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Air Cocaine » refait surface : Le «service de sécurité malienne » accuse Ould Medou, Colonel Gamou et Sadou Diallo Et pourtant, d’autres suspects ont été libérés après le 22 mars 2012

Si les sieurs Ould Médou, colonnel Gamou et Sadou Diallo,  maire de Gao sont aujourd’hui suspectés de complicité dans la libération de narcotrafiquants liés à l’affaire d’«Air Cocaïne», il faudra signaler que d’autres suspects et non des moindres ont également été élargis en Août 2012, c’est-à-dire,  après le coup d’Etat du 22 mars. 

Les trois suspects Aquilino Sousa Meranda et Miguel Angel Devesa, Suza Miranda accusés de meurtre  et principaux suspects  dans l'affaire  "Air Cocaine"

Les trois suspects Aquilino Sousa Meranda et Miguel Angel Devesa, Suza Miranda accusés de meurtre et principaux suspects dans l’affaire « Air Cocaine »

Dans un article signé « Service de Sécurité malienne » publié sur Maliweb.net, «Suspicion de complicité pour la libération de deux narcotrafiquants», l’auteur accuse les colonels Ould Médou, El hadj Gamou et Sadou Diallo de complicité dans la libération, samedi dernier,  de présumés narcotrafiquants liés à «Air Cocaïne» (lire article).

L’on constate, soit dit en passant, que ce n’est pas tous les jours que les lecteurs ont droit à un article de presse signé « Service de Sécurité malienne » ; une maladresse, selon toute évidence.  

L’affaire remonte à novembre 2009. Un  Boeing 727 venant du Venezuela et transportant de la cocaïne avait atterri dans la région de Gao. Après avoir déchargé leur cargaison, les trafiquants ont mis le feu à l’appareil. Selon l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), ce n’était pas la première fois que les trafiquants opéraient sur le même axe.

Il s’avère, en tout état de cause, que des suspects de premier degré ont été, eux aussi libérés en catimini, sans autre forme de procès (au propre). Miguel Angel Devesa, de nationalité espagnole et Eric Vernay, de nationalité française, préalablement inculpés dans la même affaire, ont été en effet relaxés. Comme par miracle et sans explication aucune, leurs avocats ont obtenu l’annulation de la procédure. C’était en Août 2012, soit cinq (05) mois après le putsch du 22 mars et sous le règne de l’actuel ministre de la justice, M. Malick Coulibaly.

De graves présomptions existaient pourtant contre  les deux européens. L’Espagnol Miguel Angel Devesa est un ancien policier déjà condamné en Espagne pour trafic de drogue. Il est considéré comme le véritable cerveau de «Air Cocaïne». Quant au français  Eric Vernay, il était le pilote du même avion. Les deux suspects ont bel et bien libérés en Août 2012dans des conditions encore floues.

Par ailleurs, l’Espagnol  (Miguel Angel Devesa) a été condamné au Mali dans une autre affaire de meurtre. Souvenez de ce fait divers macabre : « Pour 400 millions de FCFA Des espagnols de Bamako tuent leur associé » avait alors titré la presse.

Pour rappel, Thomas alias Johnny, de nationalité ukrainienne avait été abattu de trois balles le  22 août 2011 par le Portugais Suza Miranda, garde de corps de l’Espagnol Miguel Angel Devesa. Les deux hommes ont ensuite découpé  le cadavre en morceaux à l’aide d’une scie électrique.

Arrêtés et inculpés  pour meurtre et de complicité, de détention illégale d’arme à feu, la Cour d’Assises, lors de son audience du jeudi 27 octobre 2011, a condamné Aquilino Sousa Meranda et Miguel Angel Devesa à 5 ans de prison avec sursis. Un verdict alors jugé trop (pas très)  clément au regard de la gravité des faits. C’était en Octobre 2011, c’est-à-dire avant la chute du régime ATT.

La magnanimité de la justice malienne semble s’être visiblement poursuivie après ATT et même pis. Et pour cause. Si la procédure concernant l’espagnol Miguel Angel Devesa est arrivée à son terme dans l’affaire du meurtre de Thomas alias Johnny, elle a été tout simplement interrompue après le coup d’Etat de mars 2012 dans l’affaire « d’Air cocaïne».

C’est dans ce contexte que l’on annonce aujourd’hui la complicité des sieurs Ould Médou, colonnel Gamou et Sadou Diallo dans la libération de présumés narcotrafiquants liés à la même affaire. Une véritable boite de Pandore, ce dossier.

A suivre donc !

B.S. Diarra

Soupçonné dans l’affaire de l’agression de Dioncounda Traoré, et de haute trahison… IBK : se défendre ou… périr !

Non, le silence n’est pas toujours grand encore moins d’or. Il peut d’ailleurs, en des cas,  s’avérer très ennuyeux, compromettant, voire morbide, politiquement s’entend.  Mais IBK a-t-il désormais un choix à faire ?

El Hadji Ibrahim Boubacar Keita, Président du Rassemblement Pour le Mali (RPM)

Dans une lettre de démission en date du 18 Janvier 2013 adressée à Mme KYA DEMBELE, la secrétaire générale adjointe de la section France du Rassemblement Pour le Mali (RPM), M. MAGASSA SEKOU,  secrétaire général de la section France accuse clairement le parti et son président d’avoir pactisé avec les «FORCES NEGATIVES que sont : COPAM, MP22, COPA, malobaliton,  mouvement des forces patriotiques».

En vérité, poursuit-il, «IBKMALI 2012 a toujours été en affaire avec ces forces  négatives. C’est bien IBK que les animateurs de ces forces négatives  sont allés consulter avant la funeste convention qui déboucha sur l’agression du PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, c’est à dire de la nation le  21 MAI 2012 ».

L’auteur de la correspondance précise en outre que des «propos tenus en privé  ou en public par des responsables du RPM démontrent clairement notre perception du putsch et des putschistes   : « les militaires ne nous sont pas hostiles » ; « le coup d’état a été salutaire et sanitaire » ; « De nos jours, il y a une catégorie de Maliens qui pensent que la majorité issue des législatives de 2007 doit continuer à décider sans tenir compte d’une partie de maliens qui pensent que cette majorité a atteint ses limites constitutionnelles avec à la clé l’achèvement d’un mandat de cinq ans qui vient d’être prorogé grâce à l’accord-cadre et la transition » ; « L’Assemblée nationale actuelle ne peut répondre au nom du peuple malien. Cela pour la simple raison que toutes les sensibilités actuelles n’y sont pas représentées. L’Assemblée nationale ne peut être continuellement reconduite».

