Résolution de la crise malienne : Alger a-t-elle définitivement perdu la main dans le dossier ?

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Par son incapacité à anticiper sur les événements, la mollesse de sa diplomatie due en partie à sa trop grande propension à ne tenir compte que « des intérêts particuliers » au détriment de ceux de la nation malienne, l’Algérie risque aujourd’hui de se voir « évincer » pour de bon de ce qui constituait jusqu’ici « son arrière-cour » : le dossier Malien.

Dahou-Ould-Kablia-ministre- interieur.

Alger va certainement regretter encore pendant longtemps ses hésitations à n’en plus finir pour un règlement définitif dans le dossier malien. Et pourtant, l’Etat algérien avait tous les moyens à sa disposition pour atteindre un résultat probant au Mali.

Malheureusement, le cours de l’histoire s’est très vite accéléré à un moment où ce pays s’y attendait probablement le moins.

En effet, lorsqu’on analyse les péripéties de la crise actuelle qui secoue le Mali, il y a ce qu’on peut qualifier aujourd’hui, à tort ou à raison, d’échec diplomatique pour Alger. Car, le pays a tout d’abord voulu faire cavalier seul en créant un cadre de dialogue et de négociations parallèle à la médiation ouest africaine, sachant pertinemment que c’est cette dernière qui était reconnue par la quasi-totalité des instances internationales (Union Africaine, Union Européenne, Nations Unies, entre autres). Cela a été, de l’avis de nombreux observateurs, la  première erreur d’appréciation de l’Algérie par rapport à l’actuelle crise à laquelle fait face son voisin du sud depuis un an et qui est l’une des conséquences directes du conflit libyen.

La seconde grave erreur d’appréciation, toujours selon certains analystes, fut pour Alger de donner l’impression de vouloir « travailler en sourdine » afin de compromettre autant que possible l’efficacité de tous les autres efforts de conciliation qui ne seraient pas de son ressort.

Troisièmement, il y a le fait de n’avoir pas su « conserver » son emprise sur les mouvements irrédentistes touareg et autres djihadistes qu’elle a vraisemblablement aidé à se structurer et à s’installer dans le nord du Mali.

L’une des thèses qui corroborent cet échec évident de la diplomatie algérienne dans la gestion et la résolution de cette crise a été la dénonciation par le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) dès le lendemain de sa signature « l’accord » qu’il venait juste de signer auparavant, avec la bénédiction des autorités algériennes, avec le groupe Ançar Eddine de Iyad Ag Aly.

Ce revirement, tout au moins spectaculaire d’un des protagonistes du dialogue « à deux » qu’Alger a semblé privilégier, un moment, en « ignorant » la position officielle du gouvernement malien, n’a vraisemblablement pas retenu toute l’attention requise du « parrain algérien » sur la nécessité de revoir sa stratégie d’approche et de traitement de la présente crise au Mali. Pire, le pays a poursuivi son travail de sape en voulant ramener l’ensemble des parties prenantes, toutes tendances confondues, dans sa seule et unique logique « d’un règlement négocié » sous son égide ainsi que son opposition systématique à l’usage de la force à travers notamment le déploiement de troupes « étrangères » pour favoriser le rétablissement de l’intégrité territoriale du Mali.

Du fait donc de ses « intransigeances et atermoiements » entre autres, dans un monde en perpétuelles évolution et mutation, l’Algérie a elle-même contribué à sa propre « mise à l’écart » progressive dans le dossier malien. Une situation qui a été également accentuée par les velléités de plus en plus prononcées du groupe Ançar Eddine à se « défaire » de l’emprise de son mentor algérien par des prises d’initiatives indépendantes sans l’avis et encore moins l’accord d’Alger.

