Selon l’Initiative patriotique pour la restauration de l’espoir de la paix : «Cette crise est une délocalisation de la rébellion libyenne»

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Le Mouvement patriotique pour le Mali (MPM), Global Mali 2025, le Groupe Bouctou et l’association Handi-action ont sollicité l’accompagnement et le parrainage de l’ancien Premier ministre, Ahmed Mohamed Ag Hamani, en vue de contribuer à la recherche de solutions adéquates au problème du Nord-Mali. Partisan de la paix, Ahmed Mohamed Ag Hamani s’est aussitôt lié à eux et leur alliance a donné jour à l’Initiative patriotique pour la restauration de l’espoir de la paix (Iprepd).  Le lundi 5 mars dernier, ils ont tenu une conférence de presse, pour expliquer leur projet aux hommes des médias.

Ll’ancien Premier ministre, Hamed Mohamed Ag Hamani

L’actuelle crise dans le Nord de notre pays a fait de nombreuses victimes. En plus de ceux qui ont perdu la vie, nombreux sont ceux qui ont été obligés de fuir le pays. On les appelle déplacés. Dans le jargon belliqueux, on les nomme réfugiés de guerre. L’Iprepd juge qu’il est inadmissible que ces personnes déplacées puissent vivre dans la précarité. Selon le premier intervenant, le Docteur Mohamed Bagayogo, le but principal de l’Iprepd est de redonner l’espoir aux Maliennes et Maliens victimes des conflits armés dans le Nord-Mali, plus particulièrement à ceux vivant dans les camps dits de réfugiés hors de nos frontières. L’initiative s’est fixé dix missions qu’elle compte accomplir dans les plus brefs délais. Parmi lesquelles, la prise de contact doublée d’un soutien moral et matériel d’abord aux 65 000 compatriotes déplacés sur le territoire national, ensuite au 70 000 réfugiés au Burkina Faso, en Algérie, au Niger et en Mauritanie. L’initiative envisage, aussi, de soutenir matériellement et moralement les familles maliennes affectées, à travers tout le Mali. L’encadrement de la petite enfance et la prise en charge des besoins spécifiques des élèves et étudiants en classes d’examen font partie des projets de l’Iprepd, entre autres. L’implication des communautés, la diversification et la communication, constituent les stratégies qu’elle compte mettre en œuvre pour atteindre ses objectifs. Le Dr Bagayogo a beaucoup insisté sur le rôle des médias dans le changement de mentalité et de comportement par rapport à ce lourd problème du Nord-Mali. Selon lui, cette crise serait « une délocalisation de la rébellion libyenne, le Mali est tombé dans un gros piège. La force médiatique est capable d’atténuer cette tendance de déstabilisation que certains attisent». Des propos que l’ancien Premier Ministre, Ahmed Mohamed Ag Hamani, n’a pas manqué d’appuyer.
 Mea-culpa d’Ag Hamani ?
Sur un tout autre plan, Ahmed Mohamed Ag Hamani s’est défendu par rapport à l’épineuse question de son départ pour le Sénéga,l au moment où la rébellion a éclaté. « Je n’ai jamais fui et je n’ai pas de compte à rendre à qui que ce soit. Je suis parti pour des raisons de sécurité. Il y a quelques années, j’ai clairement dit à mes frères  touaregs de ne pas se rallier aux forces de Kadhafi. Voilà les conséquences aujourd’hui. D’ailleurs, on parle de rébellion touareg, mais sachez qu’aucun chef de fraction des tribus touarègues n’a adhéré au MNLA. Quant à moi, je suis un patriote convaincu et je ne me reproche rien ».
Rokia Diabaté

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waritiki<span class="wpdiscuz-comment-count"><i class="fa fa-commenting"></i> 604</span>
Membre
waritiki 604
4 années 6 mois plus tôt

si ag amani na pas de compte a rendre a personne dans se ca qu il la ferme il a prit la fuit si tout les maliens partais comme lui il y aura plus de mali pourquoi il parle de ses frére touaregs ils sont tous parais il ne faut pas qu il oubli il a ete premier ministre au mali pour sa il a des devoirs a faire pour le mali

koudis<span class="wpdiscuz-comment-count"><i class="fa fa-commenting"></i> 3387</span>
Membre
koudis 3387
4 années 6 mois plus tôt

« Je n’ai jamais fui et je n’ai pas de compte à rendre à qui que ce soit. Je suis parti pour des raisons de sécurité. Il y a quelques années, j’ai clairement dit à mes frères touaregs de ne pas se rallier aux forces de Kadhafi. Voilà les conséquences aujourd’hui. D’ailleurs, on parle de rébellion touareg, mais sachez qu’aucun chef de fraction des tribus touarègues n’a adhéré au MNLA. Quant à moi, je suis un patriote convaincu et je ne me reproche rien ». Oui Mr le premier ministre personne n’en doute!!!

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