
Des soldats maliens lors d’un défilé pour la fête nationale, le 22 septembre 2012 © AFP
L’opération militaire envisagée contre les islamistes armés dans le nord du Mali est vouée à l’échec, faute de moyens et parce qu’elle devra affronter un ennemi insaisissable, estiment des experts.
Face à des groupes bien adaptés au terrain, qui auront eu le temps de se préparer et ne fourniront pas de cibles, les forces d’intervention pourraient donner un grand coup de poing dans le vide et le conflit risque de s’enliser, préviennent-ils.
« Il est probable qu’ils refuseront le combat frontal, pour lequel ils n’auraient aucune chance. Si la force qui leur est opposée est crédible, ils vont certainement quitter les villes et tenter de gagner leurs sanctuaires dans les massifs montagneux proches de la frontière algérienne, comme l’Adrar des Iforas, et là ce sera une autre paire de manches de les déloger », confie à l’AFP un officier supérieur français au fait du dossier qui, tenu au secret défense, demande à ne pas être identifié.
L’ancien chef d’un service de renseignements, qui demande lui aussi à rester anonyme, ajoute: « Les perspectives ne sont pas brillantes, nous allons dans le mur dans cette affaire. On est coincés, et ils le savent bien en face: on ne peut pas ne rien faire et d’un autre côté, si on fait quelque chose ce sera totalement insuffisant. C’est parti pour durer très longtemps ».
Le déploiement d’une force de 3.300 hommes, sous l’égide de l’Union africaine (UA) et la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), est en cours de préparation, sans intervention directe de forces occidentales. Selon l’envoyé spécial de l’ONU au Sahel Romano Prodi elle ne pourrait être opérationnelle avant septembre 2013.
L’Afghanistan pour référence
« Si on voulait véritablement éradiquer le problème il faudrait employer des forces africaines et occidentales, verrouiller les frontières – vous vous rendez compte du travail – et ratisser le terrain », ajoute l’ancien chef d’un service de renseignements. « Ce n’est pas 3.000 hommes qu’il faudrait, mais cent fois plus, et pendant longtemps. Nous sommes loin du compte. Prenez pour référence l’Afghanistan et vous comprendrez ».
« Nous allons donner un grand coup de poing dans le vide: l’adversaire ne sera pas où nous l’attendons », ajoute-t-il. « Ils vont se tirer, se réfugier dans les montagnes et attaqueront plus tard, au moment où on ne l’attend pas, par petits groupes qui frappent et se retirent aussitôt. C’est le b-a-ba de la guérilla ».
Face à une force constituée, les combattants du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), d’Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et d’Ansar Dine (Défenseurs de l’islam en arabe) vont certainement quitter les grandes villes qu’ils occupent et c’est à ce moment qu’ils pourraient être vulnérables. Mais il faudrait pour cela l’engagement de forces aériennes qui font pour l’instant défaut.
« Nous avons commencé, grâce aux écoutes téléphoniques, aux observations satellites et aériennes, à repérer et cartographier leurs itinéraires de repli possibles pour quitter de grands centres comme Tombouctou, Gao et Kidal », confie le même officier supérieur.
« Le problème est que, du moins pour l’instant, les moyens aériens pour attaquer ces colonnes de pick-up n’existent pas. L’armée française n’en dispose pas dans la région et les drones armés américains les plus proches sont à Djibouti, c’est à dire hors de portée. Il faudrait qu’ils en rapprochent de ce théâtre d’opérations, ce qui est toujours possible mais pas à l’ordre du jour pour l’instant », ajoute-t-il.
L’autre écueil à surmonter est la formation, l’entraînement et l’armement des troupes d’intervention. Intervenant récemment à Washington devant un centre de réflexion, le général Cart Ham, chef du commandement unifié de l’US Army pour l’Afrique (Africom) a reconnu que « la force de la Cédéao a largement été équipée et entraînée pour des missions de maintien de la paix, pas pour le type de mission qui pourrait être nécessaire dans le nord du Mali ».
Je ne comprends pas ces soit disant experts. 3 300 Soldats + les soldats maliens ne pourront pas chasser ces bandits et vos pays ont toujours accusé ATT de n’avoir pas chasser ces bandits du nord MALI avec la complicité de l’Algérie. ATT avait quoi comme hommes et armes pour déloger ces bandits que toute la communauté internationale ne peut chasser aujourd’hui. C’est aujourd’hui que vous avez su qu’il est impossible de combattre ces gens??? Quelle hypocrisie!!!Déjà que ces étrangers quittent nos villes et villages s’ils veulent qu’ils passent le reste de leur vie dans les grottes.
Bla Bla Bla!!!!! tout ca pour faire peur. les tenants de la ligne Algérienne. Le Mali se battra avec ou sans la communauté internationale
QUELS CRITÈRES ET CONTRAINTES POUR REMPORTER LA GUERRE AU MALI DANS L’UNITÉ ?
