Mort de l’accord-cadre Cnrdre-Cedeao : La junte déploie plus de 200 soldats à l’aéroport de Bamako-Sénou

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Lors de leur sommet d’Abidjan, tenu jeudi 26 avril, les chefs d’Etat de la CEDEAO ont pris, par rapport au Mali, trois décisions importantes :

Le capitaine de la junte malienne, le capitaine Amadou Sanogo (D), avec le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Djibrill Bassolè, le 6 avril 2012 à Kati, près de Bamako © AFP

- la période  de transition est fixée à 12 mois;

- Dioncounda Traoré, président de la République par intérim, est nommé président de la transition;

- une force militaire sous-régionale de 3000 hommes sera immédiatement envoyée au Mali. Elle servira, selon Désiré Kadré Ouédraogo, le président de la commission de la CEDEAO, à « sécuriser les organes de la transition et le gouvernement intérimaire en attendant que le processus arrive à son terme » et à « parer à toute éventualité dans l’hypothèse de l’usage de la force pour le recouvrement de l’intégrité territoriale du Mali ».

Refus de la junte

 Les décisions de la CEDEAO ont eu le don d’irriter au plus haut point la junte malienne (le CNRDRE). Celle-ci n’y a pas participé ni n’a été consultée là-dessus. Le capitaine Sanogo, chef de la junte, pensait – il l’avait déjà annoncé à la télévision nationale – que le mandat du président intérimaire, Dioncounda, finirait au bout de 40 jours et qu’après ce délai, la CEDEAO et la junte se réuniraient pour désigner un nouveau président de la transition qui pourrait être lui-même.« C’est un véritable coup d’Etat que Dioncounda nous a fait, avec la complicité des chefs d’Etat de la CEDEAO. Dioncounda est sûrement allé pleurer dans les bras de ses pairs de la CEDEAO pour qu’ils transforment le Mali en colonie et lui donnent un mandat illégal de 12 mois! », nous a confié un officier proche de la junte. Le site Jeuneafrique.com rapportait samedi: « Le capitaine Amadou Sanogo, qui a donné plusieurs coups de fil à des proches pour « comprendre », n’envisageait pas un tel dénouement…Joint vendredi, il ne décolérait pas: « La décision de la Cedeao est une trahison et je l’ai dit au médiateur burkinabè.».

Quant à l’Alliance pour la démocratie et la République (ADR), très proche de la junte et dirigée par Younous Hamèye Dicko, elle a souligné, samedi, qu’elle n’accepterait jamais les décisions de la CEDEAO et qu’elle empêcherait le corps expéditionnaire de la CEDEAO de débarquer à Bamako. Samedi soir, le capitaine Sanogo en personne, portant un gilet pare-balles et visiblement inquiet de la colère de ses troupes, a enfoncé le clou: » Toutes les décisions prises à Abidjan ont été prises sans concertation avec nous », a-t-il déclaré avant d’ajouter: « Je ne suis pas d’accord avec l’arrivée des soldats de la CEDEAO. Aucun soldat étranger ne foulera le sol du Mali sans une demande du gouvernement malien ». Le chef de la junte a précisé: » La CEDEAO a pris de façon unilatérale des décisions qui ne nous engagent pas. Le président intérimaire ne fera que 40 jours, a-t-il insisté. Au-delà, je prendrai mes responsabilités ». Il a enfin accusé la CEDEAO d’avoir violé  l’Accord-Cadre signé le 6 avril entre lui et le médiateur ouest-africain Djibrill Bassolé.

 Mort de l’accord-cadre

 En vérité, la CEDEAO a-t-elle eu le choix ? L’Union européenne, les Etats-Unis et l’ONU, principaux bailleurs de fonds des opérations de libération du nord-Mali et mandants de la CEDEAO en la matière,  ont fait dépendre leur intervention du « retour effectif de l’ordre constitutionnel » et du maintien de Dioncounda, président intérimaire constitutionnel, comme président de la transition. Ces exigences ont été lues devant les chefs d’Etat de la CEDEAO par le représentant spécial du Secrétaire Général de l’ONU en Afrique de l’ouest, Saïd Djinit. C’est pourquoi la CEDEAO, à travers les dix chefs d’Etat présents au sommet d’Abidjan, a exigé, dans un communiqué, « le retour effectif » de la junte malienne dans les casernes, menaçant de sanctions individuelles ceux qui s’y refuseraient.

