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Mali : le difficile retour des migrants de Libye

 La situation des Subshariens est particulièrement préoccupante en Libye où Amnesty Internationale rappelle qu’ils courent un grand risque car ils sont pris pour des mercenaires. On compterait encore près de 15 000 Maliens en Libye tandis que 40 000 de leurs compatriotes sont déjà rentrés au Mali. Un retour forcé et donc un déchirement pour eux car en arrivant dans leur pays d’origine ils n’ont plus rien et redoutent l’avenir.

Par RFI – 31/08/2011

Reportage à Bamako

(01:28)

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Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 31 août 2011

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 31 août 2011 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Président de la République , Son Excellence Monsieur Amadou Toumani TOURE.

Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :

- adopté des projets de textes ;
-  entendu une communication et
-  procédé à des nominations.

AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES

Sur présentation du ministre de l’Elevage et de la Pêche , le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi régissant la production, l’importation, l’exportation, la diffusion et le contrôle des semences, ovules et embryons d’origine animale et des reproducteurs.

L’élevage joue un rôle très important dans le développement économique, social et culturel du Mali. Sa pratique concerne au moins 80 % de la population rurale, constitue la principale source de revenu pour plus de 30 % de la population totale et permet à notre pays, avec l’effectif du cheptel, d’être au premier rang des pays de l’espace UEMOA et au deuxième rang des pays de la CEDEAO.

Les efforts d’amélioration génétique des animaux ont été marqués par l’utilisation de semences animales importées à travers la pratique de l’insémination artificielle sans un programme d’amélioration génétique préétabli entrepris dans ce cadre.

Cette utilisation non rationnelle de l’insémination artificielle et des races exotiques constituant un danger réel pour les races autochtones en équilibre avec leur milieu, des textes ont été pris en 2000 pour réglementer le secteur et assurer la conservation des ressources génétiques animales.

En raison de l’évolution institutionnelle et des changements intervenus dans le paysage administratif et socioprofessionnel du secteur de l’élevage, ces dispositions législatives et réglementaires s’avèrent insuffisantes et doivent être actualisées.

Le projet de loi adopté répond à ce besoin d’adaptation. Il fixe les nouvelles règles régissant la production, l’importation, l’exportation, la diffusion et le contrôle des semences, ovules, embryons d’origine animale et des reproducteurs en prenant notamment en compte :

- l’application de la biotechnologie dans les programmes d’amélioration génétique ;
- le développement de l’aquaculture.

Il procède également à :

- une meilleure définition des rôles et responsabilités des centres agréés de production et de diffusion de semences ;
- une meilleure définition des conditions d’exercice du métier d’inséminateur et des conditions d’installation des centres d’insémination artificielle ;
- une meilleure gestion des semences génétiques animales par un catalogue national fixant la liste des races autochtones courantes et des races exotiques autorisées.

Il prévoit des sanctions en cas de violation de ses dispositions.

AU CHAPITRE DES MESURES REGLEMENTAIRES.

Sur le rapport du ministre du Logement, des Affaires Foncières et de l’Urbanisme, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret autorisant l’affectation, au Ministère du Développement Social, de la Solidarité et des Personnes Agées, de l’immeuble, objet du titre foncier n°7181/CVI de Bamako.

La parcelle de terrain, d’une superficie de 5 ha 25 a 61 ca sise à Faladié, commune VI du District de Bamako supporte l’immeuble qui abrite le siège de l’Union Malienne des Aveugles (UMAV).

Son immatriculation au nom de l’Etat et son affectation au Ministère du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées visent à préserver sa vocation et prévenir les problèmes liés aux occupations anarchiques et illicites.

L’affectation s’inscrit également dans le cadre de la politique de gestion et de sécurisation du patrimoine immobilier de l’Etat.

AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES :

* AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DES COLLECTIVITES LOCALES (Cabinet du ministre délégué auprès du ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, chargé de la Décentralisation )

Chargé de Mission :

Issa Fahiri KONE, Ingénieur des Eaux et Forêts

* AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE  :

Conseiller technique :

Al Hacoum Handédéou MAIGA, Inspecteur des Services économiques.

Vice-Consul au Consulat du Mali à Abidjan :

Samba DJIGUIBA, Professeur.

Secrétaire Agent comptable au Consulat du Mali à Tamnarasset :

Seydou AYOUBA, Contrôleur du Trésor.

* AU TITRE DU MINISTERE DE L’EMPLOI ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE

Directeur des Ressources humaines du Secteur de la Jeunesse , de l’Emploi, des Sports et de la Culture  :

Madame DICKO Fatoumata ABDOURHAMANE, Administrateur du Travail et de la Sécurité sociale.

AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS

* AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DES INVESTISSEMENTS ET DU COMMERCE :

Le Conseil des Ministres a été informé de la situation de l’approvisionnement du marché et des prix des produits de première nécessité pendant le mois de Ramadan. Pour assurer l’approvisionnement correct du pays en produits de première nécessité (sucre, riz, lait, farine, huile alimentaire) pendant le mois de Ramadan, le Gouvernement de concert avec le Conseil national des prix a initié un certain nombre d’actions qui visaient deux objectifs :

\"-\" renforcer l’offre des produits susvisés sur toute l’étendue du territoire national,
\"-\" éviter que leurs prix dépassent ceux pratiqués avant le mois de Ramadan.

Les différentes mesures prises se sont traduites par :

\"-\" le maintien des prix à des niveaux stables pendant tous le mois de Ramadan et des baisses sur le prix de certains produits comme le sucre et le riz.

\"-\" l’accroissement des stocks commerciaux et une amélioration sensible du taux de couverture des besoins de consommation des principaux produits.

Le Gouvernement remercie l’ensemble des acteurs associés à cette démarche et plus particulièrement le Conseil national des prix pour les efforts déployés pour atteindre ces résultats appréciables.

* AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT SOCIAL, DE LA SOLIDARITE ET DES PERSONNES AGEES

Le Conseil des Ministres a examiné le Plan d’Actions national d’extension de la protection sociale 2011-2015.

La politique nationale de protection sociale adoptée en 2002 et qui s’inscrit dans l’axe d’orientation du Cadre Stratégique pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté (CSCRP) relatif au renforcement du secteur social, sert de cadre à la réalisation des plans, programmes, projets et stratégies pour garantir la couverture des risques sociaux des différentes catégories de la population.

C’est dans le but de disposer d’un instrument de plaidoyer et de pilotage opérationnel de cette politique que le Gouvernement a adopté en 2004 un premier Plan d’actions national d’extension de la Protection sociale pour la période 2005 – 2009. L’évaluation de ce plan a permis d’en relever les avancées et les limites.

Au nombre des avancées on peut noter :

-  la mise en place de l’Assurance Maladie Obligatoire et du Régime d’Assistance Médicale ;
-  l’amélioration dans la gestion des institutions classiques de sécurité sociale (l’INPS et la CMSS ) ;
-  le développement perceptible des mutuelles ;
-  la mise en place du Fonds de Développement Agricole.

Parmi les limites on peut retenir :

-  l’absence d’un Régime des accidents de travail et maladies professionnelles au profit des fonctionnaires et parlementaires ;
-  la faible synergie entre les intervenants dans la mise en œuvre du Plan d’actions ;
-  le déficit de communication ;
-  le faible niveau de financement des activités estimé à 63,15 % des prévisions.

Le Plan d’actions d’extension de la Protection social 2011-2015 vise à renforcer les acquis et à remédier aux insuffisances constatées en prenant en compte les problématiques émergeantes telles que les crises alimentaires, la crise des hydrocarbures et la crise financière. Une de ses innovations majeures est le renforcement des systèmes de filets de sécurité sociale par les transferts monétaires aux plus pauvres et aux plus vulnérables en vue d’assurer une juste répartition des fruits de la croissance.