Bonjour,
La nouvelle résolution 2085 de l’ONU comprend deux volets, réconciliation politique et militaire, qui doivent être menés parallèlement.
Le volet RÉCONCILIATION POLITIQUE doit:
(1) via le dialogue politique, rétablir l’ordre constitutionnel à travers les élections présidentielles et législatives avant avril 2013,
(2) engager des négociations entre les autorités de transition du Mali et les groupes présents au Nord Mali et n’acceptant pas le terrorisme, essentiellement les groupes Touaregs, comme le spécifie la résolution.
Le volet MILITAIRE avec deux étapes:
- parallèlement à la réconciliation politique, la préparation de l’armée Malienne et des troupes de la force internationale pour être prêtes à reconquérir le Nord Mali,
- déploiement de la force internationale MISMA (Mission Internationale de Soutien au MAli) après accord du conseil de sécurité de l’ONU s’il juge l’état de préparation suffisant à partir de certains critères (entraînement suffisant, efficacité du commandement, équipement et adaptation au terrain).
Compte-tenu du temps nécessaire à la préparation de cette force mondiale et pour des raisons climatiques, des responsables de l’ONU et des diplomates estiment que le déploiement de cette force MISMA ne peut démarrer avant l’automne 2013.
DONC, CETTE RÉSOLUTION 2085, DE L’ONU, DONNE, IMPLICITEMENT, LA PRIORITÉ AUX ÉLECTIONS AVANT LA LIBÉRATION DU NORD MALI.
C’est dommage, une partie de la population Malienne sera dans l’impossibilité de participer à ces élections.
POUR QUE LES ÉLECTIONS AIENT LIEU APRÈS LA LIBÉRATION DU NORD MALI, IL SERA IMPÉRATIF DE LE LIBÉRER AVANT AVRIL 2013.
Est-ce possible ?
DIFFICILE, compte-tenu de la complexité de la situation et de l’état de préparation de l’armée du Mali ET celui de la force internationale de soutien, sauf si les forces de défense et de sécurité du Mali et les Maliens s’engagent SEULS, le plus rapidement possible, pour cette libération. Dans ce cas, les conditions sont-elles réunies pour que la libération du Nord Mali, dans l’unité, soit effective ?
Compte-tenu de la complexité de la situation (guerre exigeant de la précision car pouvant se dérouler en ville avec la population mélangée avec les terroristes des fois sans qu’elle le sache, extensions et renforts régionaux et internationaux possibles), IL EST PRUDENT, COMME L’EXIGE LES CRITÈRES POSÉS PAR L’ONU, que l’état de préparation des forces de défense et de sécurité du Mali et de la force internationale de soutien soit vraiment satisfaisant avant d’envisager la guerre contre les terroristes.
L’exigence d’une guerre précise, ciblée et de courte durée milite, comme je l’ai proposé dans ma solution de sortie durable de la crise du Mali, pour une guerre informationnelle d’intelligence collective ou guerre stratégique de renseignements sur les terroristes.
UNE TELLE GUERRE EXIGE L’ENGAGEMENT DE TOUS LES MALIENS EN FRONT UNI ET CELUI DES PARTENAIRES RÉGIONAUX ET INTERNATIONAUX.
ELLE EXIGE AUSSI UNE DURÉE CONSÉQUENTE POUR DES INFORMATIONS (CORRÉLÉES et SÉCURISÉES) FIABLES SUR LES TERRORISTES.
Ce qui constitue d’autres contraintes indispensables dont l’ONU n’a pas parlé.
Finalement, pour gagner la guerre contre les terroristes et assurer la réconciliation nationale, dans l’unité, les Maliens doivent les préparer avec précaution.
Bien cordialement
Dr ANASSER AG RHISSA
Expert TIC et Gouvernance
E-mail: Webanassane@yahoo.com
Bon à dire vrai vous parlez de kelke chose assez compliké Blanche neige, Kadi et Broulaye. Le problème du nord Mali n’a sa solution ke par une sinergie d’actions Peuple malien, de l’armée malienne, de la communauté internationale toute entière. Vous savez, nous au nord nous avons de tout le tps dénoncé les agissements partiels de l’Etat sans être entendus. peu à s’en est fallu qu’on ne nous traite de racistes, de sectaristes et ke sais-je encore.Nos cohabitants de couleur « blanche » ont bénéficié de tous les avantages humainement accessibles.(Kestion à 1f.cfa: Ki le député de carrière au Mali?
Réponse: l’Honorable Assarid Ag IMBAKAWANE. Combien de mandats? Je n’en sais rien en tout cas député UDPM il fut, Député ADEMA il est aujourd’hui et Vice-Président de l’AN). Au nom du respect du droit des « minorité » tout leur est accordé et pour quel resultat. Encore une foi nous avons la solutaion à portée de main. Au delà d’une hypotétique intervention militaire, acceptons l’engament de forces d’autodéfenses ki ont elles ajussi leurs techniques de combat ki ne peuvent être dévoilées sur le net… « secret défense »