Certes, la CEDEAO a violé l’Accord-Cadre en ne consultant pas le CNRDRE; mais il faut reconnaître qu’aucune partie n’a réellement respecté ledit Accord. De fait, l’Accord exigeait que le Premier ministre de la transition soit désigné de manière « consensuelle » et que le gouvernement soit « d’union nationale », composé de « personnalités consensuelles« . Au lieu de quoi, on a vu  le chef du gouvernement et ses ministres nommés, sans que ni la classe politique ni les forces vives du Mali  soient consultés. De plus, malgré l’Accord-Cadre, la junte a procédé, les 16 et 17 avril,  à des arrestations massives dans les milieux politiques et militaires ; elle ne laissait Dioncounda, le président intérimaire, exercer  aucune de ses prérogatives, allant jusqu’à arrêter ses propres camarades de parti dans sa salle d’attente! En somme, tout se passait comme si l’armée malienne n’avait appliqué le « retour à l’ordre constitutionnel » que dans la forme alors que dans les faits, elle continuait à détenir la réalité du pouvoir. A cela, il faut ajouter des ambigüités et lacunes (durée et présidence de la transition, par exemple) que les forces vives maliennes, réunies à Ouagadougou, n’ont pu résoudre et que la CEDEAO a cru de son devoir de lever par une décision unilatérale des chefs d’Etat. Conclusion: l’Accord-Cadre est bien mort, violé de part en part par ses propres signataires: la CEDEAO et la junte. A présent, la légalité se met entre parenthèses pour laisser la place au rapport des forces.

Bras de fer

 Dans le bras de fer qui s’engage, qui l’emportera? Le capitaine Amadou Sanogo possède quelques atouts. Craignant  un débarquement en force des troupes de la CEDEAO, a fait, dès samedi, masser à l’aéroport de Bamako-Sénou plus de 200 soldats armés jusqu’aux dents. Il a aussi renforcé la sécurité aux accès de la capitale et de Kati. Ainsi qu’aux abords de l’ORTM, symbole du pouvoir. Le capitaine a une autre arme: ce sont ses hommes qui assurent la garde quotidienne de Dioncounda, lequel, après les 40 jours d’intérim, n’a aucun moyen de  se maintenir en poste. Sanogo a aussi l’appui de la centrale syndicale CSTM et le soutien d’un certain nombre de Maliens piqués au vif dans leur honneur par l’idée de voir  débarquer sur le sol national des forces étrangères. Le capitaine peut enfin compter sur le soutien de la troupe, laquelle, selon les radios internationales, a hué les émissaires de la CEDEAO venus expliquer, à Kati, le sens des dernières décisions de la CEDEAO.

Nous ne croyons pas, pour notre part, à un affrontement armé entre la CEDEAO et le Mali, même si, en d’autres temps, l’institution sous-régionale a délogé par la force des présidents ouest-africains, en Sierra-Léone notamment. Le scénario le plus probable, au cas où le divorce persisterait entre le CNRDRE et la CEDEAO, est le retour de l’embargo sur le Mali, la fermeture des comptes publics du Mali au sein de la BCEAO, la fermeture des frontières avec les  pays voisins, bref, l’asphyxie économique du pays. Cette  arme économique, qui a fait plier la junte aux premiers jours du coup d’Etat,  est d’autant plus redoutable qu’aucun pouvoir ne subsiste longtemps au défaut de paiement des salaires, à une pénurie et une hausse généralisées des prix des produits de première nécessité (riz, mil, sucre, savon, huile, carburant, eau, électricité, etc.). Non seulement le Mali, sous embargo, ne pourra satisfaire sa consommation courante, mais en plus, elle devra renoncer à reconquérir le nord, faute d’armes et d’argent. Du coup, le gouvernement (dont démissionneront les représentants du Burkina et de la Côte d’Ivoire) échouera sur tous les plans et il faudra sans cesse dépenser pour maintenir le public troublé par des émeutes de la faim. Le danger d’une faillite interne est d’autant plus grand que le gouvernement  est formé sans les partis politiques, lesquels, derrière les déclarations de façade, le combattront sans merci.

