Gouvernance publique du président IBK : La jeunesse aux commandes

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Gouvernance publique du président IBK

S’il y a un domaine dans lequel le prĂ©sident Ibrahim Boubacar KĂ©ĂŻta mĂ©rite des lauriers et pour lequel son bilan Ă  mi-parcours peut ĂŞtre jugĂ© largement positif, c’est bien celui de la promotion des jeunes aux fonctions nominatives. Jamais dans l’histoire du Mali, un chef d’Etat n’a autant hissĂ© les jeunes cadres aux plus hautes sphères de l’Administration malienne, dans les services centraux et rattachĂ©s, dans les sociĂ©tĂ©s et entreprises d’Etat et mĂŞme dans les fonctions politiques. Qu’ils soient Premiers ministres ou ministres, prĂ©sidents de Conseil d’administration, PrĂ©sidents directeurs gĂ©nĂ©raux, directeurs gĂ©nĂ©raux ou nationaux, directeurs de Cabinet ou chefs de cellules centrales, ambassadeurs, consuls ou fonctionnaires internationaux, etc. les cadres maliens entre 30 et 45 ans ont connu une ascension fulgurante. Revue non exhaustive de figures haut placĂ©es qui symbolisent la jeunesse malienne !

Hier, c’Ă©taient Moustapha Ben Barka, Boubou CissĂ©, Mahamadou Camara, Moussa Mara, Mamadou Gaoussou Diarra, Moussa Sinko Coulibaly, Abdoulaye KoumarĂ©, Mahamane Baby, Youssouf TourĂ©, Amadou Thiam…

Aujourd’hui, ils ont pour noms Arouna Modibo TourĂ©, Amadou CissĂ©, Nock Ag Ibrahim, Racine Seydou Thiam, Mohamed Al Bachar, Mamadou IsmaĂŻl Konaté…Ils partagent leur jeunesse, leurs compĂ©tences, leur amour pour la patrie et leur dĂ©vouement Ă  servir le pays. Au moment de leur nomination, ils Ă©taient âgĂ©s au plus de 41 ans; certains attendaient mĂŞme de souffler sur leur 36è bougie. Aujourd’hui, dans toutes les sphères de l’Administration publique et autres segments de la vie nationale, il n’y a nulle part oĂą l’on ne retrouve de jeunes cadres “placĂ©s” par IBK. A notre avis, ce choix d’IBK de porter haut le flambeau de la jeunesse malienne se justifie par trois raisons fondamentales.

Primo, le dĂ©veloppement d’un pays et la consolidation de sa dĂ©mocratie se mesurent Ă  l’aune de la vitalitĂ© de sa jeunesse. Secundo, toutes les statistiques conviennent que les jeunes constituent 60% de la population malienne. Tertio, la crĂ©ation de 200 000 emplois et la promotion des jeunes sont une promesse de campagne du candidat Ibrahim Boubacar KĂ©ĂŻta.

On a encore Ă  l’esprit ce cĂ©lèbre clin d’Ĺ“il Ă  la jeunesse malienne le 9 juin 2013 lors du lancement de la campagne Ă©lectorale pour le 1er tour de la prĂ©sidentielle: “Le chĂ´mage des jeunes est, parmi les maux qui affligent notre sociĂ©tĂ©, un des plus douloureux. Sans emploi, il n’est pas d’intĂ©gration sociale rĂ©ussie, pas de rĂ©alisation de soi dans la communautĂ©. Tout sera mis en Ĺ“uvre pour crĂ©er des emplois en nombre suffisant pour tous ceux qui y aspirent. En dĂ©finitive, il s’agira de favoriser l’Ă©mergence d’une jeunesse responsable de son destin et capable de jouer pleinement son rĂ´le de citoyen du Monde. La jeunesse malienne doit se penser en citoyenne du Monde afin de bien mesurer la densitĂ© des enjeux auxquels elle est prĂ©sentement confrontĂ©e et d’ĂŞtre ainsi en mesure d’adopter les comportements idoines qui permettront de juguler les retards multidimensionnels affectant l’Afrique d’aujourd’hui”.

Chose promise, chose due ! Dès son premier gouvernement, IBK honore son engagement en lançant de jeunes loups dans l’Ă©quipe dirigĂ©e par Oumar Tatam Ly: Moustapha Ben Barka, Dr Boubou CissĂ©, Moussa Mara, Mamadou Gaoussou Diarra, Mahamane Baby, Moussa Sinko Coulibaly, Abdoulaye KoumarĂ©. Il en fait de mĂŞme dans son propre Cabinet oĂą Mahamadou Camara devient son plus proche collaborateur. Plus tard, des services rattachĂ©s et sociĂ©tĂ©s publiques se verront dirigĂ©s par des jeunes cadres, Ă  l’image de l’Apej, de l’Anpe, du Pmu-Mali, du Fafpa, de la Cellule de communication de la PrĂ©sidence, etc. Le dĂ©cor Ă©tant plantĂ©, il ne reste plus qu’Ă  flasher sur certains jeunes cadres promus Ă  leur juste valeur par le PrĂ©sident IBK.