Cette volonté « d’autonomie » d’Ançar Eddine a poussé Iyad Ag Aly à vouloir anticiper sur tout déploiement de forces internationales au Mali que d’aucuns prévoyaient au plus tôt en septembre 2013, en « marchant » sur Bamako via Sévaré et Mopti. C’est ainsi qu’après quelques jours de préparation mis à profit pour rassembler ses troupes à Bambara Maoudé, gros bourg situé entre Douentza et Tombouctou, il finit par se convaincre que l’heure était venue de poursuivre « son djihad sur le reste du territoire malien, le nord de la Côte d’Ivoire à partir de la région de Korhogo et celle de Bobo-Dioulasso au Burkina Faso », selon le Ministre ivoirien de l’Intégration Africaine, Aly Coulibaly, dans une interview accordée à RFI.

Ce qui était pratiquement perçu comme très improbable, aussi bien par Alger que par Iyad Ag Aly et de nombreux autres observateurs, a été la réaction prompte et fulgurante de la France, à partir de cette incursion des « terroristes » vers le sud du Mali.

A présent, l’histoire retiendra que dans la nuit du jeudi au vendredi 11 janvier 2012, la France, à travers son Président, François Hollande, a pris cette décision d’une importance capitale d’intervenir militairement au Mali pour arrêter l’avancée des groupes terroristes et djihadistes sur le sud du pays. Une décision prise naturellement à la demande de Bamako et en parfaite conformité avec le cadre du droit international défini par le Conseil de Sécurité des Nations unies à travers la Résolution 2085 adoptée à l’unanimité de ses membres le 20 décembre dernier.

Fruit d’un courage exemplaire par rapport à la responsabilité historique de la France vis-à-vis d’un pays ami « menacé de disparition certaine si rien n’était fait immédiatement », d’une part, et la défense des libertés fondamentales et de la démocratie, d’autre part, la décision française va radicalement changer la donne géopolitique dans toute cette partie de l’Afrique.

En effet, il n’est un secret pour personne que depuis l’indépendance du Mali en 1960 et le départ des derniers soldats français du pays le 20 janvier 1961, l’Algérie se posait comme « la tutelle » naturelle de la paix et la stabilité au Mali. Pour preuve, toutes les rébellions et tentatives de rébellion auxquelles le Mali indépendant a été confronté, se sont, de façon générale, réglées grâce à la « bienveillante sollicitude » du grand voisin algérien. Il en a été ainsi en 1963, 1992, 2006 et récemment en2009 avec les résultats que l’on connait.

A l’analyse, on se rend compte qu’à part le Pacte national signé en 1992 et dont la mise en œuvre a certes été marquée par des hauts et des bas, tous les autres « Accords » signés sous l’égide de l’Algérie n’ont jamais contribué à apporter de solutions idoines aux problèmes véritables qui se posent dans cette partie du territoire faisant partie intégrante d’une situation de sous-développement et de précarité généralisée pour l’ensemble des populations du pays, sans exception et sans exclusive aucune. En cela, tous les Maliens du sud, de l’ouest, de l’est, du nord et du centre sont logés à la même enseigne.

Il est donc malhonnête de vouloir justifier et motiver le problème de l’irrédentisme de certains membres de la communauté touarègue par des questions de marginalisation ou d’exclusion dans la répartition des ressources nationales. Car, certains Maliens pensent plutôt que c’est le contraire au regard de toutes les concessions et avantages consentis par l’Etat à travers les différents accords de paix signés jusqu’ici.

Tous doivent désormais se le tenir pour dit, la communauté touarègue ne saurait être une entité particulière à part dans un ensemble intégré qu’est la Nation malienne où tous les citoyens sont égaux en droits et également en devoirs envers la patrie.

C’est pour défendre cette égalité pour tous dans un pays uni et solidaire que la décision de la France de porter secours au Mali en situation de pire détresse, a été unanimement accueillie et saluée par tout le peuple malien, par les amis sincères du Mali et par tous les démocrates épris de paix, de justice et de liberté de par le monde.

Alger doit en tirer tous les enseignements nécessaires et admettre enfin de privilégier ses relations fraternelles d’Etat à Etat avec le Mali. Les liens historiques qui unissent les deux peuples et nos deux Etats militent absolument en faveur d’une coopération exemplaire dénudée de toute vision « sectariste » ou paternaliste. Il y va de l’intérêt supérieur des deux pays.

