Situation sécuritaire au sahel : Le Mali paye pour sa passivité

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Après l’assassinat crapuleux du colonel Kadhafi, les observateurs avertis avaient craint une recrudescence des actes terroristes dans la bande soudano-sahélienne.

Leur crainte était d’autant plus justifiée que suite à l’intervention musclée de l’OTAN, des armes de tout calibre avaient pu sortir des casernes libyennes et pris plusieurs directions mais plus particulièrement la direction du Sahara.

Comme on s’y attendait déjà, environ un mois après la chute du guide, la situation s’est brusquement détériorée au sahel et plus précisément sur le territoire malien. Pourquoi au Mali et pas ailleurs ? Voici la grande question.

A notre avis le Mali est choisi comme zone de prédilection des terroristes pour plusieurs raisons qui s’expliquent, pour la plupart, par la passivité des autorités maliennes.

 En effet si ailleurs on avait pris, bien avant la chute de Kadhafi, des dispositions pour bouter hors de leur frontière les hommes armés d’Al Qaeda, le pouvoir malien s’est contenté de les caresser dans le sens de leurs poils.

On se rappelle aussi de cette décision, lourde de conséquences, prise en son temps par les autorités maliennes qui à consisté à la libération de terroristes très recherchés par les pays voisins.

Dès lors, le Mali s’est fortement fragilisé car ces bandits penseront désormais que mieux vaut être arrêté par Bamako que par Niamey, Nouakchott ou Alger.

En effet dans le premier cas de figure, ils pourront toujours faire l’objet de monnaie d’échange d’autant plus que  la politique malienne a, dans ce domaine, toujours voulu faire des omelettes sans casser les œufs.

Dans la situation présente le Mali ne peut donc que s’en prendre qu’à lui-même. A cause de la passivité voilà que le tourisme se meurt dans les régions du nord. Cela est vraiment dommage car le secteur emploie une majeure partie de la population de ces régions.

 

Et maintenant comment sauver le sahel des menaces qui pèsent sur sa tête comme une épée de Damoclès ? 

 

 

M.SYLLA


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