Mali : divorce consommé entre le MNLA et les islamistes d’Ansar Eddine ?

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Des membres du MNLA en février 2012. © AFP

Serait-ce la fin de l’alliance entre la rébellion touarègue et les islamistes d’Ansar Eddine ? Cela en a tout l’air. Sous les auspices du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), chefs religieux, chefs coutumiers et notables du Nord-Mali ont décidé de se réunir à Gao, les 25 et 26 avril. Objectif : « prononcer une « fatwa » contre tous les groupes armés qui sont sur le territoire de l’Azawad », martèle Moussa Ag Assarid, l’un des porte-paroles du MNLA, interviewé par Jeune Afrique.

Le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) prend ses distances avec les islamistes présents dans le nord du Mali. En se réunissant les 25 et 26 avril à Gao, les chefs religieux, chefs coutumiers et notables entendent prononcer une « fatwa » contre Ansar Eddine, le groupe islamiste fondé par Iyad Ag Ghali, mais aussi et surtout contre ses alliés salafistes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et du Mouvement unifié pour le djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), qui contrôlent notamment la ville de Tombouctou.

Très utiles au début des combats, les djihadistes s’avèrent à présent très embarrassants pour le MNLA, qui a fait de la laïcité l’un des points forts de son argumentaire. À l’opposé des revendications d’Ansar Eddine et de son chef Iyad Ag Ghali, qui, devenu guide spirituel, affirme se battre pour l’instauration de la charia dans tout le Mali, thème beaucoup plus fédérateur dans le nord du pays, à majorité musulman, et qui a permis le ralliement de nombreux jeunes désœuvrés.

« Nous n’avons jamais invité Ansar Eddine, ni Aqmi, ni le Mujao à se joindre à nous, se défend Ag Assarid, l’un des porte-paroles du MNLA. Et nous ne voulons pas que notre territoire devienne un lieu d’entraînement pour djihadistes », ajoute-t-il, en accusant ces groupes d’avoir installé un camp d’entraînement à 400 kilomètres à l’est de Gao.

« Nous avons besoin de toute l’aide logistique et matérielle que la communauté internationale voudra bien nous apporter pour les repousser hors de chez nous », fait-on valoir du côté de la rébellion touarègue. Peut-être un point commun, enfin, avec le pouvoir de Bamako…

La FDR réclame un « retour réel à l’ordre constitutionnel »

Et à Bamako, en effet, on s’agace de la situation. Deux semaines après la signature d’un accord-cadre entre les putschistes maliens et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), le Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et la République (FDR) réclame, dans un communiqué, « le retour de l’armée dans les casernes ». La coalition, qui affirme regrouper « 40 partis politiques et 100 organisations de la société civile » en a appelé à la société civile malienne mais aussi à la Cedeao, en vue « d’un retour réel à l’ordre constitutionnel ». Le FDR a également demandé à l’organisation régionale « qu’elle veille au respect strict de la légalité constitutionnelle et aide à la libération du nord du pays ».

Le communiqué accuse les auteurs du coup d’État d’avoir « accéléré la partition du pays ». Dans le Nord, peut-on lire, « les populations sont soumises à toutes sortes d’exactions et exposées à une crise humanitaire sans précédent ».

 

24/04/2012 à 14h:01 Par Malika Groga-Bada

jeuneafrique.com

SOURCE:  du   24 avr 2012.    

35 Réactions à Mali : divorce consommé entre le MNLA et les islamistes d’Ansar Eddine ?

  1. La CEDEAO n’a pas respecter l’accord cadre signé avec le CNRDRE.la CEDEAO prétend dire envoyer des hommes pour déffendre la transition et non pour servir de barrières entre la vie humaine et ces obstacles qui surgissent au nord du pays.Une fois les 40 jours atteint il y aura sans doute un nouveau conflit au sein de la capitale
    :!:

  2. MALIEN

    Je prends en temoin le monde entier.
    MNLA et les autres groupes armés sont les mêmes unités d’un même ensemble.
    Ils agissent sous le conseil de La france.
    Cette france se trompe de partenaire aujourd’hui.
    Les montants debloqués pour liberer les otages ont servi à armer MNLA, An çar et Aqmi.

