Le super Biton national de SĂ©gou : Encore un de moins !

5

L’enfant de Molodo, petite bourgade de l’Office du Niger, Ă  quelques huit kilomètres de Niono, Ă©lève de Tara BorĂ©, PercĂ©, a commencĂ© sa carrière dans le Bronconi de Niono avant d’ĂŞtre appelĂ© au Biton aux cĂ´tĂ©s des Barbu, Cubain, Toussaint, Coulou, KaramokoNiang, Papa Gaoussou,    etc.

Ensemble,  ils porteront ce bel orchestre au firmament de la gloire avec des titres d’anthologie qui n’ont pu prendre des rides du temps et qui, mĂŞme aujourd’hui, s’Ă©coutent par toutes les gĂ©nĂ©rations pour la mĂ©lodie et la symbolique des expressions et de la morale dont ils sont pĂ©tris.

Toutes les chansons du rĂ©pertoire du Biton (nom qui lui a Ă©tĂ© donnĂ© par Soumana Sacko, ex-Premier ministre du Gouvernement de la Transition de Amadou Toumani TourĂ©) sont des chefs-d’Ĺ“uvre dont les auteurs restent pour la prospĂ©ritĂ© des icĂ´nes, des lumières qui devraient normalement illuminer les gĂ©nĂ©rations futures, et toutes les gĂ©nĂ©rations.

Tous les grands orchestres du Mali, ceux-lĂ  qui ont donnĂ© Ă  notre pays cette notoriĂ©tĂ© et cette reconnaissance internationales qui ont fait dire Ă  plusieurs de nos chefs d’Etat que le Mali est connu Ă  travers les hommes de culture sont “morts” sans que jamais l’on n’ait cherchĂ© Ă  prĂ©parer la relève.

Au Mali, on est des champions de l’Ă -peu-près, du saupoudrage. On fait toujours semblant de bien faire pour avoir certainement bonne conscience, mais on pose rarement des actes pour la durĂ©e.

Qu’est-ce qu’il coĂ»terait Ă  nos autoritĂ©s d’Ă©riger en “Institution” (peut-ĂŞtre que le mot est mal Ă  propos) des orchestres comme le Biton de SĂ©gou, le Kanaga de Mopti, le KĂ©nĂ©-Star de Sikasso, le Badema National, le Djaba de Tombouctou, etc

L’Etat aurait pris par devers lui la formation des jeunes au sein de ces orchestres avec rang et titre de fonctionnaires ou de contractuels et parmi tous ces orchestres, seul Badema a pu bĂ©nĂ©ficier de l’aide de l’Etat, alors qu’il n’Ă©tait pas meilleur aux autres.

Aussi, il est temps de penser aux rares survivants de ces orchestres et de ces groupes artistiques et culturels qui ont tout donnĂ© pour que notre culture demeure vive. Ils mĂ©ritent eux aussi la reconnaissance de l’Etat. Sinon ils finiront comme tous ces autres par mourir dans une dĂ©chĂ©ance innommable, faute d’avoir les moyens de se soigner tout simplement.

Amstrong, Karamoko Niang, Blide, Harouna Barry, Barbu, Coulou Salim HaĂŻdara, Toussaint, François Bamoussa, Mamadou Guitare, PĂ©kèlĂ©,  Jo de Mopti, Cheickna Sidi, Mangala Camara, Johnny, KĂ©lĂ©tigui Zani, Daouda SangarĂ©, Mamadou FanĂ©, Appolo et j’en oublie beaucoup d’autres, dormez en paix et que Dieu le Tout Puissant et MisĂ©ricordieux vous accueille dans sa grâce Ă©ternelle.

Mamoutou KĂ©ĂŻta, Ex- Drjsac Sikasso- SĂ©gou

PARTAGER

5 COMMENTAIRES

  1. L’Ă©tat prĂ©fère la mise ne scène des griots pour mieux folkloriser le pays….Les artistes on vous aime pas pour votre esprit crĂ©taif…ça, ça dĂ©range!

    • En plus, il prĂ©fère mĂŞme les hommages aux artistes Ă©trangers que nationaux

      • Paix a l’ame du disparu. Que la terre lui soit legere. El Hadj, toi qui es segovien peut m’aider ici: l’auteur de cet article affirme que le nom Biton a ete donne a l’orchestre par Zoumana Sacko, ce que je trouve bizarre dans la mesure ou Zou etait simple ecolier au debut des annees 70 quand l’Orchestre de Segou a pris le nom de Biton? Au plaisir de te lire.

        • Ere Djibo relire bien ce que dit l’auteur, Zoumana SACKO qualifia les chansons du rĂ©pertoires du super Biton, des chefs-d’œuvre dont les auteurs restent pour la prospĂ©ritĂ© des icĂ´nes, des lumières qui devraient normalement illuminer les gĂ©nĂ©rations futures, et toutes les gĂ©nĂ©rations.
          Le Mali n’a pas de politique culturelle bien Ă©laborĂ©e,

          • Ngolo, relis tres bien ce que l’auteur a dit “nom qui lui a ete donne par Zoumana Sacko, …” personne ne parle de qualificatif ici sauf si nous ne lisons pas le meme texte!

Comments are closed.