Oraison funèbre de Lassana Koné 4ème Vice-président de l’URD

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Soumaila Cissé et Ibrahim Boubacar Keita au cours de la  cérémonie
Soumaila Cissé et Ibrahim Boubacar Keita au cours de la cérémonie
... décoration à titre posthume de Lassana Koné
… décoration à titre posthume de Lassana Koné

Excellence, Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat,

Monsieur le Premier ministre, Chef du Gouvernement,

Madame, Messieurs les Présidents des Institutions,

Mesdames, Messieurs les membres du Gouvernement,

Madame, Messieurs les anciens Premiers ministres,

Honorables députés à l’Assemblée Nationale ,

Monsieur le Président de l’URD,

Monsieur le Gouverneur du District de Bamako,

Monsieur le Maire du District de Bamako,

Monsieur le Maire de la commune II du District de Bamako,

Mesdames,messieurs les Présidents d’Honneur,

Messieurs les Représentants des familles fondatrices de Bamako ( Niaré, Touré et Dravé ),

Les notabilités de Bagadadji et de Djelibougou,

Responsables, militants, sympathisants, jeunes et femmes de l’URD,

Mesdames et messieurs les membres de la famille Koné, amis, alliés et voisins,

Mesdames et messieurs,

 

Lassana est parti, oui Lassana est parti, parti pour toujours !

Aujourd’hui l’honneur cruel me revient de célébrer la mémoire de l’homme.

 

Eh oui! Dieu nous a donné Lassana, il nous l’a repris. La mort, un mot de quatre lettres, qui fait réagir à tout coup, parce que la « mort » est associée à la « fin » et l’être humain n’aime pas ce qui se termine, ce qui est inconnu et qui implique le “vide”. L’homme est doté de plusieurs capacités intellectuelles dont celles de l’analyse, du raisonnement et de la résolution de problèmes…mais, la fin de vie demeure « sans solution intellectuelle ni physique ». Nous n’y pouvons rien et elle demeure une certitude.

 « Tout ce qui vit, va mourir! ».

Henri Salvador nous rappelait dans ” la joie de vivre ” je cite : ” La mort n’est qu’un instant de la vie, pareil à tous les autres, et son seul mérite est d’être le dernier.” Fin de citation.

Lazare wogue renchérit : ” L’heure de la mort, Dieu seul la connaît; la reculer est impossible…”

Quand tu ne peux t’empêcher de venir tu ne peux t’empêcher de partir !

Affectueusement appelé Koulou par certains, jeune Lassana Koné par d’autres et moi-même pour témoigner ton attachement aux hauts faits de notre culture emprunte de la richesse “du sinangouya”, notre cher et très cher vice-président, tu as décidé de nous quitter hier vendredi 06 novembre 2015 , après avoir vécu 71 hivernages, entamés le 21 Novembre 1944 à Bamako où tu as vu le jour.

Après de brillantes Etudes primaires et Secondaires à  l’Ecole Faidherbe et le Lycée Van de DAKAR, tu obtins de 1965 à 1973, en France, successivement une Maîtrise en sciences économiques à l’université de Droit et Sciences Économiques de Paris I, un Diplôme supérieur en gestion financière à l’Institut d’Administration des Entreprises de l’université PARIS DAUPHINE et un doctorat de 3ème Cycle en Économie Financière.

Ta riche carrière universitaire t’a valu d’être successivement :

Cadre à la Division Contrôle de gestion PHILIPS France de 1970 à 1973;

Consultant à l’Institut de développement et de Planification IDEP-DAKAR de 1974 à 1975;

Cadre à la Direction du Département Commercial de la SOMIEX de 1975 à 1979;

Directeur Général Adjoint de la Pharmacie Populaire du Mali chargé de la Direction Financière de 1979 à 1980;

Economiste- Financier à l’Association pour le Développement de la Riziculture en Afrique de l’Ouest (ADRAO) à MONROVIA en Sierra Leone de 1980 à 1986;

Inspecteur au Ministère d’Etat chargé de la Tutelle des sociétés et Entreprises d’Etat ; Commissaire de la Pharmacie Populaire du Mali et de l’Union Malienne des Produits Pharmaceutiques en décembre 1986;

Vice-président du Conseil d’Administration de la Régie du Chemin de Fer du Mali en 1987;

Conseiller au Ministère de la santé et Commissaire de la Pharmacie Populaire du Mali et de l’Union Malienne des Produits Pharmaceutiques en 1988;

Président Directeur Général du Centre d’Etude et de la Promotion Industrielle (CEPI) de juin 1990 à avril 1991;

Directeur Administratif et Financier du CRES (CEAO) de 1991 à 1995;
Président Directeur Général de la Régie du Chemin de Fer du Mali de 1995 à 2000;

Inspecteur des Finances à l’Inspection des Finances du Ministère de l’économie et des finances de 2000 à 2004;

Directeur des Entrepôts du Mali au Sénégal (EMASE) de 2004 à 2008;

