Mali: des jihadistes « afghans et pakistanais » dans le nord du pays, selon le président nigérien

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PARIS  - Le président nigérien Mahamadou Issoufou a affirmé jeudi que des jihadistes « afghans et pakistanais » étaient présents dans le Nord du Mali et officiaient comme « formateurs » dans des camps d’entraînement, dans un entretien à la chaîne France 24.

Le président du Soudan Omar el-Beshir (G) et le président du Niger Mahamadou Issoufou, le 12 avril 2012 à Khartoum © AFP

« On a des informations sur la présence d’Afghans et de Pakistanais dans le Nord du Mali, (…) de jihadistes venus de pays non africains. Ils serviraient de formateurs. Ce sont eux qui entraînent ceux qui sont recrutés dans les différents pays d’Afrique de l’Ouest », a-t-il dit, ajoutant avoir des « informations précises sur des camps d’entraînement (des islamistes nigérians) de Boko Haram à Gao (nord) ».

« Au Nord-Mali, les forces dominantes sont les jihadistes et les narcotrafiquants. Tout cela est coordonné: cela va du Sahara jusqu’en Somalie », a affirmé le président du Niger voisin.

« Je crois que toutes ces organisations coopèrent entre elles, que ce soit les shebab en Somalie, Boko Haram au Nigeria, Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique) en Algérie et au Sahel en général, jusqu’en Afghanistan », a-t-il poursuivi.

« Notre préoccupation, c’est que le Sahel ne se transforme pas en un nouvel Afghanistan », a martelé Mahamadou Issoufou, affirmant que le Niger avait jusqu’à présent « su protéger son territoire » mais qu’il redoutait toujours des tentatives d’intallation de groupes islamistes armés.

Après le coup d’Etat militaire du 22 mars contre le pouvoir du président Amadou Toumani Touré, le Mali s’est retrouvé coupé en deux. Tout le Nord du pays, un territoire vaste comme la France et la Belgique réunies, est sous le contrôle de groupes armés islamistes et de touareg.

« Ces groupes armés du Nord continuent à s’approvisionner en armes dans le Sud-Ouest de la Libye », a affirmé M. Issoufou, qui estime que cette zone du Sud libyen « constitue une base d’appui pour les factions armées présentes sur le territoire malien ».

Interrogé sur les solutions possibles pour régler la crise, le président nigérien a rappelé que des « négociations » étaient en cours. « On n’exclut pas qu’il y ait une intervention armée », a-t-il dit, tout en précisant: « Je considère que le recours à la force doit être le dernier recours ».

Et en cas d’intervention militaire, il a plaidé pour « une résolution des Nations unies autorisant l’usage de la force ».

Une réunion de responsables de l’ONU, de l’Union africaine (UA) et de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) s’est ouverte jeudi à Abidjan pour évoquer une possible intervention militaire au Mali. Fin mai, le président en exercice de l’UA, le Béninois Thomas Boni Yayi s’était dit favorable à une saisine du Conseil de sécurité de l’ONU en vue de la création d’une force africaine d’intervention.

 

AFP / 19:57 – 07/06/12

SOURCE:  du   7 juin 2012.    

33 Réactions à Mali: des jihadistes « afghans et pakistanais » dans le nord du pays, selon le président nigérien

  1. Les gens pensent que le problème malien reste au Mali mais les frontière sont virtuelle surtout l’Afrique s’inquiète pour son plas du jour que de surveillés ses frontières donc le nord du Mali sera bientôt le siège des islasmesoue prépare tout les attenta et enlèvement !

  2. Lastuss

    C’est quand même marrant de constater que la collaboration entre djihadistes afghans, pakistanais, nigérians, soudanais, tchadiens, algériens, maliens… est très fluide, pendant que la collaboration entre popliticiens de ces mêmes pays piétine. Les djihadistes doivent étendre leur formation à nos politiciens……….

    • Lastuss

      Le président nigérien dit qu’il a su jusque là préserver son territoire……Qu’il se détrompe, les djihadistes se forment au Mali et étendent leurs actions ailleurs. Ils peuvent bien faire des enlevements ou des attentats au Niger et se replier au Mali, alors qu’aucun président de la sous-région ne pense que son pays est à l’abris tant que cette crise n’a pas été endiguée.

