
Capture d'écran d'une vidéo AFP montrant un militant islamiste d'Ansar Dine le 1er juillet 2012 à Tombouctou, au Mali © AFP
BAMAKO – Les islamistes qui contrôlent Tombouctou dans le nord du Mali depuis trois mois, ont poursuivi lundi la destruction de biens religieux en brisant la porte sacrée d’une mosquée du XVème siècle, après avoir démoli pendant le week-end sept des seize mausolées de saints musulmans de la ville.
« Les islamistes viennent de détruire l’entrée de la mosquée Sidi Yayia (bien Yayia) de Tombouctou », située dans le sud de la ville, « ils ont arraché la porte sacrée qu’on ouvrait jamais », a affirmé un de ces témoins, information confirmée par d’autres habitants de Tombouctou.
L’un d’eux, ancien guide touristique de la ville a déclaré: « Ils sont venus avec des pioches, ils ont commencé par crier +Allah+ et ils ont cassé la porte. C’est très grave. Parmi les civils qui regardaient ça, certains ont pleuré ».
Un membre de la famille d’un imam qui a affirmé avoir discuté avec les islamistes du groupe armé Ansar Dine (Défenseurs de l’islam) qui imposent leur loi dans la ville depuis le 1er avril, a dit qu’ils avaient agi ainsi car « certains disaient que le jour où on ouvrirait cette porte, ce serait la fin du monde et ils ont voulu montrer que ce n’est pas la fin du monde ».
La porte en bois située côté sud de la mosquée de Sidi Yayia est fermée depuis des décennies, car selon des croyances locales, son ouverture éventuelle porterait malheur. Cette porte conduit vers un tombeau de saints et si les islamistes l’avaient su, « ils auraient tout cassé », selon un autre témoin.
Après les mausolées de saints, Ansar Dine avait menacé ce week-end de s’en prendre aux mosquées de la ville, affirmant agir « au nom de Dieu » et en représailles à la décision de l’Unesco, le 28 juin, d’inscrire Tombouctou sur la liste du patrimoine mondial en péril.
La mosquée Sidi Yahia fait partie des trois grandes mosquées de Tombouctou avec celles de Djingareyber et Sankoré, joyaux architecturaux témoignant de l’apogée de la ville.
- « C’est de l’intolérance » -
Elles figurent toutes les trois sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Des saints sont enterrés dans les mosquées de Djingareyber et Sidi Yahia, selon un expert malien.
L’Association des leaders religieux du Mali a condamné « le crime de Tombouctou ». « Même le prophète (Mahomet) lui-même allait visiter les tombes et les mausolées. C’est de l’intolérance », a estimé l’association dans un communiqué publié dimanche soir.
L’Unesco a estimé que la présence des islamistes mettait en danger Tombouctou ville mythique, surnommée « la cité des 333 saints », en référence aux personnages vénérés de son passé qui y gisent.
Fatou Bensouda, procureur de la Cour pénale internationale (CPI), a déclaré dimanche à Dakar que la destruction de biens religieux à Tombouctou pouvait être considérée comme « crime de guerre » passible de poursuite.
« Mon message à ceux qui sont impliqués dans cet acte criminel est clair: arrêtez la destruction de biens religieux maintenant. C’est un crime de guerre pour lequel mes services sont pleinement autorisés à enquêter », a-t-elle dit.
Le gouvernement malien a également dénoncé pendant le week-end « la furie destructrice assimilable à des crimes de guerre » d’Ansar Dine, groupe allié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), menaçant les auteurs de ces actes de poursuites au Mali et à l’étranger.
La démolition de bâtiments religieux à Tombouctou par les islamistes rappelle le sort d’autres ouvrages du patrimoine mondial, dont les Bouddhas de Bamyan, dans le centre de l’Afghanistan, détruits en mars 2001 par les talibans et leurs alliés d’Al-Qaïda.
Les islamistes d’Ansar Dine, mais également du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), alliés d’Aqmi, ont profité d’un coup d’Etat militaire, le 22 mars à Bamako, pour accélérer leur progression dans tout le nord du Mali qu’ils contrôlent désormais au détriment de la rébellion touareg. Leur objectif est d’imposer la charia (loi islamique) dans tout le Mali.
AFP/ 12:42 – 02/07/12
sanogo bien de detruit au malien
Qu’ils justifient leur salaires nos militaires ; nous ne pouvons pas accepter que des militaires qui fuient le combat puissent venir prendre notre argents cadeau et pavaner dans les rues de Bamako laissant nos parents du Nord dans la souffrance. Quelle est la sanction prévue dans les textes militaires contre un délit de fuite ou d’abandon de poste en période de guerre d’un militaire ? Es ce que dans les textes militaires, il ya les termes replis tactique ou replis stratégique ? Pourquoi on n’applique pas la loi militaire à ces feuillards ? Nous voulons être remboursés, nous exigeons des justificatifs de salaire.
LAISSONS CES INHUMAIN,ILS VONT VOIR INCHALAW
Voilà enfin de compte que le MNLA aurait pris connaissance de la faute qu’ils ont commis et dieu ne dort pas .Ils sont maliens comme nous et ils valent pas mieux comme nous les autres. Voyez vous aujourd’hui ce sont les Algériens et d’autres nationalités de terroristes qui viennent de pénétrer notre territoire pour former un réseau mondial à cause de vous, et aujourd’hui même ceux qui sont maliens faisant partir des islamistes se voient ridiculisés aujourd’hui par ces étrangers bandits arabes qui ne font que gâter le nom de la religion musulmane. Certaines personnes trouvent que l’islam est une religion fondée sur la terreur et voilà que vous nous édifiez devant ces gens là. AW ba Biè Faralen nous allons vous trouvez au nord Ba biè denw .Si vous croyez que nous avons peur de vous, vous vous trompez , des bâtards qui se cachent derrière la religion salir le nom de tous les croyants musulmans . Votre récompense vous l’aurez .Bne journée
Les maliens nous étonnent vraiment. On vient occuper une partie de votre territoire, vous ne faites rien que bavarder et vous chamailler entre vous à Bamako. Il faut réagir. Moi si je suis un militaire malien, j’aurai honte de porter la tenue. Les maliens doivent bouger et ne pas attendre la communauté internationale décider de leur sort.
je suis malien ,mon frere tu as raison
Les maliens nous étonnent vraiment. On vient occuper une partie de votre territoire, vous ne faites rien que bavarder et vous chamailler entre vous à Bamako. Il faut réagir. Moi si je suis un militaire malien, j’aurai honte de porter la tenue. Les maliens doivent bouger et ne pas attendre la communauté internationale décider de leur sort. Et puis les gens perdent leur temps
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