Dr Boubou Cissé, ministre de l’Economie et des Finances

Le ministre de l’Economie et des Finances, Dr Boubou CissĂ©, est âgĂ© de 42 ans. Il en avait 39 en 2013 quand IBK l’Ă©levait au rang de ministre de l’Industrie et des Mines. NĂ© Ă  Bamako, il y effectue ses Ă©tudes primaires Ă  l’Ă©cole Mamadou KonatĂ©, puis Ă  l’Ă©cole fondamentale de N’Tomikorobougou. Après le lycĂ©e (1982-1985), Boubou CissĂ© s’envole pour la RĂ©publique FĂ©dĂ©rale d’Allemagne puis les Émirats Arabes Unis pour des Ă©tudes supĂ©rieures.

Il revient en France, prĂ©cisĂ©ment Ă  l’UniversitĂ© de lermont Ferrand, oĂą il passe un DEA en Ă©conomie du dĂ©veloppement. Boubou CissĂ© est Ă©galement titulaire d’un Doctorat en sciences Ă©conomiques, obtenu Ă  l’universitĂ© d’Aix-Marseille, en France.

Il entre Ă  la Banque mondiale oĂą il occupe le poste d’Economiste principal chargĂ© des opĂ©rations de 2005 jusqu’Ă  sa nomination dans le gouvernement d’Oumar Tatam Ly, le 8 septembre 2013. Avec lui, les finances du pays sont aujourd’hui au vert, selon plusieurs spĂ©cialistes.

Mahamane Baby, ministre de la Formation Professionnelle

Mahamane Baby avait 45 ans (nĂ© le 12 janvier 1968 Ă  Goundam dans la rĂ©gion de Tombouctou) quand il devenait, en 2013, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Il a survĂ©cu aux six remaniements ou rĂ©amĂ©nagements opĂ©rĂ©s sous IBK. Il est titulaire d’une maĂ®trise en anglais obtenu Ă  l’Ecole normale supĂ©rieure de Bamako (Ensup) et d’un DiplĂ´me d’Ă©tudes supĂ©rieures spĂ©cialisĂ©es (Dess) de Sup’ Management de Bamako. Fonctionnaire international des Nations unies, Mahamane Baby fit ses Ă©tudes  fondamentales Ă  Goundam, Nioro du Sahel et Gourma Rharous entre 1974 et 1980.  Il occupa successivement les fonctions de ChargĂ© de portefeuille CaraĂŻbes et Pacifique du Programme des Nations unies pour le dĂ©veloppement (Pnud), ChargĂ© de l’administration Ă  Icrisat et Coordinateur adjoint Ă  l’Usaid, Consultant Ă  la Banque mondiale.  A sa nomination comme ministre, il Ă©tait ChargĂ© du portefeuille Afrique de l’ouest et du centre au Pnud.

Moussa Sinko Coulibaly,  Directeur de l’EMP

L’actuel directeur de l’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye (oĂą IBK l’a nommĂ©) est un Ă©lĂ©ment de l’ex junte militaire de Kati. Il est nĂ© Ă  Bamako le 14 juillet 1972. Après le PrytanĂ©e militaire de Kati, Moussa Sinko Coulibaly suit les classes prĂ©paratoires de la Flèche en France de 1990 Ă  1992. Il obtient en 1995, le diplĂ´me de l’Ecole spĂ©ciale militaire de Saint-Cyr ; en 1996 un Brevet de chef de section du GĂ©nie militaire de l’Ecole supĂ©rieure et d’application du gĂ©nie d’Angers. De 2009 Ă  2010, il bĂ©nĂ©ficie d’une formation au Collège interarmes de dĂ©fense de YaoundĂ©, d’un cours de planification opĂ©rationnelle Kaiptc Ă  Accra au Ghana en 2006. Son expĂ©rience professionnelle le fait nommer instructeur permanent Ă  l’Emia de Koulikoro, d’octobre 1996 Ă  septembre 1998. De 2000 Ă  2001, Moussa Sinko Coulibaly est nommĂ© commandant de compagnie de la 261è compagnie et de support. Il est directeur de l’instruction de l’Ecole de maintien de la paix de 2010 Ă  mars 2012. Il prend part au coup d’Etat qui renverse le PrĂ©sident ATT. Moussa Sinko Coulibaly Ă©tait encore colonel et directeur de Cabinet du prĂ©sident du Cnrdre, lorsque les rĂŞnes du dĂ©partement de l’Administration territoriale, de la DĂ©centralisation et de l’AmĂ©nagement du territoire lui furent confiĂ©es, le 24 avril 2012, dans la première Ă©quipe constituĂ©e par la Transition. Il fut rĂ©gulièrement reconduit Ă  la tĂŞte d’un DĂ©partement dont l’intitulĂ© ne sera modifiĂ© qu’une fois durant cette pĂ©riode. Le 20 aoĂ»t 2012, il perdit “l’AmĂ©nagement du territoire” avant de le rĂ©cupĂ©rer le 11 dĂ©cembre suivant.

