Archives quotidiennes :

Les révélations de FAKOLY (6) : Le piège de février

En moins d’une matinée, un tout nouveau rapport de forces s’est installé.

Dans la lutte qui s’engageait au sommet du pouvoir, l’essentiel restait, bien entendu, invisible aux yeux de l’homme de la rue. Cependant, tout ce que tramaient les membres du Conseil militaire ne pouvait rester entièrement caché. Bamako est Bamako, on trouvera donc toujours quelqu’un pour lâcher une bribe de confidence dans l’intimité. La langue de certains acteurs s’était déliée, si bien que dans les milieux qui se prétendaient « généralement bien informés », des rumeurs insistantes circulaient sur les dissensions croissantes au sein du Conseil militaire. On racontait que le Chef avait été mis en minorité dans des votes sur des sujets essentiels. On affirmait aussi que le patron avait fait interdire l’accès de sa maison à Tiéni, Kramo et Niguèlin. C’était un vrai feuilleton byzantin qui se racontait dans les salons, et la mayonnaise est montée un peu plus quand une troisième rumeur vint chasser brutalement les deux autres. Elle portait sur l’importance de la fortune personnelle de la cheftaine. Là, les chiffres – toujours fantasmagoriques – variaient de un à trois milliards de francs maliens selon que l’on aimait peu ou pas du tout Béréni. Mais, faute de faits nouveaux pour l’alimenter, cette troisième rumeur s’éteignit au bout de deux semaines. Le petit peuple avait trop de soucis à régler au quotidien pour se préoccuper très longtemps des querelles entre les membres du Conseil militaire, dont les grosses Mercédès semblaient le narguer. Seuls les cercles de femmes de pouvoir et les milieux des opposants intellectuels continuaient à guetter les signes de montée de tension. Mais les indices patents avaient pratiquement disparu, au point que la semaine précédant les événements du 28 février 1978 se déroula de la manière la plus banale qui soit.

Pourtant chaque clan avait positionné ses pions pour la bataille finale. Mais le « black out » était complet sur ces préparatifs, car pour une fois tous les acteurs avaient respecté la consigne du secret. Même lorsque quelque chose leur échappait, le public ne savait pas le déchiffrer. Ainsi, un de nos amis de la police, qui avait fait un bref passage au « Grin » au cours du week-end précédant la date fatidique, laissa tomber cette phrase sibylline : « ça va péter bientôt ». Mais au sein de notre petite assemblée personne ne le prit au sérieux. Personne ne lui demanda non plus de s’expliquer. Plus tard nous avons appris que notre ami qui n’appartenait pas à la haute hiérarchie avait été admis, en l’absence de son chef hiérarchique direct, à une importante réunion des sommités de la police. Il était ressorti de ce briefing spécial les oreilles bourdonnantes et la tête pleine d’informations extraordinaires. Il ne pouvait pas garder ces choses là pour lui tout seul, mais il ne pouvait pas non plus se permettre de nous raconter ce qui s’était dit. Voilà pourquoi il avait lancé son : « ça va péter bientôt » et qu’il s’en était tenu à cela. Mais, je le répète une fois de plus, il n’avait éveillé l’intérêt d’aucun membre du « Grin ». Comme la plupart de nos concitoyens civils, nous en avions en effet assez de ces « contre-coups » et de ces « anti-coups » que le pouvoir militaire nous dévoilait à intervalles plus ou moins réguliers. Nous étions fatigués de ces intrigues de palais et de ces scandales financiers, en tout genre, qui éclataient tous les mois et pour lesquels payaient seuls les petits poissons. Nous étions blasés des querelles entre des hommes qui avaient tout et qui désiraient encore plus. Ces gens là jouissaient du pouvoir, de l’argent et des femmes en se moquant bien des commentaires du petit peuple. Lorsque celui-ci les voyait se battre entre eux, il savait que c’était simplement pour obtenir plus que ce qu’ils possédaient déjà.

Quand les militaires disaient qu’ils voulaient partir et laisser la place à un pouvoir politique régulièrement élu, ils faisaient sourire tout le monde. Sauf ceux des intellectuels qui, pour expliquer leur ralliement au pouvoir, disaient qu’on pouvait travailler avec la « frange saine du Conseil. » Le 28 février 1978 résonna donc comme un coup de tonnerre complètement inattendu. Un moment, la liesse de Novembre 1968 donna l’impression de se répéter tant au sein de la population l’explosion de joie démonstrative fut spontanée et immense. L’homme de la rue honnissait Tiéni, qui était pour lui la personnification de l’arbitraire le plus cynique, de la morgue la plus insupportable, des faveurs les plus scandaleuses accordées à un groupe de courtisans et d’hommes de main. L’opinion publique n’avait non plus aucune tendresse pour Niguèlin, identifié comme le principal bâtisseur des « châteaux de la sécheresse ». Il y eut donc comme un immense soupir de soulagement qui parcourut le pays tout entier devant la chute d’hommes qui symbolisaient l’accaparement et la force brutale.

PLUS QU’A MOITIE MORTS DE PEUR - Puis au fil des jours, au fur et à mesure que s’allongeait sans arrêt la liste des personnes arrêtées, la désillusion gagnait la population. Cette dernière se rendait enfin compte que les vainqueurs n’avaient pas agi pour la soulager du despotisme des vaincus. Mais pour se débarrasser d’adversaires devenus dangereux. La vraie histoire du 28 février 1978 confirme d’ailleurs cette thèse. Nous allons essayer de vous la raconter. Pour mon ami Zanké, le 28 février 1978 s’annonça de la manière la plus curieuse. Un soir de janvier, l’épouse d’un membre du Conseil militaire et amie de sa cousine Mâh entra précipitamment dans le salon de celle-ci, et d’une voix frénétique lui demanda si elle connaissait la dernière frasque de la cheftaine. La réponse négative de Mâh fit soupirer de bonheur son interlocutrice, qui s’installa de manière commode pour raconter tout ce qu’elle avait appris. Elle rappela que son époux, comme d’autres membres du clan des jeunes, était devenu persona non grata chez le patron. Mais après s’être étonnés de la mesure d’exclusion qui les frappait, ses amis et lui s’en étaient facilement accommodés. Leur désinvolture avait mis en fureur la cheftaine, qui n’avait toujours pas digéré de s’être fait éconduire du bureau de Niguèlin comme une vulgaire quémandeuse. Elle s’était donc remise à attiser le feu de la division. Elle parvint à force de sous-entendus à faire admettre à son compagnon que ses rivaux étaient prêts « à s’en prendre à elle et à ses enfants » pour l’atteindre lui. Elle avait répandu la même rumeur un peu partout en ville et avait prétendu que devant les menaces qui se précisaient, ses enfants et elle-même allaient être obligés de se mettre à l’abri quelque part dans un pays voisin.

De préférence, dit-elle, chez le « Vieux » qui savait se montrer compréhensif et accueillant dans ce genre de circonstances. Elle ajoutait que son époux, en tant que soldat, était bien décidé à faire face au danger, même s’il devait y laisser sa vie. L’amie de Mâh avait reconnu que la cheftaine avait bien mené son affaire. Car dans tous les milieux soit disant bien informés, on ne parlait plus que des menaces qui pesaient sur la famille du patron. L’affaire du tract maladroitement montée par Tiéni (qui dans cette aventure s’était laissé emporter par son antipathie pour Béréni) vint ajouter de l’eau au moulin de la cheftaine. En effet, son époux rechignait encore à accepter les idées qu’elle essayait de lui mettre en tête, mais dès qu’il s’aperçut de quelle manière violente on attentait à l’honorabilité de sa compagne, il n’hésita plus. D’autant que la femme profita de cet épisode pour radicaliser, elle aussi, son discours. Elle indiqua au « N°1 » qu’elle ne trouvait aucune explication à ses hésitations au moment où les desseins de leurs ennemis ne faisaient plus aucun doute. La cheftaine avait d’autant plus de raisons de pousser le patron à l’action que contrairement à lui, elle savait que le contenu des tracts n’était pas inexact. Elle savait aussi que Tiéni était susceptible de détenir d’autres informations contre elle encore plus embarrassantes que celles publiées. Si d’aventure il les sortait même le patron serait troublé.

Mais le boss ne se doutait pas des motivations secrètes de sa compagne quand il décida de passer à l’action le 28 février. Ce jour là, Zanké fut le témoin d’une partie de l’opération déjà déclenchée. Il devait monter à son école de Koulouba pour y dispenser ses cours à partir de neuf heures. Pour s’y rendre, il avait trouvé place dans un des nombreux tacots qui, à cette période, prenaient le départ au niveau du Grand hôtel pour grimper au Point G avec une halte à Koulouba. Il était neuf heures moins vingt cinq quand les apprentis poussèrent le véhicule pour le faire démarrer. Ils le firent de manière si violente que le taxi jaillit littéralement sur l’avenue et faillit heurter la « Mercédès blanche » de Tiéni qui montait en direction de Koulouba. Le chef de la Sécurité dut faire une embardée spectaculaire pour éviter le tacot, mais bizarrement il ne s’arrêta pas. Le chauffeur du taxi et certains passagers étaient plus qu’à moitié morts de peur, car ils avaient reconnu le propriétaire de la « Mercédès ». Ils se voyaient déjà interpellés et jetés dans un cachot en attendant que le tout-puissant officier daigne se rappeler d’eux. Les malheureux respirèrent un peu mieux quand ils s’aperçurent que Tiéni poursuivait son chemin vers le ministère de la Défense. Ils furent tout à fait rassurés quand à peine deux minutes plus tard, ils virent, dans leur rétroviseur, le chef de la sécurité ressortir de là et repartir vers le centre ville. Tous comprirent que ce jour là, l’un des hommes le plus puissants du pays avait autre chose à faire que de punir de pauvres chauffeurs de leur imprudence. Mais aucun d’entre eux ne pouvait se douter de la gravité des évènements qui se nouaient au même moment et qui ne seraient connus qu’en fin de soirée. Les choses avaient en fait commencé très tôt le matin.

UNE GENE ABSURDE, MAIS PERSISTANTE - A huit heures moins dix, le capitaine Djalan, commandant de la compagnie des parachutistes, effectuait sa ronde habituelle pour vérifier que ses hommes de garde à la « Maison du peuple » se trouvaient tous à leurs postes. Il monta à l’étage, passa devant le bureau de Sumalé qu’il salua de manière martiale, continua dans le corridor extérieur et arriva devant le bureau de Fankélé qu’il salua à son tour. Mais au moment où il tournait les talons, le membre du Conseil militaire lui ordonna de venir et le fit entrer dans son bureau. Quand l’officier, qui était aussi l’adjoint direct de Tiéni au niveau de la Sûreté, franchit le seuil du bureau de Fankélé, trois hommes lui tombèrent dessus et s’assurèrent de sa personne. Ce fut donc par ce parachutiste que les opérations d’arrestations du 28 février commencèrent. Après la prise de Djalan, le boss fut informé que l’un des hommes de main les plus dangereux de ses adversaires avait été neutralisé. Il décrocha alors son téléphone et appela Niguèlin, lui demandant de venir le voir avant l’arrivée des autres membres du Conseil militaire qu’il avait fait appeler ce jour là en réunion. Selon des informations qui filtrèrent après, il paraît que son interlocuteur du ministère de la Défense aurait dit au patron qu’il attendait Tiéni qui devait venir incessamment et que tous deux feraient donc route ensemble. Mais le Chef aurait insisté et aurait précisé à Niguèlin que c’était uniquement avec lui qu’il voulait s’entretenir avant l’arrivée des autres. Le chef de file des jeunes fut certainement intrigué par cette insistance, mais il ne s’en méfia guère et se mit donc en route. Une autre version très plausible affirme que pendant que le Chef appelait Niguèlin, Sumalé en faisait de même pour convoquer Tiéni et lui dire que le patron souhaitait le voir seul à seul avant que ne commence la réunion.