Quoi qu’il en soit, il est évident que les derniers développements dans la résolution de la crise malienne, notamment l’intervention française, le déploiement d’une force africaine constituée d’éléments venant de la quasi-totalité des pays de la sous-région voire d’ailleurs, sont des données qui doivent désormais être intégralement prises en compte dans toute analyse objective des réalités géopolitiques sous régionales et régionales.

A force de tergiversations, d’hésitations et de tâtonnement diplomatiques, l’Algérie n’a pas su prendre les bonnes décisions qui s’imposaient aux bons moments. Aujourd’hui, elle est condamnée à adopter une position inconfortable d’observateur plutôt que d’acteur incontournable à laquelle elle était jusque-là habituée dans la gestion et le règlement des rebellions au Mali.

Cependant, tout n’est pas perdu pour ce géant de la région. En effet, malgré la forte implication de la France et le désormais leadership établi de ce pays par rapport à la question, Alger a encore la possibilité de jouer un rôle déterminant dans l’issue de la guerre qui ne fait plus l’ombre d’aucun doute. C’est de s’engager résolument aux côtés de la communauté internationale en jouant entièrement toute sa partition pour une victoire quasi certaine contre le terrorisme, le narcotrafic et le crime organisé sous toutes ses formes dans la bande sahélo-saharienne. Elle en a les moyens et les ressources, surtout humaines, nécessaires pour redorer son blason dans le dossier malien.

Aussi, les conclusions de la récente visite du Premier ministre malien, Diango Cissoko, dans le pays, annonceraient-elles, ce retour en force du grand voisin en tant qu’acteur majeur ?

Les prochains jours ou semaines nous édifieront davantage sur la traduction des « bonnes intentions » en actions concrètes sur le terrain.

A suivre donc !

Bréhima Sidibé

 
SOURCE:  du   17 jan 2013.    

42 Réactions à Résolution de la crise malienne : Alger a-t-elle définitivement perdu la main dans le dossier ?

  1. Leguen

    Avant-hier, devant les soldats français à l’Aéroport de Bamako, Dioncounda a dit que « le Mali sera éternellement reconnaissant à la France pour avoir été à ses côtés pendant des moments aussi difficiles ». Cette phrase n’est pas passée inaperçue pour tous les observateurs avertis de la situation actuelle dans la sous-région. Les autres ont encore le temps de se positionner pour l’après guerre.

  2. simplevision

    Article excellent en ce qui concerne l’exposition des faits et l’espoir a une normalisation des relations Algero-Maliennes, :roll: Cependant la plus grande faute des Maliens est le retour sans cesse a cet espoir qu’est a mon avis un mirage qui a conduit la nation Malienne au bout de sa faillite! :roll: :roll: :roll: :roll:
    Qu’attendez vous Maliens d’un etat terroriste voyou et egocentrique? Je me demande jusqu’a quel point peut on etre naif? Peut on vraiment attendre du semeur de trouble d’etre organisateur de fete? Le service secret Algerien est noye dans le traffic d’Hommes de drogues et dans les complots sanguinaires. L’armee est la pour etouffer toute tentative populaire de se defaire de la tyranie du pouvoir Algerien. Leur president se cache de tout le monde … C’est clair l’Algerie etouffera sous ses propres fardeaux de terrorisme de traffic et d’isolation politique. Diango a rejoint le pouvoi Algerien juste pour signer une autre conevention de « vente du Mali »! :oops: :oops

    • Leguen

      Les événements n’ont pas tardé à confirmer cette évidence qui veut que « qui sème le vent récolte la tempête ». Il est malheureux et complètement scandaleux que ce soit des étrangers qui paient ainsi la fourberie de certains Etats.

  3. feriel

    les pays africains ont toujours été victimes des interventions étrangères mais la leçon n’a jamais été assimilée on oublie facilement le passé coloniale et on autorise (l’occupation) européenne

    • Julien

      Très juste. Les Algériens (Arabes) sont d’ailleurs des colonisateurs venus d’ailleurs qui aujourd’hui sont les colonisateurs des populations autochtones algériennes.

