Retour des déplacés du Nord : Des rotariens s’en préoccupent toujours

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Les  rotariens membres de la  commission en charge des déplacés du Nord du Mali ne finissent pas de remuer leurs méninges pour apporter plus d’assistance aux familles démunies. Ainsi, ils ont initié une rencontre jeudi dernier à l’hôtel Al Farouk au cours de laquelle une présentation a été faite sur le vécu des déplacés et  les conditions de leur retour au bercail.

On y notait la présence de Bernard Jacquin, Président de la Commission des déplacés du Nord, Rotary Club Bamako Koulouba, Ismaël Ben Barka, Rotary Club Bamako Kanu, Augustin Témé, Rotary Club Amitié et représentant de SOS ATTITUDES. Etaient également présents des délégués de la croix rouge suisse : Sandra Reschlimann, Kamilou Wahabou  et  le délégué français  Armand Phipps.

Il s’agissait pour eux d’échanger sur les conditions de retour des personnes déplacées du Nord du Mali. Certes, les gens aspirent au retour, mais il y a la nécessité d’assurer la  sécurité et la stabilité dans les zones libérées. Face à ces préoccupations, les rotariens ont jugé nécessaire de travailler avec les délégués de la croix rouge qui ont  plus de facilités d’intervention sur le terrain de l’humanitaire.

Bernard Jacquin a rappelé l’élaboration d’un programme d’assistance pour la prise en charge des personnes déplacées  et les actions menées sur place. En fait, depuis mai l’ensemble des clubs de rotary se sont mis en synergie pour aider les familles déplacées. C’est ainsi que plusieurs actions ont été menées depuis juin au camp de Sévaré. On peut noter la distribution de céréales et de lait offert aux enfants 2 ans et 5 ans.

Et de se réjouir :  » Après on a lancé un appel à nos amis rotariens de l’extérieur  pour nous aider à résoudre certains problèmes  de l’environnement et de logement relatif au manque  de tentes. C’est ainsi qu’on a eu une  réponse  favorable de SOS  ATTITUDES qui nous a offert 203 tentes. On a remis 150 tentes à  Médecins du Monde Belgique, 20 à Handicap International et 33 à la croix rouge malienne « . En outre, le Président de la Commission s’est appesanti sur la nécessité de coordonner  avec la croix rouge : les déplacés ont envie de rentrer chez eux pour redémarrer leurs activités.

Dans sa présentation sur le vécu des déplacés, Mme Maïga Aziza Mint Mohamed, coordinatrice du réseau des femmes leaders des régions Nord du Mali, a relevé le manque de moyens financiers et l’endettement ; les difficiles conditions de vie et la souffrance des familles déplacées qui ont fort envie de retourner chez eux. En plus, elle a déploré l’état des habitations en banco  dans les zones sous occupation.  » Nombre de femmes souhaitent le retour. L’aspiration au retour est légitime -: Avec quoi et comment ? Tel est le cri de cœur des déplacés « , a-t-elle lancé.

Face à ces constats, il urge d’envisager des mesures d’accompagnement  pour faciliter la réinsertion socio économique financière ou matérielle  des déplacés avec l’appui de l’Etat et des partenaires. Il s’agira de mettre en place un fond de démarrage des activités , de consolider la paix et la sécurité et de créer les conditions de dialogue entre toutes les composantes de la société en vue de panser la plaie de la haine raciale.

M. Maïga

 

SOURCE:  du   20 fév 2013.