Un an après leur libération : Le collectif des ex-otages de Kidal déplore la précarité de ses conditions de vie

13
une vue des ex-otages à l'aéroport Bamako-Sénou après leur libération
une vue des ex-otages à l’aéroport Bamako-Sénou après leur libération

Dans ce document, le Collectif rappelle l’assassinat par les narco-séparatistes de six préfets et huit civils intervenu, le samedi 17 mai 2014, suite aux affrontements ayant opposé le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) et les Forces Armées Maliennes (FAMA) après la visite sous très haute tension de Moussa Mara dans la capitale de l’Adrar des Ifoghas.

Après 72 heures de captivité, nous avons finalement été libérés du joug de ces criminels sans foi, ni loi et cela grâce à la pression de nos plus hautes autorités et la Communauté internationale. 19 mai 2014 – 19 mai 2015, il y a tout juste un an, depuis notre retour de Kidal, que nos autorités avaient pris l’engagement que plus jamais cela n’arrive. Aussi, nous ont-elles rassuré que nous serons assistés financièrement et soumis à un traitement psychologique ”  peut-on lire dans ledit document. Cependant, 12 mois après leur libération ces anciens otages déplorent la précarité de leurs conditions de vie.

A les croire, l’Etat devait prendre en compte leurs préoccupations d’autant plus qu’ils ont accepté d’aller servir dans l’une des parties les plus risquées du territoire où beaucoup d’autres n’aiment s’aventurer.

“Au moment où, nous, ex-otages, espérons avoir de meilleures conditions de travail suite au traumatisme psychologique qui nous habite, une instruction nous demande de retourner dans notre site de mésaventure non encore sécurisé. La plaie à peine cicatrisée se voit percée par un couteau. Pourrions-nous avoir un rendement de qualité là où nous avons été publiquement humiliés et menacés ? Trop c’est trop! Nous sommes au point de nous poser la question de savoir ce qui ne va pas ! “ s’interrogent ces ex-otages.

Avant de poursuivre : ” En 2012 nous avons perdu nos biens, l’histoire s’est répétée en 2014. Pire, cette fois-ci, des camarades ont été froidement abattus, nous autres pris en otage. L’Association des Cadres Déplacés du Nord du Mali (ASCADEP-Nord-Mali) qui est notre structure mère, a reçu deux audiences au niveau de la primature (mai 2013 et juin 2014), où tous nos problèmes ont été exposés avec la ferme volonté des autorités de les résoudre. Nous attendons toujours. Il s’agit tout simplement de nous rendre justice. Nous n’exigeons rien de l’Etat qui soit au-dessus de ses moyens “.

Il faut rappeler que ce sont une trentaine de fonctionnaires maliens qui ont été retenus en otage lors de cet accrochage meurtrier.

  K THERA

PARTAGER

13 COMMENTAIRES

  1. C’est plus qu’un droit. L’Etat leur doit tout. Des ignorants qui ne pensent qu’au salaire. Vous n’ êtes pas juristes. Quand vous ne connaissez rien , calmez-vous .Des ignorants et des analphabètes que vous êtes.

  2. On ne parle que de droits et non de dévoirs dans un Mali aussi meurtri et trimbalé qu’est le nôtre.Pitié

  3. il faut cesser ces choses là . Vous êtes agent de l’Etat et vous percevez vos salaires régulièrement mais où est le problème ? Le problème du malien c’est cette histoire d’argent . Le peuple vous considère comme des héros et vous tentez de monnayer cette situation . Mais de grâce , soyons humble et travaillons pour les générations futures . On ne peut pas tout avoir et laissons le peu à nos enfants

  4. Vous êtes les oubliés du pseudo-gouvernement du Mali, d’ailleurs comme ils sont oublier la grande majorité des Maliens, rentrée dans l’opposition, afin de faire dégager IBK..

Comments are closed.