La terrasse revit après les attentats : L’artiste Hadja Fanta Diabaté illumine les cœurs.

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La Terrasse a ré ouvert ses portes. Avant cela, il a fallu prendre le temps pour effectuer des travaux. La nouvelle dénomination : « la Terrasse du Doodoo » en référence à une boisson faite maison vivement appréciée par la clientèle melting-pot. Chaque vendredi un orchestre s’impose avec la musique live. Les samedis sont généralement animés par les DJ.

Le vendredi 14 octobre, l’artiste Hadja Fanta Diabaté la révélation de la musique malienne, voire africaine était à l’honneur à la Terrasse du Doodoo. Une bonne raison s’offrait à l’artiste guitariste et interprète de faire voyager les gens dans ses riches et multiples répertoires où s’entremêlent harmonieusement différents genres musicaux. Au-delà des genres Hadja Fanta Diabaté joue avec dextérité d’une part à la guitare, elle détient une voix singulière, et chante en plusieurs langues. Débordante de talent que d’énergie Hadja Fanta Diabaté a tenu le public en haleine. Hadja c’est Hadja Fanta une véritable bête de scène !

La Terrasse a fait le plein pour une soirée mémorable. Les morceaux abondaient à flot sans interruption pour le plus grand bonheur des spectateurs. L’artiste a savamment embarqué le public dans un univers captivant où s’entremêlent la musique Mandingue, celle en provenance du pays Soussou en Conakry, du Sénégal, sans oublier la world musique qu’elle s’est appropriée en grande élégance.

Rares sont les grandes fiertés de la musique africaine que l’artiste a omis de revisiter. De feu Mangala Camara à Ismael Lo, en passant par feu Kala Camara de la Guinée Conakry et Salif Keïta du Mali. La musique universelle n’est pas restée en marge des interprétations où la noire américaine Tracy Chapaman,  la française Zaz ne sont pas restés en marge.  Devant une telle performance on ne pouvait que se défouler dans la démesure.

Comme une note d’espoir à l’endroit de ses compatriotes Hadja Fanta n’a pas omis de faire un clin d’œil citoyen sur la dégradation de l’environnement. L’épineux problème qui fait couler beaucoup d’encres et de salive actuellement en terre malienne. En ce sens Hadja peut se définir comme une artiste visionnaire. Le titre de ce morceau rédigé par elle-même est une invitation à protéger le cadre de vie au titre sulfureux de « Siguida Lakana ». En savourant ce morceau on ne peut que s’activer au ramassage des ordures ménagères surtout des sachets plastiques présents et actifs dans chaque coin de rue ici et ailleurs. Mais les vieux quartiers semblent être les plus touchés. « Siguida lakana » est un chef d’œuvre une hymne à la protection de la nature notre mère nourricière.

Aboubacar Eros Sissoko

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