Moussa Sinko Coulibaly s’est patiemment, mais opiniâtrement, attelĂ© Ă  l’organisation de l’Ă©lection prĂ©sidentielle de 2013, dans un contexte oĂą l’entreprise semblait mission impossible. MalgrĂ© un couac dans la proclamation des rĂ©sultats partiels du premier tour dont le ministre tirera les leçons, une pluie de louanges a accueilli la bonne tenue des scrutins. Promu ensuite GĂ©nĂ©ral, IBK le reconduit Ă  la tĂŞte du ministère de l’Administration territoriale. Il quitte ensuite le gouvernement pour aller diriger l’Ecole de maintien de la paix.

 Abdoulaye Koumaré,  Ancien ministre, actuellement Ambassadeur

C’est l’autre membre et ministre de la junte de Kati que le PrĂ©sident IBK a reconduit dans son premier gouvernement. En 2013, le quadragĂ©naire Ă©tait ministre de l’Equipement et des Transports. Il vient d’ĂŞtre nommĂ© Ambassadeur du Mali en Espagne. NĂ© le 12 octobre 1972 Ă  Kadiolo, le GĂ©nĂ©ral Abdoulaye KoumarĂ© a frĂ©quentĂ© le PrytanĂ©e militaire de Kati, avant de poursuivre son cursus Ă  l’Ecole militaire d’administration de Koulikoro. En 1994, il devient Officier d’administration. Pour parfaire la formation acquise au Mali, il suit les cours de base d’officier logistique en 1997 Ă  BrĂŞme en RĂ©publique FĂ©dĂ©rale d’Allemagne, avant de bĂ©nĂ©ficier d’une autre formation au Collège prĂ©paratoire d’entrĂ©e aux universitĂ©s allemandes en 2001 Ă  Munich dans le mĂŞme pays. En 2003, il passe un DiplĂ´me d’Ă©tudes universitaires gĂ©nĂ©rales en sciences d’organisation  Ă©conomiques et financières Ă  Hambourg Ă  l’UniversitĂ© de l’ArmĂ©e fĂ©dĂ©rale d’Allemagne. Dans la mĂŞme universitĂ©, il dĂ©croche un Master en Ă©conomie et gestion d’entreprises. A Bamako, il participe Ă  plusieurs formations Ă  l’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye. Il Ă©tait justement, jusqu’Ă  son entrĂ©e au gouvernement de Transition en 2012, le directeur administratif et financier de l’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye.

Racine Seydou Thiam, Directeur de la Communication à la Présidence

A 40 ans, il est le plus jeune cadre Ă  occuper le poste de directeur de la Cellule de communication de la PrĂ©sidence de la RĂ©publique, une fonction jadis dĂ©volue Ă  des journalistes d’une certaine expĂ©rience professionnelle. Mais, en moins de temps qu’il n’en faut, Racine a su remettre sur les rails la Communication de la PrĂ©sidence. “Aux âmes bien nĂ©es, la valeur n’attend point le nombre des annĂ©es “, dit Corneille dans le Cid. L’illustration parfaite, c’est Racine Seydou Thiam.

NĂ© Ă  Bamako en 1976, l’ancien directeur de Communication de la sociĂ©tĂ© Orange Mali a frĂ©quentĂ© le Jardin d’enfant de l’Office des Postes et TĂ©lĂ©communications (OPT), puis l’Ă©cole Fondamentale de Badalabougou. Il obtient son BaccalaurĂ©at en sciences humaines au Collège Cheikh Anta Diop en 1997 ; un DUT en Marketing Management Ă  l’IUG en 2000. Il s’inscrit aussi Ă  l`Institut international de management du Conservatoire national des arts et mĂ©tiers d’OrlĂ©ans en France. Ses diplĂ´mes en main, Racine Thiam intègre l’Ă©quipe de vente de la Malienne de l’automobile, avant de se voir proposer le poste de Chef d’agence de Mali Vision Ă  SĂ©gou et Sikasso, cumulativement.

