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Intox: les islamistes d’Ansar Dine affirment avoir tué 60 soldats maliens

Des rumeurs circulent depuis le matin que des terroristes et  islamistes armés d’Al Qaïda au Maghreb islamique, d’Ansar Eddine et du MUJAO affirmant avoir tué  60 soldats maliens et abattu deux hélicoptères français dans des combats au cours des dix derniers jours au Mali, reconnaissant la perte de huit « moujahidine », dans un communiqué publié sur un site d’information mauritanien.

A cette heure si  nos forces tiennent fermement leurs positions et il n’y a eu aucune perte d’hélicoptères français ni de vie humaine.

La hiérarchie militaire  salue le  comportement patriotique de nos soldats et les exhorte à poursuivre la mission  et  appelle les populations à garder leur calme tout en les  invitant de continuer à apporter leur soutien indéfectible aux forces armées et de sécurité du Mali.

Maliweb.net

 

 

Voici le contenu de l’article 

Le groupe islamiste armé Ansar Dine a affirmé dimanche avoir tué 60 soldats maliens et abattu deux hélicoptères français dans des combats au cours des dix derniers jours au Mali, reconnaissant la perte de huit « moujahidine », dans un communiqué publié sur un site d’information mauritanien.

« Depuis le 10 janvier, nos moujahidine ont tué 60 militaires maliens, blessé des dizaines d’entre eux, abattu deux hélicoptères français », a affirmé Ansar Dine (Défenseurs de l’islam) sur le site Alakhbar, qui publie régulièrement des communiqués d’organisations islamistes.

Le groupe, dirigé par un ex-rebelle touareg malien, Iyad Ag Ghaly, reconnaît en outre avoir perdu « huit moujahidine » durant les combats, à Konna (700 km au nord-est de Bamako) et à Diabali (400 km au nord de Bamako), localité prise lors d’une attaque surprise des islamistes le 14 janvier.

Il s’agit du premier bilan donné par un groupe islamiste armé depuis le début de l’offensive dans le centre du Mali, qui a débouché sur une intervention militaire française, dans les airs et au sol.

Les autorités maliennes avaient fait état de la mort de onze soldats et d’une soixantaine blessés dans des combats autour de Konna.

La perte de deux hélicoptères légers français de type Gazelle avait été annoncée par plusieurs sites spécialisés dans les affaires militaires en France, mais elle n’a pas été confirmée par Paris, qui a seulement fait état de la mort d’un pilote français le 11 janvier.

Ansar Dine donne également une explication à l’offensive surprise du 10 janvier contre Konna, survenue après des mois de gel de la ligne de front. Des groupes islamistes armés liés à al-Qaïda, dont Ansar Dine, contrôlent depuis plus de neuf mois le vaste nord du Mali.

« Nous avons décidé d’attaquer des villes comme Konna pour faire échouer un plan français en préparation qui consistait à occuper des points stratégiques du territoire en préparation du lancement de la guerre contre nous », assure l’organisation.

 

Coupe d’Afrique des Nations 2013 – Le Mali bat le Niger sur le score de 1 but à 0

Seydou Keita

Au bout de l’effort, le Mali a fini par concrétiser sa nette domination grâce à son capitaine Seydou Keita à la 84e minute, qui a également trouvé la transversale. Les Aigles prennent la tête du groupe B.

 Un succès qui s’est dessiné en fin de match pour les Aigles et qui leur permet de prendre seul la tête de la poule après le nul entre le Ghana et la RD Congo (2-2).

Début réussi pour le Mali. Pour son entrée en liste dans ce groupe B, les Aigles se sont débarrassés du Niger (1-0). Mais les hommes de Patrice Carteron ont du attendre la fin du match pour trouver l’ouverture. Car durant près de 80 minutes, le Mali s’est montré maladroit. Et ça à commencer en début de match avec l’attaquant de Bordeaux Cheick Diabaté qui a solicité à deux reprises le portier du Niger Kassali à la 2e et 4e minute mais sans réussite. Au quart d’heure, le deuxième attaquant, Cheick Diarra s’illustre par une tentative qui finit dans les tribunes.