Sanogo préfère-t-il ce scénario catastrophique au respect des décisions de la CEDEAO ? A notre avis, il serait prudent  de la part du capitaine Sanogo de se plier aux décisions de la CEDEAO et de dissoudre le CNRDRE moyennant la mise en place effective, sous sa direction, de la commission de suivi des réformes militaires prévue par l’Accord-Cadre du 6 avril. A travers cette commission et le budget significatif qui lui sera alloué, le capitaine conserverait la haute main sur l’appareil militaire, travaillerait à la réhabilitation professionnelle, matérielle et économique des soldats (première promesse de la junte à la troupe), superviserait la reconquête des régions occupées du nord et veillerait à ce que le gouvernement organise des élections crédibles en 2013. Si le capitaine Sanogo prend ce chemin, il se rangera évitera à son malheureux pays une nouvelle et terrible aventure. Mais le capitaine, on le devine, ne décide pas seul ni librement: il vit sous la pression permanente d’une troupe qui ne comprend pas toujours les enjeux géopolitiques et d’un groupe d’agitateurs politiques qui entend profiter de la chute d’ATT pour se refaire une nouvelle santé. De plus, le fait de disposer d’armes et d’un gouvernement à sa dévotion pourrait donner au capitaine l’illusion d’un pouvoir solide qui résisterait à toute tempête. Mais quel pouvoir, si puissant soit-il, pourrait-il vivre coupé du monde et empêché d’importer et d’exporter les rares biens qu’il produit ?

Tiékorobani

SOURCE:  du   30 avr 2012.    

295 Réactions à Mort de l’accord-cadre Cnrdre-Cedeao : La junte déploie plus de 200 soldats à l’aéroport de Bamako-Sénou

  1. Mahou 2012

    Chers Maliens, arretons tout commentaire et rangeons nous d’un cote pour sauver notre chere patrie contre les envahisseurs de tout bord. Tout vrai malien, je le repete tout vrai malien doit soutenir le capitaine et ses gens pour que le Mali retrouve enfin son independance. Puisse Dieu sauve le Mali pour la gloire de son nom.

  2. pekssi

    Chers Maliens, arretons tout commentaire et rangeons nous d’un cote pour sauver notre chere patrie contre les envahisseurs de tout bord. Tout vrai malien, je le repete tout vrai malien doit soutenir le capitaine et ses gens pour que le Mali retrouve enfin son independance. Puisse Dieu sauve le Mali pour la gloire de son nom.

  3. deram

    AHHHHHHHHHHHH CES LACHES DE MALIENS! Au lieu de s’en prendre et d’injurier la CEDEAO,c’est au nord que vous deviez vous rendre.LE PROBLEME ce n’est^pas la cedeao ou l’onu.Le probleme c’est votre incapacite a liberer votre pays des mains des touaregs.Votre problme c’est la lachete de vos militaires a lever le petit doigt face a 600 rebelles touaregs.VOTRE probleme c’est que les militaires se battent a bamako pour les postes au lieu de se rendre au nord.QUAND ON EST INCAPABLE D’AFFRONTER SON CAMARADE,ON CHERCHE DES BOUCS EMISSAIRES.ON A VU CA AILLEURS.Bientot les touaregs viendront vous chasser de BAMAKO.ESPECES DE LACHES ET DE VAURIENS.