Il travaille ensuite en France, au Cabinet Nizon Consulting Ă  Angers oĂą il s’occupe de la conception des modules de formation. Puis il devient, de 2003 Ă  2006, Chef de produit tĂ©lĂ©marketing Telog France. De fin 2006 Ă  2008, il est le directeur adjoint Marketing & Communication de la Bdm-sa. De 2008 Ă  2013, il sera tour Ă  tour chef Division communication puis directeur de la Communication et des Relations extĂ©rieures d’Orange Mali. Parallèlement, Racine Thiam est consultant international en marketing et communication et promoteur du groupe ISC Business School comprenant l’Institut supĂ©rieur de commerce Business School et Global Initiative Consult

Au plan politique, Racine Thiam est le prĂ©sident du parti Convergence d’actions pour le peuple (CAP) dont il fut le candidat Ă  l’Ă©lection prĂ©sidentielle de 2013. Au 2Ă© tour, il appelle Ă  voter pour le candidat Ibrahim Boubacar KĂ©ĂŻta dont il gère la communication aujourd’hui.

Arouna Modibo Touré,PDG de PMU-Mali

Beaucoup d’autres jeunes cadres sont nichĂ©s dans des services Ă©tatiques pour un dĂ©veloppement harmonieux du pays et Ă  la grande satisfaction de la jeunesse malienne. Le mĂ©rite est d’autant plus grand que leur choix s’est fait suite Ă  un appel Ă  candidatures, justifiant ainsi leurs compĂ©tences. C’est le cas de l’actuel Pdg du Pmu-Mali, Arouna Modibo TourĂ©. C’est sans conteste l’un des meilleurs choix opĂ©rĂ©s par le PrĂ©sident IBK depuis qu’il est Ă  la tĂŞte du pays. En l’Ă©crivant, nous n’exagĂ©rons nullement tant la sociĂ©tĂ© du Pari mutuel urbain du Mali Ă©tait en lambeaux quand Papou (son nom intime) en prenait les rĂŞnes. Plus de 34 milliards de Fcfa s’Ă©taient volatilisĂ©s Ă  cause d’une mauvaise gouvernance sans prĂ©cĂ©dent. L’entreprise Ă©tait en passe de mettre la clĂ© sous le paillasson quand arriva celui qui va s’avĂ©rer ĂŞtre comme le messie. En plus de la crise de trĂ©sorerie, la tension sociale et syndicale Ă©tait telle que l’explosion du Pmu-Mali Ă©tait imminente. Aujourd’hui, tout est rentrĂ© dans l’ordre grâce Ă  la touche Arouna Modibo TourĂ© : la confiance est rĂ©instaurĂ©e entre la direction et le personnel ; les cadres et agents compĂ©tents sont appelĂ©s au service ; les parieurs ont repris le chemin des kiosques ; l’argent est aux parieurs et les gains Ă  la Nation.

Il ne pouvait en ĂŞtre autrement si l’on sait qu’Arouna Modibo TourĂ© dit Papou est avant tout un financier, un comptable, un gestionnaire qui a fait ses preuves partout oĂą il est passĂ©. Directeur financier et comptable de l’Agence nationale d’investissement des collectivitĂ©s territoriales (Anict), cet expert comptable de mĂ©tier y a gravi tous les Ă©chelons avant de se hisser Ă  la tĂŞte de la Direction financière. Il est passĂ© par la sociĂ©tĂ© Abb Sae Spa, le Cabinet d’audit et d’expertise comptable Nicolas Kouvahey, la sociĂ©tĂ© d’expertise et de commissariat TourĂ© & AssociĂ©s, et la sociĂ©tĂ© Impregilo Succursale Mali.

Avant sa nomination comme PrĂ©sident directeur gĂ©nĂ©ral du Pmu-Mali en janvier 2015, Arouna a fait un passage Ă©clair Ă  l’Anpe (novembre-dĂ©cembre 2014) en qualitĂ© de directeur gĂ©nĂ©ral. DiplĂ´mĂ© de Sciences-Po de Paris avec un “ExĂ©cutif Master” en gestion publique et Management, Arouna Modibo TourĂ© est Ă©galement dĂ©tenteur du DiplĂ´me de cadre dirigeant, obtenu Ă  l’Escp-Europe (Ecole supĂ©rieure de commerce et des affaires de Paris) ; d’un Certificat en leadership dans le secteur public de l’Enap QuĂ©bec (Canada) ; du Certificat d’administrateur de logiciel de gestion (Sage) et de ContrĂ´le de gestion et systèmes comptables intĂ©grĂ©s. N’oublions pas enfin qu’Arouna Modibo TourĂ© est un sortant de l’Ecole nationale d’administration (ENA) de Bamako, section Sciences Ă©conomiques et de gestion, en 1996. C’est un jeune cadre sĂ©rieux et très brillant qui est appelĂ© un jour Ă  occuper d’autres plus hautes fonctions.