      • simplevision

        Merci Julien, Je complete….la lecon a tirr est de ne point confier notre securite a quiconque qui soit. De ne point signer des  » conventions suicidaires » ( En Algerie, mauritanie, Burkine…comme quoi ils sont mediateurs et nous sommes entre Africains :oops: ). De ne point compter sauf sur une armee Nationale forte et des institutions solides. De ne favoriser aucune ethnie fut elle Touareg ou Bobo! Le resultat de notre discrimination positive des Arabes Tamasheq et Touaregs est la et c’est honteux! Retournons aux valeurs authentiques de nos ancetres et rendons justice a notre peuple. Et enfin tachons de ne point se laisser gouverner par un Homme seul car il finira par se perdre dans le tourbillon de son entourage et son clan et il fera perdre toute la nation avec lui comme le cas d’ATT tout pres.

  4. vanmo1027

    le mali regle ses problemes.pourquoi algerie?pour avancer comptons sur nos propres eforts.

  5. hamid l'algérien

    Ce que je peux dire , est que tout ce qui touche l’Algérie touche le Mali et vis-versas , l’Algérie a tout fait pour régler le problème malien dans la racine,et pas superficiellement , mais , la crise au sein du pouvoir malien (coup d’état et division), et la crise au sein des touaregs (MNLA, ansar dine …..) avec les groupes terroristes que ATT n’a pas voulu combattre , ingérence étrangère , à fait que ce problème devient plus profond, la guerre vient de commencer , ne criez pas victoire j’ai peur que à la fin les perdants seront le Mali et l’Algérie , j’aimerai bien voir votre tête a ce moment ,
    L’Algérie est la mieu conseillée pour régler ce problème , car elle ne cherche pas les puits du pétrole, ni les mines d’uranium, mais cherche seulement la paix et la sérénités pour les peuples de la région.

    • vanmo1027

      comment algerie va regler notre probleme?
      L algerie plaide pr le partage que mnla propose dja.si vous n etes pas renseigné on discutez pas.
      l algerie a. ses propres problemes a regler
      nous les maliens on veux toujours la facilité.on est jamais independants. c est ds nos pratiques c grave.

    • Assanatou

      MON FRÈRE HAMID , VOUS AVEZ RAISON ; VOS ANALYSES SONT PERTINENTES , NOUS PRIONS DIEU POUR LA PAIX ENTRE LES PEUPLES.

    • Assanatou

      MON FRÈRE HAMID L’ANCIEN PRÉSIDENT MALIEN ATT A UNE PART DE RESPONSABILITÉS DANS CETTE CRISE. NOUS , AU MALI, ON LE SAIT ET ON LE DIT .
      DE TOUTES LES FAÇONS LE MAL EST FAIT, MAINTENANT NOUS PRIONS DIEU AFIN QUE NI LE MALI NI L’ALGÉRIE NE SOIENT PERDANTS DANS L’AVENIR. QUE NOS BONNES RELATIONS DE VOISINAGE PUISSENT CONTINUER ,AMIN !

  6. Leguen

    On attend simplement que quelqu’un vienne nous dire à présent, demain ou après-demain de négocier avec mnla, ansar dine et autres.

    • ZIMBABWÉ

      la politique algerienne anti terroriste ne changera pas? des contacts avec les terroristes a aucun prix?.

    • Tougna Fôba

      ce qu’on peut dire à l’Algérie avec ces islamistes est ceci:

      Nous demandons à l’Algérie de trouver une solution négociée à son problème . Les barbus sont un groupe religieux discriminé en Algérien à cause de leurs doctrines de l’islam radical, étant donné que la liberté religieuse est un droit fondamental reconnu à tous, le gouvernement algérien doit permettre à tous les algériens le droit de vive dans leurs traditions spécifique. Les revendications légitimes des islamistes barbus algérien doivent être régler de manière pacifique. Ils peuvent faire appelle à Blaise Compaoré comme négociateur pour donner le Sahara algérien aux islamistes et leurs permettre d’y installer leurs katiba et leurs permettre de discriminer les autre algériens et de leurs imposer leurs loi. Ils peuvent demander aussi à l’islamiste malien Iyad Aghali d’intervenir dans cette prise d’otage comme négociateur, afin de permettre aux autres islamistes algeriens qui se trouvent sur le territoire malien de rejoindr