Voyant leurs avants-centre pas inspirés, les milieux de terrain s’essayent pour percer la muraille du Niger avec le joueur d’Ajaccio Sigamara Diarra et le Niçois Mahamane Traoré dans la demi-heure de jeu mais c’est pas mieux pour autant. Côte Niger, la seule occasion dangereuse dans ce premier acte pour les hommes de Gernot Rhor a été à la 22e minute sur un corner. Le défenseur Koffi Dankowa voit son tir stoppé par le gardien malien.

 

- Les compositions de départ

Le onze du Mali : Samassa – Tamboura, Diawara, N’Diaye, Wagué – K.Traoré , M. Traoré, Keita, S.Diarra – Diabaté, C. Diarra.

Le onze du Niger : Kassali – Chikoto, Kourouma, Dankowa, Bachar- Koudizé, Soumaila, Konaté, Talatou – Sidibé, Maazou.

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La Rédaction de maliweb.net

La Zambie veut défendre son titre

Sacrée à la surprise générale l’année dernière au Gabon, la sélection dirigée par Hervé Renard aborde la 29e édition de la CAN avec le même esprit de conquête.

Douze mois après l’exploit qui lui a permis de remporter la première CAN de son histoire en s’imposant en finale aux tirs au but à Libreville devant la Côte d’Ivoire, la Zambie a l’intention de défendre son titre continental en Afrique du Sud. «Une nouvelle aventure commence. Nous ne pouvons pas nous cacher, nous sommes les tenants. Mais nous ne pouvons nous afficher comme les favoris. Le Ghana, la Côte d’Ivoire, le sont. Pas nous ! Il faut être réaliste. Nous serons plus attendus. Mais je préfère cette pancarte, car cela veut dire que nous avons une chance. Si on ne nous attendait pas, cela voudrait dire qu’on n’a aucune chance. Je préfère faire envie que pitié», assure Hervé Renard.

L’entraîneur français de la sélection zambienne, qui portera évidemment sa chemise blanche porte-bonheur pour l’entrée en lice de son équipe lundi face à l’Ethiopie à Nelspruit,  loue l’état d’esprit des Chipolopolos : «Quand je vois dans certaines nations comme tout est parti de travers après un titre et que chez nous, tout est parfait… En un an, je n’ai pas eu un problème avec ce groupe. Aucun n’a pris la grosse tête, aucune suffisance, aucun laxisme. Je n’ai eu aucun retard en stage, pas une réflexion de travers. C’est la nature des Zambiens d’être ainsi. Ils ne sont pas compliqués à vivre.» La Zambie est-elle pour autant capable de rééditer ses performances de la CAN 2012 ?

Habités par le souvenir du crash aérien de 1993 ayant décimé l’équipe nationale au large de Libreville, les Zambiens étaient alors portés par une force intérieure quasi mystique. « C’était un signe du destin, c’était écrit quelque part. Le fait de venir pour la finale ici nous a donné une force incroyable. On avait envie de faire quelque chose pour notre président (Ndlr : Aujourd’hui président de la fédération zambienne, Kalusha Bwalya, qui n’avait pas pris l’avion avec ses coéquipiers, est le seul survivant de l’équipe de 1993)», avait ainsi déclaré Hervé Renard à l’issue de la finale victorieuse.

Conscient que cette année l’effet de surprise ne jouera plus, Hervé Renard insiste sur la nécessité d’aborder la compétition par un succès, pour impulser une dynamique positive : «Le premier match contre l’Ethiopie sera très important, c’est crucial de démarrer le tournoi par une victoire comme nous l’avions fait l’année dernière.» Le meilleur moyen d’effacer une campagne de préparation inquiétante avec aucun but marqué en autant de matches (2 défaites et 2 nuls). «Si nous échouons à conserver notre titre, cela voudra simplement dire qu’une autre équipe était meilleure que nous. Mais ce sera tout de même très difficile de battre la Zambie», relativise Hervé Renard

La Zambie, qui peut s’appuyer sur un effectif stable par rapport à l’année dernière, ne manque pas d’atouts.  L’attaquant d’Utrecht Jacob Mulenga venant même renforcer un secteur offensif toujours emmené par Christopher Katongo, qui fut désigné  meilleur joueur de la CAN 2012, Kalaba et Mayuka. Le défenseur Mbola (Porto) et le milieu Njovu  (Hapoel Beer Sheva) ont aussi intégré la sélection entre temps. Héritant d’un groupe largement à sa portée  (Nigeria, Burkina Faso et Ethiopie), la Zambie devrait avoir l’occasion de monter en puissance avant les quarts de finale.

