2èmes journées maliennes de chaudronnerie : ” Le développement sans industrialisation est impensable ” Cyril Achkar dixit

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Le président de la Ccim et celui de l'OPI (C) lors de la conférence de presse
Le président de la Ccim et celui de l’OPI (C) lors de la conférence de presse

C’est, en tout cas,  la conviction du président de l’Organisation patronale des industriels (OPI),  qui a animé, avec notamment le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), ce point de presse organisé à l’occasion des 2èmes journées maliennes de la chaudronnerie qui ont eu lieu les 16 et 17 décembre dernier. Une initiative de NègèBlon (la maison des métaux) appuyée par la CCIM dans le but de développer les ressources humaines par la promotion de l’investissement privé .

Lors de cette conférence de presse qui a eu lieu à la CCIM, le mardi dernier, Cyril Achkar, le président de l’Organisation patronale des industriels (OPI), n’est pas allé par mille chemins pour décrire la situation dans laquelle nous évoluons dans le domaine de l’industrialisation du pays. Avant de présenter le “ Livre Blanc de l’industrie au Mali “, ce grand patron a tenu d’abord à souligner toute la place que doit occuper l’industrie dans le développement d’un pays. Selon lui, ” ce sont les industries qui assurent le développement d’un pays “. D’après son constat, ” pour une usine qui se créé, il y a certes ses propres employés ; mais il y a aussi des centaines de sous-traitants “. Au Mali, ajoutera-t-il, le secteur privé compte quelque 500 industries dont seulement 80 relevant du secteur formel. C’est dire qu’il n’y a qu’un petit nombre d’industriels dans notre pays alors qu’on en dénombre 6 000 (12 fois plus que le Mali) en Côte d’Ivoire et 4 000 (8 fois plus) au Sénégal.

L’industrialisation dans notre pays a beaucoup baissé, dira Cyril Achkar. Notre pays, soulignera le conférencier, est certes un pays pauvre mais avec des potentialités de développement énormes. Une industrie forte créé des richesses, des emplois et améliore le niveau de vie des citoyens, soutiendra le président de l’OPI.

Dans le ” Livre Blanc de l’industrie au Mali “, il est souligné que ” le déficit abyssal de la balance commerciale (-380 milliards F CFA en 2011) fait ressortir que nous sommes un pays importateur net de produits industriels. C’est à peu près ce même montant (400 milliards FCFA) que les bailleurs de fonds octroient annuellement à notre pays. Difficile dans ces conditions pour un pays de se développer.  Ce qui lui fera dire que ” le développement sans industrialisation est impensable “. D’où, selon  lui, des mesures à prendre en vue d’assurer la formation professionnelle ; car, dira-t-il, c’est en forgeant qu’on devient forgeron. A ce niveau, il saluera le partenariat scellé entre la CCIM et NègèBlon dans le cadre de la concrétisation des objectifs nationaux de formation professionnelle. Ce qui a comme finalité de mettre en relation l’offre de formation avec les besoins du marché.

C’est, d’ailleurs, sur cet aspect que le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, Mamadou Tiény Konaté, va axer son intervention en rappelant tout d’abord les missions de la CCIM qui consistent à ” informer et à former “. La CCIM peut tout apporter aux entreprises, sauf leur prêter de l’argent, soutiendra-t-il.

Quant à Mamadou Dia, administrateur de sociétés de son état, il s’est dit d’un optimisme incurable s’agissant du devenir de l’industrialisation du Mali. Et cela malgré les énormes difficultés qui jonchent ce chemin.  Le président de l’association NègèBlon, Abdel Kader Dicko a donné des informations pertinentes sur les formations reçues au sein de sa structure. Avant de se féliciter de l’ ” Initiative 30-15 “qui verra au moins 30 entreprises industrielles s’engager avec NègèBlon dans un système d’apprentissage par alternance en chaudronnerie en 2015.

Mamadou FOFANA

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