      • zen

        arrêtez de feindre l’idiot du village !! vous comprenez parfaitement les demandes de l’Algérie et les nuances que fait beaucoup de pays (non seulement alger) entre les terroristes (aqmi mujao buko haram et maintenant anssar eddine sur qui l’Algérie s’était trompé ) et les touarègues maliens et populations du nord qui avec bamako a eu des problèmes répétés avant même l’indépendance du mali actuel et le traçage des frontières , on en a parlé des milliers de fois et ce n’est pas la peine de débattre en faisant des raccourcis facile et caricature sur ce dossier profond

        • simplevision

          Tougna a raison l’Algerie a le devoir historique d’octroyer a ses islamistes un territoire special afin qu’ils Y exerce leurs loisirs! Laissez le Mali en Paix :cry:

  7. Leguen

    La prise d’otages sur le site gazier de In Amenas en Algérie connait un denouement tragique. Un vrai carnage avec des dizaines voire centaine de morts dans l’assaut donné en début d’après-midi par l’armée algérienne. Les autorités ont catégoriquement refusé de negocier avec les terroristes. Quelle belle leçon de la part de l’Algérie au Gouvernement malien?

  8. vision2013

    VOILA CE QUE jai soulignais hier ici sur maliweb. En fait l’Algerie a loupe de son devoir afircain parce qu’elle ne s’est jamais reellemnt considerer comme un pays africain… son immense richesse l’a rendue folle … elle oublie carrement l’histoire non lointaine de l’evolution de la nation algerienne dans le grand contexte du panafricanisme…. le Mali est singuilierement victime de la grande ingratitude algerienne. La generation des generaux arabistes algeriens actuels n’on rien compris de la reelle geopolitique…sinon meme les occidentaux on vu la primaute de legitimite algerienne sur le dossier malien… mais helas! Alger a preferé agir petit et surtout tres egoiste sur le cas du Mali. Ils ont jetté le Mali aux chiens en allant jusqu’a imposer une negociation avec les terroristes. Mais Dieu est Grand ni les terroristes ni l’algerie n’auront plus jamais leur dikta sur le Mali. La consequence des actions occidentales actuelles seront enormes rien ne sera plus comme avant ici.

    • zen

      ce que vous dites est faux !! si vous copariez ce qu’a fait l’algérie pour l’afrique et n’importe quel pays africain vous ne trouverez pas beaucoup de pays qui ont font autant !!

      le problème de l’Algérie c’est qu’elle ne communique pas et ne donne pas pour l’étaler dans les médias !! l’Algérie a supprimé les dettes de 14 pays africains des milliard !! donne des aides sans en parlé, bourses étudiants et crise politique !!!

      mais il faut bien comprendre que même si l’Algérie a une grande affinité panafricaine , elle est un pays du Maghreb ! faisant partie des pays arabes avec qui elle partage aussi beaucoup ! plus pays méditerranéen qui collabore aussi avec les pays en face d’elle de l’autre coté de la mer ! et même avec tout ces pays l’Algérie collabore beaucoup mais communique rarement sur ca .

      mais vous avez aussi raison l’Algérie est allergique a l’ingérence et l’interventionnisme j’espère cette dernière attaque lu servira de leçon etkel ira carboniser du terro au mali en libye

  9. s coulibaly

    Tòt ou tard l’Algerie et le Maghreb accepteront le fait que leur sort soit lié à celui de l’Afrique subsahariènne.Il faut que les deux zones collaborent pour elliminer la pauvrété qui favorise l’extremisme et le terrorisme.L’Algerie,le Magheb ne peuvent pas se creer un paradis du tourisme aux yeux du monde ,ou se developper economiquement tant qu’il y’aura l’instabilité au Mali ,ou dans le Sahel.
    Mème l’Europe ne pourra dormir tranquille.
    Donc après tous ces années de sommeil et de negligeance de la part de nos dirigeants (Africains,europeens) il faut travailler sincèrement ensemble pour elliminer ces gens et leur ideologie du moyen age.
    Hier et aujourd’hui nous voyons ce que ces gens sans respect pour la vie humaine sont entrain de faire en Algerie !