    Pour laide de La france liser :http://blogs.mediapart.fr/blog/ausmidt/090412/mali-les-raisons-francaises-de-la-destabilisation-du-mali

    Les raisons françaises de la déstabilisation du Mali
    Par Calixte Baniafouna

    La France se prépare à déstabiliser le Mali. Et pour cause ? Il y en a trois qui relèvent principalement des raisons classiques : les intérêts « français » et « individuels ».
    Des intérêts français, la découverte du pétrole au Mali en est le déclencheur des hostilités. Bamako, 12 mai 2002, aussitôt élu président de la République avec 64,35% des voix au deuxième tour, Amadou Toumani Touré (ATT pour les intimes) fait un rêve, celui de faire du Mali un pays producteur du pétrole. Mais le rêve ne dit pas que l’or noir est un or du diable, qui insère son producteur au rang de la malédiction où d’autres anciennes colonies françaises comme le Congo Brazzaville, le Gabon… sont depuis, tenus en laisse par Paris. Le Mali peut toujours jouer le jeu de la démocratie en organisant des élections crédibles et en assurant des alternances dans la paix tant qu’une goutte de pétrole ne coule pas encore du bassin de Taoudéni dans le nord du pays. Taoudéni ? C’est à la fois une cuvette dont le dépôt centre atteint plus de 5000 m d’épaisseur et une superficie d’environ 1.500.000 km², soit le plus vaste bassin sédimentaire on-shore d’Afrique occidentale, qui s’étend hors du Mali au Niger, en Mauritanie, au Burkina Faso et en Algérie. Cette précision est d’une importante capitale à noter pour la suite de l’analyse.

    Il est de bon augure pour ATT de créer, dès 2004, l’Autorité pour la promotion de la Recherche Pétrolière au Mali (AUREP). Des conventions de partage de production et de concession pour 29 blocs répartis sur cinq bassins sédimentaires sont signées entre le gouvernement malien (9 blocs) et les sociétés de recherche pétrolière pour les 20 autres blocs. Parmi ces sociétés, il y a la compagnie italienne d’hydrocarbure ENI (50%), l’australienne Baraka Petroleum (25%) et l’Algérienne SIPEX (25%), dont les opérations de sondages sismiques des blocs 1, 2, 3, 4 et 9 sont assurées par l’Entreprise Nationale Algérienne de Géophysique (ENAGEO), une filiale de SONATRACH qui est la première des douze sociétés pétrolières d’Afrique. Sans oublier l’apport de 46 milliards de FCFA par PetroPlus Angola, destinés à la promotion de la recherche pétrolière, à l’exploitation, au transport, au raffinage des hydrocarbures liquides et gazeux, et à la formation du personnel technique malien.

    Très bien tout cela ! Sauf que dans l’Eden du pétrole d’un pays tenu en laisse par la France, citer ou ne pas citer le nom de Total/Elf est synonyme de consommation d’un fruit qui rend ivre et provoque de grands changements aux consommateurs. Car, présent ou non auprès d’eux, Total/Elf est un serpent toujours présent dans l’Eden du pétrole et dont on ne peut qu’être pénétré de son influence. L’ivraie s’introduit parmi le bon grain ; d’où le péché originel qui expose d’ores et déjà, pour de nombreuses décennies, des générations maliennes entières à en payer le prix.

    Deuxième raison de la déstabilisation amorcée du Mali, l’influence géostratégique de la France sur l’Afrique néocoloniale.

    Sans pétrole, les Maliens sont aujourd’hui fort différents de ce que, hélas, ils deviendront dans un proche avenir. Leur paisible existence n’est pas le fait de la pauvreté du pays qui les épargnerait du vampirisme de l’ancien colonisateur. Un ancien colonisateur qui, pour poursuivre le pillage de ses anciennes colonies, a toujours utilisé le principe de « diviser pour mieux régner ». Le Mali n’est pas en effet ce pays que l’on présente comme dépourvu des matières premières censées susciter la convoitise des requins occidentaux. Ce n’est pas rien que d’être, comme le Mali, le troisième producteur d’or d’Afrique derrière l’Afrique du sud et le Ghana. Son bétail, son coton, son fer, voire son arachide sont autant de produits d’exportation à forte demande mondiale.

    Avec le pétrole, les Maliens recevront bientôt un devenir formel et temporel. Tout ce qui en eux de spirituel actuellement se muera en chair, matière, instrumentalité et réceptivité… exactement comme au Congo Brazzaville ! Larmes et sang couleront bientôt dans la miséricorde d’une France, elle aussi en larmes de crocodile, qui se dira totalement effondrée par la pitié pour ce peuple africain dont elle n’aurait toujours voulu que du bien mais qui aurait préféré vivre dans des souffrances volontaires. Cette pauvre France qui sera encore obligée d’intervenir au Mali comme elle l’a fait en Côte d’Ivoire et en Libye où le peuple savoure désormais le fruit de la démocratie comme jamais il n’en était aussi savoureux dans aucune autre grande démocratie du monde.

