Le petit débrouillard devenu une icône du showbiz : Ismaël Ballo alias Ballody: un chemin parsemé de roses et…d’épines

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Qu’on l’aime ou qu’on l’abhorre, le Pdg de Prestige Consulting, Ismaël Ballo alias Ballody de son nom d’animateur est une icône du showbiz malien et africain. Pourtant, que de chemin parcouru pour en arriver là. Un chemin parsemé d’épines…et de roses.

On est loin, vraiment très loin du temps où le petit Ismaël Ballo débarqué fraichement de la Côte d’Ivoire en compagnie de sa mère, essayera tout, l’essentiel étant de s’occuper dans une activité rentable pour soutenir sa maman surnommée Farafina docotoro, en référence à son activité de vendeuse de plantes médicinales au marché, en plus du bois de chauffe pour les ménagères.

Ismaël Ballo vendait des cocos après les cours de l’école franco-arabe qu’il fréquentait. Il marchait, marchait encore, marchait toujours le petit soir après les classes,  à la recherche de clientèle. S’il lui arrivait d’être assis, ce n’était pas pour papoter, mais surtout pour surveiller les vêtements de friperie exposés devant lui, en attendant d’éventuels acquéreurs. Il a aussi vendu du lait en tant que fournisseur de boutiquiers et du pétrole lampant. Mais c’est en aidant un de ses frères vendeur de ciment que sa vie va subitement basculer. Il lui arrivait de transporter lui-même les sacs de ciment à bord d’un pousse-pousse derrière lequel il s’échinait. Que de volonté et de courage !

Mais collaborateur sincère, il cherchera lui-même à améliorer les activités du magasin de ciment et c’est ainsi qu’il va prendre contact avec des animateurs de la Radio Guintan pour la promotion du magasin. Dès lors, en cette année 1995, le virus de l’animation va le piquer et à l’image de ces grands de la radio qu’il commençait à côtoyer. Il va lui aussi tracer sa voie dans ce métier.

C’est dire que très tôt, Ismaël Ballo a cultivé le sens du business et sa persévérance finira par payer. En effet, le jeune Ismaël deviendra plus tard Ballody, ce surnom qui lui colle désormais à la peau, mais témoigne en même temps de son grand succès d’animateur et de manager du showbiz.

Coursier des animateurs de Guintan, puis réceptionniste, technicien, animateur stagiaire et finalement producteur d’émission dans cette radio, Ballody va voir son étoile briller dans le ciel du showbiz qu’il va commencer à taquiner dès l’année 1996, avec des événements du genre Hommage à Toupac, Rap House avec une finale mémorable au Palais de la Culture. Le succès de cet événement conduira à la création d’un festival Rap et plus tard Maxi Tour School qui a fini de s’imposer dans l’agenda événementiel du Mali.

Le “tout petit promoteur de spectacle” comme l’appelaient les ténors de la radio, deviendra plus tard le grand Ballody qu’on ne présente plus au Mali et au-delà de nos frontières.

Mais son parcours n’a pas été un chemin parsemé uniquement de roses. Des peaux de bananes et des épines, il en a connues et bien des fois. Comme ce jour de 1997 où après avoir rempli le stade avec un concert du rappeur ivoirien Al Mighty qu’il avait fait venir, il s’est retrouvé sur les carreaux. Il a été tout simplement berné par les organisateurs. Fallait-il jeter l’éponge ? Non, il va persévérer après un petit exil pour se requinquer. Et son retour en force, à partir de la case départ, la Radio Guintan, va lui porter bonheur.

Ambitieux tout en ayant la tête sur les épaules, Ballody va se mettre sous l’ombre d’un géant de la Communication, Cheick Oumar Tall, promoteur de l’agence de communication, Mastercom. Inspiré par son mentor et avec sa bénédiction, il finira par créer sa propre boîte de communication, Prestige Consulting. Un nom assez évocateur parce que rappelant le nom de son émission à Radio Guintan, Prestige, qui a éclairé les premières heures de sa renommée.

Comme on le voit, l’histoire de l’icône Ismaël Ballo alias Ballody est de celles qu’il faut raconter à la jeunesse qui se morfond dans le chômage et attend  tout de l’Etat, se plaignant qu’il n’y a pas de travail.                       

   A.N.

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2 COMMENTAIRES

  1. un très bon exemple pour la jeunesse. Seul le travaille paye. Beaucoup de jeunes n´ont pas encore compris cela. Ils pensent au conte de fées de film indou ou brusquement sans effort, le heros devient quelqu´un.

  2. l’histoire de l’icône Ismaël Ballo alias Ballody est de celles qu’il faut raconter à la jeunesse qui se morfond dans le chômage et attend tout de l’Etat

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