Le coup de fil devait aussi permettre de s’assurer que l’appelé se trouvait bien dans ses quartiers. Mais d’après un témoin, le chef de la Sécurité, plus méfiant et plus intuitif que Niguèlin, n’aurait pas obtempéré au coup de fil lui demandant d’arriver immédiatement. Il était sorti en trombe dans son véhicule que comme le plus souvent il conduisait lui-même et il avait filé voir d’abord Niguèlin (ce fut à cette occasion qu’il avait « croisé » le taxi transportant Zanké). Les deux versions sur les coups de fils s’accordaient en tous les cas sur l’heure des communications. Les deux leaders du clan des « jeunes » avaient été contactés entre huit heures et quart et huit heures et demie. Niguèlin arriva à la Maison du peuple en tenue décontractée, un ensemble trois poches. Il franchit sans méfiance le seuil du bureau du Chef aux environs de neuf heures moins le quart et se fit alpaguer par les gendarmes postés derrière la porte. Ces derniers le maitrisèrent très vite, l’attachèrent à l’aide de cordelettes de rideaux et le flanquèrent après l’avoir bâillonné dans les toilettes du bureau présidentiel. A neuf heures moins cinq, le véhicule de Tiéni se gara dans la cour.

L’occupant en sortit d’une détente souple. Puis comme si tout d’un coup un mauvais pressentiment l’avait saisi, il balaya du regard les environs à la recherche d’un détail suspect. Il leva les yeux qui s’attardèrent particulièrement sur la porte fermée du bureau de Fankélé. Quelques secondes s’écoulèrent ainsi, puis Tiéni haussa les épaules d’un air agacé comme s’il voulait se débarrasser d’une gêne absurde, mais persistante. Il grimpa au pas de charge (comme il aimait à le faire) les escaliers et se dirigea vers le bureau du Chef. Dès qu’il eut franchit le seuil, il subit le même sort que Niguèlin. A cette différence toutefois que lui se débattit comme un beau diable avant d’être frappé violemment, puis maitrisé, ligoté et balancé à son tour dans les toilettes. Avec ces trois captures, le 28 février était terminé. La suite des opérations d’arrestation se déroula sans que leurs auteurs ne prennent des précautions particulières. Le Chef et ses nouveaux adjoints – Diaraba, Sumalé et Fankélé – tinrent rapidement un mini conseil au cours duquel ils passèrent en revue le planning des opérations qui restaient à exécuter. Les noms suivants sur la liste étaient ceux de Kramo et de deux officiers de police proches de Tiéni, en l’occurrence Togotan et Youba le directeur de l’école de police. Il se trouvait justement que ces deux derniers avaient fait des misères à mon ami Zanké, lors des moments tumultueux entre 1971 et 1974. Kramo, comme s’il pressentait ce qui allait se passer, était arrivé ce matin là très tôt (un peu avant sept heures et demie) à son bureau qu’il avait ensuite quitté aux alentours de dix heures pour regagner son domicile au camp des parachutistes. Il essaya vainement d’entrer en contact avec Niguèlin et Tiéni.

Par contre, il put toucher Youba, qui se déclara lui aussi sans nouvelles de son chef. A peine eut-il raccroché avec Kramo que le fidèle bras droit de Tiéni décida de ne pas attendre passivement la suite des évènements. Il fit sonner l’alerte dans le camp de police qu’il commandait et demanda à ses hommes de se tenir prêts. Cette action allait lui coûter cher par la suite. Dans les motifs d’inculpation qui furent retenus contre lui lors de son procès, il y avait la tentative de levée de troupes. Auparavant, Fankélé, désigné en qualité de chef des opérations d’arrestation par le Conseil restreint tenu autour du patron un peu après onze heures, mit en branle son dispositif. Il chercha d’abord à localiser Kramo. Ayant appris que celui-ci avait rejoint son domicile au camp des parachutistes, il téléphona à l’adjoint de Djalan, un dénommé Klékagni et lui demanda de tenir à sa disposition des hommes sûrs. Le jeune lieutenant ne se doutait de rien au départ il venait de déposer à Badalabougou les assistants techniques étrangers de la compagnie. Mais il comprit assez vite l’importance du message. Il sélectionna quelques costauds de manière discrète. Puis il tenta de joindre son supérieur hiérarchique direct, le capitaine Bouna basé à Koulouba. Mais sans succès.

PAS FONDAMENTALEMENT HOSTILE - Alors Klékagni se décida à attendre. Trois quarts d’heure s’étaient à peine écoulés que Fankélé débarqua dans son bureau. Il lui dépeignit la situation tout en n’omettant pas de l’informer de l’arrestation du capitaine Djalan, le commandant de la compagnie. Remarquant que son interlocuteur le regardait d’un air perplexe, Fankélé lui précisa qu’il agissait au nom du boss, le Chef suprême des armées. Le jeune lieutenant accepta alors de réunir les hommes que son interlocuteur demandait. Un petit groupe de cinq malabars avec à sa tête le nouveau bras séculier du Chef s’ébranla vers le domicile de Kra. Deux hommes furent placés aux portes principales de la maison dont l’une donnait sur la caserne, les autres pénétrèrent chez le compagnon et ami de Tiéni. Celui-ci se doutait un peu de ce qui se passait. Il avait fait venir en milieu de matinée un sous-officier parachutiste, Badra, auquel il était très lié. Ce dernier, à qui la convocation était parvenue tardivement, était ressorti pour se renseigner sur la situation. Juste au moment où il revenait au « rapport », il avait vu Fankélé et l’adjoint de son commandant de compagnie entrer chez Kramo. Celui-ci se trouvait dans son salon et tirait nerveusement sur sa cigarette lorsque son collègue du Conseil militaire pénétra avec fracas pour lui signifier qu’il était en état d’arrestation sur instruction du boss. Kramo n’eut pas le temps de demander pourquoi, que déjà l’ordre a été donné aux soldats de l’emmener. Kramo fut embarqué pour la Maison du peuple où il retrouva ses amis ligotés des épaules aux chevilles. Lui avait tout juste les mains liées derrière le dos. Avant de quitter la compagnie des parachutistes, Fankélé avait fait sonner l’alerte. Celle-ci consignait tous les hommes dans le camp. La mesure devait être exécutée par le lieutenant Klékagni. Pris dans la tourmente du 28 février le jeune officier se retrouvait désormais, à vingt neuf ans et quatre mois, projeté à la tête de la plus importante compagnie militaire de la capitale. Il n’avait ni la possibilité de poser des questions, ni la latitude de commettre quelque erreur que ce soit.

Pendant ce temps à la Maison du peuple Sumalé, avec la discrétion que tous lui connaissaient, avait contacté le patron de blindés basé à Kati. Il demanda qu’on lui envoie un BRDM, un de ces fameux blindés légers que Niguèlin, grâce à l’amitié que lui portait un maréchal d’un pays de l’Est, avait réussi à obtenir pour équiper l’armée malienne. Les BRDM constituaient la fierté de l’ex-ministre de la Défense puisqu’aucun Etat au sud du Sahara ne disposait de ces véhicules. Il faut dire que Niguèlin n’était pas quelqu’un de facile à cerner, ainsi que le reconnaissaient ceux qui l’avaient fréquenté de près. D’un côté il jouissait d’une très mauvaise réputation au sein de la population civile, qui voyait en lui un prédateur uniquement occupé à s’accaparer des dons destinés aux victimes de la sécheresse et à s’enrichir sur les juteux marchés de l’armée. De l’autre, la troupe l’appréciait pour sa sévérité et pour le souci qu’il portait à l’équipement des soldats. Bien des années après son arrestation, l’armée continuait encore à s’équiper grâce à l’armement dont il avait passé commande. Le commandant des blindés ne pouvait donc être un homme fondamentalement hostile à Niguèlin. Sumalé dut se faire aider de Diaraba, le spécialiste des blindés qui logeait à la garnison de Kati. A deux ils s’employèrent à obtenir en douceur le ralliement du commandant de la compagnie de BRDM en passant par dessus la tête du chef d’Etat-major de l’armée de terre. Il faut savoir qu’en cette année 1978, la Grande muette était un corps écartelé.

Chaque commandant d’unité avait son protecteur au sein de l’appareil dirigeant qui siégeait à la Maison du peuple, et c’était en principe de ce protecteur que dépendait sa carrière militaire. Les membres du Conseil militaire étaient, de par leurs fonctions, les premiers à prendre connaissance des dossiers sur les différents passages de grade et ils donnaient leurs avis. Dès que la réunion de concertation sur ce problème se bouclait, chacun appelait son protégé pour lui annoncer qu’il s’était employé à faire avancer sa cause. La méthode comportait une bonne part de bluff, mais elle s’avérait payante pour ceux qui l’utilisaient et qui se construisaient ainsi à bon compte un groupe d’obligés. Inutile de le dire, le procédé de parrainage causait de gros ravages dans l’Armée. Certaines unités avaient à leur tête des hommes qui ne contrôlaient rien du tout, puisque les subordonnés n’obéissaient qu’à leurs protecteurs du Conseil militaire. Cette dispersion de l’autorité favorisa grandement la réussite du 28 février. Pendant que certains chefs d’unité hésitaient sur la ligne à tenir, le patron et ses hommes s’assuraient une mainmise irrévocable sur le déroulement des événements. L’entreprise de nettoyage fut menée tambour battant et la police, jugée trop inféodée à Tiéni, fut pratiquement décapitée avec l’arrestation de plus de cinquante-cinq officiers dans ses rangs. Aux yeux des vainqueurs du jour, ces officiers avaient eu le tort d’assister au début du mois de février à une réunion des commissaires de police de la capitale. Une réunion au cours de laquelle Tiéni avait évoqué à mots à peine couverts un changement des rapports de force au sein du Conseil, et s’était assuré de la fidélité de tous ses collaborateurs.

La gendarmerie se tira le mieux d’affaire puisque dans sa haute hiérarchie, seul le chef d’Etat-major fut mis aux arrêts, laissant ainsi le champ libre à la promotion de Dula. En quelques petites heures, le groupe du patron avait assis son autorité. Le plan concocté par lui qui consistait à frapper fort d’emblée avait parfaitement fonctionné. Le proverbe bambara ne dit-il pas que : « Ni saa kun tiguèra, a to yé djuru kissè yé, i bè sé ka a siri i tièla » (Si vous tranchez la tête d’un serpent, le reste n’est qu’une corde que vous pouvez portez en ceinture) ? Pendant que se déroulaient toutes ces opérations, Bamako vaquait tranquillement à ses affaires, sans se douter que le destin du pays venait de basculer une fois de plus. Ce fut l’arrivée de l’engin blindé en début d’après-midi à la Maison du peuple qui éveilla quelque peu les soupçons des passants. Mais ceux-ci étaient moins effrayés que perplexes devant le positionnement inhabituel de ce type de véhicule au cœur de Bamako. Les organisateurs avaient attendu que le Chef, qui avait une sainte horreur des blindés, se soit retiré à son domicile pour faire venir l’engin. Ils firent aussi venir à la Maison du peuple un photographe pour que celui-ci prenne des clichés de Niguèlin et de Tiéni, ligotés. Les nouveaux maîtres avaient une tactique très claire. Il leur fallait transformer leur victoire en triomphe et ne laisser planer aucun doute sur la nouvelle réalité du pouvoir. Ils avaient terrassé leurs adversaires, il leur fallait maintenant traîner les vaincus plus bas que terre et impressionner ainsi l’opinion publique. Les photos de captifs, publiées le lendemain, convainquirent l’homme de la rue que les officiers, qui lui avaient été présentés comme des intouchables, avaient trouvé leur vrai maître. Pour parfaire le tableau et déconsidérer complètement les prisonniers, les trois officiers supérieurs (Kra, Niguélin et Tiéni), membres du Conseil, avaient été cassés de leur grade et ramenés à la fonction de soldats de deuxième classe, autrement dit de simples trouffions.