Plus grave, poursuit, le désormais ex- secrétaire général de la section RPM France :

« (…) Notre parti, le RPM, tout comme IBK MALI2012, dans leur croisade contre LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE (…) et les autres institutions (…), viennent  de sceller une alliance avec ces forces négatives pour demander des concertations dont les termes de référence montrent à suffisance le complot en gestation. Ces concertants du désordre ont d’ailleurs établi un agenda qui coïncide, fortuitement  (nous sommes obligés de croire) avec l’attaque de la rébellion  du NORD».

Pour tous ces motifs, M. MAGASSA SEKOU s’est décidé en ces termes : « je vous remets ma démission du  mandat de secrétaire général de la section France du Rassemblement Pour le Mali -RPM. Cette démission   prend effet à compter de ce jour Vendredi  18 Janvier 2013. Par ailleurs je vous signifie également mon retrait des activités de la section France du  Rassemblement Pour le Mali  –RPM ».

 To be or not to be!

Si de telles accusations n’émanaient pas de M. MAGASSA SEKOU, un très proche lieutenant d’Ibrahim Boubacar Keïta, fermement engagé à ses côtés dans tous ses combats du parti, l’on aurait certainement crié à la diffamation. Mais là !

En tout état de cause, les accusations sont assez graves pour susciter une réaction de l’interpellé. Ce, aussi bien pour des raisons juridiques que politique. Et pour cause.

La qualité de Président de la République par intérim confère de facto à l’agressé le statut d’institution de la République conformément à la Constitution du Mali. En clair, si la responsabilité pénale des agresseurs peut être occultée suite au pardon de la victime, le crime d’atteinte à l’intégrité physique du président de la République ne saurait être annihilé par la seule indulgence du président lui-même.

Par ailleurs, même si le fait, pour les agresseurs, de «consulter IBK avant la funeste convention qui déboucha sur l’agression du PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE» ne saurait  constituer de preuve, il peut  cependant être source d’interrogations dans la mesure où le sollicité n’a rien fait pour empêcher ou dissuader les solliciteurs, dont le dessein, selon des sources crédibles, avait été prémédité.

En clair, tout juge d’instruction ou procureur de République digne de ce nom, serait éventuellement soucieux de connaître le degré de responsabilité du «consulté» dans l’attentat contre le président par intérimaire après les fracassantes déclarations de l’ex- secrétaire général de la section RPM de France. Vous avez dit interrogatoire et/ou citation à comparaitre ?  L’un ou l’autre ne saurait, en tout état de cause, laisser indemne un parti  encore moins son président.

Aussi, le doute, voire cette autre accusation contre le chef des Tisserands, s’avère politiquement beaucoup plus compromettant. Juridiquement, il ne s’agit, ni plus ni moins, que d’une «intelligence avec l’ennemi» ou pis, de «haute trahison» en sa qualité de député, ou encore «d’atteinte à la sureté de l’Etat».

M. MAGASSA SEKOU  évoque bien une « alliance avec ces forces négatives pour demander des concertations dont les termes de référence montrent à suffisance le complot en gestation. Ces concertants du désordre ont d’ailleurs établi un agenda qui coïncide, fortuitement  (nous sommes obligés de croire) avec l’attaque de la rébellion  du NORD».

Quand bien même, il s’agit là, d’une opinion personnelle (nul ne  peut se prévaloir de ses propres turpitudes), le silence de l’accusé face à ces accusations peut provoquer  son  péril politique. Dans la conscience collective, il (le silence) est tout simplement synonyme d’aveu de culpabilité. Qui ne dit rien consent, c’est bien connu. Et puisque l’accusateur n’est autre qu’un désormais ex-camarade, l’imagination populaire fera le reste, aidée en cela par  cette sempiternelle vérité proverbiale : «le fretin  est bien indiqué pour parler des gros yeux du caïman».

En se murant dans un silence assourdissant voire coupable ou méprisant (c’est selon), IBK réconforte tout simplement ses détracteurs et affaiblit son parti. Cela laisse des traces surtout dans la perspective des scrutins. En somme, les mêmes accusations risquent fort de revenir au cours des campagnes électorale communales, législatives et présidentielles à venir.  Une perspective, on s’en doute, qui ne réjouit point les futurs candidats sous les couleurs du parti.

Si l’accusé doit, par contre,  se défendre, donc démentir (la seule option qui s’offre à lui dans le contexte actuel), il ne manquera certainement pas de susciter la colère de ses « amis des forces négatives»  aussi bien à l’interne qu’à l’extérieur du parti et surtout de son détracteur qui ne manquera pas à son tour de fournir les preuves de ses déclarations.

Sacré dilemme ! Serai-ce la fin d’un dinosaure ?

B.S. Diarra

Intervention militaire étrangère au Mali consommée : Et maintenant, Imam Bouyé, on fait quoi ?

Il a dit non, non et non à une intervention étrangère sur le sol malien. Mais il n’a pas dit mot quand les islamistes ont  été les premiers à attaquer. Il n’a pas non plus salué la promptitude de la France et la réaction de l’armée malienne au contraire de ses autres coreligionnaires et citoyens. Alors, que voulait en vérité ? 

«Il», c’est le Cherif de Nioro, Mohamed OuldCheichnè dit Bouyé, farouchement opposé à la présence de forces militaires étrangères sur le sol malien. Il l’a dit dans une interview et redit à qui de droit, en l’occurrence à Dioncounda  Traoré qu’il abhorre tant, au premier ministre et au capitaine Sanogo qu’il chérit si bien.

«J’ai aussi envoyé des émissaires à 2 chefs d’Etat de la CEDEAO pour leur exprimer mon refus quant au  déploiement d’une force étrangère sur notre territoire. Un d’eux m’a envoyé sa réponse, l’autre pas encore», a rapporté Maliweb le citant. Et de souligner qu’il privilégie la voie du dialogue car convaincu que la guerre n’apporte que « désolation ».

Mais de l’autre coté du front, notre Cherif n’a pas jugé nécessaire d’aller dire ses quatre vérités aux fanatique jihadistes qui se rendaient coupables de  viol, de vol,  de meurtres, d’amputations, de destructions de biens publics et religieux … Notre pacifiste se contentait juste de crier sur les toits qu’il était contre une intervention étrangère. En clair, la pression qu’il exerçait avait seulement pour but d’éviter une intervention étrangère, mais pas pour faire arrêter les exactions commises par les jihadistes qu’il n’a d’ailleurs jamais condamnés.

