Situation sécuritaire au nord Mali AGUEL HOC : L’horreur sans nom. MNLA et AQMI : Le visage de la barbarie humaine

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Le mardi 24 janvier 2012, ces deux groupuscules ont montré leur visage en attaquant, sur information de leurs éléments infiltrés, le camp de l’armée nationale d’Aguel hoc où les vivres et les munitions étaient épuisés. Les soldats, ces véritables héros, qui n’ont pas déserté le camp, qui y sont restés pour défendre le drapeau national, ont été lâchement ligotés, égorgés, éventrés et découpés par ces barbares assoiffés de sang. Ce fut un véritable carnage. Jamais dans l’histoire du Mali et de la rébellion touareg, une telle tragédie n’a eu lieu. La communauté internationale doit en prendre acte.

Assurément il y aura un avant et un après Aguel hoc. Ces milices ethnico religieux, ces bandits armés, ces trafiquants de drogue ne sauront plus se revêtir du manteau de la revendication territoriale et identitaire, prompte à émouvoir les consciences bien pensantes du monde occidental, genre RFI et autres. Les masques sont tombés. A nous d’en tirer les conséquences.

Comme le dit notre hymne national, " si l’ennemi découvre son front, au-dedans ou au dehors, debout sur les remparts, nous sommes résolus de mourir…"

Certes, dans ce combat, nous éviterons l’amalgame, la chasse aux sorcières, le délit de faciès, car tous les touaregs ne partagent pas la cause de ces irrédentistes patentés, ces criminels invétérés. Nous devons rassurer notre communauté touareg dans toutes ses composantes de l’unicité irrévocable du Mali éternel : " UN PEUPLE – UN BUT – UNE – FOI ".

Dans ces moments difficiles et combien douloureux pour toutes les populations maliennes, Bambara, Malinké, Kasonké, Soninké, Sonrhaï, Peulh, Dogon, Bozo, Somono, Kakolo, Sénoufo, Minianka, Bobo, Arabe et Touareg…, le peuple malien doit se tenir debout comme un seul homme derrière celui qu’il a choisi pour conduire son destin, le Général Amadou Toumani Touré qui ne doit pas se sentir seul devant la tragédie, seul devant la prise de décision. Entourons-le, conseillons-le, protégeons-le pour qu’il protège le Mali.

La rébellion touareg date de 1914. Le Mali est à ce jour resté indivisible. La rébellion en 2012 s’est trouvé des supplétifs comme AQMI et les salafistes, le Mali restera toujours indivisible.

Mamadou DABO

 

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