Les 10 coups d’Etat les plus foireux

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Tour d’horizon de ces putschs qui n’ont pas fait long feu par malchance, coup du sort ou amateurisme. Ou qui ont eu des effets dĂ©sastreux sur les pays qui en ont Ă©tĂ© victimes. L’Afrique est sans conteste le continent qui dĂ©tient le record des coups d’Etat au monde. Peu aprĂšs la vague des indĂ©pendances dans les annĂ©es 1960, les conflits sociopolitiques nĂ©s de la crĂ©ation des Etats postcoloniaux a engendrĂ© l’immixtion frĂ©quente des armĂ©es nationales dans le jeu politique. Au prĂ©texte que les militaires sont les seuls garants de l’unitĂ© et de la stabilitĂ© en pĂ©riode de crise.  Mais ce ne sont pas toujours ces contextes qui entraĂźnent des coups d’Etat en Afrique. Il y a aussi la tentation du pouvoir, et par consĂ©quent des privilĂšges et des honneurs qui vont avec. Certains pays comme le BĂ©nin se sont mĂȘme rendus cĂ©lĂšbres par le passĂ© en devenant le “Champion des coups d’Etat, toutes catĂ©gories confondues” en Afrique. Il y a certes coup d’Etat et coup d’Etat, et nombre d’entre eux ont Ă©tĂ© vraiment foireux.

1- Mali, le putsch le plus inopportun du monde

Amadou Haya Sanogo

Le 22 mars 2012, Ă  quelques jours de la fin du mandat du prĂ©sident Amadou Toumani TourĂ©, le capitaine Amadou Sanogo et des Ă©lĂ©ments du camp militaire de Kati ont attaquĂ© le palais prĂ©sidentiel de Koulouba Ă  Bamako. Le prĂ©sident qui est un ancien commando parachutiste n’a dĂ» la vie sauve qu’Ă  son expĂ©rience militaire et Ă  ses plus fidĂšles anciens compagnons d’armes qu’on appelle communĂ©ment les “BĂ©rets rouges.”

L’Afrique et le monde entier dĂ©couvre alors les visages des putschistes et celui de leur chef, l’ubuesque capitaine Amadou Sanogo. Des putschistes qui ont mis du temps Ă  se prĂ©senter aprĂšs le coup d’Etat et qui peinaient Ă  lire Ă  la tĂ©lĂ©vision nationale leur profession de foi.

Qualifiant l’ex-prĂ©sident dĂ©chu d’incompĂ©tent face Ă  la rĂ©bellion des indĂ©pendantistes du Mouvement national pour la libĂ©ration de l’Azawad (MNLA), ils n’ont cependant pas daignĂ© affronter les rebelles du Nord avec leurs alliĂ©s islamistes touareg d’Ansar Dine.

La CommunautĂ© Ă©conomique des Etats d’Afrique de l’ouest (CĂ©dĂ©ao) a donc fini par imposer un embargo total contre les putschistes et les menacer d’une intervention militaire face Ă  leur volontĂ© affichĂ©e de conserver le pouvoir.

Face Ă  ces menaces, ils se retirent comme ils Ă©taient venus avec leur fameux ComitĂ© national pour le redressement de la dĂ©mocratie et la restauration de l’Etat (CNRDRE) Ă  l’issue de la signature d’un accord-cadre avec la CĂ©dĂ©ao.

La lĂ©galitĂ© constitutionnelle et les institutions rĂ©publicaines sont restaurĂ©es mais les dĂ©sormais ex-putschistes dont la prise du pouvoir n’a durĂ© qu’un peu plus de deux semaines ne continuent pas moins de jouer les trouble-fĂȘte sur la scĂšne politique malienne.

MĂȘme aprĂšs l’investiture de l’ancien prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale, Dioncounda TraorĂ©, en tant que prĂ©sident par intĂ©rim de la RĂ©publique et la nomination de Cheick Modibo Diarra comme Premier ministre avec les pleins pouvoirs ainsi que le voulait l’ex-junte militaire. Ils compliquent ainsi du coup, la reconquĂȘte du Nord et la restauration de l’intĂ©gritĂ© territoriale du Mali.

2- Guinée-Bissau, un sérieux problÚme de généraux

La GuinĂ©e-Bissau a supplantĂ© le BĂ©nin jadis considĂ©rĂ© comme le champion des coups d’Etat en Afrique. On ne les compte plus maintenant dans ce pays depuis qu’il est passĂ© sous la coupe rĂ©glĂ©e de militaires mafieux, trafiquants d’armes et de drogue invĂ©tĂ©rĂ©s.

Dernier en date, le coup d’Etat qui a renversĂ© le rĂ©gime de Carlos Gomes Junior dans l’entre-deux tours de la prĂ©sidentielle du 29 avril 2012. Mais celui qui a le plus marquĂ© les esprits en Afrique reste le dernier de la sĂ©rie du gĂ©nĂ©ral Ansoumane ManĂ©. Le 5 juin 1998, le prĂ©sident Joao Bernado Vieira, ancien compagnon de guerre contre les Portugais du pĂšre de l’indĂ©pendance Amilcar Cabral, le limoge de son poste de chef d’Etat-major de l’armĂ©e.