Nock Ag Ibrahim Ă  l’Anpe

Nock Ag Ibrahim, Inspecteur de SĂ©curitĂ© sociale, a Ă©tĂ© nommĂ© comme directeur gĂ©nĂ©ral de l’Agence nationale pour l’Emploi (Anpe) Ă  l’issue du Conseil des ministres du vendredi 04 Septembre 2015. Cette nomination longtemps attendue venait mettre fin Ă  huit mois de vacance du poste survenue depuis la nomination de l’ancien directeur, Arouna Modibo TourĂ©, comme Pdg du Pmu-Mali. Lors de la passation de service le 30 septembre 2015, Ibrahim Ag Nock, jeune cadre compĂ©tent et dynamique, a saluĂ© l’Ă©norme travail abattu par son prĂ©dĂ©cesseur avant de demander Ă  l’ensemble des travailleurs d’ĂŞtre disponibles, de travailler en bonne intelligence avec les autres structures de l’Emploi, en un mot de faire de la synergie d’actions une rĂ©alitĂ© tangible.Il s’est  dit ouvert  Ă  tous car il s’agit de faire du vĹ“u du prĂ©sident de la RĂ©publique Ibrahim Boubacar Keita une rĂ©alitĂ©, Ă  savoir la crĂ©ation d’emplois massifs. Il a Ă©galement ajoutĂ© que l’Emploi est un dĂ©fi qu’il convient de relever. “Pour 2016, je veillerai Ă  ce que les programmes d’Emploi de proximitĂ© soient traduits dans les faits “, avait-il conclu.

Amadou CissĂ© Ă  l’Apej

C’est avec rigueur que le nouveau directeur gĂ©nĂ©ral de l’Agence pour l’emploi des jeunes (Apej) Amadou CissĂ©, gère dĂ©sormais cette structure. VĂ©ritable vache laitière (qui a conduit tous ses directeurs en prison) pour tous les agents qui y avaient instaurĂ© un système bien rodĂ© de dĂ©tournements Ă  la pelle, l’actuel directeur gĂ©nĂ©ral entreprit aussitĂ´t de faire le mĂ©nage. Ce qui lu valut une adversitĂ© fĂ©roce Ă  laquelle il a heureusement su faire face.De sources dignes de foi, la mĂ©thode a portĂ© ses fruits avec des magouilles et fraudes dĂ©couvertes dans certaines agences rĂ©gionales. Aujourd’hui, Ă  l’Apej, tout est “clean”, les francophones diront “propre”.

Mouhamed Albachar Touré de FAFPA

Sa nomination au poste de directeur gĂ©nĂ©ral du Fafpa constitue le parfait exemple de promotion interne car Mouhamed Albachar TourĂ© Ă©tait dĂ©jĂ  le directeur administratif et financier du Fafpa au moment oĂą le PrĂ©sident IBK le projetait Ă  la tĂŞte de cette structure.  Produit de l’Ecole nationale d’Administration (Ena), le jeunot a eu très tĂ´t le sens des responsabilitĂ©s. Ce qui le conduisit sur la voie syndicale oĂą il a eu Ă  parfaire son talent en matière d’Ă©coute et de nĂ©gociation. Ce qui lui est utile de nos jours pour conduire les destinĂ©es du Fafpa, une maison qu’il connaĂ®t pour y avoir travaillĂ© depuis plus d’une dĂ©cennie.

Mohamed Aly Ag Ibrahim

Beaucoup de Maliens dĂ©couvrent le titulaire du ministère du DĂ©veloppement industriel, un nouveau dĂ©partement crĂ©Ă© au Mali. Mais, ceux qui connaissent Mohamed Aly Ag Ibrahim disent qu’IBK ne s’est point trompĂ© de choix. Ils semblent d’autant plus avoir raison que le prĂ©sident de la RĂ©publique l’a vraisemblablement fait en connaissance de cause, puisque jusqu’Ă  sa nomination, il Ă©tait conseiller technique Ă  la PrĂ©sidence.

Son expĂ©rience professionnelle, certes proportionnelle Ă  sa jeunesse (la quarantaine), en dit long sur ses capacitĂ©s Ă  relever le dĂ©fi de l’industrialisation au Mali.

