Réunion du conseil national des prix le mardi dernier : -Des stocks de sucre, riz, huile et farine rassurants pour le mois de carême – Des mécanismes en vue de réduire le prix de la viande et du poisson

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Le Conseil national des prix a tenu, le mardi 3 juin dernier, sa réunion trimestrielle sous la présidence du ministre du Commerce, Abdel Karim Konaté. Cet organe consultatif composé des représentants des services techniques de l’Etat, des syndicats et des consommateurs suit de près l’approvisionnement du pays en produits de première nécessité et l’évolution des prix. Il ressort des données qu’actuellement le Mali est bien approvisionné en sucre, en riz, en huile alimentaire et en farine et que les prix sont en baisse par rapport à la même période de l’année dernière. Pour la viande et le poisson importé, des mécanismes sont en étude pour réduire leur prix durant le mois de Ramadan. 

Le ministre du commerce, Abdel Kader Konaté
Le ministre du commerce, Abdel Kader Konaté

 A  l’approche du mois de carême, le constat est que le marché est sérieusement bien approvisionné en riz, sucre, huile alimentaire, farine. Et les prix sont en baisse par rapport à la même période de l’année dernière “. C’est la conclusion tirée par le ministre du Commerce à l’issue de la réunion du conseil national des prix. Les données de la semaine écoulée ont fait hier l’objet d’une communication verbale présentée par Abdel Karim Konaté en conseil des ministres.

Malgré le fait que les prix sont bas par rapport à leur niveau de l’année dernière, le ministre s’est dit étonné de constater que l’on continue de parler de vie chère. C’est pourquoi, il a laissé entendre qu’une étude sera menée bientôt par le ministère de l’Economie et des finances sur les prix et la vie chère.

Le constat est qu’actuellement, les prix de certains produits de première nécessité comme  le sucre et le riz sont en baisse sur le marché international. Si on peut se réjouir de cette situation, elle n’est pas sans conséquence sur la production nationale de sucre.

Selon le PDG de GDCM,  Modibvo Kéïta “avec le prix actuellement pratiqué au Brésil d’où nous importons le sucre, on ne peut pas acheter celui de Sukala qui a fixé le prix à 400 FCFA/kg. Car, le sucre acheté au Brésil, avec tous les frais de transport et taxes, revient moins cher que celui de Sukala et de N-Sukala “. Face à cette situation, les 35 000 tonnes produits par les deux unités locales sont emmagasinées car les commerçants récusent d’aller les enlever au prix fixé malgré les contrats signés avant le début même de la campagne.

Vers  une haussede 3% du coût de  l’électricité

Aux dires du ministre Abdel Karim Konaté, la hausse du prix du sucre local s’explique en partie par la fin en 2013 des exonérations accordées à Sukala qui vendait le sucre à 360 FCFA/kg. Le ministre se propose donc d’engager dans les jours à venir des discussions avec les grossistes et Sukala pour trouver un prix consensuel afin que la production nationale puisse être écoulée rapidement.

Concernant la viande et le poisson pour lesquels les prix sont en hausse, le ministre a annoncé que des réflexions sont en cours pour faciliter, d’une part, l’accès des bouchers au financement bancaire afin d’acheter eux-mêmes les animaux à abattre et, d’autre part, accorder des exonérations sur 1000 tonnes de poissons importées.

Autre sujet sensible abordé lors de la réunion du mardi c’est le coût de l’électricité. Selon le directeur commercial d’EDM-sa, la société traverse d’énormes difficultés liées au coût de production de l’électricité dont 55% proviennent de l’énergie thermique. Certes la société a imaginé des stratégies pour diminuer le coût de production, mais elle doit procéder à compter de 2015 à une hausse de 3% et à des réajustements tarifaires.

Vers le respect rigoureux des textes régissant le gaz butane

Car la société connait des déficits (50 milliards par an) soutenus par l’Etat à travers des exonérations qui ont atteint 40 milliards de FCFA l’année dernière.

Le directeur commercial a souligné que l’Etat a épongé tous ses arriérés de factures jusqu’en fin 2014, seules les collectivités sont  en retard.

Les difficultés dans l’approvisionnement  du pays en gaz butane ont été aussi discutées. En effet, Total – Mali, qui représente 10% du marché, avait saisi le ministère du commerce de sa décision de se retirer du secteur à compter du 3 mai à cause du non respect des textes régissant le secteur. Un constat avéré. Mais, lié surtout à des insuffisances dans les textes. C’est pourquoi, les acteurs du secteur se sont concertés et ont décidé de procéder à la relecture des textes mais aussi à veiller à leur respect rigoureux par les sociétés gazières et les services techniques de l’Etat.

Ainsi, pour ouvrir une société de gaz, tout promoteur doit avoir une surface financière de 200 millions de FCFA, disposer de 30 000 bouteilles, s’engager à importer 15 000 bouteilles par an pendant 5 ans, procéder à un abreuvage des bouteilles tous les cinq ans. Les sociétés ne sont plus autorisées à remplir les bombonnes d’un concurrent, elles doivent avoir leur dispositif de sécurité fonctionnel et un stock permanent de 30 jours.

Les neuf sociétés de la place ont un délai d’un an pour se conformer à la réglementation.   La DNCC procédera à des visites inopinées pour veiller sur le respect de ces exigences.

 

Youssouf Camara

 

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1 commentaire

  1. L’homme qui va dans le sens du vent ,ce qui est sur le cyclone t’emporeteras un jour . Golon golon ba

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