En conflit permanent avec lui, il dĂ©clenche une tentative visant Ă  le renverser le 7 juin 1998. La situation tourne malheureusement Ă  une guerre de tranchĂ©es entre ses partisans et les militaires loyalistes. Bissau, la capitale du pays, pilonnĂ©e de toutes parts par les belligĂ©rants se vide d’une grande partie de ses habitants face Ă  la violence et l’horreur des combats.

AprĂšs une accalmie, les combats reprennent en mai 1999. Les rebelles rĂ©ussissent finalement Ă  chasser Joao Bernado Vieira et s’emparent du pouvoir. S’ensuit une longue guerre civile qui aboutit, grĂące aux bons offices de la communautĂ© internationale, Ă  une transition dĂ©mocratique et l’organisation des Ă©lections.

L’avĂšnement du prĂ©sident Kumba Yala Ă  la magistrature suprĂȘme le 16 janvier 2000 n’a pas l’heur de plaire au gĂ©nĂ©ral Ansoumane ManĂ©. C’est que la junte militaire a pris goĂ»t au pouvoir.

Le haut-gradĂ© s’offre le luxe de refuser une promotion de gĂ©nĂ©ral quatre Ă©toiles que lui propose Kumba Yala pour essayer de tempĂ©rer ses ardeurs. Le gĂ©nĂ©ral Verissimo Correira Seabra, ancien compagnon de ManĂ© lors de la tentative de coup d’Etat de 1998, est nommĂ© chef d’Etat-major.Mais Ansoumane ManĂ© considĂšre l’armĂ©e bissau-guinĂ©enne comme son Ă©manation. Il dĂ©clenche une Ă©niĂšme tentative de coup d’Etat en tentant de faire remplacer son ancien compagnon Verissimo Correira Seabra de son poste de chef d’Etat-major des armĂ©es et le met en rĂ©sidence surveillĂ©e.

Il s’Ă©chappe et Ă  la suite de violents combats qui s’engagent entre les forces gouvernementales et les militaires fidĂšles Ă  Ansoumane ManĂ©, ce dernier est tuĂ© le 30 novembre 2000 dans des conditions qui restent encore difficiles Ă  dĂ©terminer. Et le gĂ©nĂ©ral Verissimo Correira Seabra conserve son poste.

 

3- Madagascar, la tradition des maires putschistes

En 2002, Marc Ravalomanana, alors maire d’Antananarivo arrive au pouvoir grĂące Ă  la pression de ses partisans dans la rue contre le prĂ©sident Didier Ratsiraka. En mars 2009, Andry Rajoelina, son successeur Ă  la mairie d’Antananarivo l’Ă©vince Ă  son tour de la mĂȘme façon. L’ancien D.J devenu prĂ©sident de la RĂ©publique conserve le soutien d’une bonne partie de l’armĂ©e malgache.

Pendant que les Malgaches se préparent à se prononcer sur la toute nouvelle Constitution du pays, un groupe de militaires annoncent avoir pris le pouvoir. Le 7 février 2009, le chef de file Noël Rakotonandrasana, ancien ministre des Forces armées démis de ses fonctions déclare:

“A partir de maintenant, toutes les institutions existantes sont suspendues, et c’est un ComitĂ© militaire qui va gĂ©rer les affaires du pays”.

Des rencontres discrĂštes entre des militaires pro-Ravolamanana et pro-Rajoelina au sein de l’armĂ©e parviennent Ă  dĂ©crisper la tension. Non sans affrontements entre civils et militaires Ă  proximitĂ© du camp des mutins proche de l’aĂ©roport. La tentative de coup d’Etat Ă©choue avant mĂȘme d’avoir commencĂ©.

4- Sierra Leone, alliance de circonstance pour pouvoir éphémÚre

Le 25 mai 1997, le capitaine Paul Johnny Koroma prend le pouvoir en Sierra Leone et force le prĂ©sident dĂ©mocratiquement Ă©lu, Ahmed Tejan Kabbah Ă  l’exil. Il s’allie avec le tristement cĂ©lĂšbre Revolutionnary United Front (Front rĂ©volutionnaire uni- RUF) du caporal Foday Sankoh pour gĂ©rer le pays.

Sous l’Ă©gide du prĂ©sident du Nigeria, Sani Abacha, la CĂ©dĂ©ao au moyen de l’Ecomog Peace Keeping Force (Force de maintien de la paix de la CĂ©dĂ©ao) intervient militairement et chasse les putschistes du pouvoir. Le 10 mars 1998, la CĂ©dĂ©ao rĂ©installe le prĂ©sident lĂ©gitime Ahmed Tejan Kabbah Ă  Freetown, la capitale du pays.

5- GuinĂ©e-Conakry, la parenthĂšse Dadis Camara, l’agitĂ©

Dadis Camara

C’est sous le nom de Conseil national pour la dĂ©mocratie et le dĂ©veloppement (CNDD) que le capitaine Moussa Dadis Camaraet ses hommes s’emparent du pouvoir le 22 dĂ©cembre 2008.

