Trois ans de gestion du pouvoir : Les acquis du Président IBK

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4 septembre 2013 – 4septembre 2016. Il y a exactement 3 ans, jour pour jour, que le PrĂ©sident de la RĂ©publique, Ibrahim Boubacar KĂ©ita, prĂȘtait serment devant le peuple malien, qui lui avait largement accordĂ© sa confiance lors de la prĂ©sidentielle de 2013. Durant ces trois annĂ©es de rĂšgne dans un contexte de crise, le PrĂ©sident IBK et ses Gouvernements successifs ont fait de grandes rĂ©alisations dans l’exĂ©cution du programme prĂ©sidentiel «Pour l’honneur du Mali et le bonheur des Maliens».  

Armée malienne: Sapées dans leur fondement existentiel, les Famas renaissent

La dĂ©cennie 2000 – 2012 aura Ă©tĂ©, pour le Mali, un cauchemar. En proie Ă  une menace terroriste, jihadiste et de narcotrafic, notre pays en Ă©tait arrivĂ© Ă  perdre les 2/3 de son territoire national, notamment les trois rĂ©gions du Nord. Du jamais vu. Son principal outil de souverainetĂ© nationale, l’armĂ©e, semble en lambeaux. Les militaires maliens sont terrifiĂ©s, traumatisĂ©s et manquent de presque tout ce qui fonde une armĂ©e: le moral, la cohĂ©sion et les Ă©quipements. Il ne leur restait plus que leur volontĂ© et leur bravoure au service de la nation, pour le bonheur des Maliens. En cela, les Forces armĂ©es et de sĂ©curitĂ© du Mali (FAMa) mĂ©ritent la reconnaissance nationale.  Les dĂ©fis Ă©taient nombreux et grands pour le prĂ©sident dĂ©mocratiquement Ă©lu en 2013, aprĂšs un coup d’Etat militaire. Pour l’honneur du Mali et pour le bonheur des Maliens, le prĂ©sident Ibrahim Boubacar KĂ©ita engage alors son leadership pour redonner Ă  notre outil de dĂ©fense ses lettres de noblesse afin de lui permettre d’assurer les missions dĂ©volues Ă  hauteur de souhait. Commence alors le processus de rĂ©forme de l’armĂ©e malienne.

Le processus de rĂ©forme de notre armĂ©e a dĂ©butĂ© en dĂ©cembre 2013. Les rĂ©flexions ont continuĂ© jusqu’en 2014. Un groupe d’experts a Ă©tĂ© commis Ă  cela. Des Ă©quipes se sont dĂ©placĂ©es dans toutes les garnisons de SĂ©gou, Sikasso, Mopti, Tombouctou, Gao, Kayes pour livrer le contenu de la rĂ©forme Ă  la troupe. A termes, un format d’armĂ©e, un nouveau type d’armĂ©e, de nouveaux Ă©quipements et dĂ©coupages territoriaux, de nouvelles mentalitĂ©s, de nouveaux types de formation, etc. ont Ă©tĂ© retenus. Un renouveau militaire assorti Ă  la Loi d’orientation et de programmation militaire (LOPM). Des instruments administratifs et politiques comme le Conseil supĂ©rieur de dĂ©fense ont aussi vu le jour pour une meilleure adaptation des FAMa au nouveau contexte. Le premier bĂ©nĂ©fice de la rĂ©forme a consacrĂ© l’honneur du soldat malien. Jadis obligĂ© d’acheter lui-mĂȘme des effets d’habillement, le soldat malien a Ă©tĂ© dotĂ© de trois tenues avec tous leurs accessoires. C’était du jamais vu depuis l’avĂšnement de la dĂ©mocratie au Mali! Aussi les tĂȘtes nues, diffusĂ©es en boucle sur les mĂ©dias Ă©trangers pendant les opĂ©rations de reconquĂȘte u Nord du Mali, ont-elles Ă©tĂ© coiffĂ©es. Des casques balistiques (11 000 unitĂ©s) ont Ă©tĂ© acquis pour le bonheur du soldat. S’y ajoutent prĂšs de 7000 unitĂ©s de gilets pare-balles. En 2014, le SystĂšme d’information des ressources humaines (SIRH), dans un souci de gestion transparente des effectifs participant de facto Ă  une bonne gouvernance, a vu le jour. Sur le terrain, de nombreux Ă©quipements roulants, de type pick-up 4×4, ont Ă©tĂ© dĂ©ployĂ©s pour combler le manque et pallier la vĂ©tustĂ© de ceux existants, donnant ainsi un nouveau souffle aux opĂ©rations.

