Mama Coulibaly alias King Waraba : «La bouche de ceux qui n’ont pas de bouche…»

1 réaction [-] Texte [+] Email Imprimer

Ces mots du Rappeur King WARABA sont d’un entretient réalisé par votre hebdomadaire préféré L’Express de Bamako. Mama COULIBALY alias King WARABA est un rappeur âgé de 20 ans, il est le deuxième membre du groupe BENSO de Kalaban-Coro ADEKENE et membre du clan G.K 21 (Génération 21 de Kalaban).

Mama Coulibaly (en rouge)

L’Express de Bamako : Bonjour King, comment êtes-vous venu dans le Rap ?
King WARABA : Le rap pour moi est une passion, j’ai vraiment aimé le rap et je suivais des grands frères tels que Jazz et Lagaré Posy de Kalaban-coro qui m’encadraient d’ailleurs. Et c’est en juillet 2010, avec trois (03) frères et amis (Abdoulaye TRAORE alias Zotto one, Oumar TRAORE dit Mass et Modibo Traoré dit Vane le vent), qu’on a créé le groupe BENSO (la maison de l’attente). Maintenant je suis avec Zotto one les deux autres nous ont laissé. Ils ont arrêtés pour le Rap, mais souvent j’évolue en solo.
L’Express de Bamako : Pour vous, qu’est ce que c’est que le rap ?
King WARABA : Le rap, c’est le R.A.P : rythm and poetry (rythme et poésie en anglais) il est une forme d’expression vocale sur fond musical appartenant au mouvement culturel hip-hop, apparue au milieu des années 1970 dans les ghettos aux Etats Unis. Le rap est venu pour la révolution des peuples africains nés en Amérique. Un rappeur est un messager, un missionnaire, un défenseur des pauvres et la bouche de ceux qui n’ont pas de bouche et je le serais toujours. En plus de messager nous sommes des ambianceurs.
L’Express de Bamako : Quels sont vos styles ?
King WARABA : Je fais le Ragga, le Danchall, le Rap accord et le Soul.
L’Express de Bamako : Quels sont les sujets abordés dans vos chansons ?
King WARABA : Moi, je fais mes chansons pour éveiller les consciences. J’ai chanté le Maliba, ma patrie, l’égalité entre riche et pauvre, la paix au Mali et souvent je fais l’auto commentaire.
L’Express de Bamako : D’où provient votre inspiration ?
King WARABA : j’écoute beaucoup les raps de Soprano, Kery Djames, Benni Man et Penzy.
L’Express de Bamako : Avez-vous des albums sur le marché ?
King WARABA : Non, je n’ai pas d’album mais j’ai un nombre considérable de  maquettes.
L’Express de Bamako : King, quelles les difficultés que vous avez rencontré ?
King WARABA : les difficultés, on ne peut pas finir de les en parler, les difficultés financières constituent aujourd’hui un grand pourcentage. Et je sais qu’au-delà de mon cas, beaucoup de jeunes rappeurs, pourtant talentueux souffrent de cette même difficulté. Et toujours comme difficulté, mon père n’est pas pour mes activités RAPOLOGIQUES.
L’Express de Bamako : Quels sont vos rapports avec les autres rappeurs maliens ?
King WARABA : je n’ai pas de problème avec les autres rappeurs, ce sont mes frères et amis on s’aime quoi et voilà.
L’Express de Bamako : Quelles sont vos ambitions?
King WARABA : Mon ambition est de faire écouter le rap malien à travers le monde entier et pouvoir aider un jour les amis et frères rappeurs à évoluer.
L’Express de Bamako : Parlons un peu du Mali actuel, qu’est ce que vous avez à dire aux maliens ?
King WARABA : Vraiment les maliens sont maintenant fatigués, nous devons nous donner la mais, tous pour aider le Mali à passer ce moment difficile de son histoire car le Mali doit rester un et indivisible. Nous devons tous faire face à ce problème malien ; si tu vois que le Mali est comme ça aujourd’hui c’est à cause de nous tous, oui je le dit, nous avons tous nos parts de responsabilités.
Au lieu rester là à accuser nos chefs accomplissons nous même nos devoirs, tous les maliens doivent rester souder et faire face aux problèmes de la nation, car le Mali est à nous tous.
Cultivons l’amour et agissons pour le bonheur du Mali. Et je demande à nos pères de bien vouloir laisser la place à la jeunesse et de mieux former les jeunes car l’avenir de toute nation est sa jeunesse. Il faut donner une priorité à l’éducation qui est le moteur du développement.
L’Express de Bamako : Votre dernier mot pour mettre fin à notre entretien ?
King WARABA : Je salue tous les lecteurs de l’Express de Bamako sans oublier son personnel principalement M. Moussa KONDO et vous-même et toute les personnes qui m’ont aidés dans ma carrière musicale. Et au malien, voyons l’avenir du Mali ! Et aidons le Mali ! Laissons nos propres intérêts et c’est l’histoire qui nous jugera.
Réalisée par Dramane FOFANA

 
SOURCE:  du   27 déc 2012.