  10. nonalinertie

    Une armée malienne forte, ayant un bon appui aérien, encadrant des brigades d’autodéfense dans tous les villages et villes de la ligne de front, se fera respecter. Autrement, et l’Algérie, et le MNLA/AQMI/ANESARDINE/BOKOHARAM/ANESARU continueront à nous mépriser. C’est comme cela que fonctionnent les Etats.

  11. CAMARA999

    Capitaine SANOGA, si tu aimes vraiment le Mali tu dois aller au combat et en première ligne. C’est vrai que tu avais peur !!! mais maintenant que les Français ont fait le plus dur tu peux y aller.Sans les Français aujourd’hui bamako serait aux mains des Intégristes islamiques pour te faire prier tous les vendredi car les autres jours tu picoles à mort.
    Tout le monde sait que c’est toi qui a demandé DIONCOUNDA TRAORE d’écrire la lettre de demande d’aide à François HOLLANDE. Personne n’est dupe, ton heure viendra. Tu peux t’amuser avec les Maliens mais pas avec Français….Dis moi: pourquoi as-tu fais le coup d’etat, Maintenant vas faire un coup d’etat au Nord Mali !!! Franchement capitaine SANOGO tu es un poltron. Tu ne veux pas envoyer tes hommes au front car tu veux assurer ta propre sécurité.Je pari que même les forces de la CEDEAO seront aux fronts avant toi. Pendant que les soldats français se tuent pour le Mali, tu es ou « capitaine » poisson ? ou capitaine whisky ?

    • ZIMBABWÉ

      les francais se tuent pour le mali? les francais se tuent pour les richesses du sahelistan? la france se fiche du mali et de l´afrique ce qui l´intéresse c´est les richesses? la france entre en guerre au mali et ce n´est bien sûr pas pour sauver le peuple malien menacé par les terroristes mais pour éradiquer la situation explosive de Bamako et s´assurer ses ressources en uranium, or et autre ainsi qu´en pétrole. les soldats francais racistes aux allures fascistes se tuent pour le mali???.

  12. canardwc

    le problème, quand on a un esprit tordu, c’est qu’a un moment ou a un autre la situation vous échappe. et c’est ce qui est en train d’arriver à l’Algérie…

  13. kongoloma soké

    Le mal,la plaie du mali c’est l’algérie et la cohorte d’apatrides que nous avions eu comme dirigeants qui ne sont meme pas capables de denoncer les basses manoeuvres de notre voisin.Tout le monde sait qui héberge,assiste,arme,ravitaille et soigne ces bandits.Le fait de pousser le reste de leur GSPC vers le nord du mali a permit a beaucoup de leurs géneraux d’entretenir un fructueux trafic en tout genre dépuis la drogue l’essence et autres denrées.Quelques jours avant leur offensive sur konnan,il y a eu un trafic incessent de camions transportant des futs d’essence.Es ce que cela s’est fait a l’insu des autorités?Et puis a regarder de tres prés que vaut en réalité l’armée algérienne? des clous.Elle n’est forte que dans la représsion .Valeur combative zéro.malheureusement des innocents payent la manipulation algerienne qui s’est retourner contre eux memes.Mais DIEU ne dort pas

  14. Koumba Sacko

    Nous disons que le Mali étant 1pays continental par où donc passaient et passent tous ces faux Djihadistes Suppôts de Satan fidèles et adeptes de Dajal ou Antéchrist avec leurs nombreus 4×4 et arsenal lourd

    Nous disons et l’avions toujours dit que progressivement Dieu Le Tout Puissant Le Tout Miséricordieux dévoile et dévoilera progressivement le puzzle malien et des maliens et maliennes fiers honnêtes aimants leur Mali tomberont dans les pommes ou auront des crises de rage de colère de part le noms des pays et personnes impliqués