Le moral de la troupe s’est surtout renforcĂ© par l’indemnitĂ© compensatrice de logement en 2015 Ă  tout le personnel non logĂ©. L’annĂ©e 2015 a Ă©galement Ă©tĂ© marquĂ©e par la rĂ©vision de la grille indiciaire et l’intĂ©gration des 15 % de primes de sĂ©curitĂ© dans le salaire Ă  laquelle s’est greffĂ©e une modification subsĂ©quente du Statut gĂ©nĂ©ral des militaires, votĂ©e par l’AssemblĂ©e nationale le 30 juin 2016.

Au plan des infrastructures, deux centres d’aguerrissement ont Ă©tĂ© amĂ©nagĂ©s et continuent de faire l’objet d’équipement consĂ©quent. Dans ce domaine, l’on doit noter la pose de la premiĂšre pierre de logements sociaux au profit des FAMa Ă  Kambila (Kati). ParallĂšlement, la dynamisation des coopĂ©ratives d’habitat des diffĂ©rents corps et services se poursuit.

L’annĂ©e 2015 a consacrĂ© l’adoption en fĂ©vrier puis la promulgation en mars de la LOPM. Au cours de ce mĂȘme mois de mars, le Conseil de dĂ©fense la validait avec un accent particulier mis sur la rĂ©alisation de douze groupements tactiques interarmĂ©es (GTIA) avec Ă©quipements organiques ainsi que la rĂ©alisation d’équipements majeurs au titre de l’ArmĂ©e de l’Air. Le recrutement de 15 000 personnels, prĂ©vu sur la pĂ©riode de 2015-2019 de la LOPM, continue. DĂ©jĂ , 5000 sont dans les centres de formation commune de base (FCB). TrĂšs bientĂŽt d’autres vont suivre.

Elevage et PĂȘche: Cap sur le dĂ©veloppement des productions Ă  cycle court

Le ministĂšre de l’Elevage et de la PĂȘche (MEP) a Ă©tĂ© recrĂ©Ă© en 2015 aprĂšs avoir fusionnĂ© avec l’Agriculture en seul ministĂšre du DĂ©veloppement rural en 2013. Cela procĂšde de la volontĂ© du prĂ©sident de la RĂ©publique de rendre plus visibles les actions et les investissements dans les sous-secteurs de l’élevage et de la pĂȘche en raison de leur forte contribution Ă  la croissance Ă©conomique, Ă  l’amĂ©lioration de la sĂ©curitĂ© alimentaire et nutritionnelle des populations et Ă  la crĂ©ation d’emplois durables Ă  travers le dĂ©veloppement des productions Ă  cycle court. De 2013 Ă  nos jours, les rĂ©alisations dans les domaines de l’élevage et de la pĂȘche portent sur les actions du projet prĂ©sidentiel en termes: de dĂ©veloppement des infrastructures de productions, de transformation et de commercialisation, d’augmentation de la production et de la productivitĂ©, de partenariats public-privĂ©, d’organisation des acteurs. Au cours de la campagne agricole 2015-2016, la production contrĂŽlĂ©e de viande a Ă©tĂ© de 65 000 tonnes. Celle du lait s’est Ă©tablie Ă  4900 tonnes. En outre la campagne a enregistrĂ© la production de 8 374 775 de pondeuses, 1 279 384 022 d’Ɠufs de consommation et 10 630 432 de poulets de chair.

La production piscicole est restĂ©e stable autour de 90 000 tonnes de poisson par an au cours des trois derniĂšres annĂ©es pour la pĂȘche de captures. Par contre, la production issue de l’aquaculture est passĂ©e de 1624 Ă  2400 tonnes.

Le ministĂšre de l’Elevage et de PĂȘche a signĂ© des conventions de gestion des infrastructures d’élevage et de pĂȘche avec des coopĂ©ratives d’éleveurs et de pĂȘcheurs, des collectivitĂ©s (Bougouni-Sud) et des privĂ©s (construction de l’abattoir de Kayes). Il appuie des coopĂ©ratives dans la vente promotionnelle d’animaux Ă  l’approche des ventes religieuses (ramadan et Tabaski).