  3. Abdoul (Qui est le fou gueri?)

    Bonne meditation sur cet article

    Affairisme dans la crise malienne : Comment la Cia a fait plier Ouattara / La vérité sur le limogeage de Bictogo / Tout sur les Frci arrêtés au Mali
    Source : Le Temps : Dernière Mise à jour : 07/06/2012 (Auteur : )
    Lu : 2683 fois

    Si l’un des réseaux mafieux organisés par le pouvoir a un genou à terre, l’autre cherche tant bien que mal à garder ses repères dans la sphère politique ivoirienne. Le réseau ouattaraiste qui a le genou à terre, est celui d’Adama Bictogo. Tout son malheur est parti de la crise malienne. Lors des négociations dans la crise malienne, Adama Bictogo fait un très bon rapprochement entre lui et la junte du capitaine Sanogo. C’est ainsi que l’homme fort de Bamako lui signifie son souci financier pour s’approvisionner en armements, en vue de faire face à la rébellion. Adama Bictogo lui propose un réseau moyennant diamants et métaux. Sanogo accepte de faire ce deal en clando, avec Bictogo qui arrive même à liquider quelques quantités de pierres. Sanogo s’active alors à s’armer. C’est en ce moment que la pression internationale s’intensifie sur la junte. Entre temps, la Cia suit de près ce deal entre Bictogo et la junte. Cette «Agence» déjà très déçue du pouvoir ivoirien, avec la vente du «diamant de sang ivoirien», fait un rapport accablant sur ce régime. Abidjan est alors dans leur viseur. La Cia saisit donc le Nigéria. C’est la vraie raison du voyage inattendu de Goodluck à Abidjan après la chute de Sarkozy. Chemin faisant, la communauté internationale fait plier la junte par des pressions diverses. Ouattara voulant profiter de la situation, engage une action militaire avec les Frci. Au cours de l’offensive au Mali, un chef de guerre et pas des moindres, et plus d’une centaine d’éléments sont pris sur le théâtre des opérations. Ouattara négocie assidument la libération de cet homme qui est l’un de ses proches les plus directs. Beaucoup de moyens sont donnés à Adama Bictogo, pour les faire libérer. Le capitaine Sanogo profite de son avantage et exige au pouvoir ivoirien plusieurs choses. Abidjan mouillée jusqu’au coup, dans cette affaire cède, pour obtenir la libération de ses hommes en oubliant définitivement l’option militaire. Comme acte bonne foi, le pouvoir exige du capitaine Sanogo la libération du chef de guerre. Les autres devraient être libérés après la signature des derniers accords. Après la signature des accords dans lesquels le capitaine Sanogo obtient gain de cause, ce dernier refuse de libérer les autres prisonniers qu’il détient encore comme preuves. Abidjan qui ne comprenant plus rien, s’informe pour cerner la motivation de la junte à ne plus tenir parole. C’est là que le régime découvre qu’Adama Bictogo n’a pas donné tous les moyens qui ont été dégagés pour le capitaine Sanogo. Dès lors, la présidence ivoirienne se saisit de cette situation et fait un semblant de limogeage avec un faux alibi. Qui à la réalité, n’est qu’une action de charme pour contenter les Usa et la communauté internationale. C’est en ce moment que le réseau Hamed Bakayoko se positionne, en activant ses relations dans la presse et accable son rival. La réaction d’Adama Bictogo ne s’est pas fait attendre. Il donne des éléments précis sur des virements que feraient Hamed Bakayoko verse sur un compte offshore, en Europe depuis huit mois. Et Adama Bictogoa a juré d’avoir la tête de Hamed Bakayoko.

    Une correspondance particulière
    de K.S

  4. Le plus grave au Mali c’est les hommes politique au lieu de cherchées tous ensemble à sauve le Mali ils parlent d’élection pour qu’il ya élection il faut deçà un pays on peut pas parle d’un chef de village sans village tout ses gens sont assoiffé de pouvoir être à koulouba .Mais nous alons raconte quoi a nos enfant et arrière enfants que nous sommes que des haut parleur des lâches qu’on nous as pris la moitié du Mali en 3 jours et on n’est d’accord c’est grave.

  5. Edouardo

    Merci Mr Zié surtout votre relief sur la mondialisation !Dommage pour l’Afrique !

  6. Pourquoi les médias ne dissent rien alors que nuit et jour on parle de l’Irak la syrie au nord du Mali aussi les femmes les enfants sont violés .


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