CEDEAO : ouverture à Abidjan d`une réunion du Conseil de médiation et de sécurité

ABIDJAN – Une réunion du conseil de médiation et de sécurité de la Communauté économique des Etats de l`Afrique de l`Ouest (CEDEAO) au niveau ministériel s`est ouverte samedi à Abidjan, capitale économique de Côte d`Ivoire, pour évaluer la situation au Mali et en Guinée-Bissau.

 

La réunion qui se tient à huis clos est présidé par le ministre ivoirien des Affaires étrangères Daniel Kablan Duncan, président du Conseil des ministres de la CEDEAO, a constaté Xinhua sur place.

Vendredi, à l`ouverture d`une réunion sur le renouvellement du personnel dirigeant de la CEDEAO, Daniel Kablan Duncan avait appelé l`organisation sous-régionale à prendre des « options » pour éviter « la prise en otage » de la transition politique au Mali par la junte militaire.

« Il nous faut déterminer les options que notre organisation pourrait prendre pour éviter la prise en otage de la transition politique au Mali », avait déclaré Daniel Kablan Duncan à l`ouverture d`une réunion extraordinaire du conseil des ministres de la CEDEAO.

Il est « clair et sans équivoque » que la junte a décidé d` »imposer sa vision au détriment de la Constitutionnel malienne et par une certaine défiance à la CEDEAO accusée d`ingérence », avait souligné M. Duncan, estimant que le rejet par la junte de la décision de la CEDEAO d`assurer une transition politique d`une année au Mali était à l`origine de « l`impasse » dans le pays.

Sur la Guinée-Bissau, Daniel Kablan Duncan avait noté des « avancées importantes » avec la libération du président par intérim et du Premier ministre détenus après le coup d`Etat du 12 avril.

Il avait également relevé la nomination de l`économiste Rui Duarte Barros Premier ministre de la transition par le président de la transition Serifo Nhamadjo dont la CEDEAO avait entériné la désignation.

M. Duncan avait en outre indiqué qu`un premier contingent nigérian de la force ouest-africaine est arrivé à Bissau jeudi et vendredi pour assurer, entre autres, le retrait « sécurisé » de la Mission d`assistance technique et militaire de l`Angola (Missang) et démarrer les travaux de la mise en œuvre de la réforme de la défense et du secteur de la sécurité dans le pays.

La réunion du Conseil de médiation et de sécurité précède une rencontre de « haut niveau » lundi entre la CEDEAO et une mission du Conseil de sécurité de l`Onu.

 

Publié le samedi 19 mai 2012   |  Xinhua

16 réflexions au sujet de « CEDEAO : ouverture à Abidjan d`une réunion du Conseil de médiation et de sécurité »

  1. maiga a souma

    la rigueur assortie de fermeté, c’est la seule voie qui réussit: ouattara a montré qu’il faut être ferme.
    les maliens doivent aux présidents de cote d’ivoire, du nigéria, du benin, et plus largement aux chefs d’état de la cedeao.
    quand on a suivi mr ouattara ce matin sur rfi dans le débat africain, on peut être deçu des politiciens maliens, ils mettent leurs intérêts personnels au dessus de ceux du pays. ouattara a dit qu’il a tenu à dire à la classe politique, que ça fait honte.
    la cedeao était prêt à reconduire toutes les sanctions, le 21/5/12 à 0h00. quelle fermeté!
    maintenant, les défis sont à l’intérieur:
    1°) le retour de la junte dans les casernes;
    2°) les pleins pouvoirs au président;
    3°) constitution d’un nouveau gouvernement d’union nationale;
    4°) mr dioncounda doit s’assumer dans la plénitude de ses pouvoirs;
    5°) le malien doit s’assumer et en devant un citoyen qui exerce son droit de contestation;
    6°) libération de tous les prisonniers de la junte;
    7°) annulation de toutes les nominations militaires faites par sanogo;
    8°) pour éviter la démoralisation des troupes, il faut que le commandements militaires revienne à la hiérarchie militaire, que sanogo et ses hommes soient sous la hiérarchie des hauts gradés;
    9°) que la junte n’aie aucun rôle privilégie dans la transition au détriment de l’ordre militaire;
    10°) se rappeler que sanogo et sa junte ont fait coup d’état contre les institutions républicaines, à ce titre, pas de traitement de faveur.

Les commentaires sont fermés.