LES MALEDICTIONS DE LA FOULE DECHAINEE - Le boss avait veillé à ce que rien ne soit négligé. Il avait en personne téléphoné à Yélèko qui était gouverneur à Mopti pour l’avertir qu’on allait lui envoyer un « colis spécial ». Dans la nuit du surlendemain, Niguèlin se retrouva à près de sept cent kilomètres de la capitale. Livré à la merci de son ennemi mortel. En effet quelques années auparavant en tant que ministre, il avait humilié l’homme qui était désormais son geôlier et qui s’apprêtait à lui faire payer très cher l’affront infligé par le passé. Tiéni fut acheminé sur Kayes et Kra sur Ségou. Un autre prisonnier s’ajouta une semaine plus tard au trio. Fankélé avait repris sa marche punitive et s’était rendu chez Ussuby qui fut facilement neutralisé et expédié quelques jours plus tard à Gao. Puis ce fut au tour du chef d’Etat-major de l’armée de terre Dantouma. L’insécurité qui s’était installée dans le milieu des officiers supérieurs tenait en haleine toute l’armée. Il sera dit plus tard que Niguèlin, épuisé par les tortures que lui faisaient subir Yélèko d’abord et Dèssè ensuite, s’était mis à table et avait donné le nom de personnes a priori insoupçonnables. Dans les jours qui suivirent, on permuta les prisonniers entre les différents lieux de détention et au bout de trois semaines tous furent regroupés à Bamako pour les besoins de l’enquête. Mais nous n’en sommes pas là encore, revenons au soir du 28 février.

Le Chef, dans une brève allocution radiodiffusée à 20 heures, donna la nouvelle de l’arrestation de la « Bande des trois » (l’expression fut forgée aussitôt par un journaliste de la station et elle fit rapidement fureur à Bamako). Il invoqua dans les griefs faits contre les officiers arrêtés, la publication du fameux tract dirigé contre la cheftaine et qui s’intitulait « Le Mali : un gouvernement sous l’autorité du Conseil militaire – une administration dirigée par L’impératrice ». Ce détail montrait que le patron n’avait pas digéré l’affront fait à sa compagne. Puis il trouva une épithète savoureuse pour dépeindre chacun des prisonniers. Il déchargea sur eux toutes les turpitudes du régime : enrichissement illicite, détournement de fonds, brutalités policières. En accablant les autres il se blanchissait lui-même, et surtout il présentait comme une entreprise de salut public ce qui n’était que l’aboutissement d’une querelle de pouvoir entre officiers. Dans notre « Grin », les avis étaient partagés. Les uns se réjouissaient de voir partir des hommes indexés comme les plus prébendiers et les plus autoritaristes du Conseil militaire. D’autres comme Mussako, le cousin de Zanké, conseillait non sans ironie d’aller féliciter le patron, parce que presque 10 ans après le 19 novembre il venait de réussir enfin « son propre coup d’Etat », celui qui le portait personnellement au pouvoir.

La remarque de Mussako n’était pas sans fondement. Pendant presque une décennie, les « jeunes » ne s’étaient pas gênés pour répéter que le 19 novembre 1968 avait été plus leur affaire que celle du patron. Maintenant ce dernier avait eu le dernier mot et il se retrouvait seul maître à bord. Zanké et moi, nous abandonnâmes nos amis à leurs spéculations pour partir quadriller la ville et prendre la température de la cité. Une liesse populaire monstre avait éclaté un peu partout, une demie heure après l’annonce des arrestations à la radio. Les malédictions de la foule déchainée pleuvaient surtout sur Tiéni, qui était vraiment l’homme le plus honni du pays. Rassuré par l’enthousiasme populaire qu’avait soulevée son action, le Chef réunit cette nuit là autour de lui Fankélé, Sumalé, Diaraba, Dula (le nouveau venu au cénacle), Djamané (qu’il comptait parmi ses amis) et Horonkolo. Le Conseil militaire n’avait pas disparu, il se réaménageait seulement. Cependant la nouvelle situation ne fit pas sourire tout le monde. Niéfing, qui était membre du Conseil, ne put regagner son domicile cette nuit-là. Il avait été arrêté par des soldats qui en gardaient la voie d’accès. Niéfing se montra incapable de donner le mot de passe correct (celui-ci avait été changé au crépuscule sans qu’il ne le sache). Perdant patience, l’officier tenta de forcer le passage. Mal lui en prit, car les soldats firent feu sans hésiter dans les roues de son véhicule. Les choses auraient pu se terminer encore plus mal pour Niéfing, s’il n’avait pas convaincu un des sous-officiers de toucher son supérieur pour que ce dernier l’identifie.

Le Chef reçut la nuit du lendemain Dèssè, qui venait au rapport et qui lui confirma que les différents « colis » étaient bien partis pour leur destination respective. Dèssè prit du grade en cette circonstance puisque la présidence de la Commission d’enquête tout fraichement créée lui fut confiée. Le boss, ce faisant, jouait sur du velours. Il savait que dans leur promotion Dèssè avait été le seul à avoir contesté ouvertement et régulièrement l’autorité de Niguèlin. Les deux hommes se détestaient cordialement depuis leur passage à l’école inter-armes. En outre, le patron avait une dette de reconnaissance personnelle envers Dèssè. C’était ce dernier qui, quelques mois après novembre 1968, l’avait proposé au grade de colonel. Proposition à laquelle personne ne pouvait décemment s’opposer. Cette nuit là, Diaraba fut le dernier à quitter le domicile du Chef. Les mauvaises langues diront plus tard que s’il était resté aussi tard c’était pour négocier son entrée dans le prochain gouvernement, qui allait être mis en place et qu’il avait surtout plaidé pour sa nomination au ministère des Finances qui lui avait été retiré cinq ans auparavant sous la pression de Niguèlin. L’ancien ministre de la Défense et Tiéni s’étaient, de manière impitoyable, employé à démontrer l’incompétence de leur camarade à diriger un département aussi technique.

(à suivre)

TIEMOGOBA

 

Vers la signature d’une plateforme politique entre des partis se réclamant de l’héritage d’ATT : Le PDES et la CODEM s’engagent main dans la main pour la victoire en 2012

Une plateforme d’unité d’action est en gestation entre le PDES et la CODEM, deux partis membres de la mouvance présidentielle et ayant en partage la vision du Chef de l’Etat, Amadou Toumani Touré. Et pour la réussite de leurs projets politiques, ces deux partis ont convenu de la nécessité de former une plateforme politique, un cadre formel devant les aider à mieux gérer leurs relations à la satisfaction de leurs militants respectifs et de la mise en place d’un organe de conception, de suivi et d’exécution de leurs engagements réciproques. C’est ce qui ressort de la rencontre entre le président du PDES, Ahmed Diané Séméga et celui de la CODEM,  Housseyni Amion Guindo, qui s’est déroulée dans la nuit du mercredi 14 décembre au Radisson Blu hôtel.

 

Une cérémonie nocturne (20 heures 30) à laquelle ont pris part les premiers responsables des deux formations politiques. Il s’agit notamment de Ahmed Diane Séméga et de N’Diaye Bah au compte du Parti pour le Développement Economique et la Solidaritéet l’honorable Housseyni Guindo et le ministre David Sagara de la Conventionpour le Développement du Mali (CODEM). On  notait aussi la présence des députés Hamadaou Sylla et Ouleymatou Tamboura tous deux membres du PDES. Sans oublier d’autres cadres des deux partis.

Cette rencontre avait tout son sens surtout à quelques mois des échéances électorales. On pouvait lire dans la salle sur une banderole  : « PDES-CODEM, ensemble désormais pour la victoire en 2012″.

Prenant la parole en premier, le président du PDES Ahmed Diane Séméga a salué à sa juste valeur la tenue d’un tel événement qui dit-il « rassemble des militants et militantes engagés dans les actions de soutien à la vision et aux œuvres d’un homme, le Président de la République Amadou Toumani Touré ».Le président du PDES considère cette rencontre comme une réunion familiale.  Déplorant au passage la fragmentation du paysage politique malien, Ahmed Diane Séméga a soutenu qu’il incombe au PDES et à la CODEM de coordonner leurs actions pour qu’elles deviennent un instrument efficace de promotion et de vulgarisation des idéaux du Président ATT. Surtout au moment où celui-ci amorce la mise en œuvre des réformes constitutionnelles qui seront sanctionnées par le référendum d’avril 2012 et où le pays fait face à la situation sécuritaire au nord. Amadou Toumani Touré dira Ahmed Diane Séméga a fort besoin de la mobilisation de toutes les forces vives de la nation.   La plateforme dont il est question sera bâtie, aux dires du patron du PDES, autour d’un minimum de consensus. Il s’agit, entre autres, de soutenir les actions du Président de la République, de vulgariser et pérenniser son œuvre, de soutenir les réformes constitutionnelles engagées par le Chef de l’Etat et de contribuer au règlement de la situation sécuritaire au nord du pays. Les déclarations du premier responsable du PDES ont eu des échos favorables auprès du parti de la quenouille. Son président Housseyni Amion Guindo dira pour sa part que : « notre attachement commun à la préservation et à la poursuite de l’œuvre du Président Amadou Toumani Touré ne peut pas conduire nos deux partis à poser ensemble des actes concrets et sans équivoque sur notre volonté de relever les défis de demain pour le bonheur du peuple malien ».

Housseyni Amion Guindo a rassuré Ahmed Diane Séméga de s’engager et cela avec ses partenaires des Partis Unis pour la République(PUR) à faire aboutir  avec le PDES toutes les réformes que le peuple malien dans son écrasante majorité appelle de tous ses vœux. Il s’est aussi engagé à offrir avec le PDES à notre pays des élections apaisées et crédibles conformément aux vœux du Chef de l’Etat.

« Monsieur le président du PDES la tenue prochaine de la Convention nationale les 17 et 18 décembre de votre parti m’invite à lancer à vous-mêmes et à tous vos militantes et militants un appel à l’unisson, à la cohésion, à votre sens du partage et de la responsabilité pour que le PDES porteur des valeurs de paix, d’esprit de consensus et d’écoute si chères au Président ATT, triomphe dans un Mali fort et respecté » a conclu le patron dela CODEM.

Alou B HAIDARA

Aménagement hydroagricole en zone Office du Niger : Touraba ou la solution à une triple équation

Dans le cadre de l’UEMOA, un projet régional de mise en valeur des terres a été initié en zone Office du Niger. C’est pourquoi, un décret a été pris, le 23 avril 2007 en Conseil des ministres, afin d’attribuer 11 288 ha à l’UEMOA dans la zone de production du Kouroumari répartie entre les casiers de Touraba qui font 2 174 ha et ceux de Kandiourou qui font 9 114 ha.  De grands projets d’aménagements hydroagricoles, comme celui d’Alatona avec le MCC et Malibya, qui vont permettre au Mali d’atteindre la souveraineté alimentaire et de devenir réellement le grenier de l’Afrique de l’Ouest et d’ailleurs. Un objectif que l’Office du Niger s’était fixé à sa création le 5 janvier 1932. En prélude à la visite du président de la République pour le lancement de ces grands travaux d’aménagement hydroagricole, le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé du développement intégré de la zone Office du Niger, Abou Sow, est allé s’imprégner de la réalité du terrain. Le constat se passe de tout commentaire. Touraba est, sans doute, une solution à une triple équation : celle de l’exploitation familiale, du privé et des grands investisseurs capables de créer des entreprises agricoles.