Ingénieur statisticien économiste de classe exceptionnelle, tu fais valoir tes droits à la retraite étant à la tête des Entrepôts du Mali au Togo ( EMATO ) en 2009;

Les charges de tes nombreuses fonctions ne t’ont pas empêché de faire des publications de qualité, entre autres “l’expérience monétaire du Mali de 1962 à 1970”, “Impact des sociétés d’Etat au sein de l’économie malienne ” etc…

Sur le plan politique, tu as été de tous les combats pour l’avénement de la Démocratie au Mali. Militant et responsable de l’ADEMA-PASJ, membre fondateur de l’URD en 2003; Secrétaire général de la section URD de la commune II; vice-président du Parti à sa création; puis secrétaire général du Bureau Exécutif National de l’urd de 2008 à 2014; coordinateur au sein de la fédération URD du district de Bamako; 4ème vice-président de l’URD depuis le 3ème congrès tenu en novembre 2014.

Tu as beaucoup travaillé, bien œuvré, pour ton pays, au dedans et au dehors, pour ta vocation, pour ton parti L’URD, pour ta famille. Le Mali perd un grand serviteur de l’ETAT.

Ta brillante carrière vient d’être retracée avec une autorité à laquelle nous ne pourrions que nuire en tentant d’y faire un apport nouveau.

Mais ceux, d’entre nous qui eurent le privilège de t’approcher de près, peuvent porter témoignage de tout ce que tu unissais dans ta personne de culture, de sensibilité, de bienveillance et de modestie.

Travailleur infatigable, tu suivais avec sollicitude les efforts des jeunes et des femmes dont tu te rapprochais volontiers; tu souriais avec bonhomie et indulgence aux impatients, car tu savais que le succès ne vient qu’en récompense d’un labeur opiniâtre.

Homme attachant qui a un sens aigu de la famille, Lassana, tu as su être pour nous, Peuple URD, un grand frère mais aussi un ami et un confident. Sois à jamais remercié.
L’Urd perd un vice Président, un militant assidu et rigoureux. Un homme de principes, fidèle et dévoué au parti. Les militant(e)s de l’URD retiendront ta force de conviction, ton courage, ta détermination, ton engagement et surtout ta conviction que l’avenir est au travail !

 

« Koulou » comme nous t’appelions tu vas nous manquer. Notre ” cantine” où nous partagions le repas de midi toute la semaine tout au long de l’année du lundi au vendredi résonnera toujours du souvenir de ta voix, de ton humour , de tes rhétoriques et  de ta passion pour la réussite de notre chantier.

Comme toujours, tu t’es éclipsé discrètement ne voulant déranger personne. Et pourtant, ta silhouette et le timbre de ta voix resteront omniprésents !

CONVICTION  FOI ET ENGAGEMENT  Nous, ta famille, resterons soudés autour de ton idéal, de notre idéal commun : la force du rassemblement ! En ces instants d’intense émotion, me vient seul en secours le mot de Simone VEIL : « Il restera de toi ce que tu as donné. » Et « Koulou », tu as tout donné !

A chacun(e) d’entre nous tu manqueras, tu demeureras pour nous tous, le modèle, le bon exemple, la référence, la lumière pour poursuivre le chemin de la victoire pour tous et au nom de tous !

 

Madame Koné Oumou Traoré vous ne vouliez pas, dans votre modestie, qu’il fût parlé de vous du haut de cette Tribune,  et vous avez été obéie. Vous ne m’en voudrez cependant pas de dire, avant de terminer, que celui qui fut heureux près de vous, ne vous a pas quitté sans être sûr de votre courage, ni sans être un peu consolé de l’inévitable séparation, en vous laissant en souvenir des beaux jours passés, quatre charmants enfants d’une éducation irréprochable. 

A vous mes chers et adorables enfants, vous pouvez être fiers de porter le nom de votre père. Vous avez désormais un lourd héritage à porter. Nous serons tous là pour vous accompagner.
Lassana, Merci au nom de la famille. Merci au nom du parti. Merci pour ta disponibilité, ta générosité et ton honnêteté.
Dors en paix cher aîné,  cher ami, cher père, cher conseiller, cher camarade, et, si tu étais là, tu aurais dit d’un ton  neutre : « Tcheè ! C’est pas grave, continuez ! » oui, nous poursuivrons ton œuvre pour perpétuer ta mémoire !
Qu’ Allah que tu as toujours honoré, t’accueille en son Saint Paradis !
Amin.

 

Maître Demba Traoré

Secrétaire à la communication

Officier de l’ordre national

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3 COMMENTAIRES

  1. INA LILAHI WA INA ILEYHI RAJI OUNE!!!
    QUE LE TOUT PUISSANT ALLAH L’ACCUEILLE DANS SON PARADIS!!!
    MES CONDOLEANCES A’ TOUS LES MEMBRES DE SA FAMILLE!!!

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