Lynchage médiatique du PM sortant : Non mon capitaine ! On ne traîne pas un homme déjà à terre

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Sa démission n’a pas suffi ! Il a fallu que le capitaine s’y mette en personne  et avec des armes lourdes pour l’achever.  La démarche n’était tout simplement pas nécessaire.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le Premier sortant, Cheick Modibo Diarra a été humilié. L’on rétorquera peut-être que lui aussi a humilié d’autres. Bien entendu, la grandeur consiste aussi et surtout  à pardonner; étant entendu que sa démission  en soi,  s’avérait d’ores et déjà une source d’amoindrissement de sa personne. Il a tout simplement manqué son rendez-vous avec l’histoire. Et ce constat s’avérait largement suffisant pour le ramener à sa véritable dimension. Mais il a fallu en rajouter.

Les sorties médiatiques du capitaine n’ont, en clair,  véritablement pas été appréciées par la majorité des auditeurs et téléspectateurs maliens. Elles ont d’ailleurs été assimilées à de l’acharnement et à la volonté affichée d’abattre un homme déjà mort, politiquement s’entend, bien sûr ; mais désormais susceptible de ressuscité du fait des déclarations du putschiste.

Notre bon capitaine doit s’approprier les vertus du silence en pareilles circonstances. Autrement, à la place des coupables, il engendrera plutôt des victimes avec un capital de sympathie non négligeable inhérent à tout martyr.   En clair, par le fait d’être désormais considéré comme une victime expiatoire de la junte militaire, Cheick Modibo Diarra pourrait bien rebondir dans l’avenir et compromettre les ambitions de son détracteur. N’insultons pas  l’avenir !

En attendant, beaucoup d’observateurs ont perçu la démarche  du capitaine comme un outrage   à nos valeurs sociétales. Et puis, à quoi bon, pour Sanogo, de se faire de nouveaux ennemis, lui qui en a déjà tant ;  lui qui a besoin aussi du pardon des autres ? Et Pourquoi s’exposer davantage ?

Qui disait déjà que le silence était grand et que tout le reste est… ?

B.S. Diarra

SOURCE:  du   19 déc 2012.    

16 Réactions à Lynchage médiatique du PM sortant : Non mon capitaine ! On ne traîne pas un homme déjà à terre

  1. PCB

    Merci M. Diarra pour la justesse de votre point de vue. Quelles que furent les fautes commises par CMD, le traîner dans la boue comme l’a fait le Capitaine Sanogo dénote d’une méconnaissance des règles de la bienséance par ce dernier. Espérons que ledit capitaine réalise son erreur et, qu’à défaut de s’excuser publiquement de ses « dérapages », lui et ses collègues œuvrent rapidement à la libération du Nord du Mali. C’est bien pour défendre la Patrie qu’ils ont endossé l’uniforme militaire, non?

  2. Douglas Kan

    Je pense qu’il faut depassionner le debat. Ce qui est fait est fait. Maintenant, donnons le temps à nos responsables de bien préparer l’armée pour pouvoir faire face à la guerre qui n’est pas du tout facile. Le nouveau gouvernement vient d’être mis en place, donnons lui le temps d’organiser les choses car les défits sont nombreux même si la priorité revient à la liberation du Nord et aux élections.

  3. Moussa Amadou

    Les maliens il est temps qu’ont reviens en arrière pour voir les choses en face, le gouvernement, les militaires et les députés, il faut rapidement qu’ont fait face à face à c’est ci pour nous dire la réalité : Si c’est les militaires même qui ne veut pas partir ; si c’est le gouvernement qui refuse de donner l’ordre ou c’est l’assemblée qui refuse de voter la feuille de route au nom de tous les maliens ; mes chers amis ; sœurs ; pères et mères disons-nous la réalité le Mali se pour nous tous, les militaires sont payent pour ça et le gouvernement aussi est là pour nous.
    Ils disaient qu’ils n’ont pas d’armement, je crois que le jour les militaires sont venus ils n’ont demandé personne ; et aujourd’hui qu’ils ont eu tous ils ne doivent pas attendre l’ordre qui que qu’en soit vraiment ; le militaire si vous veut le pouvoir aller libéré le nord c’est ça dont nous avons besoin tout de suite montré nous que vous êtes là pour nous prêt pour nous et non de discours nul.
    Les maliens un débat télévisé à la télé pour se trois branches : Djankounda ; assemblée et Aya qui suit le représentant des militaires merci.