Situé à environ180 Kmde Ségou, dans la zone de Kouroumari à l’Office du Niger, le casier de Touraba couvre une superficie de2 174 haoccupée par deux villages (Hassane-Wéré et Kouranébougou) dont l’origine remonte aux années cinquante. Ils sont essentiellement habités par les peulhs. Dans le cadre du programme de l’UEMOA, il est prévu des travaux de terrassement et des ouvrages. Les premiers concernent le réseau d’irrigation, de drainage, de circulation et d’aménagement des sols agricoles. S’agissant des seconds, ils ont trait à la réhabilitation et à l’extension des ouvrages, la construction des prises de canal et des régulateurs.

D’une valeur de 11 529 583 700 FCFA, le projet exécuté par la société d’exploitation de sable et gravier  SESG envisage la répartition des terres qui seront aménagées entre trois types d’exploitants ressortissants des pays membres de l’UEMOA. Il s’agit premièrement des paysans autochtones qui seront attributaires de petites parcelles de taille unitaire variant entre 4 et5 hade superficie nette.

Deuxièmement, les exploitants privés ayant une capacité technique et financière suffisante auront la possibilité d’exploiter des parcelles de taille unitaire variant entre 10 et20 hade superficie nette.

Troisièmement, sont concernés par le casier de Touraba les grands investisseurs privés capables de créer des entreprises agricoles. Ceux-ci pourront bénéficier des blocs de 30 à60 ha.

Ainsi, pour l’exécution de ce projet, il y a des mesures d’accompagnement qui constituent la réaffectation aux autochtones des superficies qu’ils exploitaient initialement, l’attribution des terres aménagées aux autochtones qui n’exploitent pas actuellement, l’aménagement sommaire des périmètres en bail et enfin, l’aménagement également sommaire du périmètre de Touraba par la réalisation du canal d’alimentation et de sa prise d’eau. Les populations déplacées seront recasées sur des sites viabilisés avec des infrastructures collectives telles que l’école, des puits, des Cscom et des parcs de vaccination.

Du remboursement

La production annuelle attendue de l’aménagement de Touraba est d’environ 16 400 tonnes dont 5 513 tonnes en riz et 5 822 tonnes de pomme de terre. Les autres productions sont : maïs 923 tonnes, blé 1140 tonnes, gombo 1084 tonnes, oignon 1 688 tonnes et environ 154 tonnes de poisson. La valeur de cette production globale se monte annuellement à environ 3,4 milliards de FCFA.

Les exploitants agricoles communautaires (la petite exploitation) remboursent les coûts des aménagements tertiaires et quaternaires et les infrastructures socioéconomiques à 100%, les frais d’installation et de services liés aux réseaux tertiaires et quaternaires.

Les autres exploitations de type commercial (de 10 à60 ha) remboursent tous les frais liés aux réseaux secondaires, tertiaires et quaternaires. A ce titre, les bénéficiaires doivent être suffisamment sécurisés avec les titres fonciers ou des certificats fonciers.

De la marge d’exploitation, il a été déduit les besoins en fonds de roulement, en nourriture et en santé pour déterminer les fonds disponibles pour le remboursement afin de déterminer la durée de remboursement. Les délais de remboursement seront d’environ 15 ans pour les exploitations communautaires et de 8 à 11 ans pour les exploitations de type commercial.

Après la visite du chantier des travaux d’aménagement, le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé du développement intégré de la zone Office du Niger, Abou Sow, a exprimé toute sa joie face à l’engagement de l’entreprise : la société d’exploitation de sable et de gravier (SESG) dirigée par le jeune Abidine Yattara. Ce dernier a fait savoir que sa société ne ménagera aucun effort pour la réussite du projet qui constitue pour elle un défi à relever. Les mêmes notes de satisfaction du ministre Abou Sow ont été affichées par le PDG de l’Office du Niger, Amadou Boye Coulibaly.

     Alassane DIARRA

Envoyé spécial

Ouverture hier de la Quatrième session statutaire du Conseil supérieur de l’éducation : Le suivi des recommandions du forum sur l’éducation, la violence en milieu scolaire au menu des échanges

Trouver une solution à la violence et l’insécurité  dans l’espace scolaire et universitaire,  faire le point de la mise en œuvre des recommandations du Forum sur l’éducation et de la formation des enseignants. Voilà quelques uns des points inscrits à l’ordre du jour des travaux de la quatrième session du Conseil supérieur de l’éducation (CSE) ouvert, hier, au Centre international des conférences de Bamako.

 

Mme Siby Ginette Bellegarde, ministre de l'Enseignement supérieur

C’est le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Mme Siby Ginette Bellegarde qui a présidé la cérémonie d’ouverture des travaux. Elle avait à ses côtés, la vice-présidente du Conseil supérieur de l’éducation   Bintou Sanankoua.

Le  Conseil supérieur de l’éducation, faut-il le rappeler, a été créé parla Loid’orientation sur l’éducation dans  son chapitre 5.  Il a pour mission  d’émettre des avis et formuler des propositions sur les grandes orientations de la politique nationale en matière d’éducation et de formation. Il donne ses avis et fait des suggestions sur toutes les questions d’intérêt  relatives à l’éducation. Le Conseil  délibère aussi sur   les questions qui lui sont soumises par les ministres chargés de l’éducation.

A travers cette session, il s’agissait pour les participants de faire une revue des activités réalisées par le Conseil  et de faire des projections sur l’avenir de l’école malienne à travers des réflexions.

Dans son discours d’ouverture des travaux, la vice-présidente  du CSE a    fait le point de la troisième session du CSE. Qui, faut-il le rappeler,  était axé sur l’enseignement privé.

 » A la fin des travaux de ce conseil,  il est ressorti   que tous les problèmes de l’enseignement   liés à l’enseignement privé relèvent du laxisme de l’Etat, d’une part, et, d’autre part, au fait que les promoteurs privés ne respectent pas leurs engagements. Nous avons recommandé, au terme des travaux  aux départements en charge de l’éducation, la nécessité pour l’Etat d’assumer pleinement ses responsabilités en matière de création, d’ouverture, de contrôle et de suivi du secteur à travers une application rigoureuse des textes «  a souligné Mme Sanankoua.

Elle a aussi rappelé qu’en septembre 2011, le CSE   s’est réuni autour des projets relatifs à la création d’une direction nationale de l’enseignement normal.

«  Au terme de cette réflexion, nous avons recommandé la suspension et la création d’une direction nationale de l’enseignement normal  au profit d’une étude approfondie sur la problématique de la formation des enseignants de tous les ordres d’enseignement « , a-t-elle ajouté.

S’agissant de cette quatrième session du CSE, quatre points sont inscrits à l’ordre du jour. Il s’agira en premier lieu pour les participants de trouver une solution à la violence et l’insécurité   dans l’espace scolaire et universitaire,  de faire le point de la mise en œuvre des recommandations du Forum sur l’éducation et de la formation des enseignants. Et, de faire le point de la mise en œuvre du programme de formation des formateurs.

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Mme Siby Ginette Bellegarde a salué à juste titre la tenue de cette rencontre de trois jours qui sera d’un grand apport pour trouver les solutions aux différents maux qui minent l’école malienne.

Kassoum THERA

Soutien à l’éducation de base :

L’Association pour la promotion de l’école primaire portée sur les fonts baptismaux

L’Association pour la promotion de l’école primaire vient d’être mise sur les fonts baptismaux. Cette organisation qui a son siège à N’Golonina en commune II du district de Bamako s’attelle   à la création de conditions optimales pour un enseignement de qualité au niveau de l’école primaire.

Cette association a pour président Amadou Dembélé, Directeur de l’école communautaire de Banconi Salembougou en commune I du district de Bamako. Les membres de cette association, selon son premier responsable, se donnent pour mission de soutenir toutes les actions relatives à la formation du personnel enseignant, à la dotation des établissements scolaires d’infrastructures,  de manuels didactiques. A cela s’ajoute le renforcement des capacités des associations des parents d’élèves et des comités de gestion scolaire.

Selon M.Dembélé, leur organisation ne veut pas se limiter là.

 » D’une manière générale, nous comptons suivre toutes les opérations mobilières ou immobilières rattachées directement ou indirectement à l’école primaire, d’en favoriser l’extension et le développement.  Sans être exhaustif, nos  actions pourraient se porter dans l’obtention de terrain pour l’école, la recherche de titre de propriété, la prévision d’espaces réservés aux  écoles dans les plans d’aménagements et a défense du domaine scolaire  » a souligné le président de ladite association.

En outre, l’association s’impliquera dans la facilitation des relations de parrainage et de jumelage entre les écoles du Mali et d’autres établissements scolaires   à travers  le monde.

                               Kassoum THERA

Le maître incontesté de la Kora, Toumani Diabaté : « Ces dernières années, la musique malienne a récupéré sa place de premier plan dans le monde grâce à sa diversité et sa qualité »

De retour d’une longue tournée internationale, le maitre incontesté de la kora, Toumani Diabaté, s’est confié à L’Indépendant Week-end. Au cours de cet entretien, l’artiste nous a dévoilé les différentes étapes de sa tournée, sa nomination aux Grammy Awards, d’Ali Farka Touré et bien d’autres.

 

L’indépendant : Vous revenez d’une longue tournée. Où est ce qu’elle vous a conduit et combien de spectacles avez-vous faits ?

Merci de m’avoir donné l’occasion de m’exprimer. Je suis rentré  le mercredi dernier d’une tournée qui m’a conduit en  Hollande, en France, en Angleterre, en Espagne.  Le groupe est revenu à Bamako le 16 novembre. Moi, j’ai continué avec un autre projet avec un musicien pianiste allemand, Hanne Lidernan, un pianiste classique du Jazz. Il a beaucoup travaillé dans le monde entier avec des musiciens. Cela fait 12 ans que Hanne et moi n’avons pas joué ensemble. La toute première fois c’était ici à Bamako pendant la visite du président allemand  sous  Alpha Oumar Konaré. A la résidence de l’ambassadeur, Hanne représentait l’Allemagne et moi le Mali. On a animé le dîner offert par le Président Alpha Oumar Konaré à son homologue allemand. C’est pendant ce temps que Hanne m’a demandé cette collaboration. Celle-ci nous a amenés  à Hambourg,  Berlin et  Cologne. Nous avons fait des projets dans la plus grande université conservatoire à Berlin. Nous avons eu un stage à Berlin, à Hambourg et des concerts dans ces différentes villes.

Après, je suis allé en Italie pour rejoindre un grand musicien qui s’appelle Enzo. Un film documentaire est en train d’être réalisé sur la vie musicale de ce dernier par l’un des plus grands réalisateurs du nom de Jonnathan Ben. Pour ce film, Enzo a sollicité quinze grands artistes du monde à se joindre à lui pour pouvoir faire ce tournage dont Kalhed de l’Algérie, David Touré, le fils de Touré NKounda et Eliadès Ochowa. C’est avec  Eliadès qu’on a enregistré l’album  »Afrocubisme’‘ dans lequel Djélimady Tounkara, Bassékou Kouyaté, Kassé Mady Diabaté et Baba Cissoko ont participé. Donc en Italie, plus précisément à Naples, nous avons fait le tournage de ce film documentaire sur la vie musicale d’Enzo puis j’ai fait une pause à Paris avant de m’envoler pour l’Inde. Là, j’ai joué dans le cadre du mois de lutte contre le VIH/Sida. J’ai joué avec un musicien Hindou et son fils du nom de Baht. Un musicien très célèbre et détenteur d’un Grammy Awards avec Rey Cooder qui a également eu un Grammy avec feu Ali Farka Touré.

En ma qualité d’ambassadeur des Nations Unies pour la lutte contre le Sida, j’ai été invité officiellement par le gouvernement hindou à faire une collaboration avec Baht. Nous avons joué dans les plus grandes villes de ce pays.