Bref, si les autorités de la transition avaient écouté cet objecteur de conscience d’autres villes du pays seraient tombés aux mains des jihadistes.  N’eut été la clairvoyance du Président de la République le Pr. Dioncoumba TRAORE, le  Mali serait aujourd’hui  totalement disloqué.

Notre « Sainteté »  doit comprendre que ces jihadiste ne reculent devant aucun rien et les récents évènements d’In Amenas en Algérie en sont l’éloquente illustration. D’où l’intérêt de revenir sur terre et d’admettre qu’aucun pays ne saurait à lui seul faire face au terrorisme. La guerre menée en Afghanistan, depuis près d’une décennie, par une coalition occidentale forte militairement, est  suffisamment édifiante. L’ignore-t-il ?

En tout état de cause, le vin est tiré, pardon, le lait, puisqu’il est question de sainteté. Il faudra en tout cas, le boire. C’est certainement pour cette raison qu’il a offert lundi dernier, 25 millions de F CFA comme contribution à l’effort de guerre. C’est mieux ainsi, même si le geste serait éventuellement de nature, de l’éloigner quelque peu de la junte puisque se traduisant par un changement de cap de sa part.

Bamanan

Adoption de la feuille de route : Les pro-putschistes désavoués

«Les concertations nationales ! Mon Royaume pour des concertations nationales». Ils ont crié à s’égosiller ! Mais ils n’eurent finalement  qu’à une feuille de route. « Ils », ce sont  » Dr Oumar Mariko, Pr HameyeDicko, M. AmionGuindo, Pr RokiaSanogo et les groupements et associations politiques  instigateurs des manifestations  du 21 Mai.

Younoussi Hameye Dicko , président Copam

Sale temps pour les éternels opposant de la COPAM, d’IBK 2012, du MP22 et autres. Leur dernière sotie date du 10 janvier. Pour l’occasion, ils ont pris d’assaut le «Boulevard de l’Indépendance » et demandé  demandaient la démission du Président de la République par Intérim, tout en chauffant à les rues de la capitale. Et comme par hasard, c’est ce jour que choisirent les jihadistes pour attaquer Konna.

Il n’en fallait pas plus pour susciter la colère des populations. Un habitant du quartier Banconi, jadis admirateur inconditionnel  d’Oumar Mariko témoigne : «Ce qui est fait est fait ! Mais plus jamais, je ne suivrais ces hommes».

Elaborée loin des coulisses du CICB, le gouvernement de transition dispose désormais de sa feuille de route. Et ce, depuis le Mardi 29 Janvier dernier date à laquelle elle a été adoptée  par l’Assemblée Nationale.

Cependant  l’on se pose la question  à savoir si  les manifestants du 10 janvier vont reprendre la rue dès la fin des trois mois de l’état d’urgence pour  redemander le départ du président de la République par intérim. Mais quel accueil leur sera, ce jour réservé ?

En attendant, force est de reconnaître que le secrétaire général de SADI laisse désormais derrière lui une image négative.

Dans un reportage du « Journal Afrique.» de TV5 MONDE du jeudi 31 janvier 2013, il a fait parler de lui.  Conduit par un militaire béret-vert comme chauffeur, Oumar Mariko sillonnait en effet é les rues de Bamako, du « Carré des Martyrs (cimetière de Niaréla), en passant par la «Place des Martyrs» (devant l’ambassade de France) pour joindre ensuite le siège de la RADIO Kayira et finir à la clinique du leader politique.

Dans ses commentaires, le reporter a beaucoup parlé du président du MP22, de son combat et de ses nombreuses manifestations. Et en conclusion, il dira tout simplement «Oumar Mariko dérange au Mali». En clair, l’homme a tout simplement perdu de son aura.

Djibi 

Conseil Economique Social et Culturel : L’état des lieux de l’Economie Nationale

Jeamille Bittar, président CESC

Les travaux des assises sur « la Relance de l’Economie Nationale » ouvrent ses  portes ce matin au siège du CESC à Koulouba. Ils doivent durer jusqu’ au 18 Février 2013.

L’objectif  est de recenser les préoccupations et les propositions des acteurs du développement économique  pour une stabilité et une relance rapide de l’économie nationale.

Il s’agira aussi, à travers ces assises de faire l’état des lieux de la situation économique, de  clarifier par  priorité et établir un chronogramme d’exécution des propositions issues des séances d’écoute et d’échange. Les décideurs, au cours de ces travaux, seront mieux informer de l’impact de la crise sur l’économie nationale et sur les secteurs d’activités précis. Des propositions seront recensées et un chronogramme d’exécution des propositions et recommandations sera établi.

Avec l’occupation des régions  nord soit 2/3 du territoire et l’instabilité institutionnelle au Sud du pays, la croissance du Mali qui était de 5,3% et devant atteindre 7, 1% est aujourd’hui à -1,5% avec le retrait des Partenaires Techniques et Financiers (PTF). A cela s’ajoute la diminution des investissements tant nationaux qu’internationaux.

T. Coulibaly

Les « bérets rouges » face à la reconquête des régions nord : «Nous sommes prêts!»

Les berets-rouges

«Aucun de nos éléments n’a été déployé au nord… Que les militaires se  pardonnent et se donnent la main pour faire face à la réalité et à l’essentiel. Aujourd’hui 70% des bérets rouges n’ont pas accès à leurs salaires… Nous n’avons de rancœur contre personne … Nous sommes prêt à aller au front ! »

C’était entre autres propos  forts de ce grand meeting jeudi dernier au 33 régiment des commandos parachutistes communément appelés Bérets-Rouges ».

La rencontre faisait également suite à la libération des 29 membres sur les 53 arrêtés. D’autres libérations sont attendues au cours de la  semaine.

La cérémonie s’est déroulée en présence du LCol.Seydou O Diallo entouré de plusieurs Officiers, Sous officiers et hommes de rang.

Ces militaires disent avoir bénéficié d’une formation adéquate et se disent  prêts à une mission de grande envergure.