En perspective, le ministĂšre de l’Elevage et de la PĂȘche entend poursuivre les actions avec la vision suivante : des systĂšmes de production animale et piscicole intensifiĂ©s, en complĂ©ment avec des sous-secteurs pastoraux et de pĂȘche de capture rĂ©silients, alimentant une industrie de transformation aux normes internationales qui fournit des produits standardisĂ©s pour rĂ©pondre aux exigences de qualitĂ© des demandes intĂ©rieure et extĂ©rieure.

Affaires fonciĂšres: Les balises d’un foncier plus sĂ»r

Depuis trois ans, la gestion de la terre et des biens de l’Etat a enregistrĂ©, sous le leadership du prĂ©sident de la RĂ©publique, Ibrahim Boubacar KĂ©ita, des rĂ©sultats significatifs.

Au titre de la gestion domaniale et fonciĂšre, les activitĂ©s comprennent notamment: «la numĂ©risation et l’intĂ©gration dans la base de donnĂ©es du SystĂšme d’information cadastrale de 1500 titres fonciers de la zone ACI de Sotuba, le recensement et  la numĂ©risation de 35 621 titres fonciers du district de Bamako et 40 808 titres fonciers de la rĂ©gion de Koulikoro, dans la base de donnĂ©es du Registre foncier urbain (RFU), soit au total 76 429 TF, le lancement de l’opĂ©ration de dĂ©matĂ©rialisation de l’ensemble des dossiers techniques et fonciers de la conservation fonciĂšre et numĂ©risation d’environ 35 000 titres fonciers des Bureaux des domaines et du cadastre de Bamako et de Kati qui constitue non seulement une rĂ©fĂ©rence pour rĂ©gler les agissements, mais Ă©galement, un moyen de sĂ©vir contre les comportements dĂ©viants et d’atteindre une amĂ©lioration toujours accrue de l’exĂ©cution du service public, l’opĂ©rationnalisation et l’équipement de 14 Bureaux spĂ©cialisĂ©s des domaines et du cadastre pour servir d’appui conseil aux CollectivitĂ©s territoriales, le recouvrement des recettes pour le compte du TrĂ©sor Public pour un montant de 73 295 524 630 F CFA en 2014 et 80 522 460 829 F CFA en 2015, soit des recettes domaniales totales de 153 817 985 459 de FCFA».

Eau et Energie: Un secteur vital en plein essor

ArrivĂ© Ă  la tĂȘte de l’Etat dans un contexte particulier, le PrĂ©sident de la RĂ©publique, Ibrahim Boubacar KĂ©ĂŻta, a fait de l’accĂšs d’un plus grand nombre de nos concitoyens, Ă  l’eau et l’électricitĂ©, une question essentielle. D’ailleurs, la thĂ©matique est inscrite en bonne place au chapitre relatif au deuxiĂšme axe de la vision du Chef de l’Etat : « Pour le Bonheur des Maliens». En effet, la problĂ©matique de l’accĂšs Ă  l’eau potable des populations du Mali constitue une des prĂ©occupations majeures qui a toujours Ă©tĂ© au cƓur des politiques de dĂ©veloppement. Dans ce domaine, de 2013 Ă  nos jours d’importants efforts ont Ă©tĂ© fournis pour le dĂ©veloppement de l’hydraulique urbaine. En effet, le Gouvernement, Ă  travers le ministĂšre de l’Energie et de l’eau a mobilisĂ© d’importants financements pour des investissements rĂ©alisĂ©s ou en cours d’un montant total de plus de 240 milliards de FCFA. Il faut retenir les investissements de: prĂšs de 232 milliards de F.CFA pour l’alimentation eau potable de la ville de Bamako, auprĂšs de diffĂ©rents bailleurs de fonds dont (l’AFD, la BAD, la BEI, l’UE, la BID, Banque Mondiale, CoopĂ©ration Italienne, pour permettre l’accĂšs Ă  l’eau potable de plus de 1.200.000 habitants, l’investissement de 6 637 168 500 pour le renforcement des adductions d’eau des villes de Kayes, Sikasso, Koutiala, et Kati sur financement du Royaume du Danemark, pour permettre l’accĂšs Ă  l’eau d’une population additionnelle de 250 000 personnes vivant dans ces villes. Les travaux prendront fin dans le 1er trimestre de 2017,  342 957 764 de F CFA pour le renforcement des infrastructures d’eau potable de Nioro du sahel oĂč les problĂšmes d’eau et d’électricitĂ© ne sont plus que de vieux souvenirs, 320 811 200 F CFA pour l’adduction en eau potable de la localitĂ© de Bandiagara, favorisant ainsi, l’accĂšs Ă  l’eau potable de plus de 50 000 habitants dans ces localitĂ©s,  747 368 992 de F CFA pour le renforcement des infrastructures d’eau potable Ă  SĂ©nou, 260 329 654 FCFA sur financement de l’Union EuropĂ©enne pour la rĂ©alisation des Ă©tudes d’alimentation durable en eau potable des villes de Mopti, Tombouctou et Gao.

