Papa Moustaph Koïté n’est plus : Un pilier social et professionnel de l’AMAP

0

L’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) est une grande famille. Et Papa Moustaph Koïté en était un pilier. Journaliste responsable des pages d’avis et d’annonces, il s’est éteint dans la nuit de mardi à mercredi à son domicile à Kalabancoura ACI.

Il était encore au journal à s’occuper de « ses » pages quelques heures avant de rendre son dernier souffle. Comme d’habitude, il figurait parmi les derniers à quitter la rédaction aux environs de 21 heures. La nouvelle de son décès a donc fait l’effet d’un coup de tonnerre dans le ciel serein de l’Agence malienne de presse et de publicité. Né en 1956 à Koulikoro, le fils de Ibrahima et de N’Doumbé Koïté, est sorti de l’Institut national des arts (INA) en juin 1977. Il est arrivé à l’Essor avant même son intégration à la Fonction publique en 1978, en qualité de … maître du second cycle. Il apprend le métier sur le tas, se perfectionne, gravit les échelons. Il travaille d’abord à la rubrique sportive où il couvre les matches de football et de basketball. Et se fait même une spécialité des Semaines de l’amitié et de la fraternité (SAFRA), ces rencontres triangulaires organisées à l’époque entre notre pays, le Sénégal et la Mauritanie. Il effectue beaucoup de reportages et d’enquêtes sur les activités socio-culturelles avant de se voir confier la rubrique petites annonces. Il est nommé chef de section presse à la publicité en 1994. Bosseur, en contact constant avec la clientèle, notamment les annonceurs du Quotidien national, il travaillait très souvent même les dimanche, pour répondre aux desiderata des uns et des autres. Affable, généreux, d’un commerce agréable, Papa Moustaph Koïté était l’homme de la situation car il faisait bonne impression et bon accueil dès le premier contact. A l’AMAP, cet ancien de la maison savait toujours avoir un mot taquin pour les uns, un sourire pour les autres et démontrer une égale générosité pour tous. Il suffit pour s’en convaincre d’écouter les regrets de ses collègues de service. Tous saluent sa sociabilité et une solidarité jamais démentie avec tous, dans les épreuves de la vie. Au cœur de la vie sociale de l’AMAP, il avait tissé des liens avec le personnel de soutien comme avec l’encadrement et conversait au quotidien avec toute la galaxie de professionnels qui évolue dans une entreprise de presse : journalistes, photographes, ouvriers d’imprimerie, chauffeurs, commerciaux, administratifs. C’était un des éléments fédérateurs de la famille que s’attache à être l’AMAP et un des animateurs de la culture d’entreprise qui s’y est développée. La preuve du dévouement polyvalent de Papa Moustaph Koïté est la part déterminante qu’il a prise dans la réanimation de l’équipe de football de l’AMAP. Il y a mis son temps, son argent, son entregent et sa passion. L’encadrement qu’il a ainsi assuré a été déterminant dans la conquête en 2010 de la Coupe corpo du cinquantenaire par l’équipe de l’AMAP. Aujourd’hui, tous le pleurent et en parlent avec peine. Le secrétaire général du Comité syndical de l’AMAP, Souleymane Bobo Tounkara, avoue n’avoir « jamais rencontré un gars aussi disponible et au service des autres comme lui. Il sous-tendait sa générosité par cette philosophie : la manière de donner vaut mieux que ce que l’on donne. Sa disparition va laisser un grand vide ». Le doyen Mamadou Diarra témoigne que Papa Moustaph Koïté était une des personnes les plus efficaces du journal. C’était, ajoute-t-il, "le petit père du peuple" et il avait vraiment le cœur dans la main. Il est resté, note-t-il, très attaché aux valeurs familiales et « s’occupait bien de sa vieille mère et de ses frères ». Ces témoignages disent combien le personnel de l’Agence malienne de presse et de publicité, a durement ressenti la disparition de Papa Moustaph Koïté dont l’inhumation est prévue aujourd’hui à 16 heures à Kalabancoura ACI. Le "walidjou", l’âme généreuse, a été rappelée à Dieu, laissant derrière lui une grande famille éplorée. Dors en paix PMK.

Bréhima DOUMBIA

Source : L’ESSOR

 

 

Commentaires via Facebook :

PARTAGER