Rappelons qu’au lendemain des évènements du 30 Avril 2012 date à laquelle il y a eu affrontement entre frères d’armes (Bérets Vert et Rouge), le Capitaine Amadou Haya Sanogo avait décidé de rayer cette unité. Mais le Ministre de la défense a récemment levé toute équivoque en affirmant que le Régiment Para n’a jamais été dissout. Aussi certains d’entre eux auraient été reçus par le Président de la République par intérim lequel, à son tour, a promis leur redéploiement.

Le Capitane Amadou Haya Sanogo, Président du Comité Militaire de Suivi et de Reforme de l’Armée doit revoir sa copie et faire en sorte que cette unité puisse jouer sa partition à travers son expérience dans la reconquête des régions du nord.

Aujourd’hui, l’heure n’est plus aux querelles entre frères d’armes, ou à une quelconque marginalisation. Il faut  constituer un front commun contre les  adversaires.

T. Coulibaly

Quand le Boko haram se réclame d’el hadj Omar Tall, de Sekou Amadou et… La liste des principaux dirigeants du MNLA, D’ANÇAR-DINE, d’AQMI, du MUJAO…, des Katibas…

Saviez-vous que la quasi-totalité des dirigeants du MNLA sont d’anciens colonels de l’armée malienne ?  Que le nom de guerre d’IydAghaly n’est autre qu’Abou El Vadl ? Que le chef du MUJAO est un Sahraoui répondant au nom d’Abou El Welid  et que celui chargé de la charia est  un  mauritanien Hamada dénommé Ould Mohamed Kheirou?  Que le BokoHaram s’identifie au conquérant El HADJ Oumar Tall, au roi Sekou Amadou fondateur de  l’empire peul du Macina? Que…, enfin, lisez !

Le discernement ! C’est le mot-clef dans la guerre contre le terrorisme et l’extrémisme religieux au Mali. Mais des évidences, il en existe bel et bien.  En voici quelques-unes : les principaux dirigeants du  MNLA sont d’anciens officiers supérieurs de l’armée malienne; les katibas, ces camps jihadistes,  étaient à l’origine  des unités de la branche armée du  Front de Libération Nationale (FLN) pendant la guerre d’Algérie, donc, d’origine algérienne…,  Belmokhtar limogé par Aqmi reste cependant et toujours lié à Al Qaïda d’Afghanistan. Un paradoxe quand on sait qu’AQMI, comme son nom l’indique, n’est qu’une émanation d’Al Qaïda dans le Sahel. En somme, la situation reste confuse même à l’interne  des groupes combattants… Voici, au moins un aperçu des différents acteurs.

Le MNLA

Ses principaux chefs sont Bilal Ag Cherif, DjiréMaiga, Attaye Ag Mohamed, Moussa Ag Assarid, Colonel Mohamed Ag Najim, HassaneFagaga, Colonel Machkanani, Colonel Al Ghabass Ag Hamed’Ahmed, Colonel Assalat Ag Habi Colonel Adghaymar Ag Alhousseynile,  Colonel Intallah Ag Assayid…

AQMI

Il comporte au moins cinq (5)  Katibas (bataillons) que sont : «AlMoulathamoune»,  «Taregh Ibn Ziyad», «Al Fourghane» et «Al Ansar» et «Katibate Youssouf Ibn Tachifine».

Ce dernier katiba (Katibate Youssouf Ibn Tachifine) est  majoritairement composé de transfuges du MNLA et est dirigé par Abou Abdel Hakim Al Ghairawany, un proche de Mokhtar Belmokhtar surnommé le « Borgne». Ce dernier a créé un autre groupe dénommé «Les signataires par  le sang», une section  de jihadistes suicidaires. L’Emir d’AQMI au Sahara lui, s’appelle Yahya Abou El Hemmam.

ANCAR-DINE

Il a été créé en octobre 2011 par Iyad Ag Ghaly ancien leader du Mouvement populaire pour la libération de l’Azawad (MPLA) dans les années 90. A AQMI, on le surnommait «Abou El Vadl». Parmi ses lieutenants, figurent l’imam Mohamed LemineOuld Abdel Wedoud; Mohamed Moussa Emir d’«El Hisba », et «Abou Tourab» chef d’«El Amr BilMaarouvWeneuhye Ani Al Mounkar».

Des flancs d’Ançar-dine, est né cet autre groupe appelé « Ansar Charia » à sa tête,Oumar OuldHamahaet majoritairement composé deBerabiches, une ethnie de l’extrême nord-Mali. Il faudra désormais ajouter à cette liste des rejetons d’ d’Ançar-dine, le Mouvement Islamique de l’Azaouad (MIA), se disant prêt à l’ouverture des négociations avec Bamako. Il n’a cependant donné la moindre preuve de sa bonne foi. Ceci aurait certainement consisté à livrer IyadAghaly.

Le MUJAO

Le Mouvement pour l’Unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO)  est dirigé par un sahraoui dénommé Abou El Welid.  Hamada Ould Mohamed Kheirou (Mauritanien) est le président de l’instance judicaire.  Abdel Hakim lui aussi Sahraoui, est chargé des questions de sécurité dans les villes conquises comme à Gao.

L’origine du MUJAO, à en croire ses combattants, remontent très loin. Dans une vidéo publiée en décembre 2011 en effet, ses dirigeants se référaient à Oussama Ben Laden, au mollah Omar, chef des talibans afghans, mais aussi à Ousmane Dan Fodio (personnage historique nigérian et théocrate musulman), à El Hadj Omar Tall (conquérant musulman Ouest africain et d’origine sénégalaise) et  à Amadou Cheikhou –ou Sékou, fondateur de l’empire peul du Macina au Mali.

En plus de leur confession religieuse, ces personnages ont en commun leur opposition farouche à l’occident, d’où BOKO HARAM, ou le bannissement de la culture Occidentale.

Le  BokoHaram est beaucoup plus proche du MUJAO au contraire d’AQMI puisqu’estimant tous deux, que les «compétences territoriales» d’AQMI se limitent au Sahel. Ce qui n’est pas leur cas.

LES KATIBAS

Il existe plusieurs Katibas. Celui qui siégeait à Gao sous l’occupation s’appelle  «Katibate Salah Dine»et était dirigé par Sultane OuldBadi, un dissident du MUJAO et allié d’Ançar-dine d’IyadAghaly.

La « Katibate Oussama Ben Laden » proche du MUJAO elle, a à sa tête  Ahmed Ould Amer dit «Ahmed Tilemsi».