Au prĂ©texte de combattre les trafiquants de drogue qui se servent du pays, les BĂ©rets rouges du CNDD agissent comme des conquĂ©rants d’une autre Ă©poque. Ce qui fait dire un Ă  un avocat guinĂ©en:

“Le combat contre le trafic de drogue est noble, mais ils s’en servent comme excuse pour agir comme des criminels de droit commun -s’emparant de vĂ©hicules, d’argent, de bijoux- qu’est-ce que cela a avoir avec les drogues? Ils n’ont trouvĂ© de la drogue chez aucun de mes clients. Il n’existe dans aucun de ces cas de plainte lĂ©gitime, ou tout au moins aucune qui ait Ă©tĂ© confirmĂ©e.”

Le président Moussa Dadis Camara, convoque et limoge des responsables administratifs sans autre forme de procÚs, organise des shows télévisés en exhibant de prétendus trafiquants de drogue ou de prévaricateurs. Un capitaine qui joue sur la fibre patriotique dans le pur style du président Hugo Chavez du Venezuela.

Dans un sursaut dĂ©mocratique, l’opposition et la sociĂ©tĂ© civile manifestent contre un pouvoir ubuesque au grand stade de Conakry. La garde prĂ©torienne dĂ©barque, bastonne, viole les femmes, et tire sur la foule. Le bilan est lourd: 87 morts officiellement mais 128 pour l’opposition et 157 pour l’organisation guinĂ©enne des droits de l’homme et de nombreux blessĂ©s.

Le chef de la garde prĂ©torienne, Toumba DiakitĂ©, y est directement impliquĂ©. Cette rĂ©pression sanglante des manifestants va sonner le glas de l’Ăšre Moussa Dadis Camara. D’autant plus que la communautĂ© internationale et la Cour pĂ©nale internationale rĂ©clament des comptes Ă  celui-ci.

AcculĂ©, il livre Toumba DiakitĂ© Ă  la commission d’enquĂȘte internationale. Pour se venger, il tente d’assassiner le prĂ©sident en tirant sur lui Ă  bout portant. EvacuĂ© au Maroc pour des soins, l’empĂȘchement du capitaine Moussa Dadis Camara permet au mĂ©diateur Blaise CompaorĂ©, le prĂ©sident du Burkina, d’ouvrir la voie Ă  une transition dĂ©mocratique avec son remplaçant, le gĂ©nĂ©ral SĂ©kouba KonatĂ©. Laquelle aboutit Ă  l’Ă©lection du prĂ©sident Alpha CondĂ©.

6- CĂŽte d’Ivoire, le putsch par lequel la division est arrivĂ©e

Le 19 septembre 2002, tandis que le prĂ©sident ivoirien Laurent Gbagbo est en visite officielle en Italie, des hommes armĂ©s tentent de s’emparer du pouvoir Ă  Abidjan, la capitale Ă©conomique du pays.

Mais la tentative de coup d’Etat Ă©choue. Ils se retirent dans le nord du pays Ă  BouakĂ© et consacre la division du pays en deux. C’est le dĂ©but de la longue crise ivoirienne qui dure depuis une dĂ©cennie.

Le mouvement des rebelles du Nord s’appelle Mouvement patriotique de CĂŽte d’Ivoire (MPCI). Son chef politique n’est autre que Guillaume Soro (actuel prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale) et son chef militaire est le sergent Ibrahim Coulibaly dit IB. Lequel a Ă©tĂ© tuĂ© aprĂšs la capture du prĂ©sident Laurent Gabgbo par les Forces rĂ©publicaines de CĂŽte d’ivoire (FRCI) d’Alassane Ouattara (actuel prĂ©sident de CĂŽte d’Ivoire).

A en croire Guy Labertit, ex-délégué Afrique du Parti socialiste français:

“Tous les gens de Ouattara ont Ă©tĂ© impliquĂ©s dans des tentatives de coups d’Etat: en 1999, le coup contre Henri Konan BĂ©diĂ©perpĂ©trĂ© par le gĂ©nĂ©ral Robert GueĂŻ est en rĂ©alitĂ© fait pour Ouattara, qui parle alors de “rĂ©volution des Ɠillets”.

Manque de pot, GueĂŻ se plaĂźt au pouvoir et fait adapter le Constitution. Sous GueĂŻ, les hommes de Ouattara sont impliquĂ©s dans plusieurs complots pour dĂ©stabiliser la junte, celui du “Cheval blanc” en septembre 2000 et celui de la “Mercedes noire” en janvier 2001.

En septembre 2002, il recrute un certain Moustapha Chafi (un intermĂ©diaire d’origine mauritanienne et nigĂ©rienne, proche de Blaise CompaorĂ©, qui a notamment servi Ă  la libĂ©ration d’otages faits par Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) au Mali, ndlr) pour l’aider Ă  lever la rĂ©bellion des nordistes.”