Durant toutes ces tournées, j’ai été accompagné par mon ingénieur de son, Johanes et Ben Abdoul Karim Wahab. Une tournée qui a été un véritable succès. Pour couronner tout cela, l’album  »Afrocubisme » dont je venais de parler a reçu la nomination aux Grammy Awards tout comme le groupe  »Tinariwen’‘. Je ne suis pas le seul africain à être nominé. Il y a aussi l’un des albums de Fémi Kuti qui est nominé dans la catégorie musique du monde et musique contemporaine. Voila résumé la tournée qui m’a pris une quarantaine de jours en dehors du Mali.

Lors de ce spectacle en Inde, quel message avez-vous véhiculé sur le VIH/Sida?

Le message véhiculé était : zéro stigmatisation, zéro infection et l’augmentation d’aide à l’endroit des séropositifs afin que d’ici 2015, aucun malade ne meurt de cette maladie. Le plus difficile, c’est la discrimination des malades du VIH/Sida. De plus en plus, ces malades sont marginalisés et humiliés. Moi en tant qu’ambassadeur, je lance un appel à tout le monde pour aider ces malades à remonter leur moral. Pour cela, je remercie ma maison de disque d’avoir accepté de mettre ce message de sensibilisation dans mes albums.

Une autre nomination aux Grammy Awards, est-ce que cela prouve que Toumani Diabaté demeure toujours le maître incontesté de la Kora ou l’un des meilleurs artistes du monde?

Je dirai Dieu merci. Toutes ces gloires sont des œuvres du Tout-Puissant. Je le remercie en tant que croyant. Il y a des musiciens très talentueux mais qui n’ont pas eu cette chance. Par contre moi j’ai eu cette chance. Après deux Grammy Awards avec le grand maitre feu Ali Farka Touré (paix à son âme) et un autre Grammy Awards cette année avec l’album de collaboration qu’on a eu à faire avec Herbi Engok (avec la participation d’Oumou Sangaré) qui a été nominé. Je suis très heureux de toutes ses récompenses car le Grammy Awards est la plus grande distinction offerte à un artiste pour le saluer pour son travail. Comme je l’ai toujours dit, le Mali est détenteur du record du Grammy sur le continent africain. Je ne peux que me réjouir de cela.

Avec toutes ces grandes distinctions obtenues par des artistes comme Oumou Sangaré, Salif Kéïta, Rokia Traoré, Amadou et Mariam, Mamadou Diabaté…, quel regard portez-vous sur le paysage musical du Mali ?

Je dirai que le paysage musical malien est  »green » comme disent les Anglais. Il a reçu beaucoup de nominations et c’est grâce à ces grands artistes que le Mali est très bien connu sur le plan international. Durant ces dernières années, la musique malienne a récupéré  sa place de premier plan dans le monde entier grâce à sa diversité et à la qualité de sa musique.

Comme je l’ai toujours dit aux occidentaux ils n’ont pas encore tout de la diversité de la musique malienne.  Ils n’ont vu seulement que de 5% de cette grande culture malienne voire africaine. Par exemple au Mali, la musique du nord est différente de celle du sud comme celle de l’est est différente de la musique de l’ouest. Et chaque ethnie donne de la qualité par rapport à ce qu’elle  fait. Raison pour laquelle il faut tout faire pour promouvoir cette musique et l’apprécier à sa juste valeur. Je remercie de passage tous les acteurs dans ce domaine mais l’art en général. Je leur demande de continuer à travailler positivement comme ils l’ont toujours fait. Je pense à Salif Kéïta, Cheick Tidiane Seck, feu Ali Farka Touré, Vieux Farka Touré, Bassékou Kouyaté, Kassé Mady Diabaté, Djélimady Tounkara, Mamadou Diabaté, Rokia Traoré, Baba Sissoko, Soumaïla Kanouté et bien d’autres.

Revenons à votre carrière solo, quand en est-il ?

Dieu merci j’ai eu la possibilité de travailler avec le Symétric Orchestra mais chaque projet à son groupe spécifique. Avec  »Mandé Variation », nous avons monté un petit groupe dont on entend plus le son de la kora. Symétric était un grand groupe avec 55 musiciens qui ont joué dans l’album dont le saxophoniste de James Brown. L’album que j’ai réalisé avec Ali Farka Touré a également un groupe dont Samba Touré, Vieux Farka Touré et autres. En dehors de tout cela, il y a aussi le projet  »Symphonie’‘. Un projet qui regroupe 50 joueurs de Kora avec qui j’ai tourné un peu partout en Europe. Je viens d’entamer tout récemment un nouveau projet avec deux musiciens brésiliens qui sont venus enregistrer un album dans mon studio  »Africa Studio » avec mon fils Siriki. Ces musiciens brésiliens sont très connus chez eux car ils ont vendus des millions de disque. Il s’agit du chanteur Arlando et du guitariste Edgard, j’ai fait leur connaissance lors du festival  »Back to black » au Brésil où j’ai représenté le Mali avec Vieux Farka Touré. Ce festival est un grand événement où les plus grands artistes du monde sont invités à faire des fusions avec les artistes brésiliens. Après le festival, j’ai donc réalisé un album avec ces deux musiciens brésiliens avec la collaboration de quelques éléments du Symétric. L’album est nommé  ‘‘La Curba Dancentura’‘. Il est déjà disponible au Brésil et très bientôt dans les bacs en Europe et aux Etats-Unis.

Avec toutes ces collaborations, on peut dire que Toumani Diabaté est plus international  que national.

Mon problème est de rester toujours un griot. Comme je l’ai toujours dit on nait griot on ne le devient pas. Mon objectif est de jouer ce rôle de griot dans le bon sens.La Koraque je joue est un instrument qu’on ne rencontre qu’en Afrique mandingue. C’est le passeport de la culture mandingue. Le Mandé a beaucoup d’instruments à corde. Les autres instruments à corde changent de nom selon les pays et selon les continents maisla Koraest unique. Il n’y a pas dans un pays un instrument similaire à la kora à cause de sa fabrication et la façon de la jouer.  Je suis fier de représenter le Mali à travers le monde avec cet instrument. Mais, il faut que les Maliens sachent que je reste toujours Malien et fier de représenter cette culture malienne.

Au regard de tous ces succès que vous connaissez, quel message donneriez-vous aux jeunes artistes qui aimeraient vous ressembler ?

Je dis aux jeunes de rester eux-mêmes c’est-à-dire de ne pas négliger tout ce que nous avons comme richesse culturelle. Si l’on a tout le matériel qu’on veut et qu’on manque de culture, on a tout sauf l’essentiel. Car, c’est la culture qui fait l’homme. C’est dans la culture qu’on retrouve réunies la religion et l’éducation. Il faut qu’on soit fier de ce que nous avons. Nous sommes les ambassadeurs de cette culture, donc il est de notre devoir d’être respectés et de respecter cette culture afin de mieux la valoriser.

Quels sont les futurs projets de Toumani?

En tant que croyant, je ne peux pas dire que je ferai ça ou ceci. Tout dépend de Dieu. Mais pour l’instant, c’est le projet de l’ouverture de mon studio  »Africa studio ».

Le week-end dernier, vous et les amis d’Ali Farka Touré avez rendu un hommage à ce grand artiste. Que représentait  il pour vous ?

Ali Farka Touré, c’est le Molar de la musique malienne. Il est le recordman du Grammy Awards en Afrique. Il n’a pas fait la musique non seulement pour le Mali mais pour  le monde entier. En tant que musicien, j’ai appris beaucoup de choses avec Ali. Il est resté égal à lui-même malgré toute sa richesse. Il était exceptionnel. Le monde entier le regrette. Mais, il ne doit rien regretter car il doit être fier de l’empire qu’il a su bâtir avec sa famille, ses amis d’ici et d’ailleurs à travers le monde. Je le remercie pour tout ce qu’il a fait.                           

Bandiougou DIABATE

 bandjoul@hotmail.com

Vote du budget d’état 2012 par l’assemblée nationale : Les pouvoirs exécutif et législatif s’offrent plus de 53 milliards F CFA

Les budgets des institutions occupent une place importante dans le budget 2012, voté le mercredi 14 décembre à l’unanimité des 134 députés votants à l’Hémicycle. La présidence de la République, l’Assemblée nationale et la primature se taillent la part du lion avec respectivement 37 556 036 000 F CFA, 10 499 870 000 F CFA et 5 936 191 000 F CFA. Soit plus 53 milliards de nos francs pour les deux premiers pouvoirs: l’exécutif et le législatif.

Avec un budget annuel de près 12 milliards de nos francs en 2010, la présidence dela République, la première institution est passée cette année 2011 à25 989 491 000 FCFA avant d’atteindre pour l’année prochaine37 556 036 000 FCFA. Avec ce montant, la présidence dela Républiqueest en tête des dotations budgétaires.

Cette augmentation, comparativement à 2011, se justifie par la prise en charge de certaines dépenses liées au Programme spécial pour la paix, la sécurité et le développement du Nord (PSPSDN), à la réorganisation de la présidence, à la mise en oeuvre du Programme Millenium Challenge et aux travaux de construction et d’équipement dela Celluled’appui aux structures de contrôle de l’administration (CASCA).

Toujours au sein du pouvoir exécutif, la primature compléte, pour 2012, cette consistante dotation de la présidence avec 5 936 191 000FCFA. Le budget de la primature est de 5 858 890 000 FCFA en cette année 2011  et de6 195 391 000 fCFA en 2010.

Ainsi, comme on le constate, le budget dela Primaturepour l’exercice2012 aconnu une légère augmentation par rapport à 2011, qui est essentiellement due à la prise en charge des dépenses relatives à la modernisation du Journal Officiel et des dépenses en investissement.

Le document voté par l’Assemblée nationale rappelle les missions dela Primature: déterminer et conduire la politique dela Nation, diriger et coordonner l’action gouvernementale, contribuer à l’amélioration de la gestion des ressources humaines, matérielles et financières de l’Etat, élaborer et mettre en oeuvre la politique de développement intégré de la zone Office du Niger.

L’Assemblée nationale a un budget 2012 de10 499 870 000 FCFA contre 9 797 870 000 en 2011 et 9 489 837 000 en 2010.

Il faut signaler que les autres institutions telles quela Coursuprême,la Courconstitutionnelle, le Conseil économique, social et culturel sont dotées respectivement de 2 483 388000FCFA, 1 047 5620000 FCFA et855 164 000 FCFA.

Bruno D SEGBEDJI

Affaire du bahutage ayant entraîné la mort, le 3 octobre 2011, de 5 élèves officiers d’active à l’Emia de Koulikoro L’audition des 24 ex-élèves officiers a commencé le mercredi à Kati

Depuis le mercredi 14 décembre, les élèves officiers d’active de la 3ème année EMIA, qui s’étaient rendus coupables d’exactions ayant entraîné la mort de 5 élèves officiers de la 2ème année de ladite école, sont auditionnés à Kati.

 

C’est, en effet, le mercredi dernier que les élèves officiers d’active de la 3ème année de l’EMIA, qui ont été radiés suite au bahutage meurtrier du 3 octobre 2011, désormais de sinistre mémoire, sont auditionnés afin de faire éclater la vérité.

Selon plusieurs rapports provisoires d’enquête, les jeunes qui ont perdu la vie ce jour-là auraient été victimes de règlement de compte. C’est ce qui en a rajouté à l’indignation de l’opinion qui était loin de se dire que de tels comportements pouvaient avoir cours au sein de l’Armée, une institution où l’ordre et la discipline sont de rigueur.

Le fait également qu’il y avait parmi les victimes une dame, en l’occurencela Sénégalaise FatouSeck Gningue, a révolté les esprits. Mais la transparence dans l’information, ce qui est loin d’être une tradition de la grande muette, a quelque peu attenué les ardeurs d’une opinion qui pensait qu’il fallait payer courte queue par courte queue. Les sanctions en cascade qui sont tombées sur la tête des responsables de l’EMIA mais également sur celles des 56 EOC de la 3ème année ont été appréciées à sa juste valeur par une opinion en mal de justice.

