Résolution de la crise malienne : L’obligation des autres, le destin d’une grande nation

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La crise du Mali avait plongé, suite aux évènements du 22 mars,  ses fils dans l’ambigüité totale quant au retour à son intégrité territoriale. Que de branle-bas sortent un bloc en acier. Le monde entier  au secours d’une grande nation  qui était  tombée dans l’oubli. Mais qui s’avère aujourd’hui être une zone stratégique. Par ce que si son côté nord devient le QG des terroristes, cela pourrait s’étendre sur le sahel et le monde entier n’échappera pas aux menaces.

Pas moins de 7 mois, après l’irruption et les menaces des terroristes dans le nord du Mali, pour que le monde entier fasse une prise de conscience. Quelques mois plus tard après des frondes suite au coup d’Etat du 22 mars et la prise des trois régions du nord du Mali et une partie de Mopti, Douentza, entre le Mali et les organisations africaines (CEDEAO et UA) pour la gestion de la crise, le dossier malien a subi une gestation inattendue. L’imminente saisine du dossier  par la communauté internationale, l’Union Européenne, l’Organisation des Nations Unies etc. Qui d’ailleurs conscientes des menaces qui se profilent à l’horizon, en cas de l’installation du QG des grands terroristes dans le nord du Mali, se trouvera sous l’étau des djihadistes.  Cela révèle ce que représente le nord du Mali pour le monde tout entier.  Sinon n’avons-nous pas vécu le problème de la Lybie où les Etats-Unis et la France ont soutenu les rebelles ? Et le printemps Arabe en Tunisie et Mauritanie, se sont-ils mêlés ? Le cas de la Guinée Conakry etc.

Le nord du Mali est  le centre du monde et  sa stabilité sera celle de l’ensemble? La ligne de Greenwich le traverse qu’à même. Et les américains envisageraient d’installer une base logistique leur permettant de contrôler le monde. Des experts pensent que son contrôle par les djihadiste serait une menace pour le monde entier.

En tout cas, les positions des Etats Unis et la France, (Hillary Clinton en Algérie pour convaincre Alger  d’une intervention militaire ; les propos de Hollande qui effacent le cas des otages français) ; les résolutions 2056 et 2071 du Conseil de Sécurité de l’ONU sur la crise malienne et ce que pense le ministre des Affaires Etrangères Allemand , qui étaient dans nos murs, le jeudi, 01 novembre, définissent l’urgence pour les puissances de résoudre ce problème avant qu’il ne soit trop tard.

Sur cette optique, pas seulement des résolutions, adressées avec un ultimatum (45 jours) à la CEDEAO et à l’Union Africaine afin de définir un cadre stratégique clair et un plan d’opération militaire,  mais suivis et peaufinés en leur présence et leur  accord (Union Européenne, l’Organisation des Nations Unies, les pays du champ etc.)

A la réunion restreinte du groupe de soutien et de suivi sur la situation au Mali, tenue le 19 octobre dernier  au Centre International de Conférences de Bamako(CICB) , pour la définition du cadre stratégique, même s’ils disent venir en assistance,  ils y étaient tous présents et ont tous participé. A la rencontre des chefs d’Etats Major  pour la mise en place d’un plan opérationnel militaire, le 30 octobre à l’Ecole de maintien de la Paix Alioune Blondin Beye, leur présence fut remarquable.

Ce qui veut dire qu’il n’y aura plus de rejet de la part du Conseil de Sécurité. Le temps presse et après les quarante cinq jours,  ils passeront au concret.  Pas  seulement pour  recouvrer l’intégrité territoriale du Mali mais, pour  vite anticiper aux menaces qui pourraient être les leurs en cas de réussite d’AQMI et ALQAIDA d’y faire de cette zone leur QG.

Boubacar Yalkoué

 
SOURCE:  du   6 nov 2012.