  4. Massake HEREMA

    Au cours du sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à Abidjan, jeudi 26 avril 2012, Blaise Compaoré, médiateur dans la crise malienne, a présenté un rapport sur sa médiation. Le document se félicite des résultats encourageants ayant permis le retour à la légalité constitutionnelle et s’alarme de la situation humanitaire au Nord. Avec la formation d’un gouvernement de transition, le médiateur compte entreprendre immédiatement des pourparlers avec les mouvements rebelles au Nord du Mali.

    L’un des temps forts du sommet de la CEDEAO a été la présentation du rapport du médiateur dans la crise malienne. Le document parvenu à la presse indique que Blaise Compaoré a obtenu des résultats encourageants pour le retour à la légalité constitutionnelle. En effet, sous son impulsion, un accord-cadre a été signé avec la junte. Ce qui a permis la levée des sanctions économiques, financières et diplomatiques sur le Mali. De plus, il y a eu la démission du président Amadou Toumani Touré (ATT) et l’investiture, le 12 avril de Dioncounda Traoré, comme président par intérim.

    La nomination de l’astrophysicien, Cheick Modibo Diarra comme Premier ministre, chargé de conduire la transition et la formation de son gouvernement, le mardi 25 avril dernier, constituent des avancées notables, souligne le texte. Selon l’accord-cadre, le Premier ministre dispose des pleins pouvoirs pour gérer la crise au Nord et organiser de nouvelles élections.

    Les mesures d’accompagnement préconisées sont relatives à la prorogation du mandat des députés, l’amnistie générale pour les membres de la junte, la création d’un comité militaire de suivi de la réforme de forces de défense et de sécurité et la mise à la disposition du pays d’un Fonds d’assistance humanitaire voté par la CEDEAO. Le rapport précise que ces résultats ont été obtenus, grâce à une série d’actions initiées par le médiateur comme la tenue d’une consultation à Ouagadougou avec la junte, le 31 mars dernier, la rencontre avec les forces vives qui a abouti à une déclaration solennelle sur le règlement de la situation au Nord du Mali et la gestion institutionnelle de la transition. « Ces résultats concrets inscrivent le Mali dans une dynamique de transition. Cependant, beaucoup reste encore à faire », a relevé le président en exercice de la CEDEAO, Alassane Dramane Ouattara.

    « Des questions délicates à résoudre »

    Malgré ces résultats encourageants, le médiateur estime qu’il reste encore des questions délicates à résoudre pour consolider les acquis du retour à la légalité constitutionnelle. Il s’agit essentiellement, de la présidence de la transition. A ce niveau, le rapport du médiateur préconise que « l’idéal serait que le président par intérim demeure à son poste pour la durée de la transition ». Ce point n’a pas encore été tranché, bien que le délai constitutionnel de l’intérim soit de 40 jours courant depuis la cérémonie d’investiture, le 12 avril dernier. « Les efforts du médiateur iront dans ce sens. Mais, cette option n’aura de chance d’aboutir que si elle fait l’objet d’un consensus entre les parties prenantes », insiste le document. Autre point qu’il faudra clarifier, c’est la durée de la transition. Sur cette question, la conférence des forces vives avait dégagé un consensus en demandant que cette transition soit fixée en tenant compte du temps nécessaire à la restauration de l’intégrité territoriale du Mali, ainsi que les résultats de l’évaluation technique du processus électoral comme le recensement de la population, l’établissement d’un fichier électoral fiable. Il y a enfin, la place de la junte militaire dans le processus de la transition. Les récentes arrestations de personnalités politiques ont constitué de « sérieuses entraves » à la normalisation politique, relève le rapport qui ajoute que les efforts de la médiation ont permis la libération des personnes détenues.