La « Katibate Ousmane Dan  Fodio » est dirigér par « Abdoullah » un béninois yorouba. Avant le MUJAO, il a combattu avec AQMI. C’est lui qui a remplacé Hicham Bilal, un ancien du MNLA et avait déserté du MUJAO avant d’être réintégré de force dans le groupe.

Il existe d’autres sections combattantes  éparpillées dans le Sahel et s’affublant de noms évocateurs : «Zarqawi», «Abdallah Azzam» (de l’Irak), «les Martyrs», etc.

Le Conseil de la Choura des Moujahidines

 Selon toute évidence, un Etat islamique était en pleine construction au Nord du Mali  avant l’intervention de l’armée française. Les pièces du grand puzzle se mettaient en effet en place auregard de la création de ce «Conseil de la choura des Moujahidines», une sorte d’entité fédératrice.

Il a été installé à Gao et était composé des différents Katibas favorables ainsi que des combattants du MUJAO et de BokoHaram.

Et, le saviez-vous ? C’est ce « Conseil  de la Choura des Moujahidines » inspiré des Talibans Afghans, qui a bouté le MNLA de Ménaka jusque dans les limites de la Mauritanie à Léré plus précisément. C’est encore lui (le «Conseil des Moujahidines») qui a attaqué les narcotrafiquants  qui occupaient la localité de Khalil à la frontière algérienne.

En clair, tout se passait comme  si ce conseil s’était donné pour mission de fixer les limites territoriales d’un Etat et d’y installer ses propres institutions.  Et il eut cette intervention française !

En tout état de cause, l’on constate que les déclarations du Ministre malien de la défense à propos des combattants sécessionnistes et jihadistes,  prennent ici tous leurs sens : «ce sont les deux faces d’une même médaille». Autrement dit, il convient de rester vigilant dans la perspective des négociations. Très vigilant ! Ceci reste le but de cet éclairage.

B.S. Diarra

Les Aigles du Mali : Bourreau des pays organisateurs

La rencontre du Samedi dernier contre les Bafana-Bafana d’Afrique du Sud vient encore une fois confirmer l’invincibilité des Aigles face aux pays organisateurs de toute l’histoire de leur participation à la CAN.

Soumeyla Diakité congratulé par les coéquipiers après l’élimination du pays organisateur

Rappelons qu’en 1994, lors du match inaugural, les Aigles du Mali ont battu le pays organisateur, la Tunisie grâce à une réalisation de l’attaquant malien  Fernand Coulibaly.

Ils ont ensuite tenu en échec l’équipe angolaise (4 buts partout) lors de la CAN 2010 à Luanda après avoir remonté quatre buts.

Dans le chapitre des matches nuls concédés,   la même équipe des Aigles du Mali a tenu le Cameroun en échec à Yaoundé en 1972 avant de s’incliner à la finale face au Congo, une équipe congolaise qu’elle est parvenue à éliminer au premier tour d’Afrique du Sud 2013.

GABON – Guinée Equatoriale 2012, ils ont éliminé  le Gabon en quart de finale aux tirs au but sous les yeux du Président Aly Bongo.

Cette année, 2013, c’est le tour des Bafana –Bafana d’Afrique du Sud de succomber. Les protégés de Patrice Carteron se sont imposé à la suite d’une séance de tirs au but avec 4 tirs dont 3 ratés pour l’Afrique du Sud  contre 3 tirs réussi pour le Mali. Rappelons qu’en 2002, lors de la CAN au Mali, l’équipe Sud-Africaine avait été battue par les nôtres au Stade Abdoulaye Macoro Sissoko de Kayes. Certains joueurs comme Seydou Keita, Adama Coulibaly, Fousseyni Diawara étaient présents.

Le bilan se présente donc ainsi : 2 matches nuls, 3 victoires et aucune défaite contre les pays organisateurs lors des phases finales de CAN. Une sacrée performance ! Mais cette année serait-elle la bonne ?

T. Coulibaly

Les vérités de Mahamoud Dicko : La solidarité islamique brille par son absence au Mali

« Nous n’avons plus de calcul à faire que de nous unir comme un seul homme derrière notre armée … Le Mali membre fondateur de l’OCI  n’a pas bénéficié de la solidarité islamique depuis le début de la crise». Les propos  sont du Président du Haut Conseil Islamique  le Mardi 22 Janvier 2013 au cours d’un point de presse qu’il a animé à la Maison de la Presse.

Mahmoud-Dicko- président HCI

Le Président Mahamoud Dicko a tenu à lever toute équivoque à propos de l’intervention militaire française au Mali. Une manière de répondre à certains musulmans ou leaders religieux qui  qualifient cette intervention d’agression contre l’islam.

La guerre imposée au  Mali n’est point dirigée  contre l’islam ; bien au contraire ! Le Mali se bat pour la sauvegarde de son intégrité territoriale, de son unité et pour la forme républicaine de l’Etat afin que vivent en paix tous ses fils et filles dont la plus part ont fait le choix de l’islam sans contrainte aucune, a laissé entendre le président du HCIM.

«Nous, musulmans du Mali,  dénoncions cette campagne de dénigrement  dans la Presse de certains pays du Golf et d’autres pays musulmans qualifiant l’intervention militaire française  au Mali comme étant une agression contre l’islam ».

Et d’ajouter qu’il avait fait  lui-même objet de suspicion : «nous n’avions jamais négocié avec les rebelles parce que nous n’avions pas reçu mandat pour ce faire… Aujourd’hui, nous n’avons plus de calcul à faire. Nous devons faire  l’union sacrée autour de notre vaillante armée et de tous nos partenaires » ;

Occasion pour le conférencier de  remercier chaleureusement la France de François Hollande.

T. Coulibaly

Ces images très compromettantes pour Oumar Mariko

Oumar Mariko

Septembre 2012 – Rencontre en images, à Niafounké, du Secrétaire Général du parti SADI avec les caciques d’AnçarEdine dont IyadAghaly en personne (photo N°8 – capture d’écran). Une démarche qui laissa perplexes nombre d’observateurs.

La visite du pro-putschiste a été suivie quelques jours plus tard, par une déclaration d’AnçarEdine  mettant en garde contre une éventuelle intervention des troupes de CEDEAO au Nord-Mali.