Economie: La croissance durable et inclusive en ligne de mire

Depuis 2014, sous l’impulsion du PrĂ©sident IBK, le Gouvernement du Mali a engagĂ© des rĂ©formes dans des secteurs stratĂ©giques pour l’amĂ©lioration du bonheur des Maliens dans le cadre de l’émergence d’un Mali post crise. Le secteur de l’économie, de la gestion des finances publiques constituait une prioritĂ© de ces rĂ©formes et ce dans un contexte dĂ©favorable, caractĂ©risĂ© par le dĂ©labrement du tissu Ă©conomique, une timiditĂ© des partenaires, une faiblesse dans la mobilisation des ressources internes et une forte demande sociale. Trois ans  plus tard  le rĂ©sultat semble ĂȘtre  encourageant et l’avenir prometteur.  En effet, aux dires des  spĂ©cialistes et autres observateurs, l’économie est au vert au Mali.

Aussi soutiennent-ils «l’économie du Mali a continuĂ© sa forte performance en 2015. Le PIB rĂ©el a enregistrĂ© une croissance de 6%, soutenue par une forte performance dans les secteurs de l’agriculture et des services, alors que l’inflation est restĂ©e faible Ă  1% ». Les progrĂšs rĂ©alisĂ©s sont reconnus et saluĂ©es  dans la mise en Ɠuvre des rĂ©formes structurelles, en particulier dans le domaine de la gestion des finances publiques. Et les experts remercient les autoritĂ©s Maliennes pour  leur engagement Ă  travers un dialogue franc et fructueux. Un Ă©lan de mobilisation interne soutenu par une diplomatie Ă©conomique.  En effet, le Mali revient de loin. Les Ă©vĂšnements de 2012 ont portĂ© un coup dur au tissu Ă©conomique. Et avaient entrainĂ© une timiditĂ© des partenaires, tout en accentuant la demande sociale. Ici, la mesure a consistĂ© d’abord Ă  instaurer la confiance des partenaires et de faire valoir ensuite les possibilitĂ©s d’‘investissement dans un Mali Ă  la porte  de sortie d’une crise. Le rĂ©sultat est que le Mali n’est plus dans la salle d’entente des partenaires. Le dialogue est renouĂ©, l’embellie du partenariat est visible et le dossier Mali est plus considĂ©rĂ©. Une des preuves Ă  ce cachet de satisfecit est l’accord au Mali par le FMI d’une facilitĂ© Ă©largie de crĂ©dit (FEC) en 2016.

La FacilitĂ© Ă©largie de crĂ©dit (FEC) est un instrument du FMI pour appuyer, en termes d’aide financiĂšre, les pays qui connaissent des difficultĂ©s de balance des paiements. C’est une aide financiĂšre qui permet d’appuyer le programme Ă©conomique et financier d’un certain nombre de pays, leur permettant d’arriver Ă  assurer une stabilitĂ© macroĂ©conomique et de permettre une croissance durable et inclusive. Cet instrument est destinĂ© Ă  des pays spĂ©cifiques. GĂ©nĂ©ralement, ce sont des pays qui sont en voie de dĂ©veloppement. Le Mali a Ă©tĂ© admis Ă  ce programme avec l’engagement ferme des autoritĂ©s Ă  continuer le chemin du progrĂšs Ă©conomique tracĂ©. Un fait qui signe ou plutĂŽt encourage d’autres Ă  revoir leur copie pour le Mali tant le climat d’investissement est favorable, bĂątie autour d’un cadre macroĂ©conomique stable et robuste. L’ùre de la renaissance de l’économie au Mali a sonnĂ©. L’effort d’un mĂ©canisme rigoureux de mobilisation des ressources internes  est soutenu par les partenaires. L’esprit de GenĂšve rĂšgne  entre Bamako et Paris, Bruxelles en passant par Washington. Autant dire que si la crise perdure, il reste que le Mali n’est plus dans la salle d’attente des acteurs et partenaires Ă©conomiques.