La suite, on la connaĂźt: l’organisation de la prĂ©sidentielle du 28 novembre 2010 sous la pression de la communautĂ© internationale, la crise postĂ©lectorale, l’intervention de la France et de l’Onu dans la guerre qui a conduit Ă  l’arrestation et le transfĂšrement du prĂ©sident Laurent Gbagbo Ă  la Cour pĂ©nale internationale.

7- Nigeria, comment le coup d’Etat presque parfait a Ă©chouĂ©

Le 22 avril 1990, dĂšs 6 heures du matin des coups de feu partis du quartier Ikorodu retentissent partout Ă  Lagos, alors capitale de la RĂ©publique fĂ©dĂ©rale du Nigeria. Les NigĂ©rians croient rĂȘver.

En prenant le pouvoir en 1985, le gĂ©nĂ©ral Ibrahim Babangida avait annoncĂ© la fin des coups d’Etat au Nigeria. Car il en Ă©tait souvent la cheville-ouvriĂšre. C’est la surprise gĂ©nĂ©rale dans ce pays oĂč ses services secrets, les State Security Service (SSS), sont rĂ©putĂ©s pour leur efficacitĂ©. Les putschistes prennent le contrĂŽle de la radio fĂ©dĂ©rale et font le siĂšge de Doddan Barracks, le palais prĂ©sidentiel oĂč se trouve encore le prĂ©sident. Les combats sont d’une rare violence. Le chef des putschistes se nomme major Gedeon Orkar connu pour ĂȘtre un brillant officier.

Avec ses hommes, ils annoncent la fin du rĂ©gime du prĂ©sident Ibrahim Babangida et de l’oligarchie Haoussa-Foulani qu’il a installĂ© au pouvoir, le traite de baron de la drogue, etc
 Le coup d’Etat presque parfait a presque rĂ©ussi.

Mais c’est sans compter avec le sacrifice de l’aide de camp du prĂ©sident Ibrahim Babangida, en l’occurrence le lieutenant-colonel Ousmane K. Bello. Au prix de sa vie, il organise la riposte, fait exfiltrer son prĂ©sident et ses hommes repoussent l’attaque du palais prĂ©sidentiel.

Un deuxiĂšme homme aux mĂ©thodes brutales que le monde entier va dĂ©couvrir par la suite au pouvoir joue un rĂŽle clef: le gĂ©nĂ©ral Sani Abacha, chef d’Etat-major gĂ©nĂ©ral de l’Armed Forces Ruling Council (Conseil de commandement des Forces armĂ©es – AFRC) et numĂ©ro 2 du pouvoir.

Il fait dĂ©loger les putschistes de la radio fĂ©dĂ©rale avec des blindĂ©s. Vers 14 heures, c’est lui qui parle aux NigĂ©rians de la radio fĂ©dĂ©rale reprise aux mains des putschistes:

“Vous pouvez circuler, la situation est sous contrĂŽle.Tout est terminĂ©”.

8- Au BĂ©nin, l’opĂ©ration baclĂ©e de Bob Denard

En accĂ©dant au pouvoir par un coup d’Etat le 26 octobre 1972, le commandant de bataillon Mathieu KĂ©rĂ©kou espĂšre mettre un terme Ă  l’instabilitĂ© chronique du BĂ©nin caractĂ©risĂ©e par une kyrielle de coups d’Etats. Le colonel Maurice KouandĂ©tĂ©, son ami d’enfance et frĂšre du mĂȘme village s’en est fait sa spĂ©cialitĂ©.

Feu le prĂ©sident Justin AhomadĂ©gbĂ©disait de lui, du reste, aprĂšs ses menaces contre la confĂ©rence des forces vives de la nation de fĂ©vrier 1990: “Je le connais. C’est un spĂ©cialiste des coups d’Etat”, avant de demander aux confĂ©renciers qu’il soit mis aux arrĂȘts pour ne pas fomenter un Ă©niĂšme coup d’Etat.

Mathieu KĂ©rĂ©kou met en place dĂšs son arrivĂ©e un Gouvernement militaire rĂ©volutionnaire (GMR). Il fait valoir ses droits Ă  la retraite Ă  Maurice KouandĂ©tĂ©. Et il jette en prison les trois prĂ©sidents qu’il considĂšre comme Ă©tant Ă  l’origine des troubles politiques au BĂ©nin: le prĂ©sident Hubert Maga (pĂšre de l’indĂ©pendance dont il a Ă©tĂ© l’aide de camp), le prĂ©sident Justin AhomadĂ©gbĂ©, le prĂ©sident Sourou Migan Apithy.

Il change le nom RĂ©publique du Dahomey par RĂ©publique populaire du BĂ©nin pour faire plus rassembleur et opte pour le marxisme-lĂ©ninisme. Cette option rĂ©volutionnaire, marxiste-lĂ©niniste va lui attirer bien des ennuis. Le 16 janvier 1977, au petit matin, un groupe de mercenaires conduit par le français Bob Denard dĂ©barque Ă  l’aĂ©roport de Cotonou, la capitale du BĂ©nin. Nom de code de l’opĂ©ration: “crevette.”Mission: renverser le rĂ©gime du prĂ©sident Mathieu KĂ©rĂ©kou pour installer des opposants bĂ©ninois en exil en France.