L’impunité étant en passe de devenir reine dans notre cité. C’est donc normalement 24 (dont 3 étrangers) qui devront passer devant la justice, selon un communiqué de l’Etat-major diffusé après cette tragédie.

En tous cas, tous les 56 ex-EOC ont été transférés de Markala pour Kati où chacun sera édifié sur son sort.

Les auditions ayant démarré le mercredi 14 décembre dernier.

Rappelons qu’à la suite de la mort de 5 EOC dontla Sénégalaise FatouSeck Gningue, les colonels Ousmane Korongo, directeur de l’EMIA et le responsable du Centre d’instruction, Soungalo Coulibaly, avaient été relevés de leurs fonctions.

Les instructeurs présents au moment des faits ont été mis aux arrêts de rigueur.

Les 56 EOC ont été radiés et 24 d’entre eux ont été mis à la disposition dela Justice.

ll semblerait que ce sont trois familles (encore pour ne pas les citer à cette étape) de victimes qui ont également porté plainte.

Du côté des familles de ceux qui se sont rendus coupables de ces acte abominables, c’est l’expectative. En entendant que la justice tranche dans cette affaire. Pour que plus jamais de mort suite à un bahutage.

Affaire à suivre.

Abdoulaye DIARRA

Ce que Hamed Diané Séméga attend de la convention nationale du PDES qui se tient ce week-end « Doter le PDES d’une direction définitive pour gagner la double bataille du « OUI » au référendum et des élections générales de 2012 »

Depuis une année et demie qu’il a été porté, en grande pompe, sur les fonts baptismaux, le Parti pour le développement économique et la solidarité (PDES) peinait à tenir sa première convention nationale censée le doter de structures pérennes et démocratiques en lieu et place des instances provisoires hâtivement créées lors de son assemblée générale consécutive du 17 juillet 2010, au CICB. Cette lacune, qui a donné lieu aux supputations et aux conjectures les plus diverses dans le landernau  politique malien, sera comblée ce week end. Le parti des amis du président ATT tiendra, en effet, la convention tant de fois annoncée – du moins par la presse- et toujours remise à des lendemains meilleurs, ce samedi 17 et dimanche 18 décembre 2011 au stade du 26 mars. Un symbole.  

 

L’événement sera d’autant plus suivi tant au Mali qu’à l’étranger que le doute avait commencé à s’installer dans les esprits quant à la capacité réelle des promoteurs du PDES d’en faire un instrument performant de conquête du pouvoir politique pour pérenniser la vision politique d’ATT et poursuivre la dynamique de construction nationale qu’il a enclenchée, tout au long de cette décennie passée au pouvoir, au grand bonheur des populations maliennes. Ce doute, lié pour partie à l’absence d’une stratégie politique claire, notamment en ce qui concerne la présidentielle de 2012, apris l’allure d’un désarroi, ces dernières semaines, lorsque le 1er vice-président du parti, Jeamille Bittar, est entré en rébellion ouverte contre le leadership de son président, Hamed Diané Séméga, en manifestant son ambition de succéder à ATT et en créant à cet effet une association de soutien dont les principaux animateurs se trouvent être des ténors du PDES. Cela sans passer par les organes de décisions du parti, déclenchant ainsi une guerre interne qui, à défaut d’être fatale au PDES, pourrait amenuiser ses chances de remporter les suffrages en 2012. La convention, qui se tient à partir de demain, n’a pas vocation à régler la question de la candidature à l’élection présidentielle, si l’on en croit  Séméga lui-même dans l’interview qu’il a bien voulu nous accorder à la veille de cet événement majeur. Elle se penchera sur deux sujets précis: l’implantation du parti sur le territoire national et l’élection d’une nouvelle direction. Mais il ne faut guère se leurrer. Dans l’atmosphère électrique qui prévaut, il sera bien difficile d’éluder la question du choix du candidat du PDES.

Au-delà de ce sujet brûlant et hautement délicat, Hamed Diané Séméga a accepté d’aborder avec nous d’autres questions : le PDES a-t-il rempli son office depuis son entrée sur la scène politique en 2010? Quelles sont ses chances aux scrutins annoncés? Que peut-on attendre de la convention qui s’ouvre demain? Voici ses réponses.

L’Indépendant : Monsieur le Président, la première Convention du PDES se tiendra les 17 et 18 décembre 2011. Pouvez – vous nous faire le bilan de l’action de vote parti depuis qu’il a fait son entrée sur la scène politique en juillet 2010?           

Hamed Diané Séméga: Il appartiendra aux délégués àla Convention de dresser un bilan exhaustif de l’action que le PDES a eu à mener depuis qu’il a été porté le 17 juillet 2010 sur les fonts baptismaux.La Convention est d’autant mieux indiquée pour mener cet exercice qu’elle aura l’opportunité de faire l’analyse croisée du rapport général d’activité du Secrétariat général et des contributions que feront à ce propos les responsables des Coordinations du Parti.

Toutefois, il est possible, d’ores et déjà, de faire quelques constats encourageants, au vu des résultats engrangés par le PDES en si peu de temps en termes d’adhésions enregistrées, de structures mises en place et d’actions politiques réussies.

Primo, le PDES s’est rapidement imposé comme l’une des principales forces politiques de notre pays, avec à son actif 15 députés constitués en groupe parlementaire, plus de 1500 Conseillers Municipaux, et environ une centaine de maires. Notre parti enregistre également l’adhésion de plusieurs milliers d’hommes et de femmes, opérant dans divers secteurs d’activités : cadres supérieurs et moyens, opérateurs économiques, paysans, éleveurs         etc.

Nous sommes présents dans toutes les régions du Mali et dans les pays étrangers à forte concentration de ressortissants Maliens.

Secundo, il est loisible à tous de constater que le PDES a su rapidement s’imposer sur l’échiquier politique national comme un partenaire sérieux et crédible. Mieux, notre parti s’affirme aujourd’hui comme une force de proposition tant à l’Assemblée nationale, où les députés de notre groupe parlementaire participent activement au travail et apportent un soutien de qualité à l’action gouvernementale qu’au sein de la classe politique en général.

Enfin, et ceci est pour moi un réel motif de satisfaction : par ses prises de position sans équivoque sur les grandes questions d’intérêt national et par son soutien sans faille à l’action du Président Amadou Toumani Touré dont il entend pérenniser la vision politique, le PDES a su répondre aux attentes des Maliens. Ce qui explique la grande attractivité dont il bénéficie auprès des populations qui, à chacune de nos tournées et visites de terrain, nous manifestent leur attachement.

En réalité, la création du PDES, un parti qui entend poursuivre l’œuvre historique de redressement pour le progrès national et l’épanouissement individuel et collectif des Maliens engagée dans notre pays par le Président dela République, son Excellence Amadou Toumani Touré, répondait à une attente profonde de nos compatriotes.

C’est ce qui explique l’engouement que l’on peut constater aisément autour de notre parti dont le credo est de soutenir le Président de la Républiquejusqu’à la dernière minute de son mandat et de pérenniser la vision ambitieuse et généreuse qu’il a pour le Mali. Croyez, il s’agit là d’un projet exaltant qui requiert de nous à la fois sens des responsabilités, détermination et humilité.

L’Indépendant : Les remous que l’on constate depuis quelque temps au sein du PDES ne sont -ils pas de nature à remettre en cause les résultats positifs que vous évoquiez tantôt et à compromettre les chances de succès de votre parti aux échéances électorales de l’année prochaine?                  

Ces remous, pour reprendre votre expression, pourraient effectivement avoir un impact négatif sur l’action future du PDES. C’est en tenant compte de ce facteur que personnellement, je n’ai eu de cesse d’appeler à la retenue tous ceux qui en sont les protagonistes, en mettant en garde tous et chacun contre les risques qu’ils font peser sur le parti en adoptant certaines attitudes.

En tout état de cause, mes responsabilités de Président du PDES m’interdisent de laisser quiconque mettre en péril l’œuvre remarquable qu’ensemble nous avons réalisée en moins de deux ans. Si certaines personnes ont des ambitions, ce qui est tout à fait légitime dans un parti démocratique comme le PDES, ils sont libres de les soumettre à l’appréciation et à la sanction des instances du Parti. La Conventiondes 17 et 18 décembre 2011 offre un cadre approprié à l’expression et au débat, tout comme les autres instances de notre parti, du reste.

L’Indépendant ; Monsieur le Président, si l’on vous demandait de procéder à une analyse objective des forces en présence, au moment où le dernier mandat du Président ATT s’achève, et à la veille d’élections présidentielles et législatives, comment évaluerez vous la position du PDES et ses chances de succès à ces scrutins?

Je dirais que la position du PDES, dans la configuration actuelle des forces politiques de notre pays, est des plus intéressantes. En effet, si l’on en juge par notre niveau d’implantation et à la capacité d’organisation et de mobilisation dont nous avons fait montre jusqu’à présent, notre parti a toutes les raisons de croire en ses chances, qui demeurent intactes à notre avis. J’ajouterais ensuite qu’au jour d’aujourd’hui, et en toute objectivité, nous constituons la troisième force politique du pays en termes de nombres d’élus. Sur le terrain, le PDES fait preuve d’un dynamisme à la mesure de cette réalité, à travers l’action de ses responsables locaux tant au Mali           qu’à      l’extérieur.

Pour autant que nous restions collés aux préoccupations exprimées par la base, et que nous continuons à retrousser nos manches et à travailler d’arraché – pied, nous serons compétitifs aux prochaines élections, compétitifs et victorieux.         

L’Indépendant ; La question est sur toutes les lèvres et fait l’objet de nombreuses supputations aussi bien dans la presse que dans les états – majors politiques : le PDES sera-t-il en lice pour l’élection présidentielle ? Si oui, qui en sera le porte – étendard?     

En tant que parti politique et au regard de ce qu’il représente, le PDES ne peut pas être absent des grands débats. L’élection présidentielle fait partie de ces moments où un pays s’interroge sur son avenir et fait des choix en conséquence. Cette remarque vaut pour le principe ; les modalités concrètes et l’agenda que nous nous donnons pour participer au débat électoral dans toutes ses composantes, qu’il s’agisse de la présidentielle, seront des questions qui seront examinées parla Convention.

Ce qui m’amène à répondre au second volet de votre question : je ne saurais vous donner le nom du candidat du PDES à l’élection présidentielle dans la mesure où celui- ci ne sera désigné qu’après la tenue de la Convention,  dont les travaux seront consacrés essentiellement à la question de l’implantation du part et  à  l’élection de sa nouvelle direction. 

L’Indépendant : Pouvez – vous dire à nos lecteurs quels sont les espoirs que vous placez en la tenue de cette première Convention du PDES?

Les attentes que j’ai pour cette convention sont celles de tous nos militants. J’espère tout d’abord quela Conventionpermettra au PDES de se doter d’une direction définitive pour les trois années à venir. Vous le savez sans doute, le Comité Directeur National actuel est issu de l’Assemblée constitutive du parti. Il a démontré des qualités certaines, mais il a également besoin de quelques ajustements en vue de le rendre plus réactif, plus homogène et plus efficace dans l’action.

J’espère ensuite qu’à l’issue de ces assises, notre parti sera mieux outillé pour poursuivre le travail de terrain auprès des populations et pour se mettre en ordre de bataille pour atteindre deux objectifs essentiels : assurer le succès du oui au référendum et gagner les élections de l’année prochaine.

Propos recueillis Saouti Labass HAIDARA

Sites touristiques : De vigoureuses mesures de sécurité

Des dispositions complémentaires sont prises à Djenné et au Pays dogon où le ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile s’est rendu en fin de semaine.