Mohamed Aly Ag Ibrahim est dĂ©tenteur d’une maĂ®trise en Droit privĂ©, option Affaires, obtenue Ă  la FacultĂ© des sciences juridiques de l’UniversitĂ© de Bamako il y a une quinzaine d’annĂ©es, avant de suivre un cycle international d’Administration publique en marchĂ©s Ă  Paris. De 2006 Ă  2011, il fut conseiller juridique Ă  l’Agence d’exĂ©cution des travaux d’entretien routier (Ageroute) oĂą le directeur gĂ©nĂ©ral lui faisait rĂ©gulièrement recours pour assurer l’intĂ©rim. Il a participĂ© Ă  plusieurs sĂ©minaires, notamment dans la passation des marchĂ©s de fournitures, Ă©quipements et sĂ©lection des consultants, cours approfondis en passation de marchĂ©, exĂ©cution et contentieux des marchĂ©s publics Ă  Paris, ou encore l’exĂ©cution et le suivi des contrats, litiges contentieux et arbitrages des marchĂ© publics.

Housseini Amion Guindo, ministre des Sports

Il a 46 ans (nĂ© le 21 avril 1970 Ă  Bandiagara dans le plateau dogon). Le prĂ©sident de la Convergence pour le dĂ©veloppement du Mali (Codem), est aujourd’hui l’un des quatre chefs de parti membres de l’Ă©quipe gouvernementale actuelle. Il occupe le portefeuille des sports depuis avril 2014. DiplĂ´mĂ© de l’ENSup (Ecole normale supĂ©rieure de Bamako) en 1997, Housseini Amion Guindo devient Professeur d’histoire et gĂ©ographie au lycĂ©e Monseigneur Montclos de Sikasso, puis consultant au compte d’une Ong dĂ©nommĂ©e “Fonds d’investissement local”. Il se met alors Ă  son compte et ouvre le lycĂ©e Amion de Sikasso.Comme ministre des Sports, l’ancien prĂ©sident du Stade malien de Sikasso en 2004 et 3ème vice prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration malienne de football, renoue avec une famille sportive qu’il connaĂ®t bien. Les rĂ©sultats sont lĂ . Connu dans le monde associatif, Housseini Amion Guindo, communĂ©ment appelĂ© Poulo, l’est encore plus en politique. En 2005, Ă©lu dĂ©putĂ© Ă  l’AssemblĂ©e nationale comme candidat indĂ©pendant, il rejoint ensuite le Rassemblement pour le Mali (Rpm) avant de claquer la porte en 2007. Il est depuis 2008 prĂ©sident de la Codem, un parti qui se veut une organisation politique Ă  vocation africaine visant la construction au Mali d’un Etat rĂ©publicain et dĂ©mocratique dotĂ© d’une Ă©conomie de marchĂ©, Ă  visage humain, dont il est le porte drapeau Ă  la PrĂ©sidentielle de juillet 2013 oĂą il se classe 5è au premier tour. Il est battu lors des lĂ©gislatives de la mĂŞme annĂ©e Ă  Sikasso.

 Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo ministre de la Culture

L’ancienne directrice gĂ©nĂ©rale de l’agence de communication Star Com, Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo, est depuis le premier gouvernement de Moussa Mara (Avril 2014) en charge du dĂ©partement de la Culture. Elle a ensuite cumulĂ© l’Artisanat, le Tourisme et de la Culture, avant que le dĂ©partement de la Culture ne redevienne seul dans le dernier gouvernement du 7 juillet 2016. Elle continue de s’en occuper. Tant mieux car Ramatoulaye Diallo entend mener le combat contre la piraterie et pour ce faire, elle a dĂ©jĂ  fait adopter en Conseil des ministres un texte qui constitue un pas dĂ©cisif en ce sens. Les artistes ont applaudi.

Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo est titulaire de nombreux diplĂ´mes supĂ©rieurs dont un 3ème cycle professionnel (Master II) en management stratĂ©gique et intelligence Ă©conomique de l’Ecole de guerre Ă©conomique (EGE) Paris en 2012 et d’autres obtenus aux USA.  La ministre de la Culture, qui est promotrice d’une sociĂ©tĂ© de vente de produits et Ă©quipements mĂ©dicaux avant de dispenser des cours d’intelligence Ă©conomique dans plusieurs universitĂ©s, n’est donc pas en terrain inconnu.Un peu plus de la quarantaine rĂ©volue, Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo use d’une grande expĂ©rience acquise dans les domaines du lobbying et plaidoyer, de la communication et du management au service de l’Ă©conomie culturelle du Mali. Ses atouts ne se limitent pas Ă  sa maitrise de l’environnement Ă©conomique et social du pays. Et encore moins Ă  ses aptitudes informatiques. Ils rĂ©sident surtout dans sa capacitĂ© Ă  concevoir et exĂ©cuter des projets. De 2009 Ă  2013, parallèlement Ă  ses activitĂ©s ordinaires dans le domaine de la communication, la Ministre Diallo a effectuĂ© des missions de haut niveau en collaboration avec l’Union europĂ©enne, Mali challenge account ou encore avec le projet “Rempart”. Entre deux voyages, elle dispense des cours Ă  Sup’Managment. Active, elle crĂ©Ă© en 2007 l’opĂ©ration “Citoyen jusqu’au bout” destinĂ©e Ă  inciter les diffĂ©rentes couches de la population Ă  prendre activement part aux Ă©lections de 2007. L’annĂ©e d’avant, elle dirigeait dĂ©jĂ  la Foire rĂ©gionale du dĂ©veloppement organisĂ©e par la Banque mondiale. Elle a publiĂ© un livre sur les “Enjeux gĂ©oĂ©conomiques et stratĂ©giques dans la bande sahĂ©lo-saharienne” et conçu le projet “DĂ©fis”, un projet solidaire pour lier Ă©conomiquement le nord et le sud du Mali. Ce n’est donc pas pour rien qu’elle est toujours dans le gouvernement.