Bob Denard et son armĂ©e de mercenaires n’ont pas de chance.

Primo: ils n’ont pas les derniers renseignements sur Cotonou et les Ă©lĂ©ments de la gendarmerie ainsi que des commandos parachutistes dont ils espĂ©raient le soutien sur place ne bougent pas.

Secundo: ils n’ont pas comptĂ© avec l’alerte des hommes de la tour de contrĂŽle de l’aĂ©roport et la fĂ©roce riposte de la garde du palais prĂ©sidentiel devant laquelle la premiĂšre vague du lieutenant Thomas recule.

Tertio: une dĂ©lĂ©gation d’amis du pouvoir nord-corĂ©en sĂ©journe au BĂ©nin et des militaires de CorĂ©e du Nord sont prĂ©sents pour la sĂ©curitĂ© des officiels. La lourde riposte de ces derniers aux tirs des agresseurs change totalement la donne.

Bob Denard lui-mĂȘme raconte leur dĂ©bandade dans Bob Denard et Georges Fleury, corsaire de la RĂ©publique paru chez Robert Laffont en ces termes:

“Je fais ramener le matĂ©riel lourd sous l’avion dont les hĂ©lices tournent dĂ©jĂ . Quelques voltigeurs reviennent avec des prisonniers que je fais aussitĂŽt relĂącher. L’un d’eux, un civil chargĂ© du sac de Legrand, rĂ©ussit pourtant Ă  monter dans l’avion oĂč se tiennent dĂ©jĂ , Gratien Pognon et son secrĂ©taire. Une fois mes groupes rĂ©unis Ă  l’aĂ©rodrome, je m’inquiĂšte de nos pertes. Je fais embarquer mes trois blessĂ©s lĂ©gers, puis ordonne d’abandonner la plupart des caisses de munitions”.

Du cĂŽtĂ© des mercenaires, deux hommes sont morts, un fait prisonnier et trois autres blessĂ©s cependant que le BĂ©nin perd dix-sept personnes. Ceux que le BĂ©nin appellent les “martyrs du 16 janvier 1977” et qui ont une place qui leur est dĂ©diĂ©e Ă  Cotonou. C’est parce que les mercenaires abandonnent leurs prĂ©cieux documents dans leur fuite que l’Etat bĂ©ninois parvient Ă  les identifier ainsi que leurs complices.

9-Cameroun, le jour ou Paul Biya a failli ĂȘtre renversĂ©

Paul Biya, le 9 octobre 2011 à Yaoundé.
REUTERS

Le prĂ©sident Amadou Ahidjo malade est poussĂ© vers la porte de sortie par le prĂ©sident Paul Biya. Le 6 avril 1984, des Ă©lĂ©ments de la garde rĂ©publicaine et des forces de l’ordre occupent la radio Cameroun Ă  YaoundĂ© et annoncent la prise du pouvoir par un mouvement dĂ©nommĂ© “J’ose”.  Les forces loyales au prĂ©sident Paul Biya organisent la contre-offensive. Ils viennent de diffĂ©rentes garnisons de l’intĂ©rieur. Les combats entre ceux que l’on qualifie de militaires du Grand Nord et les loyalistes donnent l’avantage Ă  ces derniers.

Le 7 avril, le prĂ©sident Paul Biya peut intervenir Ă  la radio pour rassurer les Camerounais. Et il dĂ©clare:  “La responsabilitĂ© du coup d’Etat manquĂ© est celle d’une minoritĂ© d’ambitieux assoiffĂ©s de pouvoir et non celle de telle ou telle province, encore moins celle des Camerounais de telle ou telle rĂ©gion
” Entre les mises aux arrĂȘts et les procĂšs expĂ©ditifs, le rĂ©gime fait exĂ©cuter trente-deux officiers Ă  M’Balmayo le 1er mai 1984 et neuf autres Ă  YaoundĂ© le 9 aoĂ»t. Il faut attendre 1991 pour voir la promulgation d’une loi d’amnistie en faveur des ex-putschistes.

10- Congo-Brazzaville, une histoire qui finit mal

Le 22 fĂ©vrier 1972, le capitaine Ange Diawara et un groupe d’hommes mĂ©contents du pouvoir dĂ©cident de renverser le prĂ©sident Marien Ngouabi. Ils lui reprochent avec ses collaborateurs de s’embourgeoiser. Ils parlent d’Obumutri (oligarchie bureaucratique militaro-tribaliste).

Il est Ă  la tĂȘte du mouvement dĂ©nommĂ© Mouvement du M22. La tentative de coup d’Etat tourne court. Le capitaine Ange Diawara et ses complices doivent fuirBrazzaville. Les putschistes se rĂ©fugient dans la rĂ©gion de Goma Tse Tse oĂč ils installent leur maquis.

