Réunion des donateurs sur la crise malienne à Bruxelles : Les enjeux d’une rencontre

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Il y a une semaine la première conférence des donateurs sur la crise malienne à Addis Abéba a mobilisé presque la somme de 500 millions de dollars pour le financement de la mission internationale de soutien au Mali. Il faudra aujourd’hui au cours de la rencontre de Bruxelles confirmer ces engagements et les améliorer.  Mais il faudra également trouver des moyens financiers pour préparer et soutenir la transition politique et la réconciliation nationale avec  l’organisation des élections courant juillet 2013. Cette réunion de haut niveau de l’Union européenne a été convoquée à la demande de la France qui veut plus d’implication de l’Union européenne. Afin qu’elle puisse aller au-delà des simples soutiens politiques.

François Hollande

Devant le Parlement européen, le président français a souhaité que les 27 se montrent à la hauteur des défis et de l’attente qu’ils peuvent susciter au Mali. « Je veux remercier le Parlement européen pour son soutien et sa compréhension », a déclaré François Hollande qui, à Strasbourg, a justifié une nouvelle fois sa décision d’intervenir au Mali. Une décision, a-t-il dit, « prise aussi au nom de l’Europe » et de ses valeurs. « Si nous avions laissé faire le temps, c’était la victoire du terrorisme« . Après la phase militaire des opérations en cours dans le nord du pays, viendra le temps politique, le temps du dialogue et de la réconciliation et celui du développement.  Pour François Hollande : « ce temps là doit être celui des organisations africaines, ce doit être aussi celui de l’Europe ». Avant  d’égrener les domaines dans lesquels l’Europe est attendue au Mali à savoir la  formation et l’équipement de l’armée malienne, l’aide au rétablissement de la démocratie « en envoyant des missions d’observation et en finançant le processus électoral ».

La réunion du Groupe de soutien et de suivi sur la situation au Mali regroupera l’UA, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), les Nations unies, les pays voisins du Mali et d’autres pays de la région, ainsi qu’un certain nombre d’autres parties prenantes, y compris les partenaires bilatéraux et multilatéraux de l’UA.

La réunion se tient dans le contexte d’une évolution rapide de la situation sur le terrain et dans le prolongement de la Conférence des donateurs pour le Mali, organisée conjointement par l’UA et la CEDEAO, à Addis-Abéba, le 29 janvier 2013. Elle sera l’occasion d’examiner les autres efforts visant à reprendre le contrôle de la partie nord du Mali et y restaurer l’autorité de l’Etat, le processus politique et les préparatifs en vue de la tenue des élections, à la lumière de la Feuille de route de la Transition, qui vient d’être adoptée, ainsi que l’assistance humanitaire et la stabilisation. La réunion permettra également de discuter de la situation générale dans le Sahel, avec un accent particulier sur la coordination des efforts et le renforcement des synergies, en vue de relever plus efficacement les défis économiques, environnementaux et sécuritaires à long terme auxquels la région est confrontée. La réunion de Bruxelles devrait contribuer à renforcer la mobilisation internationale en faveur du Mali et accélérer ainsi la résolution de la crise multidimensionnelle que connaît le pays.

Abdoulaye DIARRRA

SOURCE:  du   6 fév 2013.