L’élaboration du nouveau Plan d’actions d’extension de la Protection sociale procède d’une démarche participative et concertée entre tous les acteurs du domaine de la protection sociale.

Le coût de sa mise en œuvre est estimé à 87 milliards 775 millions 60 mille francs CFA.

Koulouba, le 31 août 2011

Le Secrétaire Général du Gouvernement,

Mme DIAKITE Fatoumata N’DIAYE
Officier de l’Ordre National

Le CNT juge « imprudent » l’accueil des Kadhafi par l’Algérie

 Le porte-parole du CNT a également qualifié d’ »acte d’agression » le comportement d’Alger vis-à-vis de la Libye ces derniers mois.

Le Conseil national de transition (CNT), organe politique de la rébellion libyenne, a jugé mardi « très imprudent » le comportement de l’Algérie, qui agit selon lui contre « les intérêts du peuple libyen » en accueillant des enfants du dirigeant en fuite Muammar Kadhafi. « Le gouvernement algérien est très imprudent de travailler contre les intérêts du peuple libyen. Il devrait penser à l’avenir (…). Kadhafi et ses fils sont terminés. Ils appartiennent au passé », a déclaré le porte-parole du CNT à Londres, Guma al-Gamaty.

Deux fils du colonel Kadhafi, Hannibal et Mohamed, sa fille Aïcha et son épouse Safia sont entrés lundi en Algérie, selon le ministère algérien des Affaires étrangères. Alger a assuré mardi les avoir accueillis « pour des raisons strictement humanitaires ». « Nous avons un problème avec les deux fils, Hannibal et Mohamed », a expliqué Guma al-Gamaty sur la chaîne de télévision britannique Sky News. « La justice libyenne les recherche pour leur mauvaise gestion et le détournement et probablement le vol et le transfert d’importantes sommes d’argent public. Il peut s’agir de milliards », a-t-il ajouté.

« Transport de mercenaires »(porte-parole du CNT)

Guma al-Gamaty a par ailleurs qualifié d’ »acte d’agression » le comportement de l’Algérie ces derniers mois vis-à-vis de la Libye. « Nous avons des preuves que le gouvernement algérien a autorisé des mercenaires à passer » en Libye, a-t-il assuré, reprenant des affirmations déjà faites par le CNT. « Il a autorisé le transport de carburant et d’armes en Libye ces six derniers mois. Il a prêté à Kadhafi sept avions en février et en mars pour permettre le transport de mercenaires en Libye », a-t-il encore dit.

Dès le début de l’insurrection en Libye, les rebelles ont accusé Alger d’avoir dépêché des mercenaires pour soutenir le chef libyen, ce qui a été démenti avec vigueur chaque fois. L’Algérie n’a pas reconnu le CNT, alors que des dizaines de pays l’ont fait, et n’a jamais demandé le départ du colonel Kadhafi. Elle a réaffirmé la semaine dernière sa « stricte neutralité en refusant de s’ingérer, de quelque manière que ce soit, dans les affaires intérieures » de la Libye.

Le Point.fr – Publié le 30/08/2011 à 18:17

Libye: les rebelles veulent en finir et lancent un ultimatum

 BENGHAZI (Libye) (AFP) – 21:55 – 30/08/11  - Les rebelles libyens ont appelé mardi les derniers partisans de Mouammar Kadhafi à abandonner leurs fiefs avant samedi alors que les insurgés progressent par l’est et l’ouest vers Syrte, ville d’origine du "Guide" où il aurait pu trouver refuge.

Le chef du CNT (Conseil national de transition), Moustapha Abdeljalil, a adressé mardi un ultimatum expirant samedi aux forces loyalistes dans les derniers fiefs du régime, dont Syrte, pour qu’ils se rendent, faute de quoi ils s’exposeraient à des opérations militaires.