    C’est d’ailleurs pour cette raison que le président Ouattara a haussé le ton dans son discours d’ouverture du sommet : « Aucune de nos dispositions sur le Mali ne saurait être dévoyée ou travestie et l’autorité du pouvoir civil doit être renforcée et affirmée ». Le rapport du médiateur Compaoré s’inquiète enfin, de l’aggravation de la situation humanitaire dans le Nord du Mali, sous contrôle des forces rebelles et de mouvements armés comme Ansar-Dine. « L’occupation du Nord par ces groupes armés a contribué à aggraver la situation humanitaire qui prévalait déjà dans le pays, avec l’augmentation considérable du nombre de déplacés internes et des populations réfugiées dans les pays voisins (Burkina Faso, Niger, Algérie, Mauritanie) », constate le rapport. Pour y faire face, le médiateur estime que l’option d’un discours inclusif est fondamentale.

    « Je compte entreprendre immédiatement, après la mise en place du gouvernement de transition, des pourparlers avec les mouvements rebelles pour obtenir des parties belligérantes, l’arrêt immédiat des hostilités, afin de permettre la restauration de l’unité et de intégrité du Mali, le retrait des rebelles des zones occupées et la gestion de la crise humanitaire », conclut le document.

    Saturnin N. COULIBALY de retour d’Abidjan

  5. Modibo

    VIVE LE MALI!!!!

    1. Rétablissement des Droits Civils (1991)
    En tant que chef du Comité de Transition pour le Bien-être du Peuple, ATT a su rétablir les droits civils au Mali tout en réconciliant les différentes franches du peuple. Cette réconciliation, á son tour, a pu donner jour á un nouveau régime civil poste indépendance malienne.

    2. Gestion du Processus de Transition Constitutionnel (1992)
    Grace à la contribution d’ATT, Son Excellence Monsieur Alpha Omar Konaré devint Président de la République du Mali sur la base d’une constitution rétablissant le multipartisme. Un régime civil où le Président de la République peut être élu pour deux mandats de cinq ans avec la prérogative de nommer un Premier Ministre à la tête du gouvernement. Le Premier Ministre étant responsable du bon fonctionnement des structures et services du gouvernement devant l’Assemblée Nationale peut être destitué par vote législatif.

    3. Leadership Mondial et Emergence Nationale (2001)
    Après avoir rétabli les fondements d’un régime démocratique Africain, ATT obtint sa retraite militaire et fut nommé par l’ancien Secrétaire Générale des Nations Unies, Monsieur Kofi Annan, Envoyé Spécial des Nations Unies pour la République Centre Africaine durant le régime de Son Excellence Monsieur le Président Ange Félix Patassé.

    4. Gestion du Processus du Mandat Présidentiel (2002)
    ATT gagna les élections présidentielles maliennes de 2002 au second tour avec 64% des votes. Il est important de noter que malgré un paysage politique assez diversifié (US/RDA, UDPM, ADEMA, etc.), ATT accéda á la magistrature suprême de la République du Mali sans pour autant établir une stricte affiliation avec un parti politique. Il choisit plutôt de créer le mouvement de coalition Hope 2002. Cet état de fait lui permit plus tard de gouverner d’une manière indépendante de toute oligarchie en utilisant l’ensemble les ressources humaines du pays, quelque-soit leurs penchants politiques. Il est donc logique que cette indépendance politique et ses valeurs d’éthiques lui permirent de gagner, haut les mains, les élections présidentielles maliennes de 2007 avec plus de 67% des votes.

    5. Gestion du Hold-up Constitutionnel
    En ce moment, le mali vit une crise constitutionnelle très délicate. Un capitaine du nom de Sanogo a, par « opportunisme », court-circuité le processus démocratique que le pays tout entier a tant peiner á établir. Plus de vingt-ans de continuité démocratique ont été arbitrairement annulées par les mutains. ATT, sans doute par amour pour son peuple, a diplomatiquement collaboré avec les institutions africaines pour éviter une prolongation de l’instabilité nationale.