Une  des mesures interne Ă  consister  Ă  rĂ©duire le train de vie de l’Etat. Un Etat qui a toujours tendance de vivre au-dessus de ses moyens. Ainsi au niveau du DĂ©partement des Finances, nous indique-t-on, le PrĂ©sident de la RĂ©publique a demandĂ© de regarder dans quelle mesure l’Etat peut revenir dans les proportions raisonnables en matiĂšre de dĂ©penses de fonctionnement de l’Etat.

Emploi et Formation Professionnelle: 250 milliards de FCFA déjà mobilisés

Le projet prĂ©sidentiel «le Mali d’abord» est une vĂ©ritable dĂ©dicace Ă  la jeunesse de notre pays avec l’objectif de crĂ©er 200 000 emplois «directs et durables», sans oublier les milliers d’emplois indirects, de septembre 2013 Ă  l’horizon 2018, grĂące Ă  une mobilisation financiĂšre Ă  hauteur de 250 milliards F CFA.

Le ministĂšre de l’Emploi et de la Formation s’est attelĂ©, dĂšs septembre 2013, Ă  l’atteinte de cet objectif Ă  travers la poursuite des travaux visant Ă  concevoir la Politique nationale de l’emploi (PNE) et son Plan d’action (PA).  A ce sujet, des ateliers de validation ont Ă©tĂ© organisĂ©s en 2014.  Les documents de la PNE et son PA ont Ă©tĂ© ainsi adoptĂ©s en mars 2015 par le conseil des ministres, en attendant la disponibilitĂ© des ressources financiĂšre pour la mise en Ɠuvre de ce PA.

ParallĂšlement Ă  ce travail de conception, de collecte et d’analyse, le dĂ©partement de l’Emploi et de la Formation professionnelle a rĂ©guliĂšrement compilĂ© et partagĂ© avec la presse les donnĂ©es statistiques relatives Ă  cette promesse prĂ©sidentielle, celle de crĂ©er 200 000 emplois dĂ©cents au cours de son premier quinquennat 2013-2018. L’on comptabilise ainsi, en 2013, 15 189 emplois crĂ©Ă©s dans le secteur formel, les emplois informels reprĂ©sentant 98 % des emplois non comptabilisĂ©s.

En 2014, l’on dĂ©nombre 32 618 emplois crĂ©Ă©s dans le secteur formel, dont 96 % d’emplois informels. Pour ce qui est de l’annĂ©e 2015, on note 58 967 emplois crĂ©Ă©s dans le secteur formel contre 96,4 % pour les emplois informels. Enfin, du 1er janvier au 31 juillet 2016, on comptabilise 18 818 emplois crĂ©Ă©s dans le secteur formel. Ce qui fait un total de 125 592 emplois crĂ©Ă©s dans le secteur formel, du 1er septembre 2013 au 31 juillet 2016, soit 62,80 % des 200 000 emplois promis par SEM Ibrahim Boubacar KĂ©ita, prĂ©sident de la RĂ©publique, chef de l’Etat.

Les grands chantiers

En termes de perspectives gĂ©nĂ©rales, les jeunes verront leur capacitĂ© professionnelle renforcĂ©e avec l’application progressive de la Loi sur la formation professionnelle que les dĂ©putĂ©s ont votĂ©e en mai 2016 et qui a pour but de doter l’environnement de la formation professionnelle d’un « cadre lĂ©gal indispensable Ă  la visibilitĂ© et Ă  la cohĂ©rence des interventions des diffĂ©rents acteurs ».