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Mali: la situation à Diabali « pas claire »

La France a déployé plusieurs centaines de militaires au Mali. © Nicolas-Nelson Richard / AFP

La situation « n’est pas très claire » à Diabali, localité de l’ouest du Mali prise lundi par les islamistes armés qu’ils auraient ensuite abandonnée, a déclaré dimanche un officier, chef des opérations de l’armée française dans ce secteur. 

« A Diabali, la situation n’est pas très claire, mais a priori les combattants rebelles ont quitté la ville » (à 400 km au nord de Bamako), a déclaré à la presse le lieutenant-colonel Frédéric (son nom ne peut être cité) à Niono, ville située à 350 km au nord-est de Bamako et à 60 km au sud de Diabali. Il a ajouté que bien qu’étant « dans une phase dynamique », l’armée française était confrontée à des combattants « dont les qualités sont la détermination à se battre et la mobilité ».

Le colonel Sogoba de l’armée malienne, présente à Niono avec l’armée française, a de son côté affirmé: « Nous avons à Diabali une force qui nous informe, mais une frange de la population a adhéré aux thèses jihadistes et nous devons être prudents pour les prochaines heures ».

L’armée malienne et plusieurs habitants ont affirmé vendredi et samedi que les combattants islamistes qui avaient pris la ville le 14 janvier l’avaient abandonnée trois jours plus tard, après plusieurs bombardements de l’aviation française. Mais le ministère français de la Défense a laissé entendre depuis que Diabali n’avait pas été encore reprise aux islamistes liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

 

Belaouar dans un nouvel enregistrement : « Nous sommes prêts à négocier avec l’Algérie et l’Occident à condition que cesse la guerre au Mali »

Moctar Belmoctar alias Khaled Abou El Abass

Moctar Belaour alias Khaled Abu El Abass, émir de la quatiba « des enturbannés » et à créateur de celle des « signataires avec le sang » responsable de l’opération de prise d’otages à In Amenas, sud de l’Algérie, est apparu dans un nouvel enregistrement obtenu par Sahara médias, et dans lequel il se présente, pour la première fois, comme membre d’Al Qaeda mère, et ce quelques mois après sa dissidence d’AQMI (Al qaeda au Maghreb Islamique) et disant : « Nous à Al qaeda sommes responsables de cette opération que nous bénissons ».

Dans cet enregistrement dont on dit qu’il est daté du 17 janvier 2013, Belaouar se dit disposé  négocier à condition que cesse l’opération militaire en cours au Mali, disant « nous sommes prêts à négocier avec les pays occidentaux et le régime algérien à condition que s’arrête l’agression et le bombardement contre le peuple malien musulman, notamment celui de l’Azawad et le respect de sa volonté d’appliquer la charia sur son territoire ».
Belmoctar a précisé que l’opération « a été menée par quarante jihadistes venant de pays musulmans différents et même de pays occidentaux au nom des « signataires avec le sang », précisant que cette opération arrive pour se venger du régime algérien « pour avoir permis au colonisateur d’hier d’utiliser son sol et son espace aérien pour tuer les nôtres au Mali », selon son expression.
L’émir de la qatiba a annoncé être disposé à échanger tous es otages américains contre « le cheikh Omar Abderrahmane et son retour parmi les siens en Egypte », ajoutant « et même si on avait mille d’entre vous, on sera prêts à les échanger contre lui, en égard à son savoir et son jihad ».
L’enregistrement dans lequel Belmoctar apparait sans turban et portant une tenue militaire, sans arme, en plus de l’emblème noir symbole de sa qatiba, a commencé avec les termes « communiqué des signataires avec le sang dans l’opération dans la base appartenant à la société britannique BP ». L’enregistrement s’est achevé sur une voiture tout terrains portant une fusil 14.5 et portant l’expression « d’ici on commence », et en dessous, une photo de la mosquée d’Al Aqsa, et avec l’expression « et ici on finit ». Et parait que l’enregistrement a été fait pour être distribué avant la fin de l’opération militaire menée par l’armée algérienne contre les ravisseurs, et qui s’est achevée hier samedi par la mort de tous les otages et des « jihadistes ».
saharamedias.net/

Kouchner : le Mali est un « combat commun, le combat de l’Europe »

L’ex-chef de la diplomatie française dit regretter le manque de soutien européen, et souligne les conséquences au Mali de la guerre en Libye.

