Master Soumy en concert à la biennale d’Architecture à Venise (Italie)

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Master Soumy, de son vrai nom Ismaïla Doucouré, vient de mettre sur le marché son quatrième album. Intitulé  «Gwélékan», cet album est le fruit d’une longue période de travail, lent, pour enregistrer les 15 titres dont une dizaine est constituée de chansons inédites sur les maux du Mali.

En effet, des titres très engagés, comme «Tel peuple, tel chef», donnent à l’album une touche militante. Le nouvel album de «l’artiste du peuple», comme l’appellent certains, est aussi riche en featuring avec des  artistes de renommée internationale ainsi que ceux moins connus. Ainsi, le duo avec l’artiste-chanteur Abdoulaye Diabaté parle de la souffrance enfantine, celle d’innocentes âmes exploitées, violentées et même privées d’avenir, sur un rythme dansant et plein de sonorités traditionnelles. Après avoir fini avec la promotion de cet album qui vient après celui de 2007, Master Soumy a pris la route pour l’Italie dans la nuit de lundi 23 mai 2016.

En Italie, il a fait son premier spectacle le jeudi 26 mai 2016 à la Biennale d’Architecture de Venise. Cette participation malienne est la contribution néerlandaise à la Biennale d’Architecture à Venise, qui  porte sur le rôle du design dans l’impact des Missions de maintien de la paix sur leurs environs. Le cas du Mali est à l’œuvre. Master Soumy a été invité pour ouvrir le Pavillon néerlandais avec un grand concert, qui s’est déroulé en live devant une foule en pleine forme. Dans un style unique en son genre avec le drapeau malien en main, dans un live non stop, Master Soumy a fait danser toute l’Italie. Ce seul concert en semi live a été suivi de plusieurs rencontres professionnelles pour le jeune artiste. Des rencontres fructueuses car elles vont lui ouvrir d’autres opportunités, surtout que les titres de son nouvel album sont très dansants. Et cadrent avec le goût des directeurs de festivals qui étaient à Venise.

La particularité de Master Soumy est son  style qu’il appelle «Galedou System», un beat fait du savant mélange d’instruments de musique traditionnels avec les instruments modernes. L’artiste est resté fidèle à ce rythme et  à l’utilisation de la langue bambara. Mais il fait un recours plus intensif à la langue française pour mieux véhiculer son message auprès d’autres audiences.

Ce voyage de l’enfant de Sokorodji a été possible grâce au Service des affaires publiques de l’Ambassade des Pays-Bas. Ce qui est une première dans le milieu du Rap malien.

Kassim TRAORE

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