Situation sécuritaire au Nord – Mali : Aguel Hoc, une cité fantôme

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Depuis l’attaque meurtrière de la localité d’Aguel hoc, la semaine dernière, cette ville n’existe plus que de nom, ses habitants l’ayant désertée pour se réfugier majoritairement à Kidal.

De bonnes sources, malgré l’héroïsme du Capitaine Traoré, chef du poste militaire d’Aguel Hoc, dont on nous a informé du décès, une vaine attente des renforts qu’il avait demandés a eu raison de nombre d’éléments de nos forces de défense et de sécurité.

Les élèves de l’IFM, après avoir trouvé asile dans un campement des alentours, se sont eux aussi repliés sur Kidal, après avoir sauvé la vie de leur Directeur, que les assaillants avaient pris pour un militaire.

Nos sources font état d’un bilan très lourd des deux côtés et d’un paysage de désolation après les combats. Elles nous ont aussi confirmé que les rebelles emportaient leurs morts et leurs blessés, afin de ne pas permettre à notre armée de pouvoir établir un décompte macabre des pertes à leur niveau. Une chose est sûre: c’est bien un carnage qui a eu lieu à Aguel Hoc, désormais au rang des cités martyres de notre pays.

En souhaitant que les âmes de nos militaires tombés au combat reposent en paix, on ne peut qu’être effrayé devant l’ampleur de cette nouvelle rébellion, appuyée, d’après nos informations, par des éléments d’AQMI et disposant d’un armement sophistiqué, y compris des lance-roquettes et même, nous a-t-on dit, des missiles portatifs.

C’est dire si Gamou, Poudiougou, Ould Meydou et leur hommes ont affaire à du lourd! La coopération militaire et en matière de renseignement avec les pays frontaliers (Mauritanie, Algérie et Niger) s’impose donc, car elle seule permettra de faire subir aux bandits armés une défaite souhaitée par tous les Maliens avides de paix et de sécurité.

Chahana Takiou et Ramata Diaouré

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