En effet, cette loi balise le terrain pour les centres de formation, en cours ou dĂ©jĂ  construits (Yorosso, Saye, Yangasso, Kimparana), y compris les centres marocain et chinois, Ă©valuĂ©s en dizaines de milliards de F CFA et dont la pose respective de la premiĂšre pierre n’est qu’une question de semaines.

Mais, l’un des plus grands chantiers du dĂ©partement demeure la prise en compte de la problĂ©matique des jeunes formĂ©s et diplĂŽmĂ©s, dont l’arable est la langue d’apprentissage et/ou de travail et dont l’insertion socioprofessionnelle rencontre d’énormes difficultĂ©s dans un systĂšme dominĂ© par l’usage du français, en partenariat avec la BID.

Le gouvernement, Ă  travers notre ministĂšre, est Ă©galement en nĂ©gociation avec la BOAD en vue de nouer un partenariat visant Ă  financer la crĂ©ation d’emplois pour 11,8 milliards de F CFA.

Plusieurs infrastructures réalisées

PlĂ©biscitĂ© par ses concitoyens avec prĂšs de 77% lors de la prĂ©sidentielle de 2013, le prĂ©sident de la RĂ©publique, Ibrahim Boubacar KĂ©ita, a inscrit le dĂ©senclavement de notre pays parmi les prioritĂ©s de ses prioritĂ©s. La crĂ©ation d’un ministĂšre en charge du dĂ©senclavement rĂ©pond Ă  ce souci. Dans la vision du Chef de l’Etat, le dĂ©veloppement des infrastructures de transport est l’un des sept objectifs spĂ©cifiques pour « L’Avenir du Mali ». Ainsi, les rĂ©alisations majeures, initiĂ©es dĂšs son entrĂ©e en fonction, soit le 04 septembre 2013, ont portĂ© sur la poursuite des efforts de dĂ©senclavement intĂ©rieur et extĂ©rieur du pays. Les actions rĂ©alisĂ©es l’ont Ă©tĂ© dans un contexte marquĂ© par la mise en Ɠuvre du deuxiĂšme Projet Sectoriel des Transports (PST2), des Programmes Routiers de I’UEMOA et la poursuite de la prĂ©paration du Programme Routier du 11Ăšme FED.

Dans le domaine de la construction et de la rĂ©habilitation des routes, les rĂ©sultats enregistrĂ©s portent sur la construction ou la rĂ©habilitation de 312 km de routes. Il s’agit de Tominian – Benenan – FrontiĂšre Burkina Faso, Sikasso  -HĂ©rĂ©makono, Bandiagara,  accĂšs Ă  Mahou, dans la rĂ©gion de Sikasso, Bamako – SĂ©gou (Phase I),  Niono – Goma Coura, Goma Coura – Tombouctou – DirĂ© – Goundam, Macina – DiafarabĂ© – TĂšninkou, Wo – Bankass – Koro, Boulevard du 22 octobre 1946, Avenue du 5 septembre Ă  Bamako et Avenue An 2000 Ă  SĂ©gou, SĂ©gou – San sur 7 km, KĂ©niĂ©ba – Fadougo – FalĂ©mĂ© – FalĂ©a (avec la mise Ă  l’eau du bac Ă  Fadougou sur la FalĂ©mĂ©) dans la rĂ©gion de Kayes. Douentza et Bretelle Togo – Tongo, Badougou – Toukoto – BafoulabĂ©

Dans le but de maintenir le rĂ©seau routier, 8 345 km de route du rĂ©seau prioritaire ont Ă©tĂ© entretenus sur l’ensemble du territoire national dont  4 788 km de routes revĂȘtues et 3 557 km de routes en terre.  L’entretien a Ă©galement concernĂ© 2 800 km de pistes rurales dans les zones CMDT et OHVN. La rĂ©alisation des travaux, par la mĂ©thode Hautes IntensitĂ© de Main d’Ɠuvre (HIMO) dans le cadre du contrat d’appui Ă  la consolidation de l’Etat malien a permis la crĂ©ation de plus de 2 000 emplois.

L’entretien pĂ©riodique a concernĂ© la  route SandarĂ© – Kayes – Diboli sur 130 km.

