Résolution de la crise du Nord : Difficile dialogue

6 réactions [-] Texte [+] Email Imprimer

Dans la résolution de la crise du nord, y-a-t-il une petite chance pour que les négociations aboutissent ? Nombreux étaient  les  observateurs qui croyaient fermement que l’on pourrait aboutir à la résolution de la crise du nord par des négociations. Mais,  avec  la  publication le 2 janvier 2013 de la Plate forme politique de Ansar Edine, l’on doit désormais douter de la bonne foi du mouvement islamico-terroriste d’ouvrir des négociations sur des bases saines avec les autorités maliennes. Et, du coup, l’on a tendance à se demander si la rencontre du 10 janvier 2013, à Ouagadougou, entre les officiels maliens et les représentants des groupes armés, a une chance.

Des combattants islamistes du groupe Ansar Dine, au Mali.

Faire la guerre ou négocier pour la libération de ses trois régions occupées au nord du pays par des mouvements terroristes, Aqmi, et des soi-disant Jihadistes. Tel est le dilemme qui se pose à l’Etat du Mali. Avec l’ONU en tête, plusieurs partenaires de notre pays, à tort ou à raison, pensent qu’il y a encore une petite chance de régler une grande partie de cette crise par des négociations. Mais, avec la dernière sortie du Mouvement Anssar Edine, l’on est en droit d’avoir peur que la guerre ne soit la seule alternative qui s’offre au Mali pour recouvrer son intégrité territoriale et préserver la laïcité de l’Etat.

Anssar Edine qui avait affiché sa volonté de négocier, à la veille de l’adoption de la résolution 2085, vient de faire une volte face des plus honteux. Sans honte et surtout sans gène, mais conforme à sa démarche de vendeur d’illusion, le Mouvement Anssar Edine, dans un document en date du 2 janvier 2013, qu’il a voulu présenter comme sa plate forme politique, vient de se dédire, en affichant sa volonté de reprendre les hostilités militaires  pour aboutir à la création d’ un Etat islamique  indépendant,  qui aura pour territoire les trois régions au nord du Mali. En plus d’avoir le mérite de mettre sur la place publique la duplicité du Mouvement Anssar Edine, cette plate forme, en réalité est un plagiat outrancier d’un document similaire du MNLA. Il vient de convaincre les plus sceptiques qu’il n’y a aucune différence entre le Mouvement indépendantiste et le mouvement islamique. Tous deux réclament l’Etat chimérique de l’AZAWAD, même si l’un prône la laïcité. En plus c’est grâce à leur propension  pour les aventures de mauvais gout qu’ils ont été les étoiles filantes qui ont transporté autres  bandits de grands chemins que sont les éléments d’Aqmi et du Mujao, sur les terres de nos ancêtres. Dans un tel contexte, l’on est en droit de se demander si Ouagadougou ne va pas amorcer un round de dialogues et de discussions impossibles.

L’Etat malien est formel. Pas de discussions avec des individus qui ne se réclament pas du Mali, disait récemment Tiéma Hubert Coulibaly, ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale du Mali. Mieux, il ne rate aucune occasion pour marteler qu’il est hors de question que les autorités maliennes discutent de l’intégrité du territoire, de l’unicité et de la laïcité de l’Etat. Mais, au moment où les autorités maliennes callaient leurs startings blocs, pour l’amorce des pré-négociations qui sont programmées pour le 10 janvier 2013 à  Ouagadougou, le Mouvement Anssar Edine vole dans les plumes du peuple malien, avec une plate forme politique qui n’est pas loin d’une insulte collective.

La communauté internationale qui croit qu’il y a un petit espace de régler cette crise par des négociations, doit se ressaisir et comprendre que Iyad Ag Aly du Mouvement Anssar Edine, est allé  un peu trop loin pour faire marche arrière, sans s’attirer les foudres de ses alliés naturels que sont Aqmi et le Mujao. Et, toutes les dispositions doivent être prises par le Mali et par la communauté internationale pour préparer la guerre. L’engagement irrévocable à régler le conflit par la guerre aidera les négociations à évoluer dans le sens souhaité par tous pour le retour rapide de la paix au nord. Mais, en attendant, que sortira de la rencontre du 10 janvier 2013, avec ce qui semble être le début d’une guerre du côté de Konan, depuis hier 17 heures ?

Assane Koné

 

 
SOURCE:  du   8 jan 2013.    