  15. Brahim A. Kader

    L’Algérie, la Mauritanie et le Burkina doivent rester à l’écart du conflit dans une positions stricte de neutralité. C’est dans l’intérêt du Mali.
    La France qui nous a habitué aux mensonges n’arrivera pas à bout des djihadistes et si elle prend la fuite, le Mali aura besoin de médiateurs pour faire plier les parties au choix de la négociation qui est inévitable.
    La diplomatie française, est très centrée sur les intérêts de la France. Elle ne s’intéressent aux problèmes du Mali que lorsque ses intérêts sont menacés.
    Hier les français nous disaient, les combats au corps à corps ont commencé à Djabali. Aujourd’hui on constate que rien ne s’est passé, car Diabali et Kona sont calmes et toujours détenues par les moudjahidines. Avec cette sortie mensongère les français ont des objectifs : i) dire aux maliens votre armée ne vaut rien, nous sommes seuls à vous défendre et ii) demain vous devrez payer la facture.
    Pourtant, les français ne feront que parler.
    Vive l’armée du Mali.

    • anti

      Un menteur soupçonne toujours les autres de mensonge.

      • ZIMBABWÉ

        tes fréres soldats francais racistes, se tuent pour le mali? imbécile?

    • Lan

      C’est un officier malien qui a annoncé la prise de Konna et c’était faux même si Mariko a dit la même chose insistant sur le fait que c’était l’armée malienne qui avait pris Konna. Alors qui ment?
      Quant à Diabali il ne règne aucun calme. Renseignez-vous sur des sites d’info africains.
      Le Burkina ne restera pas neutre, ils sont conscients que le cancer terroriste (exporté d’Algérie) doit être enlevé.
      Alger a démontré sa faiblesse avec la prise d’otages de hier. Incapable de contrôler son propre territoire n’a des leçons à donner à personne.

    • s coulibaly

      Sans l’intervention française le reste du Mali allait tombé dans le moyen age.C’est vrai que la france defend ses interèts liés à la stabilité au Mali et dans le sahel.
      Il faut savoir qu’aujourd’hui c’est l’argent qui fait les guèrres.Les militaires français sont bien formés et bien payés;en cas de mort leurs familles empochent de belles sommes de consolation(EN OCCIDENT L’ARGENT SURPASSE LES SENTIMENTS,C’EST CHEZ NOUS QU’ON CONTINUE à PLEURER LES MORTS).Les djhadistes sont formés pas mieux que nos soldats,mais mieux payés que ces derniers.Au lieu des sommes de consolations pour leurs familles,on exploite leur bonne foi en Dieu pour les convaincre qu’ils ont les billets de seul allé pour le PARADIS en cas de mort!!!
      Nos pauvres soldats quelque soit leur bonne formation ont des inquietudes pour leurs bouches à nourrir en famille;donc sont moins disposés à se battre jusqu’à la mort!!!Il faut les comprendre au lieu de les qualifier de vauriens.

    • Aksilus

      Très pertinent ce que vous dites..je dirais même très sage !enfin quelqu’un bien censé sur ce site… :wink:

  16. fakolyhakika1

    L’Algérie,la fourberie et ses revers.

  17. Dr ANASSER AG RHISSA

    Bonsoir,
    Selon l’Algérie, elle a choisi la solution politique pour diverses raisons dont le fait d’éviter les dommages collatéraux qui pourraient être potentiellement importants, d’éviter le massacre des Touaregs, de ne pas vouloir envenimer la situation, …

    Mais pourquoi, maintenant, que la guerre a commencé, ne fournit-elle pas un contingent pour aider le Mali à extirper le terrorisme hors de son territoire ?

    Comme c’est sous l’égide de l’Algérie que les accords de cessation des hostilités ont été signés, en décembre 2012, par le MNLA et Ansar Dine, et qu’ils ont été rompus par Ansar Dine, ne devait-elle pas réagir fortement en participant à travers un contingent à cette guerre au Mali qui a été provoquée par Ansar Dine et ses alliés d’AQMI et MUJOA ?

    Le terrorisme étant contagieux, elle devait faire sienne les problèmes du Mali à cause de l’immense frontière qu’elle partage avec lui.