Bernard Kouchner

Bernard Kouchner estime que la situation au Mali est « l’affaire de tous » et regrette le manque de soutien européen aux opérations engagées par la France pour repousser les groupes islamistes armés, dans une interview au Parisien-dimanche. « C’est à désespérer tous ceux qui, comme moi, croient encore à l’Europe« , déclare l’ancien ministre des Affaires étrangères, en espérant notamment à propos de l’Allemagne « que Berlin n’assimile pas cette nécessaire réaction française à une expédition coloniale ». « Le Mali, c’est l’affaire de tous ! Ce combat commun, c’est le combat de l’Europe », dit-il.

Bernard Kouchner a par ailleurs été « agréablement surpris » par la rapidité avec laquelle le président François Hollande a décidé de réagir pour bloquer l’avancée des islamistes. « Il ne faut pas le mésestimer. Lui qui n’était pas réputé pour connaître le monde international, là il l’apprend. Très vite », poursuit-il.

« Il aurait fallu rester plus longtemps » en Libye

Selon l’ancien chef de la diplomatie (2007-2010), la France ne doit « rien faire » au Mali sans les pays africains, dont plusieurs « sont en train d’envoyer des troupes ». « La France n’est pas en guerre contre l’islam, mais contre l’extrémisme », souligne-t-il. « Les Touareg, dans leur majorité, ne sont pas des extrémistes musulmans. S’assurer de l’accord d’un certain nombre des mouvements touareg, c’est une clé de cette guerre », note-t-il.

Il a pointé du doigt les conséquences sur le Mali de la guerre en Libye, estimant qu’ »il aurait fallu rester un peu plus longtemps pour s’assurer que les arsenaux seraient détruits, que les pays voisins contrôleraient les frontières et tenteraient d’arrêter les bandes surarmées qui passent… ». « Rien de tout cela n’a été fait », a-t-il déploré, ajoutant : « L’ingérence, cela se prépare. » Par ailleurs, l’ancien ministre, à qui l’on demandait s’il pourrait « jouer un rôle » dans ce contexte d’intervention au Mali, a répondu : « Si on me le demandait, oui certainement. »

Interrogé sur la prise d’otages en Algérie, il a déclaré que « la lutte contre le terrorisme est une lutte à mort ». Les méthodes des Algériens « ne sont pas, certes, celles qu’un militant des droits de l’homme défendrait. Mais je voudrais aussi rappeler toute la barbarie du terrorisme », a-t-il soutenu.

 

CAN 2013 – Le Ghana manque son entrée

Le Ghana a été tenu en échec par la République Démocratique du Congo (2-2), pour son entrée en lice dans la phase de poule de la CAN.

Le Congo accroche le Ghana ! Déception du côté des Black Stars qui, après avoir mené par deux buts d’écart  Agyemang-Badu (40e), et K. Asamoah (49e), se sont fait rejoindre par une équipe congolaise très séduisante sur le plan collectif, Mputu (53e), et Mbokani (69e s.p.). Début de CAN prometteur pour Claude Le Roy et son équipe.

La Rédaction de maliweb.net

En dépit de la guerre au Mali, Ayrault décidé à ne pas perdre de vue la bataille pour l’emploi

Jean-Marc Ayrault

PARIS – Jean-Marc Ayrault entend montrer lundi, qu’en dépit de l’engagement militaire de la France au Mali mené de façon résolue, son gouvernement garde le cap pour le relèvement du pays avec un déplacement emploi en Loire-Atlantique et une réunion à Matignon contre l’exclusion.

Même s’il y a l’engagement au Mali dans lequel je suis au premier rang au côté du président de la République, c’est important que les Français voient que, à la fois nous menons cet engagement militaire de façon résolue, la plus efficace possible et en même temps, nous continuons à garder notre cap pour le relèvement du pays et notamment la politique pour l’emploi, a expliqué dimanche à l’AFP le Premier ministre.