Un an plus tard, le capitaine Ange Diawara est repĂ©rĂ©. Il est arrĂȘtĂ© avant d’ĂȘtre exĂ©cutĂ© en avril 1973 avec treize de ses compagnons. Les histoires d’armes finissent mal en gĂ©nĂ©ral.

Par Pierre Cherruau et Marcus Boni Teiga

 

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14 COMMENTAIRES

  1. ON COMPREND POURQUOI L’AFRIQUE EST TOUJOURS A LA TRAINE DU MONDE ET EST LE CONTINENT LE PLUS MISERABLE đŸ˜„ đŸ˜„

  2. ON COMPREND POURQUOI L’AFRIQUE EST TOUJOURS A LA TRAINE DU MONDE đŸ˜„ đŸ˜„

  3. DECIDEMENT : ON AVAIT UN CHEF D ETAT QUI AVAIT TRAHI SON PAYS UN CHEF NARCOTRAFICANT UN CHEF QUI CAUTIONNAIT LES PRISES D OTAGES QUI FLIRTAIT AVEC LES BANDITS TRAFICANTS DE TOUTE SORTE au NORD DU PAYS.UN CHEF D ETAT/ AIR COCAINE/ J EN PASSE .DANS LE SUD LA CORRUPTION ETAIT NORMAL.HAYA N AVAIT PAS DE TOUTE FACON LE CHOIX .C ETAIT LE COUP D ETAT OU C ETAIT LA MORT ASSURE PAR LES CHIENS DE L ENFER.COMME NOS BRAVES MILITAIRES . PAIX A LEUR AME/ EGORGES PAR LES AMIS D ATT.DONC DE GRACE PIRRE TEIGA QUAND ON NE CONNAIT RIEN IL VAUT MIEUX FERMER SA BOUCHE GRACE A DIEU GRACE A HAYA LE MALI SORTIRA BIENTOT DU TROU DANS LEQUEL ATT NOUS AMIS.HAYA A FAIT L URGENT IL A VIRE ATT.IL EST ENTRAIN DE FAIRE L IMPOSSIBLE CAR BIENTOT LES TROUPES VONT DESCENDRE BIENTOT DANS LE NORD.QUAND AU MIRACLE FRANCHEMENT CA C EST DU RESSORT DU BON DIEU VIVE LE MALI

  4. QUELLE MALEDICTION !!!!

    Moussa Ag, qui a mal pour le continent đŸ˜„ đŸ˜„ đŸ˜„ đŸ˜„

  5. parmi tous ses coups d’états celui de amadou aya sanogo a Ă©tĂ© le plus bette le plus mal rĂ©flĂ©chi mr Gabriel tu rĂ©flĂ©chi par ou toi ? OU EST LE MALI AUJOURD’HUI ce pays n’existe mĂȘme plus a cause de se coĂ»t d’état nous avons perdue 3 rĂ©gions et demi 65% du mali toute la sociĂ©tĂ© est divisĂ© le pays est a terre pour plusieurs annĂ©es les militaires ont abandonnĂ© leurs travail et venir prendre le pays en otage tous est foutus au mali alors que l’on n’était l’un des pays d’Afrique francophone qui progresser les mieux sur le plan Ă©conomique arrĂȘter vos cinĂ©mas un coĂ»t d’état na jamais rĂ©glĂ© un pays c’est fait c’est tous il na pas Ă©tĂ© bon pour le mali voila la vĂ©ritĂ© bandes attarder

  6. LE COUP DÂŽETAT LE PLUS SALVATEUR ET LE BIENVENU POUR LA PLUPART DES MALIENS EST CELUI DE HAYA SANOGO LE SAUVEUR DU MALI DE LÂŽEMPRISE DE ATT ET DE SES POLITICIENS CORROMPUS QUI NE PENSAIENT QUÂŽA SE FAIRE DE LÂŽARGENT SUR LE DOS DU CONTRUABLE MALIEN
    LA CHOSE POSITIVE DE CE COUP DETAT CÂŽEST QUE LE MALI A FINIT AVEC CE REGIME ET CE SYSTEME DE GOUVERNANCE DE CE NULARD DÂŽ ATT
    VOUS LES DEUX JOURNALISTES DERRIERE CET ARTICLE NÂŽENGANGE QUE VOUS CHACHEZ QUE PLUS DE MILLIONS DE MALIENS PENSENT LE CONTRAIRE
    CET ARTICLE EST SEULEMENT BIEN POUR LA POUBELLE!!!!

  7. Crise et respect du droit, les États-Unis exigent, le Mali s’entĂȘte et l’Onu se rebiffe

    Je vais une fois de plus regarder le problĂšme du Mali sous l’angle du droit mĂȘme si je sais que dans ce pays le respect du droit et de la lĂ©galitĂ© est passĂ© au second plan aussi bien pour les populations que pour les autoritĂ©s et cela depuis belle lurette.

    En 8 mois d’analyse de la situation socio politique, Ă©conomique, gĂ©o stratĂ©gique, sĂ©curitaire et institutionnelle de la crise multiforme qui traverse le Mali de maniĂšre violente et inouĂŻe, je crois avoir donnĂ© Ă  travers plus de cent articles moultes propositions de solutions de sortie de crises toutes basĂ©es sur le respect de la lĂ©galitĂ© constitutionnelle.