L’intégralité du film («rencontre avec les émissaires d’IyadAghaly en images ») sur cette vidéo:

 

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xsfs72_marche-silencieuse-de-dr-oumar-mariko-pour-le-retour-de-la-paix-au-mali_news#.UQdAf7_VmOs[/dailymotion]

Commandos parachutistes ou Bérets Rouges« Le régiment para n’a jamais été dissout »

 Bon nombre de citoyens s’interrogent sur le  sort réservé à cette unité d’élite du Régiment Para qui avait la charge de garder le Palais de Koulouba et le Président déchu.  Le Ministre de la Défense et des Anciens Combattants Général Yamoussa Camara a,  au cours de l’émission « l’Invité de la Semaine » sur l’ORTM,  donné plus d’éclaircissement surtout en ce moment où certains réclament leur déploiement sur le théâtre des opérations et que certains d’entre soient toujours entre les mains de la justice nonobstant la liberté  provisoire à eux accordée.

Rappelons  qu’après les évènements survenus le 30 Avril 2012 suite au  coup d’Etat avorté, un conflit est survenu entre frères d’armes (Béret Vert -  Béret Rouge. D’où cette crise de confiance qu’évoque le conférencier : «puisqu’il y a une crise de confiance, il faudrait qu’on se donne le temps qu’il faut pour remettre les choses à leur place ».

La meilleure formule pour le Ministre de la Défense,  « est qu’on se donne la main dans une totale cohésion pour faire face au seul défi : la libération des régions du Nord ». Par la suite, poursuit-il,  nous aurons toujours le temps de reconstituer le régiment Para  qui n’a jamais été dissout. Dans ce nouveau régiment,  nous ferons appel aux éléments qui n’ont pas pris une part active  à  l’opération de  déstabilisation  et même ceux qui seront blanchis » a indiqué le Général Yamoussa Camara.

En ce qui concerne les négociations avec les groupes armés, le Ministre de la Défense dira : « que ce soit le MNLA , ANCAR DINE, AQMI, ce sont les mêmes faces  d’une même médaille ! Il s’agit seulement d’une simple distribution de rôles .Toutes ces forces d’opposition cohabitaient paisiblement  ensemble dans les différentes localités. S’ils disent (les membres du MNLA) sur certains medias   aujourd’hui « qu’ils sont prêt à combattre à nos côtés, il faut reconnaitre que ce sont eux qui ont commencé les hostilités. Ils ont tous cohabité ensemble et puisqu’il s’agit de se positionner par rapport aux populations,  c’est seulement en ce moment que les intérêts s’avèrent contradictoires. C’est dire que  pour le moment,  cette demande de négociation  est  non recevable. Les populations commencent à avoir le sourire avec l’avancée  de l’Armée Malienne appuyée par ses partenaires et les troupes françaises ».

Le Ministre de la Défense Yamoussa Camara dira enfin que la reconquête des principales villes à savoir  Gao Tombouctou et Kidal n’est qu’une question de jours :«nous avons bon espoir qu’avec la maitrise de l’air et de l’appui décisif de l’armée française, cet appui nous permettra très rapidement  d’atteindre l’objectif : la libération des principales villes ».

Rappelons que même si cette intervention du ministre de la défense vise à calmer les esprits, elle est contradiction avec les déclarations du capitaine Sanogo lequel a clairement annoncé la dissolution pure et simple de ce régiment des bérets rouges.

T. Coulibaly 

Après sa démission forcée de la primature… Cheick Modibo Diarra sous surveillance américaine

Si l’on ne peut véritablement parler de « protection », du moins pour l’instant, l’ex premier ministre de pleins pouvoirs est, par contre, en ce moment, sous une surveillance discrète américaine. Son bracelet électronique l’atteste.

L’ancien Premier ministre malien Cheick Modibo Diarra

Evincé du poste de premier ministre de transition le 11 décembre 2012, l’ex Premier Ministre de transition a été, par la suite interdit de sortie du territoire national. Officiellement, aucune charge n’est retenue contre lui. Les putschistes lui reprochent cependant sa mauvaise gestion financière au niveau de la primature. Ses détracteurs parlent même du détournement de plus de 6 milliards F CFA  destinés aux populations déplacées du Nord. Une mission de contrôle a été même dépêchée sur les lieux.

En attendant, ses proches démentent avec la dernière énergie sa présumée tentative de traverser la frontière burkinabé, début janvier et interpellé en possession de plusieurs millions de francs CFA.

L’on retient, en tout état de cause, que sans être détenu, l’ancien premier ministre  semble bel et bien être prisonnier d’un système fortement influencé par Kati.

Puisque  bénéficiant de la double nationalité  malienne et américaine, l’Oncle SAM a décidé de s’intéresser à son cas. Une attention qui se manifeste, à l’heure actuelle,  par l’octroi d’un véhicule diplomatique  donc inviolable et le port d’un bracelet électronique avec GPS, une technologie mobile  permettant  la surveillance en permanence du porteur via un satellite.

Le bracelet électronique était, à l’origine, destiné aux prévenus  sous surveillance de la justice américaine. Il est dorénavant attribué  aux citoyens américains à l’étranger bénéficiant de protection et/ou de  surveillance de toute nature. Il s’agit, à n’en pas douter, d’une petite merveille de la technologie américaine.

En tout état de cause, les américains suivent à la seconde près, tous les déplacements et mouvements du désormais ex-premier ministre malien.  Il nous revient par ailleurs que les autorités de transition ont même reçu une communication de la «Maison Blanche» dans ce sens.

Embarrassant, le cas Cheick Modibo Diarra !

B.S. Diarra

Exploitation des enfants il y a urgence !

« Ne disons pas enfant prostituée, mais plutôt  enfant victime de prostitution ». La suggestion émane de  la Coordinatrice  du projet ECPAT-Luxembourg Mme Fabienne Diakité. C’était à la « Maison du partenariat » lors des travaux de l’atelier de sensibilisation  sur l’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales.

 Ladite rencontre  de deux jours a vu la participation des représentants de nombreuses structures de notre pays. Dans ses propos,  la Coordinatrice Fabienne Diakité a rappelé que la mission fondamentale de son projet est de lutter par tous  les moyens légaux contre l’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales.

Ce phénomène, toujours selon Mme Fabienne Diakité, interpelle tous les acteurs de la société, raison pour laquelle l’oratrice, par la suite, a exhorté les uns et les autres à protéger l’enfant contre toute prédation sexuelle.

Aux yeux de la coordinatrice du projet ECPAT, l’enfant ne choisit pas de se prostituer, mais, à l’en croire, elle  est malheureusement  victime de cet environnement, de son vécu,  de sa fragilité et sa vulnérabilité. Donc, de l’avis de notre interlocutrice, il y a urgence à agir.

C’est justement dans ce cadre qu’elle a laissé entendre ceci: « ne disons pas enfant prostituée, mais disons  plutôt  enfant victime de prostitution.» D’où le thème retenu pour cette rencontre : « Rompre le silence autour des enfants vulnérables victimes d’exploitation sexuelle. »

Djibi

Exigences de l’Etat d’Urgence : Le Maire de la Commune I Mme Konté met en garde

Mme Konté, maire Commune I

Toutes les manifestations et attroupements dans la commune I sont interdits à compter  du 22 Janvier 2013  sur toute l’étendue du ressort de la Commune I. La décision a été prise par le conseil communal conformément au décret n°2013-004 du 15 Janvier 2013 instituant l’état d’urgence en République du Mali et porté à la connaissance des acteurs le même jour au cours d’une réunion. C’était sous la présidence  de  Mme Konté Fatoumata Doumbia Maire de la CI entourée de ses collaborateurs en présence des représentants des différents acteurs et de la presse.

Plus d’affluence ou de cortège dans la célébration des mariages. Il s’agira d’abord de sensibiliser les populations avant de passer à la vitesse supérieure c’est-à-dire la répression.

Le pays traverse une crise qui ne laisse personne indifférent :  « Situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle ». L’Etat d’urgence nous interpelle tous et nous devons diminuer nos libertés.

Dans d’autres communes, les mesures de répressions avaient été  prises par rapport aux cortèges et autres attroupements jusqu’à la fin de l’état d’urgence. Ces mesures sont destinées à protéger les citoyens qui sont exposés aujourd’hui à toutes sortes d’attaques.

Aussi le Maire a lancé un appel à toute la population surtout aux femmes  à la vigilance, au respect des mesures prises qui n’ont d’autres objectifs que leur propre sécurité  et le soutien à  l’armée malienne.

T. Coulibaly

Le liberator Amadou Haya Sanogo… Les limites d’un Terminator

Le Capitaine Sanogo

Pour être parvenu à bout d’un président de la République démocratiquement élu,  d’un Premier ministre de pleins pouvoirs, avoir secoué un président de la transition, et surtout, pour s’être octroyé la sacro-sainte mission  de  libérer le pays  et mettre définitivement  terme à la dérive politique, ses inconditionnels l’auraient affectueusement surnommé le  «liberator ». Mais les récents événements laissent penser que notre  «terminator» a véritablement connu ses limites.

En clair, le capitaine Sanogo, principal auteur du coup d’Etat de mars 2012 est loin d’avoir réussi là où il accuse ATT d’avoir échoué: circonscrire la menace islamiste et remettre le pays sur les rails.  Pis ! Le mal, telle une gangrène,  s’est d’ailleurs vite propagé au point de compromettre l’existence du pays tout entier. Et ce, face à une armée impuissante qu’il est censée reformée  en sa  qualité de chef du comité militaire pour ce faire.

Et presque neuf (09) mois après le coup de force, le Mali doit toujours se contenter d’une armée hésitante et quelque peu désorganisée. N’hésitait- elle pas à donner l’assaut quand bien même l’ennemi ait clairement fait état de ses intentions de passer à l’offensive ? Et ne parlons pas du prétexte des armes bloquées  dans les différents ports de la sous-région et de celui  relatif à une hypothétique autorisation des Nations Unies pour récupérer les régions occupées !

Il aurait fallu qu’elle soit finalement poussée par l’ennemi pour qu’elle entreprenne, non d’attaquer, mais de se défendre, elle qui était censée mener l’offensive. En clair, l’ennemi a su prendre une ascendance psychologique sur elle en passant le premier l’attaque. Mais fort heureusement, la situation évolue désormais favorablement pour elle sur le terrain. Et ce n’est pas grâce au  «liberator», auteur de mirobolantes promesses.

Mais bien entendu, l’erreur a été de surestimer les pouvoirs de notre bon capitaine ou pis, de le laisser tout faire et seul…, ou presque.  La désillusion est vite apparue. L’on sait aujourd’hui que le «Terminator»  ne saurait à lui seul, tirer le pays d’affaire. Mieux, c’est bien  lui qui a aujourd’hui besoin d’aide. Et pour cause. Il serait, à ce jour, otage de ses promesses et de personnages politiques et militaires plus soucieux de leur propre devenir et surtout de leur survie.  Les récents événements l’ont bien démontré.
Si c’était à refaire, peut-être que Terminator réfléchirait à deux fois avant de mener un putsch.

B.S. Diarra

C’est arrivé dimanche à l’état major de l’armée de terre à Médina-coura : Un espion jihadiste arrêté

S’il avait réussi son coup, l’impact psychologique aurait certainement été grand  aussi bien  sur la ligne de front que dans la conscience collective. Mais fort heureusement, il a été vite appréhendé avant qu’il ne passe à l’action. C’est arrivé  dimanche 13 janvier à l’Etat-major général de l’armée de terre face à l’IOTA et  contigu au quartier Médina-Coura en commune II du district.
Nous sommes aux environs de 13 heures. Un homme  de race noire et d’une trentaine d’années environ, voire plus, sillonne les alentours immédiats de l’Etat-major et jetant des regards suspects sur les installations. Il avait sur lui au moins trois exemplaires du Coran. Son manège intrigue vite les militaires présents. Son accoutrement aussi ne laissait pas indifférent. Et pour cause. Les bas de son pantalon  étaient coupés à la manière des jihadistes. Il portait une barbiche et donnait des coups de fils incessants à chaque intervalle de 3 minutes.  Bref, l’homme n’inspirait pas confiance en ces temps d’incertitude.
Il fut très logiquement interpellé par les militaires présents. Interrogé en bamanankan, il ne sut donner la moindre réponse. Visiblement, il ne comprenait pas cette langue populaire parlée par tous les bamakois. Toute chose qui accentua les  soupçons.
Face à son silence suspect, les militaires décidèrent de le maîtriser. Ce qui fut fait. Fouillé au corps, ils ne découvrirent aucun document d’identité sur lui… Mais certains parlent d’armes à feu. Nous n’avions pu confirmer ce point.
Alertée, la population de Médina-Coura se rua sur les lieux et décida de lyncher le suspect. Les forces de l’ordre éprouvèrent beaucoup de mal à contenir la foule. Notre jihadiste reçut cependant quelques coups à l’origine de vilaines blessures sur la tête suite aux jets de pierres.
Les militaires eurent beaucoup de mal à se frayer un chemin pour le conduire en lieu sûr et tenu secret.