Alors que depuis plus d’une semaine l’intervention militaire française au Mali accapare l’exécutif, M. Ayrault insiste sur la mobilisation du gouvernement pour inverser, coûte que coûte, selon les préconisations présidentielles, la courbe du chômage d’ici la fin de l’année.

Le gouvernement continue son action, on mène les deux de front. L’engagement au Mali, c’est en plus de tout le reste, dit-il, en ajoutant inciter tous les ministres à se déplacer pour expliquer notre politique, mobiliser tous les acteurs.

Le message à délivrer: les outils sont là tels la Banque publique d’investissement, le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, saisissez-vous d’eux.

Après Caen, la semaine dernière, où il a annoncé le sauvetage de l’Afpa (Association française pour la formation des adultes) avec une aide de 110 millions d’euros en 2013, le Premier ministre va pouvoir à Saint-Nazaire, dans son département de Loire-Atlantique, braquer les projecteurs sur un exemple de réussite malgré la crise: la signature le 27 décembre d’une commande historique de plus d’un milliard d’euros pour les chantiers navals STX d’un paquebot géant pour l’américain Roya Caribbean International.

Accompagné de Pierre Moscovici (Finances), Arnaud Montebourg (Redressement productif), Delphine Batho (Ecologie) et Frédéric Cuvilliers (Transports), Jean-Marc Ayrault rappellera l’enjeu de cette commande en termes d’emplois.

Ce paquebot, c’est 10 millions d’heures de travail, quasiment trois années de travail, souligne le chef du gouvernement. Reste un problème de main d’oeuvre qualifiée, car il manque pour la construction de ce navire des soudeurs, des chaudronniers. On fera ce qu’il faudra (…) ce sont des métiers qui donnent plein de perspectives, qui sont très porteurs y compris au niveau salarial, promet M. Ayrault>.

En début de matinée, le Premier ministre aura posé la première pierre d’un atelier d’assemblage éolien offshore, également à Saint-Nazaire. Le groupe Alstom a remporté l’appel d’offre pour la fabrication de ces éoliennes. Cette usine sera opérationnelle en 2014.

A terme, M. Ayrault en attend la création de 2.000 emplois dans ce secteur des énergies renouvelables.

De retour à Paris dans l’après-midi, il présidera à Matignon un comité interministériel de lutte contre l’exclusion au cours duquel il doit détailler son plan quinquennal de lutte contre la pauvreté, dont les grandes lignes ont été annoncées en décembre.

(©AFP / 20 janvier 2013 15h37)

Coupe d’Afrique des Nations : le Mali jouera pour son peuple

Un ballon pour faire oublier les balles : malgré la guerre, le Mali va suivre avec attention son équipe nationale qui entre en piste dimanche dans la Coupe d’Afrique des Nations.

« Aujourd’hui, alors que le pays traverse une période difficile, gagner représente beaucoup plus que trois points ». En une phrase, le milieu de terrain malien Seydou Keita a tout résumé. Face à la guerre qui frappe actuellement le Mali, la Coupe d’Afrique des Nations 2013 semble bien dérisoire. A Port Elizabeth ce dimanche (19 heures), les « Aigles » maliens tenteront néanmoins de battre le Niger pour leur entrée en lice dans le groupe B, histoire de donner à leur peuple un court répit en pleine terreur.

« Je sens chez les joueurs et parmi mon staff, des gens qui ont envie de se battre pour donner du bonheur à leurs compatriotes qui en sont sevrés depuis plusieurs mois, garantit Patrice Carteron, le sélectionneur du Mali. Le contexte politique est très lourd. La guerre, au nord, ravage le pays. »

« Donner de la joie au peuple malien »

Pour les joueurs, aborder la compétition phare du continent africain dans un tel contexte est loin d’être évident. Mohamed Sissoko, le milieu de terrain du PSG, le reconnait volontiers : « Ce n’est pas évident, le Mali traverse une situation compliquée. On est en période de guerre, on essaye de faire abstraction de notre côté. On est vraiment inquiet et triste pour les gens qui vivent cette situation au Mali. Ma famille s’inquiète, elle s’attend à tout. Ça me fait peur, ce sont des situations qui existaient déjà en Afrique quand j’étais petit et maintenant, ça arrive dans mon pays… »

Dans une poule qui verra les Aigles affronter le Niger, le Ghana et la RD Congo, l’objectif est donc de gagner pour redonner un petit sourire au peuple malien. « On est vraiment concentrés sur la CAN, poursuit Sissoko. On va tout faire pour donner de la joie au peuple malien. »