    Comme en Côte d’Ivoire ou en Libye, le principe de « diviser pour mieux régner » est parfaitement sous orbite au Mali. Objectif : commencer par diviser le Mali en zones nord et sud avec, au milieu des deux zones, des armées étrangères d’interposition (genre Licorne, Casques blancs, Casques bleus…) qui, au nom de la réunification du pays, les occuperont progressivement pour s’y implanter quasi-définitivement, le temps que la France installe durablement ses larbins et s’assure de la mainmise de l’or noir annoncé afin de procéder au pillage avec autant de cruauté que d’avidité. Ficelle de la scission tirée dans la clandestinité depuis Paris et bien d’autres capitales occidentales, les rebelles se sont déjà constitués dans le nord du Mali en un mouvement tribal appelé Azawad. Équipés par les maîtres occidentaux d’une quantité impressionnante d’armes, de munitions et autres matériels de guerre en provenance d’Europe et de la Libye, ils ont lancé les attaques contre les garnisons militaires de la région et occupe actuellement toute la partie nord du pays. Pour affiner la stratégie de la déstabilisation du Mali, le Quai d’Orsay peut sans gêne recevoir à visage ouvert les membres voilés de cette rébellion d’autant que toute forme d’aide qui leur est due ne peut que relever du bon sens, le prétexte étant tout trouvé : le combat contre Al-Qaïda au Maghreb islamique.

    La troisième raison de la déstabilisation du Mali par la France, enfin, relève de la mesquinerie d’un homme : Nicolas Sarkozy. De Dominique de Villepin à Mouammar Kadhafi en passant par Laurent Gbagbo, chacun d’eux (du moins pour les survivants) a souvenir que Sarko n’oublie ni ne rate quiconque l’aurait éclaboussé sur le chemin de ses abus du pouvoir au point de réduire en affaire personnelle toute affaire d’État qui oserait contrarier sa vision des choses. Mieux que tout citoyen malien, Nicolas Sarkozy savait parfaitement qu’Amadou Toumani Touré était à un mois de sa retraite politique et ne se présenterait plus à l’élection présidentielle annoncée pour fin avril 2012. Malgré tout, lui laisser partir sans l’humilier passerait Sarko pour vaincu ; d’où le putsch qui n’aura eu ni sens ni fondement. En incitant une partie de l’armée malienne à destituer un président en fin de mandat, Sarko a voulu tout simplement se faire plaisir, montrer qu’il reste le chef et pousser ses obligés (CEDEAO, larbins des palais, etc.) à s’occuper, à se rendre indispensables et à finir par décliner leur impuissance pour les obliger de faire appel à l’éternel sauveur, la France.

    Parvenue à ses fins, la France dirait qu’elle n’aurait rien fait en soi qui ne fût un ordre venu des Africains eux-mêmes ou de l’ONU. Vis-à-vis de Nicolas Sarkozy, ATT aura ainsi payé un temps ses doutes dans la manière d’instaurer la démocratie en Côte d’Ivoire et son opposition à l’assassinat de Kadhafi par Nicolas Sarkozy, au nom de la démocratie alors qu’en réalité, les raisons de la haine sont strictement personnelles. ATT humilié, le putsch n’a plus de raison d’être ; les abrutis à l’ordre et au service du maître n’ont plus qu’à rétablir les institutions déclarées caduques il y a seulement quelques semaines et rentrer dans les casernes pour attendre, disciplinés, que l’armée véritable débarque de Paris pour venir tracer les limites de la division du Mali.

    En entendant que les larbins d’Abidjan et de Ouagadougou, courroie de transmission via la CEDEAO, transmettent l’ordre venu de l’Élysée pour annexer le Mali au concert des nations non plus de la démocratie initiée par ATT mais de celle de la Françafrique, si chère aux valeurs de la République française. Et ce, pour de longs siècles encore, tant que la « mère patrie » trouvera sur le sol africain des répondants qui sont toujours prêts à passer pour de braves soldats… en fait de piètres serviteurs.