"Ce délai expirera à la fin de l’Aïd el-Fitr (fête marquant la fin du ramadan). A partir de samedi, si une issue pacifique n’est toujours pas en vue sur le terrain, nous pourrons faire la différence militairement", a déclaré M. Abdeljalil à Benghazi (est).

"Le lancement de la bataille finale est imminent", a renchéri le porte-parole militaire de la rébellion, Ahmed Omar Bani. "Nous continuons à chercher une solution pacifique, mais samedi nous emploierons des moyens différents face à ces criminels", a-t-il lancé, en appelant les habitants de Syrte à "se soulever".

Mouammar Kadhafi est toujours introuvable et les rumeurs continuent à le donner comme s’étant réfugié dans la région de Syrte (360 km à l’est de Tripoli), dont il est originaire.

Le dirigeant libyen déchu conserve une capacité "à commander et contrôler des troupes, leurs mouvements, et celui d’armes", a assuré le porte-parole de l’opération "Protecteur unifié", le colonel Roland Lavoie.

"Les (forces) pro-Kadhafi (…) ne sont pas en pleine débandade, elles cèdent du terrain de manière ordonnée et se retirent sur la moins mauvaise de leurs positions, compte tenu de leur armement", a-t-il souligné.

Dans ce contexte, l’Otan a averti qu’elle poursuivrait ses bombardements jusqu’à ce que la population civile soit pleinement en sécurité, soulignant qu’elle concentrait pour le moment ses interventions sur Syrte.

Les rebelles sont positionnés de part et d’autre de cette ville et y envoient des renforts. Contrôler cette cité côtière de 120.000 habitants porterait en effet un coup fatal à l’ex-régime libyen.

A l’ouest de Syrte, les rebelles attendaient le résultat des négociations sur une éventuelle reddition à Al-Sadaada (environ 150 km de Syrte), d’où ils procédaient à des opérations de reconnaissance, selon un journaliste de l’AFP sur place. D’après Ismaïl Chalouf, chef d’un groupe de combattants, les insurgés se sont rapprochés jusqu’à 70 km de la ville, avant d’être bombardés à l’arme lourde et de se replier.

A l’est de Syrte, la ligne de front se situait au-delà du hameau de Umr Gandil, soit à moins d’une centaine de kilomètres du bastion de Kadhafi.

Dans tout le pays, les Libyens s’apprêtaient à célébrer à partir de mercredi l’Aïd el-Fitr. A Tripoli, où les tensions restent vives entre pro et anti-Kadhafi, les rumeurs abondent selon lesquelles Mouammar Kadhafi préparerait "une surprise" pour le Fitr, qui coïnciderait avec le 42e anniversaire de la révolution qui l’a porté au pouvoir le 1er septembre 1969.

Sur le plan diplomatique, le CNT a jugé "très imprudent" le comportement de l’Algérie, qui a accepté sur son sol une partie de la famille de Kadhafi – notamment l’épouse du "Guide" libyen et trois de ses enfants, Mohamed, Hannibal et Aïcha, qui a accouché mardi d’une petite fille.

Selon les rebelles, qui réclament leur retour pour les juger, Alger a agi contre "les intérêts du peuple libyen".

Alger a invoqué de son côté "des raisons strictement humanitaires" à cet accueil.

Les insurgés ont par ailleurs annoncé la mort de Khamis, un des fils de Mouammar Kadhafi âgé de 28 ans, tué selon eux à environ 80 km au sud-est de Tripoli et enterré. Cette annonce est toutefois à prendre avec beaucoup de précaution car son décès a été annoncé à plusieurs reprises depuis le début du conflit, sans jamais avoir été confirmé.

Une télévision du régime libyen a ainsi démenti sur son site internet cette information.