    Et en 8 mois de crise, j’ai Ă©tĂ© traitĂ© de tous les noms d’oiseaux et le plus souvent dĂ©peint comme Ă©tant Ă  la solde du rĂ©gime dĂ©funt ou d’un regroupement politique dissident, mais les spĂ©culations et supputations autour de ma modeste personne ne comptent pas Ă  l’heure oĂč le Mali, ce pays que j’espĂšre qu’on aime tous, est dans les profondeurs abyssales d’un trĂ©fonds sans nom.

    Ce pays a besoin d’une fĂ©dĂ©ration de toutes les Ă©nergies de tous ses fils pour relever les dĂ©fis qui se dressent devant lui car dirigeants et citoyens se sont depuis trop longtemps Ă©garĂ©s dans le faux pour espĂ©rer atteindre le bonheur absolu sans presque rien faire.

    La crise actuelle aussi complexe soit telle, est une crise de non respect de nos rĂšgles Ă©tablies dans notre sociĂ©tĂ© (rĂšgles de gouvernance et de citoyennetĂ© mais aussi rĂšgles de conquĂȘte du pouvoir).

    Pour la rĂ©soudre il faut qu’on accepte pour une fois de respecter les rĂšgles mĂȘme si ce respect va bousculer nos habitudes, habitudes qui constituent nos tares et qui nous conduisent Ă  nos pertes.

    En matiĂšre de rĂšgle, la constitution est la loi fondamentale du pays, et elle doit ĂȘtre acceptĂ©e comme telle car c’est tout un peuple qui s’est exprimĂ© par vote pour l’adopter.

    Actuellement au Mali aprĂšs la dĂ©mission d’ATT nous n’avons plus de prĂ©sident en exercice Ă©lu au suffrage universel direct, et l’instrument juridique le plus lĂ©gitime pour dĂ©finir les modalitĂ©s de conquĂȘte et d’exercice du pouvoir au Mali reste la constitution.

    Elle prime sur la classe politique et elle prime sur la junte militaire que je dĂ©sapprouve depuis le 22 mars 2012 puisqu’elle est l’incarnation mĂȘme du non respect des rĂšgles dans la sociĂ©tĂ©.

    Une armĂ©e et toutes ses composantes sont faites pour dĂ©fendre un pays, ce n’est ni une police de la dĂ©mocratie ni une institution judiciaire.

    A ce titre les soldats de la garnison de Kati ne peuvent ni ĂȘtre juge ni procureur de la rĂ©publique au moment oĂč nous avons des institutions judiciaires sensĂ©es exercer le pouvoir judiciaire en rĂ©publique du Mali.

    Si celles ci n’exercent pas leur profession comme cela se doit, si justice n’est pas faite dans le pays, c’est aux citoyens de le dĂ©noncer et les pouvoirs exĂ©cutif et lĂ©gislatifs (dans un systĂšme de poids et contre poids garanti par la constitution) doivent faire en sorte que les juges fassent leur travail.

    Sinon ces mĂȘmes pouvoirs, lĂ©gislatif (assemblĂ©e nationale) et exĂ©cutif (prĂ©sident et gouvernement) seront sanctionnĂ©s lors des consultations Ă©lectorales.

    Les rĂ©gimes Alpha et ATT ont mal gĂ©rĂ© le pays (corruption, dĂ©bĂącle de l’Ă©cole, abandon de l’armĂ©e malienne…) mais ils devraient ĂȘtre sanctionnĂ©s par les citoyens Ă  travers leurs votes voire par la justice Ă  travers l’ouverture d’informations judiciaires Ă  leur encontre et non par un coup d’Ă©tat, encore moins par les militaires car ce n’est pas leur rĂŽle, leur rĂŽle se trouve au nord.

    Pour diriger la transition politique on doit s’en tenir Ă  notre loi fondamentale et non aux conclusions de concertations nationales qui n’auront jamais autant de participants que le nombre de maliens qui ont votĂ© la constitution de 1992.

    Pour le respect de cette mĂȘme constitution nous devrons aller aux Ă©lections pour donner plus de lĂ©gitimitĂ© au pouvoir exĂ©cutif (c’est un secret de polichinelle que le pouvoir de Dioncounda TraorĂ© n’est reconnu par presque la moitiĂ© des maliens alors il le tient de la constitution).

    Mais ces Ă©lections en temps d’occupations des rĂ©gions du nord posent le problĂšme de la participation de nos compatriotes du nord.

    En mĂȘme temps pour les libĂ©rer du joug des islamistes, nous n’avons pas une armĂ©e capable de le faire pour des raisons que chacun connait.