Le gouvernement fait de la sécurisation des sites et circuits touristiques, une priorité absolue. Après avoir rencontré les diplomates, les commandants des unités de sécurité et de protection civile de Bamako et Kati, et soutenu le projet de plan de sécurisation des sites touristiques et des axes routiers devant le comité de Défense de la Défense nationale (réf l’Essor du 7 décembre), le ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, Sadio Gassama, s’est rendu à la fin de la semaine dernière dans la Région de Mopti. Durant cette visite, il a discuté avec les autorités administratives, politiques et militaires de la 5è Région. Les échanges ont porté sur les modalités de renforcement des capacités opérationnelles des unités de sécurité sur le terrain. La délégation ministérielle comprenait le directeur général de la police nationale, l’inspecteur général Mahamadou Diagouraga, le directeur général de la gendarmerie, le colonel Mady Boubou Kamissoko, et le directeur général adjoint de l’Office malien du tourisme et de l’hôtellerie (OMATHO), Mohamedoun Ag Abdou Salam. C’est aux environs de 13 heures, jeudi que le ministre et sa délégation ont traversé le fleuve Niger par le bac pour rallier Djenné. C’était la première étape de la tournée.

Dans cette ville, quatre sites touristiques ont été répertoriés par le département de l’Artisanat et du Tourisme : la Grande mosquée de Djenné, le site archéologique Djenné-Djeno, le puits Nana Wangara et Tapama Djénépo, la jeune fille emmurée vivante. Avant de s’entretenir avec les autorités locales sur la situation sécuritaire générale du pays, le ministre Gassama a successivement visité la Grande mosquée de Djenné et le site archéologique Djenné-Djeno, les deux principales attractions touristiques de cette ville. Au cours de ses rencontres, il a relevé qu’à Djenné, l’essentiel des sites se trouvent logés au cœur de la ville. Ce qui facilite le quadrillage sécuritaire de la cité emblématique. La ville est d’ailleurs entourée d’obstacles naturels dont le fleuve. Dans sa présentation des sites visités, le chef de la mission culturelle de Djenné, Yamoussa Fané, dira que la mosquée dont la construction remonte au XIIIè siècle est le plus grand édifice du monde en terre crue. Inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité en 1988 et classée dans le patrimoine national du Mali depuis 1992, elle est de nos jours la plus grande attraction touristique de la ville. L’édifice est construit sur 90 pieds à l’intérieur et porte à sa toiture 104 trous d’aération. Yamoussa Fané a évoqué les périodes fastes du tourisme à Djenné quand la mosquée pouvait enregistrer plus de 15 000 visiteurs par saison touristique. Une affluence qui, malheureusement pour des raisons diverses, est aujourd’hui en nette régression.

La mesure d’interdiction de l’intérieur de la mosquée à tout non musulman constituant un facteur aggravant. Le deuxième endroit visité par la délégation est le site archéologique Djenné-Djeno. Couvrant une superficie de 33 hectares, Djenné-Djeno a été fondé au IIIè siècle avant Jésus Christ par des « proto-Soninkés » qui seraient venus du nord. Au VIIIè siècle, le site était entouré sur 2 kilomètres de circonférence d’un mur haut de 6 mètres pour une épaisseur de 3,70 mètres. Djenné-Djeno intéresse depuis 1977 les universitaires, surtout américains, et attire les touristes. Lors de sa rencontre avec les autorités locales, le ministre Gassama a invité à la plus grande vigilance. « Djenné n’est pas à l’abri de ce qui vient de se passer à Hombori ou à Tombouctou », a-t-il dit, avant d’exiger que tous les clients des hôtels soient enregistrés. Une mesure élémentaire. En ce qui concerne les mesures complémentaires, le ministre a demandé aux agents de sécurité de boucler tous les axes routiers et fouiller dans la plus grande courtoisie tous les véhicules quel que soit le titre de l’occupant. Il a proposé l’arrêt obligatoire du bac à partir de 18 heures.

Le ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile a précisé que désormais, tout déplacement de touristes sur le site de Djenné-Djeno s’opèrera sous escorte des forces de sécurité. Le maire de Djenné, Bamou Sory Traoré, a jugé salutaires ces décisions. Deux touristes suisses, Stefan et Denise Cotting, rencontrés sur place savouraient leur séjour. Le couple qui a entamé son périple par le Burkina Faso voisin, n’entend nullement écourter son séjour malien par crainte des prises d’otages. Les circuits touristiques du Plateau dogon ont constitué la deuxième étape de la mission du ministre Sadio Gassama. De Bandiagara, la délégation a rallié la commune rurale de Sangha constituée de 56 villages. Elle y a successivement visité la maison du Hogon, le Toguna, le tunnel naturel de 80 mètres, et les maisons des Télems. A Sangha, le ministre a annoncé la création d’un poste de sécurité dans le village de Banani situé à 7 km de Sangha. Banani constitue un grand carrefour avant d’aborder le grand désert.

Vie associative : Le GRAM s’annonce comme une force de proposition

Le Groupe de réflexion et d’action pour le Mali (GRAM) se veut une association apolitique regroupant essentiellement des jeunes leaders venant de divers horizons.

Il a été créé par des hommes et des femmes qui entendent participer au développement économique, social et culturel du pays. Le GRAM vient de lancer ses activités à la faveur d’une soirée artistique au palais de la Culture Amadou Hampaté Ba. Parmi les personnalités présentes à la cérémonie, l’on peut retenir le ministre de l’Equipement et des Transports, Ahmed Diane Séméga. L’association est présidée par Ousmane Sylla. Celui-ci a expliqué que « la génération de Mamadou Konaté et Modibo Kéïta » a réussi à relever le défi de l’indépendance politique en 1960. Celle de Yoro Diakité (un ancien Premier ministre après le coup d’Etat militaire de 1968, Ndlr) et Moussa Traoré, a milité pour l’orientation libérale de l’économie. « La génération de Alpha Oumar Konaré et Amadou Toumani Touré s’est battue pour la démocratie. « Quand à la nôtre, elle se doit si elle ne veut pas rester en marge de l’histoire de relever le défi du développement économique et du progrès social. C’est pourquoi, cette association entend jouer sa partition dans la conquête d’une véritable indépendance économique », a déclaré Ousmane Sylla.

Le Groupe de réflexion et d’action pour le Mali s’est donné comme vocation de réfléchir, analyser, diagnostiquer et évaluer avant d’agir « car toute action véritable s’enracine sur une réflexion profonde, vigoureuse et rigoureuse ». Ousmane Sylla a assuré que le groupe a décidé de soutenir les actions de développement et les initiatives du président Amadou Toumani Touré, notamment le référendum constitutionnel de l’année prochaine. Et Sylla de paraphraser le chef de l’Etat : « La politique consiste à résoudre les problèmes. Mais, pour bien les résoudre, il est nécessaire de les poser clairement et correctement ». De ce fait, le Groupe entend poser avec clarté toutes les questions essentielles liées à l’éducation et à la formation, à la santé, à l’agriculture, à la gouvernance, au choix des politiques et des hommes pour leur mise en œuvre. Le Gram va prendre position sur toutes les questions fondamentales de l’heure. Son projet de charte va dans ce sens. « Il s’agit pour nous, non pas de proposer des recettes miracles mais de susciter la réflexion, le débat, la discussion autour de l’ensemble des questions majeures touchant la vie de la nation », a expliqué Sylla.

L’association entend ainsi jeter les bases d’une nouvelle dynamique participative et citoyenne, en créant un large rassemblement de la jeunesse en vue de relever des défis du développement, de l’emploi, de la création de richesses. Le Gram souhaite soumettre une « Charte de la jeunesse et des forces vives » du Mali à la population et au prochain président de la République. Ce document comprend une dizaine d’axes prioritaires : agriculture, éducation, santé, infrastructure et équipement, politique extérieure et diaspora, tourisme et artisanat, sécurité et justice, emploi, investissement et attractivité, développement du secteur privé, industrie, mines et énergie, jeunesse et sports.

Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance : L’instrument d’un droit fondamental

Une campagne de plaidoyer est engagée en faveur de sa ratification par notre pays.

L’hôtel Mandé a abrité en début de semaine un atelier de plaidoyer sur la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance. La rencontre a regroupé des députés, des représentants des départements ministériels, des partis politiques et de la société civile. Des participants étaient venus du Bénin, du Burkina Faso et du Niger. Les travaux étaient dirigés par Oumar Macalou, le président du Centre d’études et de recherche pour la démocratie et le développement économique et social. L’atelier a été organisé à l’initiative de l’association Femmes et droits humains et le processus non gouvernemental de la Communauté des démocraties avec l’accompagnement de African Democracy Institute. La Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance (CADEG), a expliqué Oumar Macalou, a été adoptée le 30 janvier à Addis-Abeba lors de la 8ème session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine. Elle entend renforcer l’engagement des Etats membres de l’Union africaine en faveur de la protection de la démocratie, de l’Etat de droit et des droits humains. Par cette initiative, l’Union africaine s’attache à consolider les engagements déjà pris dans les déclarations et décisions relatives à la démocratie et à la gouvernance.

La Charte autorise dans ses dispositions le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine à agir concrètement en cas de défaillances sérieuses de la gouvernance lors d’un changement anticonstitutionnel de gouvernement, par exemple. Elle prévoit également des mécanismes incitatifs et habilite le Fonds d’assistance électorale à financer les efforts visant à améliorer la conduite des élections dans les Etats membres. Cinq ans après l’adoption de la Charte, seuls 36 Etats l’ont signée et 13 l’ont ratifiée (Mauritanie, Ethiopie, Sierra Léone, Burkina Faso, Lesotho, Rwanda, Ghana, Tchad, Afrique du sud, Niger, Guinée, Zambie et Bénin). Or, pour qu’elle puisse entrer en vigueur, elle doit être ratifiée par, au moins, 15 pays. Selon Oumar Macalou, la Charte est l’un des rares instruments du droit international qui érige la démocratie et la participation populaire en droits fondamentaux de la personne.

L’organisation de cet atelier de plaidoyer en faveur du document était donc la bienvenue. Au terme des travaux, les participants à la rencontre, tout en remerciant le Mali pour la signature du document le 29 juin passé, sollicitent du gouvernement l’inscription à l’ordre du jour du Conseil des ministres du document pour adoption, avant de le soumettre à l’Assemblée nationale. Dans tous les cas, les participants à l’atelier ont demandé au gouvernement de déposer l’instrument de ratification auprès de la Commission de l’Union africaine avant la tenue de la prochaine conférence des chefs d’Etats et de gouvernement de l’UA. Ils souhaitent que le Mali incorpore les valeurs et principes de la Charte, en particulier le chapitre relatif aux élections dans la loi électorale avant les élections générales de 2012. Ils sollicitent les institutions de la République, la Commission nationale des droits de l’homme, les organisations de promotion et de protection des droits de l’homme, les partis politiques, la société civile, la presse et tous les démocrates à se mobiliser en faveur de la Charte.

 

Référendum 2012 : Le PSRP mobilise pour le « oui »

L’alliance Plate-forme de soutien aux reformes politiques (PSRP) a organisé il y a une semaine un meeting.

La manifestation qui s’est déroulée sur le terrain « Sakaly » au quartier Médine, entrait dans le cadre de la campagne de mobilisation de la Plate-forme en faveur du projet de révision constitutionnelle qui sera soumis à référendum dans quelques mois. Au cours du meeting, plusieurs messages ont été délivrés pour le vote en faveur du « oui » lors du référendum. Hamidou Guindo, un des responsables de la Plate-forme, a précisé que d’autres meetings seront organisés à Bamako et à l’intérieur du pays. Le président du PSRP, Baba Dakono, a, lui, expliqué les raisons du soutien aux réformes constitutionnelles. « Aucune génération ne peut assujettir les générations futures à une loi immuable quelle que soit la valeur sentimentale qui y sied. Le besoin de renforcer les institutions s’est fait ressentir depuis plus de 10 ans. Les reformes proposées par le président de la République constituent une avancée significative dans la consolidation des acquis démocratiques et le renforcement de l’Etat de droit », estime Baba Dakono. Créée en septembre dernier, la Plate-forme de soutien aux reformes politiques est une alliance qui regroupe des associations, organisations non gouvernementales, des mouvements de jeunes, femmes, personnes handicapées, défavorisées et d’autres couches socioprofessionnelles.