Abdallah Senoussi, le chef des services des renseignements de Mouammar Kadhafi, a également peut-être été tué par des rebelles, selon le colonel Bani.

Côté économie, le CNT a annoncé que la Libye allait remettre en état de nombreux puits pétroliers dans les prochains jours, tout en précisant que ses exportations du brut ne reprendraient que progressivement.

Pendant ce temps, à Paris, la réunion du Groupe de contact sur la Libye se préparait. Une soixantaine de délégations sont attendues jeudi à la Conférence des amis de la Libye afin d’accompagner les autorités de transition libyennes, qui contrôlent désormais la quasi-totalité du pays, dans leur marche vers la démocratie.

Le Premier ministre polonais Donald Tusk, qui assure la présidence tournante de l’UE, a plaidé pour que la fin de la guerre soit décrétée à l’occasion de cette conférence.

Le comité des sanctions de l’ONU a pour sa part approuvé mardi la demande de Londres de débloquer 1,6 milliard de dollars d’avoirs libyens gelés afin d’apporter une aide humanitaire au pays.

Le Zimbabwe, dont le président Robert Mugabe entretenait de bonnes relations avec Mouammar Kadhafi, a décidé de son côté d’expulser l’ambassadeur de Libye à Harare, qui avait annoncé son ralliement à la rébellion le 24 août.

Enfin, selon le Wall Street Journal, une filiale du groupe informatique français Bull, Amesys, a aidé le régime de Mouammar Kadhafi à espionner ses opposants en équipant fin 2009 le centre de surveillance d’internet de Tripoli avec "un important paquet de (technologie) de contrôle".

AFP

 

Des armes françaises aux mains d’ex-combattants pro-Kadhafi au Mali

 BAMAKO (AFP) – 22:49 – 30/08/11 – Des Touareg maliens rentrés au Mali après avoir combattu pour Mouammar Kadhafi sont en possession d’armes parachutées par la France aux rebelles libyens dans l’ouest de la Libye, a appris l’AFP mardi de sources concordantes depuis Bamako.

"Des armes larguées à l’époque aux rebelles du CNT (Conseil national de transition, organe politique pour les insurgés libyens) par la France sont tombées entre les mains des combattants touareg, qui sont revenus dans le désert malien avec armes et bagages", a déclaré une source sécuritaire malienne sous couvert d’anonymat.

Jointe à Gao (nord du Mali), une source consulaire a confirmé cette information. "Nous avons des indices sûrs qui (la) confirment", a-t-elle dit.

Aucune des sources n’a fourni d’indication sur la quantité et la nature de ces armes, et le nombre d’anciens combattants qui les détiendraient.

Fin juin, la France avait reconnu des informations de presse révélant qu’elle avait parachuté des armes aux rebelles libyens dans le Djebel Nefoussa (ouest de la Libye).

Selon Paris, il s’agissait d’armes légères larguées à l’occasion d’opérations d’aide humanitaire en faveur de populations sous la menace des troupes du dirigeant libyen, le colonel Kadhafi, dans cette région montagneuse à quelques dizaines de kilomètres de Tripoli.

Il s’agissait d’armes pouvant "être maniées par des civils, de l’armement léger d’infanterie de type fusil", avait alors expliqué le porte-parole de l’état-major français, le colonel Thierry Burkhard.

Le quotidien français Le Figaro avait évoqué notamment des lance-roquettes, fusils d’assaut, mitrailleuses et missiles antichar Milan.

Selon diverses sources au Mali, les ex-combattants pro-Kadhafi ayant regagné récemment le Nord du Mali comprennent des hommes qui avaient été recrutés au déclenchement, mi-février, de la rébellion libyenne, mais également des Libyens d’origine malienne installés de longue date en Libye et qui avaient intégré l’armée régulière de Libye.

Jusqu’à mardi soir, aucune estimation n’était disponible sur le nombre de ces ex-combattants pro-Kadhafi.

AFP