Sports: Palmes d’or au football et au basket fĂ©minin

Les performances sportives du Mali sur les trois derniĂšres annĂ©es (2013-2016) sont multiples et diversifiĂ©es. Le football tient la dragĂ©e haute avec un titre de champion d’Afrique et de vice-champion du monde cadets devant le basketball et le Taekwondo. Des mĂ©rites sportifs rĂ©compensĂ©s Ă  hauteur de souhait par le prĂ©sident de la RĂ©publique Ibrahim Boubacar Keita.

Le public sportif malien a vibrĂ© Ă  l’unisson de 2013 Ă  2016 pour cĂ©lĂ©brer ses champions en football, basketball, Taekwondo, karatĂ©, Rugby entre autres.

Notre sport roi, le football, a frappĂ© fort  en 2015 en remportant  le premier titre continental de son histoire pour une sĂ©lection nationale. En effet, l’équipe nationale Cadets, les Aiglonnets, a dĂ©crochĂ© le trophĂ©e de la Coupe d’Afrique des Nations Cadets au Niger en mars 2015. La mĂȘme annĂ©e, les Aiglonnets ont arrachĂ© la mĂ©daille d’argent Ă  la Coupe du monde au Chili. En primes, Samuel Diarra a Ă©tĂ© Ă©lu meilleur gardien de la compĂ©tition et Aly MallĂ© s’est adjugĂ© le titre de troisiĂšme meilleur joueur.

Le Mali a également brillé à la Coupe du monde Juniors 2015 en Nouvelle Zélande. Les Aiglons se sont procuré la médaille de bronze. En plus, le titre de meilleur joueur du tournoi a été décerné à notre compatriote Adama Traoré.

Les rĂ©compenses des performances des Aiglonnets et des Aiglons ont comblĂ© toutes les attentes. Le prĂ©sident de la RĂ©publique Ibrahim Boubacar Keita, trĂšs honorĂ©, a offert des villas aux Cadets champions d’Afrique et leur encadrement ainsi que 23 millions de FCFA  par personne aux Cadets vice-champions du monde. Les Aiglons, mĂ©daillĂ©s de bronze Ă  la Coupe du monde Juniors 2015 ont reçu chacun 23 millions de FCFA.

Notons par ailleurs la grosse performance des Aigles locaux au CHAN Rwanda 2016 avec une place de finaliste et des mĂ©dailles d’argent. Pour rappel, les Aigles locaux avaient Ă©tĂ© Ă©liminĂ©s au premier tour lors des Ă©ditions 2011 et 2013 avant de s’incliner lors des quarts de finales en 2014.  Le football n’a pas fini de nous Ă©merveiller. DĂ©jĂ  trois sĂ©lections nationales sur 4 se sont qualifiĂ©es pour les phases finales de leur catĂ©gorie. Les Aigles ont validĂ© leur ticket Ă  la CAN Gabon 2017 Ă  une journĂ©e de la fin des Ă©liminatoires. Une grande premiĂšre. Les Aiglons et les Aigles Dames sont respectivement qualifiĂ©s pour la CAN Juniors Zambie 2017 et la CAN fĂ©minine Cameroun 2016.

Tous les regards sont dĂ©sormais braquĂ©s sur les Aiglonnets qui disputent le dernier tour des Ă©liminatoires de la CAN Cadets Madagascar 2017 contre l’Ethiopie (18 septembre Ă  Bamako et 1er octobre Ă  Addis-Abeba). Nos Cadets sont en pole position par ce qu’ils avaient atomisĂ© leurs homologues du Tchad (9-0) Ă  N’djamena lors du tour prĂ©cĂ©dent. Le Tchad a d’ailleurs signĂ© forfait pour le match retour.

Le basketball africain est largement dominĂ© par les sĂ©lections filles U16 et U18 du Mali. Vainqueurs du trophĂ©e continental en 2014 au Caire face Ă  l’Egypte, les Aiglonnes du Mali (U18) dĂ©fendent prĂ©sentement leur titre Ă  l’Afrobasket 2016 (du 26 aoĂ»t au 4 septembre au Caire). Quant Ă  l’équipe nationale cadette (U16), elle a remportĂ© haut les mains les Afrobaskets 2013  et 2015. Pour rappel, les cadettes maliennes avaient remportĂ© les deux premiĂšres Ă©ditions en 2009 et 2011.