Découpage administratif : La communauté arabe salue l’érection de Taoudéni en région

L’érection de Taoudéni en région et de Almoustrat en cercle a été fortement saluée par la communauté arabe vivant dans notre pays.

Ses leaders, notamment les élus, les cadres et notabilités, sont allés hier à Koulouba remercier le président de la République pour cette décision. Ils ont saisi l’occasion pour réaffirmer leur détermination à œuvrer pour la paix, la sécurité et le développement dans le nord de notre pays. « Le président de la République, depuis son accession à la magistrature suprême, a donné des responsabilités à notre communauté et créant la région de Taoudéni et le cercle de Almoustrat, notre communauté a fait avec le gouvernement un contrat. Ce contrat consiste à consolider l’unité nationale, à assurer la sécurité et la cohésion nationale du pays », a déclaré le doyen de la communauté arabe, l’ancien ambassadeur Mohamed Mahmoud Oumrani. « Avec la création de la région de Taoudéni, nous allons créer les verrous nécessaires contre l’insécurité qui sévit dans la zone, surtout à partir du moment où le gouvernement est résolument engagé à prendre en compte le développement des régions du nord. Donc, nous allons aider le gouvernement à renforcer la paix et le développement et à faire en sorte que le Mali ne connaisse plus d’insécurité dans sa partie nord », a assuré Mohamed Mahmoud Oumrani. La communauté arabe est convaincue que l’érection de Taoudéni en région contribuera nota au développement économique et social du nord de notre pays.

Produits vétérinaires : L’expertise africaine s’affirme

Notre capitale abrite la 5è réunion annuelle de coordination du Réseau des laboratoires nationaux de diagnostic vétérinaire d’Afrique de l’ouest et du Centre pour le contrôle de l’influenza aviaire et autres maladies transfrontalières (Resolab).

La rencontre se déroule dans les locaux du Laboratoire central vétérinaire. La cérémonie d’ouverture était présidée par le secrétaire général du ministère de l’Elevage et de la Pêche, le Dr Mamadou Kané. C’était présence du coordinateur régional adjoint de la FAO-ECTAD (Centre d’urgence pour les maladies animales transfrontalières) pour l’Afrique, Mussa Saihou Mbenga, du représentant de la FAO au Mali, Thierry Ange Ella Ondo. On y notait également la présence du représentant pour l’Afrique de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), Yacouba Samaké, du représentant de l’Union africaine au Bureau interafricain pour les ressources animales (UA-IBAR), Henri Kaboré, et du directeur général de LCV, Saidou Tembely. La réunion annuelle du Resolab permet concertation et échanges scientifiques sur les préoccupations liées à la santé animale dans les pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre. L’organisation s’attache à accompagner les laboratoires membres grâce à des appuis, notamment la fourniture de réactifs standardisés et de matériel d’appui à la mise en œuvre du système d’assurance qualité. Il convient de rappeler que les échanges entre les responsables des laboratoires membres du Résolab, scientifiques de haut vol, et les partenaires techniques et financiers ont permis de faire le point des efforts accomplis pour circonscrire les maladies zoonotiques et de donner les orientations nécessaires en vue de faire face aux grands défis en matière de santé animale.

Le directeur général du LCV a précisé que la réunion se tient pour la 5è année consécutive. A sa suite, Yacouba Samaké a relevé que le centre régional de santé animale est un magnifique outil, créé en 2006, pour répondre à la pandémie de la grippe aviaire. Il a mandat d’améliorer la santé animale. Le représentant de la FAO a rappelé que le Resolab a été lancé en 2007 et s’est fixé pour objectif de renforcer les capacités des laboratoires et de promouvoir la synergie de l’expertise africaine. Thierry Ange Ella Ondo a aussi souligné la menace qui pèse sur nos pays, en relevant que les conditions sont réunies pour que les maladies zoonotiques s’installent dans notre quotidien. Les pays africains s’organisent pour apporter une réponse efficace, en terme de contrôle de l’influenza aviaire et des autres maladies transfrontalières. A ce propos, le secrétaire général du département de l’Elevage et de la Pêche a noté que la réunion annuelle du Resolab se tenait dans un contexte particulier marqué par l’éradication de la peste bovine, une prouesse technique de premier ordre après l’élimination de la variole. Mamadou Kané a également rappelé le rôle important que joue l’élevage dans la vie économique et sociale de nos pays et dans leur sécurité alimentaire. Il a aussi souligné que la menace de la peste bovine s’était estompée mais que de nombreux défis, en matière de santé animale attendaient d’être relevés. Rappelons que le Resolab regroupe 23 laboratoires nationaux vétérinaires africains. Sa mission est de renforcer l’efficacité et l’efficience de ces laboratoires. La rencontre prend fin aujourd’hui.

 

Hôpital de Kati : La mue continue

Jadis établissement à tendance traumatologique, l’actuel centre hospitalo-universitaire représente aujourd’hui un maillon essentiel de la chaîne de soins de troisième niveau de référence de la pyramide sanitaire.

Notre pays a mis le cap sur la modernisation des centres hospitalo-universitaires (CHU). Ces établissements hospitaliers qui sont tous, ou presque, à l’heure des technologies de pointe, bénéficient d’un programme de réalisation d’infrastructures et de renforcement du plateau technique. Le nouveau pavillon d’hospitalisation et de consultation de l’hôpital de Kati, inauguré mercredi par le président de la République Amadou Toumani Touré, s’inscrit dans ce projet. La cérémonie d’inauguration de ces installations s’est déroulée en présence des membres du gouvernement et du directeur général de l’établissement, le Dr Alioune Doumbia. Parmi les personnalités présentes figuraient aussi le gouverneur de la région de Koulikoro, Allaye Tessogué, le maire de Kati, Hamalla Haïdara, les notabilités de la localité et nombre d’invités. L’imposant bâtiment, équipé de monte-malades, est construit sur 3 niveaux (R+2). Il abritera les services de médecine, de chirurgie, de cardiologie et des blocs de consultation avec une capacité d’accueil de 95 lits. Il a été bâti par le Groupe d’entreprise Sissoko pour un coût global de plus de 505 millions de Fcfa, entièrement financé sur budget d’Etat.

La maitrise d’ouvrage a été assurée par l’Agetipe, tandis que la conception architecturale est l’œuvre de l’entreprise Concept-AU. L’infrastructure qui domine les autres bâtiments de l’établissement, illustre la volonté des pouvoirs publics d’améliorer la qualité des soins. L’immeuble, composé de deux ailes reliées par des passerelles, offre nombre de commodités pour la prise en charge des patients référés à l’hôpital de Kati. Il faut noter que l’hôpital de Kati a fait sa mue. Il est passé initialement d’un établissement à tendance traumatologique à un centre hospitalo-universitaire avec les différents services requis à cet effet. Aujourd’hui, il représente un maillon essentiel de la chaîne de soins de troisième niveau de référence de la pyramide sanitaire. Le directeur général de l’établissement a expliqué cette évolution positive. Dans un passé récent, l’hôpital de Kati ne permettait pas d’offrir des prestations de services à hauteur de souhait à cause de ses infrastructures vétustes et de ses équipements et matériels obsolètes. Alioune Doumbia a pris l’engagement, au nom de son équipe, de faire remplir correctement à l’hôpital ses missions de service public et de le rendre plus performant en assurant la qualité des soins et en développant de nouvelles activités.

Le ministre de la Santé a rappelé l’engagement du président de la République d’assurer le bien-être de nos compatriotes. Mme Diallo Madeleine Bâ a exhorté le personnel socio-sanitaire à se conformer aux règles de déontologies et aux bonnes pratiques professionnelles dans leurs attitudes et comportements de tous les jours. Ils doivent adopter une approche centrée sur la satisfaction de l’autre. « Quand je dis l’autre, je pense au malade, à la personne en détresse à qui ils doivent offrir les soins de la meilleure manière possible, conformément aux possibilités que la science leur donne », a développé le ministre de la Santé. Il est important d’être à l’écoute de l’autre. Cette écoute contribue toujours à consoler, à soulager souvent et à guérir quelquefois, a insisté Mme Diallo Madeleine Bâ.

Le président Touré s’est réjoui de la réalisation de ce nouveau pavillon à l’hôpital de Kati dans le cadre d’un programme d’amélioration des conditions de travail et de renforcement des capacités de nos établissements hospitaliers. Appréciant la propreté et l’hygiène des lieux, le chef de l’Etat a remercié le département de la Santé pour ce projet mené à bien. C’est un plus et nous allons continuer à renforcer les capacités des autres hôpitaux pour que nos compatriotes puissent avoir de meilleures conditions de soins, a assuré le chef de l’Etat. Au cours de la visite guidée des lieux, Amadou Toumani Touré a pu apprécier le cadre de soins et les commodités de travail qu’offre ce pavillon au personnel socio-sanitaire. Rappelons que c’est le président de la République lui même qui avait posé la première pierre de ce pavillon le 3 octobre 2008.

 

Elections 2012 : L’ODEF s’engage pour le relèvement du taux de participation

La faiblesse du taux de participation aux élections est l’une des insuffisances de notre démocratie. Comment inverser cette tendance ? L’on cherche depuis des années des réponses à cette question.

L’Observatoire des droits de la femme et de l’enfant (ODEF) table sur la mobilisation. A cet effet, elle a initié un programme de sensibilisation intitulé : « Les conséquences de l’apathie des électeurs pour la démocratie ». Le programme sera exécuté dans le District de Bamako et les régions de Koulikoro et Ségou. Il est conçu pour contribuer à conscientiser les habitants de ces zones en vue d’une participation massives aux élections. Le lancement du programme, couplé à l’ouverture d’une session de formation des formateurs, a eu lieu hier à la Maison de la femme et de l’enfant à Darsalam. La cérémonie organisée pour la circonstance était présidée par le ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, Kafougouna Koné. Elle s’est déroulée en présence de la directrice des affaires publiques à l’ambassade Etats-Unis d’Amérique, Mme Megan Larson Koné et de la présidente de l’ODEF, Mme Aïssata Mallé. Celle-ci a rappelé que l’observatoire créé le 10 décembre 1994, est membre signataire de l’accord n°001258 du 14 juillet 2000 avec le gouvernement. Dès sa création, l’ODEF s’est assigné comme mission de contribuer à l’exercice effectif par les femmes et les enfants de tous les droits et prérogatives prévus par la Constitution et les textes internationaux ratifiés par notre pays.

Le programme qui vient être lancé a été initié avec l’appui technique et financier du Département d’Etat américain. Tout en œuvrant à accroitre le taux de participation aux échéances électorales de 2012, il va s’attacher à renforcer les capacités des leaders politiques, des organisations de la société civile, de la jeunesse, de la presse, des leaders d’opinions et religieux. La démocratie et le développement ne peuvent progresser sans un citoyen bien formé, informé et participant effectivement à la vie de la nation, a relevé pour sa par Mme Megan Larson Koné en rappelant que le département d’Etat américain en collaboration avec l’USAID et la Maison Blanche, a sponsorisé les 21 et 22 juin 2011, un forum des femmes leaders africaines, un atelier et une conférence destiné aux africaines impliquées dans les initiatives de développement économique et social. Le ministre Kafougouna Koné a souligné que le programme et la formation de formateurs tombaient à point nommé au moment où les acteurs politiques expriment un souci réel par rapport au taux de participation aux élections et surtout au nombre très élevé de cartes d’électeur retirées. Ces faits suffisent pour justifier le soutien des pouvoirs publics au programme de l’ODEF.