités de l’aide que la Communauté internationale doit apporter aux autorités de transition du Mali pour régler la crise qui secoue le Nord du Mali. Au passage, le Conseil salue la signature de l’Accord cadre, félicite la formation du gouvernement.

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1 commentaire

  1. CEDEAO par ci, CEDEAO par là. Cela fait des mois qu’ils disent qu’ils ont 3300 hommes en attente et prêts à débarquer (même si ils n’ont pas d’avions, ni de moyens financiers :mrgreen: :mrgreen: . Mais c’est pas grave). Maintenant, ils ont 45 jours pour pondre un plan d’intervention concret. Avouez que 45 jours pour écrire un rapport c’est beaucoup. Si j’avais eu 45 jours pour rendre ma copie au bac, j’aurai eu la mention “Excellente”. Donc si réellement cette CEDEAO à une idée bien arrêtée sur la chose, elle n’aura aucun mal à fournir un plan détaillé de son intervention. Et j’espère que ce plan ne comportera pas que son sempiternel “il faut sécuriser les institutions de la république, il faut former l’armée malienne”.

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