    Calixte BANIAFOUNA

  3. Grand G

    Moi je pense qu’il vaut mieux de s’occupé vite dun nord.
    C’est le moment ou jamais.Nos parent vive dans la misère.
    UNISSONS NOUS.VIVE LE MALI VIVE LA REPUBLIQUE

  4. Issa

    Le MNLA n’existe que dans les médias occidentaux. Et ce qui est sûr c’est qu’ils doivent prier pour que leur « dieu » Sarko passe, sinon, c’est cuit pour eux!
    Et, gare à ceux qui disent « nous sommes des frères ». Les gens du MNLA ne sont que des apatrides qui ont tué, violé, volé, terrorisé des maliens. Alors, le moment venu, seule une solution radicale et définitive s’impose à ces gens du MNLA.
    Et par rapport à l’article, je me demande si les oulémas du nord sont tombés sur la tête, sinon, je suis sûr, ils n’accepterons jamais de prononcer une fatwa ou quoi que ce soit du genre contre Ançar Dine. La raison est toute simple: Ançar Dine a fait cesser les pillages perpétrés par le MNLA, Ançar Dine essaie de donner des soins médicaux à la population dans les hôpitaux saccagés par le MNLA, Ançar Dine fait flotter le drapeau du Mali (vert jaune rouge) au nord du Mali là où le MNLA prône la division, et finalement Ançar Dine est un groupe de musulmans (peu importe leur tendance) là où le MNLA est composé de débauchés sans loi ni foi!

  5. ousmane

    Tu raconte des k.onneries Malika Groga-Bada il n’y a jamais eu de différence entre le MNLA et ANçar-dine-AQMI de tels titre donne du crédit au MNLA qui n’est qu’un tigre en carton pour ton information je te dit que la rencontre ce tiendra sous l’égide d’ANçar-dine!!!!

  6. ansardine est là pour vendre de la drogue et n ont pour defendre l islam je deteste ses personnes lâ qu ils leurs affaire de drogue qu ils contunie a violer les femmes as piller les boutiques et as prendre les blancs en otage le dieu va vous recompense avec le tranblement de terre c est a dire le dieu va vous halakie là bà si vous vouler bien sacher que le dieu n est pas le partennaire d un malfaiteur mercie *samake issa un malien resident au pays de terre d acceiulle le congo des gr@nds hommes

  7. traoré

    Qu’ils se tuent entre eux c’est leurs problèmes. Bientot les Maliens liberont les regions du Nord.

  8. Malien

    Il faut arrêter de vouloir nous distraire en faisant le jeu du soit-disant MNLA. Pour nous maliens, il n’y a aucune différence entre MNLA, Ançar-Dine, Mujao ou Aqmi. Il ne pourrait y avoir un point commun entre ces bandits et le pouvoir de Bamako.

  9. kana

    Lancer une FATWA contre Ansardine! Le ridicule ne tue pas ces B.O.U.G.N.O.U.L.E.S du MNLA! Je vous conseille de revenir sur votre déclaration d’indépendance de l’Azaouad; ensuite demander pardon au PEUPLE MALIEN et mettez-vous aux ordre de l’Armée Malienne ou ce qui en reste; peut-être nous allons voir ceux parmi vous qui doivent échapper à la prison et à la mort par pendaison! Et faites vite, sinon une FATWA (acte religieux) peut être lancée contre vous plutôt par Ansardine et CO. Et vous risquez de vous retrouver désarmés parmi les populations réfugiées au Burkina et en Mauritanie. A bon entendeur, Salut!

  10. Fatima09

    cest maintenant ou jamais que notre l armee qui na fait que Parle jusqu ici commence vraiment a prendre les chose en main la MNLA prend le dessus en declarant fatwa contre le jihadistes une facon pour eux d attire l attention des pays occidentaux il faut savoir que ces paS NE MENACENT QUE AQMI PAS LA MNLA ils ont juste besoin de preuves que ces traitres de tuaregs prouve qu ils sont contre aqmi pour les aider a gagne leur independance. la france les aides et autres pays membre de Nato cest guerre sera long et penible et jespere pour nous tous que l armee est entrain de se reconstituer au lieur de laisse le temps filer en faveur de l ennemie. si jamais on ne reagit pas ces deux prochains mois je crois que la cause serait perdu et a jamais car nos pays voisins ne sont pas tres claire non plus. si nos militaires pensent que ces rebels sont la pour Partis et bien detromper avant il ne soit trop pour nous tous. si MNLA DEGAGE AQMI avant nous les occidentaux aideront MNLA contre nous. Bon Dieu, cest le result de la corruption et du manque de patriotism dans notre pays nous voila au port de notre propre enfer.


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