6 Réactions à Résolution de la crise du Nord : Difficile dialogue

  1. Andervision

    il n’est pas question de negocier avec des terroristes;je dirais aux autorites Maliennes de faire tres attention avec ces islamistes ils ne sont pas du tout francs ce des purs criminels alors qu’ils disent des musulmans.moi je vous en tan qu’une victime de ces gens. :mrgreen: :arrow: :!:

  2. shykassy hama

    Plaise à ceux qui se confinent toujours dans une logique illogique de négociations de se rendre compte de la réalité. Depuis 1963, le Mali n’a fait que négocier ces gens -là. Ils disent oui aujourd’hui non demain. Comment peut-on négocier avec des inconstants comme ces touaregs

  3. Koumba Sacko

    Nous disons et l’avions toujours dit qu’il n’y avait rien qu’il n’y a rien et qu’il n’y aura rien à négocier avec ces « ramassis de voyous » ou « enfant ingrats égoïstes paresseux impénitents assistés permanents du Mali » qui ont été qui ne sont et qui ne seront que les bras armés des ennemis sous régionaux d’Europe et d’Arabie du Mali

    Nous disons avec 1 brin d’honnêteté que tout le monde sait que leurs commanditaires savent et eux même savent que les arguments qu’ils ont donné qu’ils donnent et qu’ils vont donner ont été sont et seront du « bidon

  4. Koumba Sacko

    Nous disons en aucun cas que ces criminels narcotrafiquants voleurs violeurs tueurs handicapeurs à vie Suppôts de Satan Satan fait humains adeptes et fidèles de Dajal ou Antéchrist d’Ansar Eddine et leurs amis d’Aqmi Mujao et consorts en peuvent être et seront point les agents de défense et de propagation de l’Islam vrai Ceux ne sont et ne seront que des Suppôts de Satan Satan fait humains fidèles et adeptes de Dajal ou Antéchrist

    Nous disons également en aucun cas ces bandits sans foi ni loi de rebelles touaregs voleurs violeurs tueurs sur des bases raciale et tribale de MNLA et leurs amis de criminels narcotrafiquants d’algériens d’Aqmi d’africains de Mujao et consorts n’ont été ne sont et ne seront jamais les autochtones ou 1ers occupants de la zone dont ils revendiquent l’autonomie

  5. Dr ANASSER AG RHISSA

    Bonjour,
    Que faut-il pour que les négociations génèrent des résultats utiles pour une reconstruction durable dans l’unité du Mali ?

    Des PRINCIPES (refus du terrorisme, non impunité, respect des droits de l’homme et coexistence pacifique) et des CONDITIONS (dépôt des armes, intégrité du Mali et laïcité), CONSTITUANT L’ENGAGEMENT RESPONSABLE ET PATRIOTIQUE, doivent être respectés par TOUS.

    Si non respect, par une partie prenante, de cet engagement, cette dernière ne doit plus être acceptée dans les négociations.

    J’ai écrit une lettre ouverte au Président et à tous les Maliens pour proposer un GUIDE et une PLATEFORME de concertations nationales et de négociation pour une sortie durable de la crise Malienne.

    CES DERNIERS SONT INDISPENSABLES, POUR AVANCER DANS LES NÉGOCIATIONS EN SE RESPECTANT ET POUR DES RÉSULTATS UTILES POUR LA RECONSTRUCTION DURABLE DANS L’UNITÉ DU MALI.

    POUR LA GUERRE, IL FAUT UN FRONT UNI DE TOUS.

    Bien cordialement
    Dr ANASSER AG RHISSA
    EXPERT TIC/GOUVERNANCE

  6. hamidou diallo

    L’armée malienne a décidé de contrer l’avancée des combattants islamistes. Alors que le groupe Ançar Edine a quitté la ville de Tombouctou hier, pour envahir Mopti, l’Armée régulière du Mali leur a coupé leur route. Il s’en est ainsi suivi des accrochages acharnés. PressAfrik après plusieurs recoupements peut présentement confirmé que l’armée malienne a lancé l’offensive. Sa source en contact direct avec des militaires a fait savoir que des combats font rage aux abords de Mopti depuis les alentours de 16h. Les combats se déroulent, en effet, vers Kona. Cette contre-attaque de l’armée malienne a amené les islamistes à se retrancher actuellement à Borie à quelques 55 Km de Kona avec une cinquantaine de véhicules.

    Articles similaires