Boukary Sidibé dit Kolon, nouvel Ambassadeur du

Mali aux Emirats Arabes Unis

Le monde sportif, à l’unisson, salue  la nommination de Boukary Sidibé dit Kolon au poste d’Ambassadeur du Mali aux Emirats Arabes Unis.  En marge de la finale de la Coupe de la Ligue de football de Koulikoro, un vibrant hommage a été rendu au nouvel Ambassadeur pour tout ce qu’il a fait dans le cadre du développement du football malien. Cela, à travers des messages pleins d’émotions, notamment de la part du président de la Fédération malienne de football, Boubacar Baba Diarra, du doyen des présidents des ligues, Mamadou Bathily Dramé, ainsi que de l’ancien président de la FEMAFOOT, Amadou Diakité. Ils ont tous salué le Président IBK pour cette marque de confiance placée en Kolon. “Il me semble opportun de parler d’un membre qui a eu une promotion, il a été nommé Ambassadeur du Mali dans les Emirats. Je veux parler de Boukary Sidibé, 1er vice-président du Comité exécutif. C’est une reconnaissance du mérite, malgré son jeune âge. Cet honneur fait à Kolon touche également le Comité exécutif de la Femafoot où Kolon a montré son savoir-faire en prenant une part très importante aux résultats obtenus tant au niveau national qu’à celui de son club d’origine. Dévoué, disponible et respectueux, il l’a été tout le temps de notre compagnonnage. Face aux grandes décisions à prendre, il a toujours mis en avant le droit d’aînesse. Il a tissé des rapports de convivialité avec tous les membres de l’environnement du football. Il a aidé à régler les problèmes les plus inextricables du football malien. Il laisse un grand vide derrière lui, difficile à combler”dira le président de la Femafoot. Avant de conclure ainsi: “Je voudrais que Kolon sache qu’il reste membre de la grande famille du football et que de son poste d’Ambassadeur du Mali, nous lui demandons de ne point oublier le football auquel il a rendu beaucoup de services”  dira Boubacar Baba Diarra.

L’ancien président de la Fédération malienne de football, Amadou Diakité, garde un très bon souvenir sur Boukary Sidibé dit Kolon : “J’ai connu Kolon en tant joueur du Stade Malien de Bamako et ensuite en tant que dirigeant sportif. Je pense qu’il vient d’avoir une marque de confiance du président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, qui honore sa personne et le football malien. Ce qui prouve que notre football est dirigé par des gens compétents et des gens qui peuvent représenter le Mali a des niveaux très élevés. Mais c’est aussi une grande perte pour le football malien. Bien sûr, Kolon restera toujours dans la grande famille, mais ce ne sera pas comme une présence quotidiennement où il peut prendre des décisions pour conseiller. Nous savons la tâche qui lui est confiée, une mission du pays. Nous espérons qu’à la fin de cette mission, le football malien sera  toujours là et l’attendra pour bénéficier de son service” a déclaré Amadou Diakité.

Notons que sa passion pour le sport, principalement le football, est sans commentaire. Boukary SidibĂ© a dans son cĹ“ur un club : le Stade Malien de Bamako (toutes sections confondues). De 2006 Ă  2010, il est le vice-prĂ©sident du Stade malien de Bamako. Son pouvoir s’Ă©largit. En 2010, il est Ă©lu Ă  l’unanimitĂ© prĂ©sident du club. Depuis quelques semaines, il a dĂ©lĂ©guĂ© Youssouf TraorĂ© dit Bani, Pdg de Bani Transport, pour gĂ©rer les affaires du club. Comme Kolon aime le dire le plus souvent : “Le Stade, c’est ma vie”.

Depuis octobre 2013, il assure le poste de 1er vice-prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration malienne de football, chargĂ© de l’Ă©quipe nationale “Les Aigles du Mali”. Ce n’est pas tout. Boukary SidibĂ© dit Kolon est Ă©galement membre de la Commission des finances de la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football (CAF).