    Bien cordialement
    Dr ANASSER AG RHISSA
    EXPERT TIC/GOUVERNANCE
    Webanassane@yahoo.com

    • saidi

      Bien dit M Ag Rhissa j ajoutwerai que cette guerre au Mali qui a été provoquée par Ansar Dine et ses alliés d’AQMI et MUJOA sans oublie le MNLA MNLA MNLA ils ne representent plus rien aujoudh’ui

    • Leguen

      Dr. Nasser, comment l’Algérie peut-elle échapper « aux dommages colatéraux » d’un phénomène qu’elle-même a enfanté? Elle a simplement voulu privilégier les intérêts de ses protégés au détriment de ses relations amicales et fraternelles avec un pays qui lui a pourtant aidé à devenir indépendant.

    • Leguen

      Dr. Nasser, comment l’Algérie peut-elle échapper « aux dommages colatéraux » d’un phénomène qu’elle-même a enfanté? Elle a simplement voulu privilégier les intérêts de ses protégés au détriment de ses relations amicales et fraternelles avec un pays qui lui a pourtant aidé à devenir indépendant. La prise d’otages en cours à In Aminas est la preuve par 1000 que le terrorisme ne connait pas de frontières. Elle doit être exterminée simplement.

    • kabako12

      C’est le MNLA qui a revendiqué le premier coup de feu tiré au nord mali.
      Aqmi était certes présent au nord Mali mais au départ c’est le MNLA qui s’affichait comme instigateur principal. Le rôle d’Aqmi n’a été connu que plus tard.
      Quant à Ançardine, elle n’a vu le jour que vers mars 2012 alors que la crise avait déjà atteint l’âge de 3 mois. Voir :
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Ansar_Dineoir

    • Bintou Fané

      belle intervention Dr Anasser, l’Algérie n’a pas tout dit. Malgré son refus à prendre part à l’intervention militaire, elle n’a pas échappé à la prise d’otages sur son territoire. Elle fera mieux de s’allier aux autres pour combattre à jamais ce grpe. Il en va pour sa quiétude nationale aussi. En tout cas, une chose est claire, ns espérons que nos autorités après tout ceci comprendront désormais avec qui s’allier. Que Dieu aide le Mali et ses alliés. Amine

    • anti

      Mais cher monsieur l’ Algérie est devenue un pays faible aussi bien en matière des renseignements qu’en matière de sécurité intérieure, les terroristes qui agissent au Mali allaient et venaient tranquillement en Algérie et nombre d’entre eux est de nationalité algérienne. En plus elle est rongé par la haine archaïque de la France.
      Comment voulez-vous que dans ces conditions elle puisse intervenir au Mali?
      Le maximum qu’elle peut faire est de sécuriser sa frontière mais là aussi je doute fort qu’ elle en soit capable.

    • Dr ANASSER AG RHISSA

      Bonsoir,
      Merci d’avoir répondu à mes questions. Merci Bintou Fanè et Saidi d’avoir appréciés cette contribution.

      Vous avez raison, Kabako12 et Saidi, il ne faut pas oublier, en plus de Ansar Dine et ses alliés d’AQMI et MUJOA, le MNLA parmi ceux qui sont à l’origine de cette guerre, car le MNLA A ÉTÉ LE PREMIER A AVOIR DÉMARRÉ LES HOSTILITÉS ET OCCASIONNÉ DES CRIMES EN JANVIER 2012.

      On s’accorde tous sur la nécessité pour l’Algérie de rejoindre les pays de la CEDEAO, de l’UA et tous les alliés, pour contribuer à combattre ce fléau mondial, qu’est le terrorisme: il en va de sa sécurité et de sa quiétude ainsi que de celles de la zone sahel et du monde entier.

      Bien que n’ayant pas envoyé des soldats au Mali, ne souhaitons pas, Leguen, son extermination.

      Subissant l’impact du terrorisme, comme le montre la prise des 41 otages, je pense qu’elle reviendra à la raison et s’alliera avec les pays frères contre le terrorisme.

      Bien cordialement
      Dr ANASSER AG RHISSA
      EXPERT TIC ET GOUVERNAN