Une compétition que le Mali n’a jamais remportée

Du côté de l’organisation, Patrice Carteron n’a pas eu à se plaindre. « Le ministre des Sports a tout mis en œuvre pour qu’on puisse s’entraîner dans les meilleures conditions possibles. »

En Afrique du Sud, très loin du Mali, les joueurs de Patrice Carteron sont prêts pour relever le défi d’une vie : gagner la CAN, une compétition que cette nation n’a encore jamais remportée. Une mission qui  débute par une victoire face au Niger. « Une équipe hyper agressive avec des joueurs très athlétiques, selon Patrice Carteron. Mais on doit gagner ce match d’entrée pour marquer les esprits. »

bfmtv.com/

Mali : l’armée malienne patrouille autour de Diabali

Des soldats maliens et français arrivent à Niono, à 400 km au nord de Bamako, le 19 janvier 2013. © Jerome Delay / Sipa

La ville a apparemment été désertée par les islamistes, qui chercheraient à trouver refuge dans la région de Kidal, difficile d’accès.

L’armée malienne patrouillait dimanche autour de Diabali, localité située à 400 km au nord de Bamako que les djihadistes auraient abandonnée, au lendemain de l’appel des dirigeants ouest-africains à un appui international à la force qui doit reprendre le nord du Mali aux islamistes armés. Berlin, qui a déjà annoncé l’envoi de deux avions de transports, a réagi dimanche en promettant une aide financière supplémentaire aux pays africains engagés dans l’opération militaire au Mali, lors de la réunion des donateurs prévue le 29 janvier à Addis Abeba.

Pour leur part, les États membres de la Cedeao ont été appelés à fournir « sans plus tarder » les troupes promises à la Misma (Mission internationale de soutien au Mali) qui a reçu mandat de l’ONU pour aider le Mali à reprendre le contrôle du nord du pays, occupé depuis plus de neuf mois par des groupes armés islamistes qui y ont multiplié les exactions. Quelque 2 000 membres de la Misma doivent être déployés d’ici au 26 janvier. Mais seuls une centaine de soldats sont déjà arrivés à Bamako. Huit pays ouest-africains - Nigeria,Togo, Bénin, Sénégal, Niger, Guinée, Ghana et Burkina Faso – ainsi que le Tchad ont annoncé leur contribution à la Misma qui comprendra quelque 5 800 soldats pour prendre le relais de la France.

Sur le terrain, les militaires français poursuivent leur intervention aux côtés d’une armée malienne sous-équipée. Les autorités maliennes ont repris jeudi Konna (centre) tombée le 10 janvier aux mains des islamistes, précipitant l’intervention de la France, qui redoutait une percée des djihadistes vers le sud et Bamako. L’armée malienne a patrouillé samedi en périphérie de Diabali, apparemment désertée par les combattants islamistes qui s’étaient emparés par surprise de cette localité le 14 janvier.

« Il faut être implacable » (Fabius)

Cette mission d’observation et de dissuasion vise notamment à éviter toute infiltration vers le sud de militants qui se seraient dissimulés dans la brousse, confie un responsable malien. Les forces maliennes devraient faire leur entrée dimanche dans la ville, qui a été soumise à d’intenses bombardements de l’aviation pour en faire fuir les djihadistes d’Aqmi. Plusieurs sources font état d’un repli des combattants islamistes du centre du pays vers Kidal, dans l’extrême Nord-Est (1 500 km de Bamako). Kidal avait été la première ville conquise, en mars 2012, par les rebelles touareg et les groupes islamistes, qui avaient ensuite évincé leurs anciens alliés. « Les djihadistes quittent de plus en plus les autres régions pour se rendre vers Kidal, qui est une zone montagneuse », a indiqué dimanche une source malienne de sécurité. Une observation partagée par un élu de la ville de Douentza, à 800 km de la capitale : « Ils sont en train de fuir. Tout indique qu’ils vont trouver refuge dans la région de Kidal, difficile d’accès. »