Notons que Kolon est depuis 2010 Chevalier de l’Ordre national du Mali.  Boukary SidibĂ© a Ă©galement reçu une autre distinction honorifique : en 2005, il a Ă©tĂ© Ă©levĂ© au rang de Consul honoraire de la RĂ©publique Centrafrique au Mali. Par cette nomination, Kolon est donc comme ce soldat envoyĂ© en mission par le prĂ©sident de la RĂ©publique, pour rehausser l’image du Mali Ă  l’extĂ©rieur et renforcer la prĂ©sence de notre pays sur la scène internationale.

Amadou KoĂŻta, ministre de la Jeunesse et de la Construction citoyenne

MĂŞme s’il n’est pas un bon modèle pour la Jeunesse par son parcours sinueux laissant apparaĂ®tre un manque de constance et de fidĂ©litĂ© dans ses positions politiques et ses idĂ©aux, Amadou KoĂŻta a Ă©tĂ© quand mĂŞme promu par le PrĂ©sident IBK qu’il ne cessait de vouer aux gĂ©monies, il y a tout juste quelque temps. Membre de l’opposition dont il jouait le rĂ´le de porte-parole il y a si peu, Amadou KoĂŻta, du haut de ses 44 ans, est connu des jeunes du Mali, mais pas toujours avec la bonne image qui sied Ă  un poste comme celui qui lui est confiĂ©. Ancien secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du comitĂ© Aeem de l’Ecole nationale d’Administration et aujourd’hui prĂ©sident du parti socialiste YĂ©lĂ©Ă©n Kura, Amadou Kota est champion de valse : prĂ©sident de la jeunesse du Mouvement citoyen (2005-2010) puis du Parti pour le dĂ©veloppement Ă©conomique et social (Pdes, 2009-2010), il accompagne par la suite Jeamille Bittar pour lancer l’Umam, avant de quitter encore, peu de temps après, pour crĂ©er le parti Ps YĂ©leen-Kura. Ouf !!! Certainement qu’il se fixera dans cette formation qu’il dirige Ă  sa guise et se trouve ainsi libre de valser comme il le voudra au grĂ© de la musique du jour. D’ailleurs, aussitĂ´t après sa nomination, la jeunesse ne s’est pas empĂŞchĂ©e de penser Ă  une rĂ©compense pour le rĂ´le trouble jouĂ© rĂ©cemment contre l’opposition politique qu’il venait de trahir pour rejoindre le camp prĂ©sidentiel.

Réalisé par la Rédaction

 

 

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7 COMMENTAIRES

  1. la vraie jenesse competente est a faire retourner au Mali, elle est a l’etranger, entrain de servir parce que les incompetents locaux ont ete mis pour favorits! 🙂

  2. Boubou est calme, Toure’ gagna a’ PMU-MALI, Sinko est un frere (tout ce qu’un COULIBALY FAIT EST BIEN), j’ai un faible pour Rama, Koita c’est TONTON ATT-DJITO, Ben Barka est le fils de BARIKA…etc!!! Je suis surpris de ne pas voir le petit Karim Keita sur la liste!!! MALIWEB, AW KA DO BO AW KA NIENGO YA LA !!!! QUE FAITES VOUS DE MARA QUI ETAIT PM? JE SAIS QUE TATAM A 70 ANS ET COULIBALY DE LA DEFENSE VIENT DE CELEBRER SES 100 ANS!!!!
    MALIWEB, POURQUOI VOULEZ-VOUS ETRE LE SYMBOLE DE LA MEDIOCRITE’???????????????

  3. désolé , parler de jeunesse sans innovation et de comportement politique ne veut absolument rien dire , la crise de 2012 nous doit nous inspirer à faire
    la politique autrement , et c’est bien lĂ  que la jeunesse sera utile Ă  incarner cette espĂ©rance en faisant le bilan dramatique de l’effondrement , de nos Ă©coles , notre armĂ©e , notre système de santĂ© , notre Ă©conomie gangrenĂ©e par la corruption et l’affairisme de toutes sortes ( plus de quarante annĂ©es de bazar et fiasco politique ! ) , enfin de justifier un changement radical d’approche de pratique politique que le pays a tant besoin

  4. Monsieur le PrĂ©sident de la RĂ©publique , nommez Monsieur AROUNA MODIBO TOURE comme ministre et vous allez voir ses vraies performances ! Vive la Jeunesse Malienne et qu’Allah vous assiste et guide vos Pas ! Amin !

    • vs ns proposez un toure ou encore des maiga ,cisse ou haidara…? 🙂

  5. ils ne representent pas la jeunesse mais la famille d ibkon c tout on les connait tous dite des choses qui nous font avancer au lieu des bobards

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