Le Capitaine Sanogo et le PM Cheick Modibo Diarra : Des mots et des maux

18 réactions [-] Texte [+] Email Imprimer

«Nul besoin de danser le maribayassa pour conjurer le mauvais sort quand  la guerre se trouve  déjà aux portes de la cité».

Le Capitaine Sanogo

Aux dires du Capitaine Amadou Haya Sanogo en visite à Ségou, fin semaine dernière,  Il s’agit de faire le point de la situation militaire au Mali. Aussi, a-t-il laissé entendre, le Gouvernement de transition et  les responsables sont très avancés dans cette logique. Faire le point des acquis et l’état de préparation matérielle, échanger avec les troupes et prendre en compte leurs préoccupations… C’est à cela que le capitaine Sanogo s’attache encore. Pendant ce temps… Le capitaine Sanogo ignore-t-il que des circonstances exceptionnelles peuvent contraindre un fossoyeur (un creuseur de tombe) à abandonner momentanément ses activités pour affaire encore plus urgentes ?

En somme, c’est presque l’impasse dans les régions du Nord ! Les populations restent abandonnées à leur sort subissant toutes sortes d’atrocités. Les assaillants font désormais la loi au propre comme au figuré. Et le gouvernement impuissant et visiblement à la solde de la junte est désormais passé maître dans l’art de rédiger des communiqués laconiques. «Condamner» et «féliciter», c’est bien tout ce qu’il sait faire et le plus souvent de manière très désagréable.

En somme, gouvernement et CNRDRE qui se veut le porte-parole de l’armée (ou ce qui reste de cette dernière)  se sont totalement discrédités. Leur absence sur le théâtre des opérations ne saurait être justifiée par des discours et des communiqués à la noix.

L’argutie le plus généralement utilisée pour justifier cette carence reste le  Manque de moyens ? Soyons sérieux ! Les jeunes de Gao se sont battus mains nues avant que le MJUAO ne prenne le relais. Ailleurs, sous d’autres cieux (au Vietnam), avec de maigres moyens, des peuples  sont parvenus à bouter les envahisseurs français et américains  hors de leur territoire ;  les Afghans ont tenu tête à l’une des armées les plus puissantes de la planète à savoir l’armée rouge de l’ex URSS ; le Japon n’a pas fait cadeau aux Etats-Unis d’Amérique, cette première puissance militaire lors de la guerre du Pacifique ; nos résistants anticoloniaux ont plusieurs fois préféré la mort à la honte…. Ils ont le mérite d’être aujourd’hui cité dans nos livres d’histoire.

Mais voyez-vous ? Aujourd’hui au Mali, soit presque trois mois après la chute des régions du Nord, l’on parle encore  de reformer et d’équiper notre armée, condition sine qua none de sa participation aux combats.  Mais paradoxe ! Au même moment, l’on mène une guerre fratricide au sein de cette même armée. Des militaires sont arrêtés, humiliés et bafoués par d’autres militaires sous les applaudissements d’un premier Ministre partisan. La grosse bourde !

N’eut-été justement cette maladresse, ô combien regrettable, l’armée malienne aurait certainement pu redorer son blason lors des événements de Gao. Dtes éléments du bataillon parachutiste pouvaient en effet être largués sur le théâtre des opérations au moment des faits, en plein dans la guerre, le temps pour les troupes au sol d’avancer.

En clair, les événements de Gao pouvaient bien constituer un tournant décisif dans cette guerre. Mais voilà : l’on a pris soin, pour de simples questions de rivalités entre corps,  d’anéantir  ce bataillon et l’on parle même de sa dissolution. La haine pour ce corps est visiblement plus forte que l’amour pour la patrie. Là ne s’arrête pas la contradiction. L’on demande aux «politiciens» de taire leurs ambitions et  rivalités pour  s’occuper du Nord pendant qu’au sein de l’armée les mêmes antagonistes sont en passe de paralyser l’institution… «Avant de remarquer la brindille tomber dans l’œil de ton voisin, rassure toi d’abord que tu n’as pas une poutre dans le tien», dit-on !  Et sait-on jamais, après le bataillon parachutiste, faudra-t-il détruire un autre pan de notre armée avec la bénédiction de Monsieur le Premier Ministre ?

