De retour de Paris, le 27 juillet, Dioncounda Traoré s’est adressé, quarante huit heures plus tard, à la nation, dans un discours rassembleur. Tous les Maliens épris de paix et de justice sociale se sont reconnus dans ce message. En effet, le Président intérimaire a surpris plus d’un avec le partage du pouvoir : la création d’un Haut Conseil d’Etat avec un président et deux vice-présidents, celle d’un Conseil national de transition et d’une Commission nationale aux négociations. Sans oublier, bien sûr, la formation d’un gouvernement d’union nationale.

Cheick Modibo Diarra Premier ministre
Ces propositions du Président intérimaire convergent avec celles du Premier ministre, qui a donné son accord pour ce gouvernement inclusif et a proposé aux forces vives, qu’il a rencontrées en juin dernier, la création d’un conseil consultatif.
Ces propositions convergent également avec celles de la Convergence pour sauver le Mali (CSM), dirigée par Me Mountaga Tall, qui, quelques heures avant l’adresse de Dioncounda Traoré, a fait part de ses propositions, au cours d’un grand meeting.
La CSM propose, à l’instar de Dioncounda Traoré, un Haut Conseil d’Etat, un Conseil Consultatif des forces vives et un gouvernement de transition. Il existe, cependant, de petites nuances sur la composition des différents organes.
Le FDR, pour sa part, n’a rien proposé en dehors du départ du Premier ministre. L’ADEMA, qui constitue son moteur, s’est attelé avec acharnement a rejeté en bloc la feuille de route de Cheick Modibo Diarra. Aucune proposition ne figure dans son document signé par le premier vice président, Ibrahima N’Diaye, le 25 juillet dernier. Dans ses conclusions, l’obstination d’Iba revient en ces termes : « On peut affirmer (avec peu de risque de se tromper) au sujet de l’actuel Premier ministre que nous sommes en face d’une erreur de casting ».
Comme, on le constate, dans la situation actuelle, seul le FDR réclame, comme un point d’orgueil, la démission du Premier ministre. Le seul tort de ce dernier réside dans le fait qu’il soit le gendre de Moussa Traoré. Or, la faute est personnelle. Idem pour la sanction. L’ancien dictateur a déjà payé pour ce qu’il avait fait. Sa famille (politique et sociale) ne doit plus être la victime expiatoire des erreurs et fautes de gestion qu’il avait commises.
Cette page récente de notre histoire politique n’est, certes, pas déchirée mais, elle est tournée. Il s’agit aujourd’hui d’avancer, sans ressentiment, ni représailles. C’est pourquoi, nous estimons, hier comme aujourd’hui, que Cheick Modibo Diarra doit rester, grâce à son coefficient personnel : la compétence, au nom de la stabilité du pays, au nom de la justice.
Son coefficient personnel, c’est bien le savant, qui a travaillé à la NASA, n’en déplaise aux détracteurs. C’est également ses multiples relations, sa connaissance du monde, de la science, des hommes. C’est aussi sa compétence, son engagement pour le Mali, son patriotisme, son refus de mettre le Mali sous tutelle.
Toutes les forces vives de la nation sont favorables au maintien du PM, excepté le FDR de Siaka Diakité, déjà contesté à la Bourse du travail. Si Dioncounda Traoré consent à le faire partir pour satisfaire les doléances de sa famille politique, il provoquerait des troubles et échouerait dans la composition du gouvernement d’union nationale, parce qu’il est fort possible qu’il soit boycotté par plusieurs regroupements politiques, notamment la CSM. Voilà pourquoi, il est facteur de stabilité.
Enfin, Cheick Modibo Diarra, tout comme Dioncounda Traoré, tire sa légitimité de l’Accord cadre du 6 avril. C’est ce texte, bien qu’insuffisant, pour gérer toute la situation actuelle, qui a permis le retour à l’ordre constitutionnel normal, dans les conditions que l’on sait. La nomination du PM, les lois d’amnistie, d’indemnisation des victimes, de la prorogation du mandat des députés, de la création d’un Comité militaire de suivi de la réforme des forces de défense et de sécurité sont des acquis de l’Accord cadre auquel personne ne doit toucher. Les propositions du Président intérimaire s’inscrivent en droite ligne de l’application de ce texte, en son point 6. Le seul changement, c’est que Dioncounda Traoré joue le rôle dévolu au CNRDRE par l’Accord cadre. La reconduction du PM est également signe de justice.
Chahana Takiou
Qu’a t-il fait pour rester? Cessez de dire du n’importe quoi ! Le pays est en danger et nous avons besoin d’hommes d’expérience,de compétance,d’intégrité morale,d’habtitude de pouvoir diriger. L’heure n’est plus à l’amaturisme politique.
Cheick modibo diarra est un bluffeur………
Et il continu de nous bluffer…..Cet homme la est un incompetent patente et ds tous les domaines….il n’est meme pas ce qu’il pretend etre ..navigateur interplanetaire??/
Lisez ici: http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2688p029-031.xml0/
LE PEUPLE MALIEN DOIT ETRE RECONNAISSANT AU PREMIER MINISTRE QUI LUI MONTRE SON ATTACHEMENT A LA PATRIE
Bonjour,
Bienvenu au Président de la République et félicitations pour le fait qu’il ait pardonné à ses agresseurs et pour l’unité qu’il prône.
Je pense qu’en réaffirmant ce souhait d’unité dès son arrivée à Bamako, il invite implicitement tous les Maliens à converger vers le chemin de l’unité. De ce fait, ceux qui appellent à la division ou ceux qui souhaitent mettre le Premier Ministre, Dr Cheick Modibo Diarra, de côté doivent comprendre que leurs agissements ne vont pas dans le sens de l’unité.
Comme vous le savez, on ne reconnaît ses vrais frères et sœurs que lorsqu’un malheur détruit ou risque de détruire sa famille.
Le Premier Ministre doit, au contraire, avoir un hommage du peuple pour avoir tout fait pour la cohésion de la famille Malienne en privilégiant le dialogue et pour avoir gardé le gouvernail du pays à un moment d’extrême turbulence causée en partie par ceux qui contribuent à la division des Maliens.
Je pense que la reconnaissance du peuple Malien à ce citoyen modèle doit être clairement exprimée. C’est une grande qualité de s’élever au dessus des divergences de points de vue pour reconnaître des actes positifs aux Maliens qui les ont posés.
La détermination du Premier Ministre à ne pas démissionner est gage de son sérieux sinon il aurait cédé à ceux qui veulent le démotiver en essayant de décrédibiliser son bilan.
En ayant voulu constituer le gouvernement d’union nationale, il a voulu agir, une fois de plus, pour la cohésion de la famille Malienne.
En cette période de crise, la cohésion de la famille Malienne est indispensable pour garantir l’unité souhaitée par le Président et par tous les Maliens et chaque geste qui va dans ce sens est important et doit être reconnu.
Bien cordialement
Dr ANASSER AG RHISSA
EXPERT TIC ET GOUVERNANCE
E-mail : Anasser_AgRhissa@yahoo.fr
Une saine analyse de la situation socio.politique du Mali.
Ta plume est pleine d objectivité,non partisane.
Continue comme ça pour le maliba.
Dioncounda doit rester.
Modibo doit rester
Pour le bonheur des maliens
il doit rester par ce qu’il est amie avec les extraterrestre . vive mr diarra vive malideni .
Chahana,
ton edito me parait commandé! N’est ce pas?