Le président malien par intérim Dioncounda Traoré a promis samedi de « gagner la guerre » contre « l’Internationale islamiste », en prononçant un discours martial à la veille de la fête de l’armée malienne. En Algérie, 23 personnes, algériens et étrangers, ont été tuées au cours de l’attaque suivie d’une prise d’otages dans un site gazier du Sahara algérien, à In Amenas, à 1 300 km au sud-est d’Alger, selon un bilan provisoire officiel, qui devrait s’alourdir selon Alger. Les ravisseurs demandaient notamment à la France de « négocier » la fin de la guerre au Mali. Trente-deux assaillants ont été tués. « Face au terrorisme, il faut être implacable », a affirmé le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, sur la radio française Europe 1. « Ce sont des tueurs, ils pillent, ils violent, ils saccagent », a-t-il ajouté, ne promettant « aucune impunité pour les terroristes ».

Les forces françaises au Mali avancent vers le Nord

BAMAKO – Les forces régulières françaises au Mali se sont déployées vers le Nord, prenant position dans les villes de Niono et Sévaré, a indiqué dimanche le lieutenant-colonel Emmanuel Dosseur, porte-parole à Bamako de l’opération Serval.

Le déploiement vers le Nord des forces de l’opération Serval, entamé il y a 24 heures, est en cours, vers les villes de Niono et de Sévaré, où elles sont arrivées, a précisé à l’AFP le colonel Dosseur.

Niono est située à 350 km (bien 350) km au nord-est de Bamako, et à 60 km au sud de Diabali, localité qui avait été prise lundi par les islamistes, qui l’ont abandonnée jeudi, selon l’armée malienne, après d’intenses bombardements de l’aviation française.

Sévaré, à 630 km au nord-est de Bamako, dispose d’un aéroport, sa situation stratégique va permettre de mener des opérations vers le grand Nord du Mali, devenu en 2012 un sanctuaire pour les groupes islamique liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Le premier contingent de soldats réguliers français, qui a suivi des membres des Forces spéciales arrivés plusieurs jours plus tôt, était monté dans la nuit de lundi à mardi de l’aéroport de Bamako vers la ville de Markala (265 km au nord-ouest de la capitale) pour sécuriser un important pont sur le fleuve Niger.

Les soldats du 21e Rima (Régiment d’infanterie de marine) ont avancé vers le Nord en appui aux forces maliennes, qui progressent bien, a précisé le porte-parole.

Par ailleurs, le détachement d’hélicoptères de combat et d’évacuation français, qui comptera quand ils sera au complet une vingtaine d’appareils, a continué sa montée en puissance, a-t-il ajouté. D’ici à quelques jours, le contingent français aura atteint sa capacité aéronautique souhaitée.

Sur l’aéroport de Bamako des appareils, notamment des hélicoptères légers Gazelle, continuent de sortir des soutes des avions de transport géants Antonov, loués pour l’occasion en Russie.

Deux mille soldats français sont d’ores et déjà déployés au Mali dans le cadre de l’opération Serval. Ils devraient être au moins 2.500, et peut-être davantage, a indiqué samedi le ministre de la Défense Jean-Yves le Drian.

(©AFP / 20 janvier 2013 13h29)

Fabius: face au terrorisme, il faut être implacable

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius
© AFP

PARIS – Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a déclaré dimanche que face au terrorisme, il faut être implacable.

Ce sont des tueurs, ils pillent, ils violent, ils saccagent, a affirmé le ministre sur la radio Europe 1, interrogé sur la prise d’otages sanglante sur le site gazier en Algérie. Il s’est dit heurté qu’on ait le sentiment que ce sont les Algériens qui sont mis en cause, alors que ce sont les terroristes qui doivent l’être. Aucune impunité pour les terroristes, a-t-il dit.

Le bilan de cette prise d’otages qui s’est conclue par l’intervention des forces spéciales algériennes et qui a coûté la vie à plus d’une vingtaine d’otages est très lourd, a souligné le ministre. Mais, a-t-il ajouté, la situation était épouvantable et il est très facile a posteriori de dire ce qu’il aurait fallu faire.

Les Algériens mesurent à quel point le terrorisme est un mal absolu, a insisté le ministre.

Le ministre a démenti que la France ait ménagé ses critiques envers Alger en raison notamment de l’autorisation donnée aux avions militaires français intervenus il y a une semaine au Mali de survoler l’Algérie.

(©AFP / 20 janvier 2013 10h55)