Signalons qu’auparavant, un autre suspect a été arrêté à l’Hôpital Gabriel Touré presque dans les mêmes circonstances. Ils sont tous soupçonnés d’être des éclaireurs.
Selon toute évidence, les jihadistes de l’intérieur ont déjà choisi des cibles militaires à Bamako. La vigilance doit donc être de mise mais avec discernement. Et pour cause. Tout musulman n’est pas jihadiste et tout étranger n’est pas un ennemi.
B.S. Diarra et T. Coulibaly

La COPAM et «IBK 2012» : Ridicules !

Les masques sont véritablement tombés.  Et les Maliens aperçoivent aujourd’hui le vrai visage de ceux-là qui juraient, la main sur le cœur  n’agir qu’au  nom d’Un  Mali Un et Indivisible.  «Ils», ce sont bien Ibrahim Boubacar Keïta et ses amis de la COPAM, lesquels, en milieu de semaine dernière, battaient  pavé en vue d’obtenir la démission du président intérimaire et l’organisation de concertations nationales. Ce, au moment où le pays  est menacé jusque dans son existence.

Honorable Ibrim B. KEITA

Mercredi dernier en effet, les manifestants pour la plupart issus de la COPAM et de l’alliance « IBK 2012» parvenaient à paralyser la ville ou presque. Les ponts  «Fahd» et « Martyrs » reliant les deux rives du fleuve sont  coupés ;  la circulation bloquée au centre-ville,  une station attaquée, le traditionnel conseil des ministres reporté…  Les manifestants n’avaient que deux revendications : le départ de Dioncounda Traoré et l’organisation, dans les plus brefs délais (72 H), des concertations nationales  devant nommer un président et un premier ministre de transition.
Et pourtant, 24 heures auparavant, les troupes jihadistes avaient clairement annoncé la fin de la trêve et la reprise imminente des hostilités. Ils ne se contentèrent pas de pieuses déclarations. Sur le terrain, à Kona dans la région de Mopti, ils progressèrent un peu plus vers le sud.

C’est ce moment que choisirent IBK et les siens pour leurs marches et sit-in. Les Maliens tombaient tout simplement des nues. Mais c’est le destin qui se chargera de leur infliger la pire humiliation : Et pour cause. Quelques heures seulement après leur folklore, les jihadistes passèrent à l’acte et parvinrent  même, dans un premier temps à prendre le contrôle de la localité assiégée (Kona). Pour sa part, l’armée malienne  dut battre en retrait sur Sévaré laissant momentanément la ville aux assaillants.  Il fallut l’intervention de l’armée française pour, dans un premier temps, stopper leur avancée et les repousser, dans un second. Ouf !

A environ 500 kilomètres de là dans la capitale, ce fut un soulagement général. La satisfaction !  Mais pas pour tous. Les troubadours de la COPAM et de «IBK 2012» venaient tout simplement de perdre le peu d’estime qui leur restait encore au sein de l’opinion nationale.  Leurs concitoyens venaient subitement de rendre compte que leurs discours manquaient de sincérité et que le  Mali comptait en réalité, très peu pour eux. Seul les intéresse le pouvoir. Et rien d’autre ! Quelle bassesse ! Et surtout, quelle hypocrisie !
B. Diarrassouba

 

IBRAHIM BOUBACAR KEITA
Les contradictions d’un Kankeletigui

Littéralement, « kankélétigui » en bamanakan, signifie «homme qui n’a qu’une parole » et par extension,  «homme d’’honneur, de loyauté et de  dignité».  Celui se prévalant au Mali de la définition originelle, entendez, M. Ibrahim Boubacar Keïta, se doit désormais d’emprunter autre sobriquet. Le kankelentigui ne lui sied plus depuis maintenant 72 heures.

Sur les antennes de la chaîne de télévision TV5  vendredi  dernier,  M. Ibrahim Boubacar Keïta dira en effet  avoir pris acte de l’intervention de l’armée française à Kona.  Moins de 24 heures plus tard soit samedi dernier, cette fois-ci sur RFI, il soutint l’avoir approuvé. Une évolution pour le moins rapide.

En somme, M. Keïta en homme politique quelque peu averti, nageait en contre-courant. La quasi-totalité de ses compatriotes, mêmes ceux-là profondément animés par un sentiment  anti-français, ont vivement salué la promptitude et l’efficacité de l’armée française. En maintenant sa première  déclaration pour le moins laconique consistant à prendre seulement acte (toute chose qui laisse entendre une certaine réserve), M. Keïta allait droit vers un désaveu public. Il n’y a d’ailleurs pas échappé.

Auparavant, mercredi 09 janvier,  ses militants avaient gonflé les rangs des manifestants réclamant la tête du président intérimaire, le professeur Dioncounda Traoré  et l’organisation de  putatives concertations nationales. Et toujours sur les antennes de la Radio France Internationale, samedi 12, il dit condamner l’acte et se désolidariser des marcheurs.

Vrai que les marches et sit-in ne lui ressemblent guère. Il en a déjà donné les preuves. C’est bien connu. Mais il n’a ni condamné ni désapprouvé l’acte quand bien même les faits (marche et sit-in) soient largement diffusés sur les antennes nationales. Il a plutôt observé un silence coupable.

Signalons que 48 heures auparavant (mardi 08 janvier), son regroupement  (IBK 2012) signait une alliance avec la COPAM laquelle réclame à hue et à dia des concertations nationales. Lors des manifestations, les frondeurs  scandaient justement son nom («IBK, IBK !»), comme pour signifier qu’il était le seul  et unique alternatif pour le Mali actuel. M. Keïta n’a pas condamné. Il ne le fera d’ailleurs que sur bout des lèvres et seulement après la désapprobation générale de ses compatriotes pour lesquels, le moment des conflits politiques serait très mal choisi.

Aussi, en se  désolidarisant seulement maintenant des militants ayant pris part à la marche, ceux-ci auront toutes les raisons de croire à un acte de trahison. Ce qui n’est pas pour honorer un «kankélentigui». Un dégât collatéral pour le moins minime eu égard à d’éventuels dommages politiques liés au désaveu populaire.

B. Diarrassouba