  6. wadada

    :!: :!: :!: :!: :!: n’importe koi

  7. Morales Fasso

    Le jour J est arrivé. Le coup D’état plannifié est dirigé
    par l’ ORGANISATION TERRORISTE la plus connue en AFRIQUE la CDEAO-FRANCAFRICAINE, EST EN COURS MAINTENANT.
    LE JOUR EST VENU DE DÉCIDER D’ETRE LBRE, MALIEN, OU D’ETRE ESCLAVE DE LA FRANCAFRQUE POUR ENCORE AU MOINS UN SIÉCLE.
    LE SACRIFICE NÉCESSAIRE DOIT ETRE FAIT.

    POUR COMPRENDRE LE TANGO SATIRIQUE DE L’ ORGANISATION TERRORISTE CDEAO-FRANCAFRICAINE LISEZ SVP CI-DESSOUS:

    AfriCom : Contrôle de l’Afrique

    A l’horizon 2013, un quart du pétrole et des matières premières consommés aux USA devraient provenir d’Afrique. Sur la base de constat, un think tank israélo-états-unien l’Institute for Advanced Strategic & Political Studies (IASPS) a préconisé la création d’un commandement militaire US pour l’Afrique, l’Africom. Il a été inauguré par l’administration W. Bush à la fin de son mandat et placé sous le commandement du général afro-américain William E. Ward, ancien coordinateur de la sécurité entre Israël et l’Autorité palestinienne.
    L’annonce de ce dispositif a suscité une forte résistance en Afrique et aucun État n’a accepté d’héberger le commandement général, lequel s’est en définitive installé en Allemagne et en Italie.
    La montée en puissance de l’Africom devrait s’articuler autour de la base US de Djibouti où stationnent déjà des troupes israéliennes. Une emphase particulière devrait être portée au contrôle du Golfe de Guinée. Dans un premier temps, pour des raisons diplomatiques, elle devrait prendre la forme d’un réseau de petites bases, plutôt que de la construction de grandes installations. Washington devrait aussi prendre des initiatives pour se donner une image plus conciliante, notamment en acceptant l’exploitation chinoise des champs pétroliers soudanais, donc en cessant de déstabiliser ce pays.
    Simultanément, la France devrait réduire sa présence militaire, la partager avec d’autres États de l’Union européenne, et la mettre au service des opérations de maintien de la paix de l’Union africaine. Paris dispose encore de 9 000 hommes sur place, stationnés en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Gabon, en Centrafrique, au Tchad et à Djibouti.
    En 2011, l’OTAN a envahit la Libye « Bab el Africa » (porte de l’Afrique), notamment avec l’intention d’y installer à terme la base principale de l’Africom.

  8. Miin

    Les militaires ont lur au front pas dans la ville. La bataille c’est au nord pas à Bamako. A mort ce SANOGO, il vaut rien. C’est un vrai égoïste qui ne cherche que le pouvoir.

  9. kaloumba ka

    Je suis désolée, c’est de l’égoïme ! Sanogo fait n’importe quoi, il est qui meme????? voleur confirmé wallaye. Le jugement dernier attend tout le monde, sanogo repondra de ces actes comme nous tous. Demain matin tu me diras si tu as bien fait de le soutenir.

  10. robert

    Le Mali est un Pays souverain et nous disposons de suffisemmment de competence et de valeur pour decider de notre avenir!!!

    Comment peut-on continuer a etre si fier de notre nation si l on ne peut meme pas tenir debout par nos propres moyens! Le Malien, cet etre toujours fier de chanter ses merites meme lorsque elles sont quasi-inexistents. Je me demande ce que l on a fait pour meriter une telle situation avec cette bande de puschistes incompetents qui pensent occuper une place importante dans l histoire du mali par leur acte derisoire!!!
    Ils ne comprennent meme pas les traites qu ils ont eux-memes signe avec les dirigents de la CDEAO.
    Que peut-on reellement realiser en 40 jours? Dioncounda n est pas un Messie ma parole!!
    un bon militaire doit etre au front et non assis a l aise dans un salon a Kati. Je me demande ou sont passes tous ces vaillants officiers superieurs de l armee….
    Que le bon Dieu nous vienne en aide!!!
    AMEN


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