En tout état de cause, il n’est pas encore trop tard pour l’armée malienne de se ressaisir. Mais de grâce, qu’on arrête de nous distraire avec des discours rocambolesques pleins d’inepties car, comme le dit l’adage, «Nul besoin de danser le maribayassa pour conjurer le mauvais sort quand  la guerre se trouve  déjà aux portes de la cité».

B.S. Diarra et T. Coulibaly

SOURCE:  du   3 juil 2012.    

18 Réactions à Le Capitaine Sanogo et le PM Cheick Modibo Diarra : Des mots et des maux

  1. moises

    Coment, il a les yeux rouges comme un chasseur fatigué. Vraiment il ne merite que dans les cabarés pour se souler du tiapalo! Qui est fous pour lui accepter comme president? seuls des soulards comme lui l.acceptent!

  2. katan

    CMD m’a beaucoup déçu. :cry: :cry: :cry:

    L’extérieur à bien raison de dire que gouv n’est pas un gouv crédible.

    Depuis quand Yayi Boni réclame haut et fort l’intervention des forces multinationales au nord Mali? (jusqu’à ce qu’il soit découragé)

    Si CMD avait eu le courage de se démarquer de SANOGO en écoutant un peu Yayi Boni, les mausolées de Tbctou n’allaient pas être détruits.

    NB: c’est pas fini hen, après tbctou ils viendront à GAO et à Djenné vous aller voir.

    • moussa ag

      Mon cher…je suis dans ton bateau….TRES DECU PAR L’ATTITUDE DE CMD :cry: :cry: :cry: :cry:

      En mon opinion…proteger Sanogo et ces fanfarons est devenu plus prioritaire a CMD que la liberation du pays….C’EST MON IMPRESSION….

      Comme je l’ai dit au paravant….CE SERAIT PRESQUE IMPOSSIBLE DE SAUVER LES SOLDATS RATES DU CNDR …ET SAUVER LE MALI EN MEME TEMPS….CEUX QUI PEUVENT NOUS AIDER N’AIME PAS LA TETE DE CES GARS LA DANS LA POLITIQUE….

      Moussa Ag

  3. kdiallo

    Quand est ce qu’on va abattre ce chien enrage de Sanogo,trop c’est trop on doit lui dire la verite.

  4. je crois qu,il faut laisser ce gouvernement faire son travail car l,heure n,est plus à se déchirer pour former un nouveau gouvernement . Ces politiciens complices du régime défunt n,ont ils pas montré leurs limites? car leurs cris actuels sous entendent leur couverture par rapport à ceux qu,ils ont pillé.Ces riches politiciens ont corrompu la CDEAO pour nous imposer du n,importe quoi donc ouvrons nous bien nos yeux pour éviter de plonger le pays dans le chao.

    • Choilaka

      JE CROIS QUE L’ARMEE DU MALI A BESOIN DE LA BOMBE ATOMIQUE POUR ALLER AU FRONT. ALORS DONNER LEUR LA BOMBE ATOMIQUE!

  5. Le Nord du pays sera libéré sans l’armée malienne car elle a montré ces limites d’hommes apatrides. J’invite tous les jeunes maliens patriotes de se retrouver demain au boulevard du Peuple pour le départ de LA GRANDE LIBÉRATION des 2/3 de notre territoire.
    Vive le MALI -Vive L’AFRIQUE

  6. raid

    «Nul besoin de danser le maribayassa pour conjurer le mauvais sort quand la guerre se trouve déjà aux portes de la cité».

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Votre commentaire ( caractères restants)

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

:wink: :twisted: :roll: :oops: :mrgreen: :lol: :idea: :evil: :cry: :arrow: :?: :-P :-D :( :!: 8-O 8)

Vos réactions via Facebook: