Kany Sidibé, la digne héritière de Coumba Sidibé : “C’est ma tante Oumou Sangaré qui a toujours été mon idole”

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 Kany Sidibé, la digne héritière de Coumba  SidibéDe passage dans une ruelle conduisant vers un espace culturel de la capitale, Bamako, notre attention fut captée par une voix. Notre curiosité nous emmena à aller découvrir qui se cachait derrière. Une fois sur les lieux, nous avons été surpris d’apercevoir une jeune fille, encore inconnue du grand public tenir un beau monde en haleine. C’est alors que nous avons décidé de l’approcher afin d’en savoir davantage sur son statut socioprofessionnel. Suivons cet entretien que cette étoile naissante du Wassoulou nous a accordé.

 

Bonsoir, présentez-vous pour nos lectrices et lecteurs ?

Kany SIDIBE : Je me nomme Kany Sidibé, je suis la fille cadette de feu Coumba Sidibé qui fut l’une des cantatrices de la chanson malienne, particulièrement du Wassoulou.

 

 

C’est donc de votre mère que vous avez hérité de la musique. Qu’en est-il concrètement ?

K.S : Oui, je peux dire sans me tromper que la musique, je l’ai hérité de ma mère. Mais, c’est ma tante Oumou Sangaré qui a toujours été mon idole. Il faut souligner que j’ai la chance de travailler avec un groupe de musiciens, ce qui me permet non seulement d’apprendre à interpréter les chansons de ma mère, de Oumou Sangaré ainsi que de plusieurs autres chanteuses et chanteurs d’ici et d’ailleurs.

 

 

Avez-vous songé à composer des chansons venant de votre propre inspiration ? Si oui, quels sont les messages que vous véhiculez à l’endroit des populations?

K. S : (Rire) Je remercie le bon Dieu de m’avoir donné un esprit fertile et une source d’inspiration, qui me permettent avec l’assistance de certains de mes ainés, de pouvoir composer quelques chansons. Maintenant, s’agissant des messages dans mes chansons, ils sont relatifs aux différents problèmes de société inhérents à notre vie de tous les jours.

 

 

Par rapport à votre encadrement et votre carrière professionnelle dans le domaine musical, avez-vous établi des contacts avec des grands noms de la musique malienne comme votre idole Oumou Sangaré ?

K. S : Oui et non. Oui, car j’ai déjà brièvement rencontré le maestro Cheick Tidiane Seck avec qui j’ai un peu échangé. Quant à ma tante et idole Oumou, compte tenu de ses nombreux déplacements à l’extérieur du Mali, je n’ai pas encore eu l’opportunité et la chance de la rencontrer. Chose que je m’attèle à réaliser dans un meilleur délai s’il plait au Bon Dieu.

 

 Quelle ambition nourrissez-vous pour la musique ?

K.S : Comme toute personne soucieuse de son avenir et de son bien-être, j’ambitionne d’assurer la relève de ma mère et aller au-delà de ce rêve pour porter le flambeau de la musique malienne ailleurs dans le monde.

 

Quel est le genre de musique que notre future Diva embrasse pour définir son identité ?

K. S : Je crois qu’au moment où le monde devient un village planétaire, il ne faut pas se refermer sur un genre ou un autre. Je m’essaie certes dans la pratique de tout ce qui reflète notre riche patrimoine musical mais cela ne m’empêche pas de me situer au centre de la culture universel pour être accessible à tous.

 

Comment arrivez-vous à joindre les deux bouts dans cette période de vaches maigres ?

K. S : Comme tout bon Malien, je serre la ceinture pour ne pas succomber. (Rire) Je rends une fois de plus grâce à Dieu, pour tout ce qu’il ne cesse de faire, pour nous ces créatures, qui sommes pour la plupart des cas, responsables de tous les malheurs qui nous arrivent. Autrement dit, j’essaie avec mes quelques prestations ici et là, dans les espaces culturels à survenir à mes petits besoins.

 

Quel est votre mot de la fin ?

K.S : Je voudrais très sincèrement remercier votre équipe pour m’avoir accordé cette attention particulière. Au regard de la situation que traverse actuellement notre pays, je souhaite que nous nous donnions les mains pour surmonter les difficultés. A tous ceux et celles qui ont toujours soutenu ma mère Coumba SIDIBE, je les en remercie et je leur promets de tout mettre en œuvre pour porter par la grâce du Bon Dieu, très haut le flambeau. Je vous remercie.

 

 

D B

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2 COMMENTAIRES

  1. 😉 😉 ,du courage et bonne chance ds le milieu un conseil approche toi encore à coté de ta tante Oumou dili,,et surtout de notre wassoulou,que tout le monde t’aide avec leurs bénédiction ,bon vent 😉 😉 😉

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