    Si nos partenaires internationaux qui doivent nous aider Ă  rĂ©cupĂ©rer le nord exigent les Ă©lections en Ă©change de leur pleine participation dans la reconquĂȘte du nord nous devrons le faire sans hĂ©siter car mieux vaut rĂ©cupĂ©rer le nord avec un prĂ©sident Ă©lu par 90% des maliens que ne jamais le rĂ©cupĂ©rer avec un prĂ©sident intĂ©rimaire dans une transition de chamailleries.

    VoilĂ  la solution mĂšre au problĂšme du nord du Mali, mais elle a pourtant Ă©tĂ© balayĂ©e d’un revers de mains par les maliens, dans un sursaut de faux orgueil du genre de cet Ă©lu de Gao “Si le Mali va aux Ă©lections sans le nord je ne serais plus malien”.

    Mais mon cher, si le Mali ne rĂ©cupĂšre pas le nord tu seras Ă©lu oĂč dĂ©sormais?

    Absurde attitude malienne qui laisse pantois nos amis amĂ©ricains qui sont pourtant les seuls Ă  mettre aux pas et algĂ©riens et l’Onu pour faire la guerre au nord et rĂ©cupĂ©rer nos terres, et ils ont largement les moyens pour cela.

    Et les états-unis sont suffisamment amis avec le Mali pour ne pas se laisser prendre dans le jeu trouble et débile des touareg pour mettre à mal notre intégrité territoriale.

    Mieux ils ont une aversion totale du terrorisme et de l’islamisme puisqu’ils savent de quoi il s’agit, l’Ă©pisode de l’ambassade amĂ©ricaine de Libye aprĂšs la sortie d’un film sur Mohamed, PSL, est lĂ  pour nous Ă©difier.

    Donc mais chers amis, Ă©lections de pouvoirs lĂ©gitimes au Mali et reconquĂȘte des rĂ©gions du nord sont intimement liĂ©es et le Mali ne peut pas indĂ©finiment donner le mauvais exemple d’un pays qui rĂ©gresse dĂ©mocratiquement et espĂ©rer avoir toute la communautĂ© internationale aux petits soins Ă  son chevet (coopĂ©ration financiĂšre, diplomatique et militaire).

    Nous devrons accepter les rĂšgles de la dĂ©mocratie et abandonner l’opportunisme et le vagabondage politique et militaire (Copam, Mp22, IBK 2012, Yerewoloton, Cnrdre…) pour reconquĂ©rir le nord, et traduire devant la justice tous ceux qui ont abusĂ© de la rĂ©publique et du Mali (anciens rĂ©gimes et nouveaux voyous).

    C’est cela le droit chemin et pas autrement et c’est cela qui est demandĂ© par les amĂ©ricains.

    Ceux qui s’y opposent Ă  cela sont seulement tentĂ©s de s’Ă©terniser dans les eaux troubles de cette transition incrĂ©dule pour leurs seuls desseins (soldats de Kati ,CMD et consorts et tous leurs supporteurs) et non pas la cause du Mali, encore moins ses rĂ©gions nord sous occupation.

    Le Mali n’a rien Ă  gagner dans cette transition, le Mali n’a rien Ă  gagner dans des concertations ennuyeuses sachant qu’elles ne feront riens pour dĂ©multiplier les capacitĂ©s opĂ©rationnelles de l’armĂ©e malienne car ce ne seraient que des guerres de positionnement et des querelles de chiffonniers pour rallonger la transition politique et voler sous une autre forme les maliens et rien d’autres.

    Donc je m’oppose catĂ©goriquement aux “concertations nationales” comme je me suis toujours opposĂ© au coup d’Ă©tat du 22 mars 2012 puisque les deux sont sources de crises institutionnelles, les deux sont anticonstitutionnels, les deux enfoncent le Mali dans la crise au lieu de le sortir de l’orniĂšre, les deux sont des voies sans issue.

    Le Mali n’a pas de problĂšme de systĂšme politique ni de problĂšme de textes juridiques, mais nous avons un problĂšme d’application des textes et un problĂšme d’hommes intĂšgres et totalement dĂ©vouĂ©s pour le pays.

    Et cela est ressenti jusqu’Ă  l’Onu, c’est pour cela qu’elle hĂ©site et regarde par plusieurs fois ce dossier malien pour ne pas ĂȘtre comptable d’une quelconque faute de droit malgrĂ© l’imminence de la menace islamistes qui va largement au delĂ  du Mali et des maliens.

    • Kassim, je vois que je peux discuter avec vous mĂȘme si nous avons quelques divergence, Ă  mon sens il y a juste quelques points ou nous avons differentes façons de voir, mais qu’Ă  cela ne tienne j’estime que nous aurons des echanges de propositions de solutions, c’est ce dont nous avons besoin au lier de se tirer des flĂȘchettes Ă  longueur de journĂ©es.

    • Un poltron qui fait partir un gĂ©nĂ©ral, si lui il est un poltron, le Mali est un pays qui n’aura besoin de soutien exterieur pour reconquerir les 2/3 de son territoire.

      • Faire partir un gĂ©nĂ©ral n’est pas un problĂšme, ne pas pouvoir faire mieux que cet gĂ©nĂ©ral oui mais mettre Ă  chaos tout le pays est plus que grave.

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