Au-delĂ  des titres de championnes d’Afrique cadette et Juniors, les Maliennes ont toujours raflĂ© les titres de la meilleure joueuse (MVP), meilleure marqueuse  et meilleure rebondeuse.

LĂ  aussi, le prĂ©sident Ibrahim Boubacar KĂ©ita a rĂ©compensĂ© le mĂ©rite sportif. Les U16 ont reçu des villas et les U18 se sont vu dĂ©cerner des parcelles Ă  usage d’habitation.

On ne peut passer sous silence les titres de vice-champions  d’Afrique de nos Cadets lors de l’Afrobasket masculin Mali 2015 et de mĂ©daillĂ©s de bronze de nos Juniors Ă  l’Afrobasket masculin Rwanda 2016. Toute chose qui offre le ticket de la Coupe du monde Ă  nos sĂ©lections masculines.

Signalons enfin la bonne performance de nos sĂ©lections filles et garçons (U17)  Ă  la Coupe du monde Espagne 2016. Seul pays africain prĂ©sent sur les deux tableaux, le Mali s’est classĂ© 11e sur 16 en filles. C’est le meilleur classement d’une sĂ©lection africaine en Coupe du monde.

Promotion de la femme: Une exigence présidentielle

ConformĂ©ment Ă  la vision du prĂ©sident de la RĂ©publique, Ibrahim Boubacar KĂ©ĂŻta,le dĂ©partement a mis l’accent sur l’autonomisation de la femme, l’épanouissement de l’enfant et le bien-ĂȘtre familial qui sont au cƓur des prioritĂ©s des plus hautes autoritĂ©s de notre pays.

Cet engagement s’est traduit, en 1997, par la crĂ©ation d’un dĂ©partement entiĂšrement dĂ©diĂ© Ă  la promotion de la femme. Depuis son arrivĂ©e au pouvoir, le PrĂ©sident IBK a instruit d’accroitre la contribution des femmes au dĂ©veloppement Ă©conomique et social, de faire la Promotion des droits de l’enfant ainsi que la promotion des valeurs familiales.

A la tĂȘte de ce dĂ©partement depuis septembre 2013, Mme SangarĂ© Oumou Ba et son Ă©quipe travaillent afin de matĂ©rialiser ces objectifs. Ainsi, dans le domaine de la Promotion du genre, le ministĂšre travaille harmonieusement avec les associations fĂ©minines comme exprimĂ© dans la vision du Chef de l’Etat. C’est-Ă -dire associer davantage les organisations fĂ©minines aux prises de dĂ©cision politiques, Ă©conomiques et sociales.

C’est l’essence de la Loi N°201-025 du 18 dĂ©cembre 2015 instituant des mesures pour promouvoir le genre dans l’accĂšs aux fonctions nominatives et Ă©lectives. Cette nouvelle mesure  est  un acquis majeur incontestable. Elle est l’émanation du combat et de l’engagement de tous les citoyens  maliens.

Aussi, en rapport avec les objectifs du dĂ©veloppement durable relatifs Ă  l’agenda 2030 des Nations-Unies, de l’agenda 2063 de l’Union Africaine et  du CREDD 2016-2018, l’autonomisation Ă©conomique de la femme  a Ă©tĂ© mise  au centre des prĂ©occupations du Gouvernement de la RĂ©publique du Mali. Il s’agit pour le dĂ©partement de faire en sorte que l’autonomisation Ă©conomique des   femmes soit  amĂ©liorĂ©e par l’adoption de mesures concrĂštes en crĂ©ant  des opportunitĂ©s Ă©conomiques qui  peuvent ĂȘtre favorisĂ©es par des actions visant Ă  amĂ©liorer leur condition de vie, de travail ainsi que leur participation dans la vie publique et politique. Dans ce cadre, les outils de dĂ©veloppement mis en place sont opĂ©rationnels.

Compilation de Youssouf Diallo

 

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3 COMMENTAIRES

  1. Trois ans trahison merci Ibk
    Trois ans de détournement de fonds publics bravo ibk
    Trois ans d’irresponsabilitĂ© bravo Ibk
    Trois ans d’incapacitĂ© merci Ibk
    Trois ans de ****bravo ibk

  2. IL devrait mieux faire pour les forces armeĂ©s et Les services de securitĂ© et de protection. La volontĂ© y est mais la maniĂšre ne l’est.

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