ANICT : Prise de contact et échanges avec le ministre Demba Traoré

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Le ministre délégué chargé de la Décentralisation, Me Demba Traoré, continue sa prise de contact avec les services rattachés à son Département. C’est dans ce cadre qu’il a effectué, le vendredi 12 octobre 2012, une visite à l’Agence Nationale d’Investissement des Collectivité Territoriales (ANICT).

Pour accueillir le ministre Demba Traoré, tout le personnel de l’ANICT s’est mobilisé. Avec à sa tête, le Directeur Général, Mohamed Ag Erlaf. Après une brève visite des locaux, l’hôte du jour a eu une séance de travail avec les cadres.

Séance de travail au cours de laquelle le ministre et sa suite ont eu droit à la présentation de la structure et à une communication sur le Fonds National d’Appui au Collectivités Territoriales.

Notons que depuis 2002, le gouvernement du Mali a décidé d’inscrire toutes ses actions de développement dans un cadre stratégique de lutte contre la pauvreté; expression de sa volonté de faire de cette lutte la priorité de toutes les priorités de développement.

Mohamed Ag Erlaf

Cette volonté du gouvernement répond à plusieurs soucis: rendre les actions de développement plus efficaces au profit des pauvres ; définir de nouvelles politiques, de nouveaux instruments et prendre des mesures appropriées, à court et moyen termes, permettant au gouvernement d’utiliser rationnellement et efficacement les ressources internes et externes.

Accompagné dans son initiative par des partenaires techniques et financiers dont le nombre est de plus en plus croissants, le gouvernement a créé et soutenu un dispositif d’appui financier qu’est l’ANICT

L’Agence participe de cette volonté ferme de réduire la pauvreté, par I’ amélioration de l’accès de la majorité de la population aux services sociaux de base, par l’instauration d’une bonne gouvernance par le renforcement des capacités des collectivités territoriales qui sont, dans leur majorité, en difficulté financière pour faire face aux besoins fondamentaux minimaux de leurs populations en matière de nutrition, de sécurité alimentaire, de sante, d’éducation et d’accès aux infrastructures de base.

L’objectif commun de tous les programmes, mis en œuvre par l’Agence Nationale d’investissement des collectivités Territoriales, est de contribuer, à travers un appui financier direct aux collectivités territoriales, à l’amélioration des conditions de vies sociales et économiques de la population par la réduction significative de la pauvreté.

Lors de la rencontre, les participants ont aussi fait connaissance avec le Fonds national d’appui aux collectivités territoriales (FNACT) qui a pour vocation d’assurer la péréquation des ressources financières d’investissement entre les collectivités territoriales, d’assurer la compensation des charges induites par les transferts de compétences effectués par l’Etat au profit des collectivités, de soutenir la réalisation d’investissements locaux et régionaux sous maîtrise d’ouvrage des collectivités territoriales, d’assurer la garantie des emprunts autorisés des collectivités. Le FNACT, il faut le souligner, contribuera aussi au financement de l’appui technique délivré aux collectivités, au renforcement de la solidarité inter-collectivités.

Il est alimenté par les dotations distinctes et est la manifestation d’une volonté du gouvernement de réduire la pauvreté, par l’amélioration de l’accès de la majorité de la population aux services sociaux de base, par l’instauration d’une bonne gouvernance et le renforcement des capacités financières des collectivités territoriales. La gestion comptable et financière du Fonds est confiée à l’ANICT et les règles applicables sont celles de la comptabilité publique.

 

Plusieurs réalisations

Malgré les nombreuses difficultés dues à la crise économique que l’ANICT a traversées, l’Agence a financé une kyrielle de projets.

C’est ainsi que dans le domaine de l’éducation ce sont 903 projets qui ont financés, comprennent la construction de classes, la fourniture de mobilier scolaire, la construction de logements pour le personnel enseignant et celle de locaux administratifs, des centres d’alphabétisation fonctionnelle…Le financement de ces infrastructures et celui de leur équipement ont contribué à l’amélioration du taux de scolarisation des enfants et à celui d’alphabétisation des adultes.

Les projets d’hydraulique et de gestion des ressources naturelles ont contribué à l’amélioration de l’accès à l’eau potable par la réalisation de forages et d’adductions d’eau dans les villages. L’hydraulique pastorale, les mares et puits à grand diamètre, ont contribué à mieux exploiter les pâturages et à mieux sécuriser les revenus des éleveurs. Ici, ce sont 342 projets qui ont été financés.

Les besoins en équipements de structure des nouvelles collectivités territoriale, en très grand majorité rurales, ont été divers : 926 projets. Ils ont concerné la construction des mairies pour faciliter l’accès des citoyens aux documents administratifs et améliorer la qualité de l’état civil. Les infrastructures rurales de désenclavement telles que les pistes, ponceaux et radiers ont amélioré l’écoulement de la production locale vers les marchés et l’accès permanent aux écoles et aux centres de santé. La télécommunication et l’information des citoyens n’ont pas  été occultées. Plusieurs équipements de téléphonie rurale et de radiodiffusion ont été acquis, soutenus par l’achat d’équipements générateurs d’énergie de source thermique ou solaire.

On n’oubliera pas les 251 projets d’équipement marchands qui ont permis, outre la création de nouvelles sources de revenus pérennes pour les collectivités territoriales et celle de nombreux emplois, la construction de marchés, d’abattoirs, de gares routières, de parcs à bétail et de parcs de vaccination. Le secteur santé, lui, s’est enrichi de 269 nouveaux équipements constitués de maternités, dispensaires, de centres de santé et d’équipements sanitaires, améliorant l’accès des populations rurales aux sois de santé.

A la fin de la visite, le ministre délégué à la Décentralisation, Me Demba Traoré s’est dit «satisfait de constater que, malgré le contexte difficile que traverse notre pays, l’ANICT continue à accomplir sa mission». Il n’a pas manqué d’exprimer au Directeur Général et à tout son personnel le soutien total de son Département. Dans l’après-midi, Me Demba Traoré s’est rendu au Centre de formation des collectivités territoriales (CFCT).

Le jeudi déjà, le ministre Demba Traoré était à la Direction nationale de collectivités territoriales (DNCT). Ce lundi, il sera à la mairie de la commune IV, entre autres.

Paul Mben

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1 commentaire

  1. pour quel montant L ANICT a t elle realise tous ses projets?
    Que fais AG Erlaf encore a la tete de cette agence? Il est a sa tete depuis 10 ans. Manque t on de cadres valables dans notre pays pour poursuivre le travail. Il faut donner la chance a d autres Maliens de donner leur expertise aux structures Etatiques et para etatiques.

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