Idriss Deby: Si la France le demande, nous aiderons le Mali

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Paris Match. Au moment où vous voulez développer votre pays en construisant des routes et en envisageant la création d’un chemin de fer international qui désenclaverait le Tchad, l’occupation des deux tiers du Mali par Al-Qaïda ne risque-t-elle pas de compromettre vos projets en déstabilisant le Sahel ?


Idriss Déby. La situation de la ­région est évidemment préoccupante, car le Tchad est situé sur cette ligne sahélienne à mi-chemin entre le monde africain et le monde arabe. Nous avons des frontières avec la Libye et le Soudan, deux pays auxquels nous ­souhaitons de trouver la stabilité, avec la République centrafricaine, qui vit une situation extrêmement grave, et avec le Nigeria, qui subit les attaques du groupe Boko Haram, représentant d’un mouvement inquiétant.

Ce groupe fondamentaliste, qui s’attaque aux églises et aux chrétiens, est soupçonné d’avoir enlevé un ingénieur français au nord du Nigeria, sa zone de prédilection, à la frontière du Tchad. [Le rapt a finalement été revendiqué dimanche par un autre groupe, Ansaru.]
Oui, c’est près de chez nous et du Niger, avec qui, jusqu’ici, Dieu merci, nous n’avons pas connu d’incident sur le plan sécuritaire. La communauté ­internationale traîne trop au moment où les terroristes se renforcent au Mali. Cela va être plus difficile pour ­résoudre le problème si nous les laissons s’installer davantage, parce que le temps joue contre nous. Ils disposent dans le Sahel d’un grand réservoir humain pour recruter des jeunes désœuvrés qui seront tentés par cette aventure terroriste au nord du Mali, où l’on rencontre deux difficultés : les groupes d’Al-Qaïda et le Mouvement national pour la libération de l’Azawad [MNLA], dont la question devrait être réglée par les autorités maliennes grâce à un dialogue honnête et sincère, de manière que les Touaregs ­intègrent la communauté nationale.

Afin que le MNLA se dissocie des mouvements d’Al-Qaïda et renonce à la lutte armée, comme il vient de l’annoncer à Alger…
Oui. Mais, au sujet des groupes d’Al-Qaïda, je ne vois pas comment on peut négocier avec des organisations de ce type. L’intervention militaire, en ce qui les concerne, m’apparaît incontournable. Je ne connais pas d’autre solution. C’est le moyen pour permettre au Mali de recouvrer sa souveraineté nationale. La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest [Cedeao], les Nations unies et l’Union africaine, appuyée par la France, vont dans ce sens-là. Cela va déboucher sur une décision porteuse d’espoir pour les Maliens du Nord, qui subissent la loi du terrorisme. Ce sera une bonne chose, car ce terrorisme peut être exporté hors du pays. C’est pourquoi nous sommes très vigilants. Nous multiplions les ressources pour éviter au Tchad de se retrouver encore dans une aventure guerrière.

Malgré vos précautions, Al-Qaïda ne risque-t-elle pas de pénétrer au Tchad ?
Ce n’est que depuis 2009 que, pour la première fois depuis l’indé­pendance, le Tchad est en paix et bénéficie d’une sécurité totale sur les 1 284 000 kilo­mètres carrés de son territoire. Nous espérons que tout ce qui se passe autour de nous ne va pas empêcher les projets de développement que j’ai lancés et auxquels je crois, car ces programmes correspondent aux ­besoins du peuple tchadien, c’est-à-dire l’accès à l’éducation, à la santé, à l’eau potable, et une sécurité définitive sur le plan alimentaire. Le chantier est vaste. Nous essayons de le mettre en œuvre. Aussi, je ne veux pas que mon programme soit perturbé par des attaques venues de l’extérieur.

« Si la France le demande, nous aiderons le Mali »

Si les instances internationales vous demandent de participer au déploiement d’une force africaine au nord du Mali, soutenue par la France et les Etats-Unis, accepterez-vous de vous engager sur le plan militaire ?
Notre solidarité avec le peuple malien s’appuie sur des principes comme l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation. Le désordre au Mali va engendrer un autre dans toute la sous-région. C’est inévitable. Aussi, si la communauté internationale décide d’envoyer des forces africaines pour ­rétablir la stabilité au Mali, le Tchad apportera sa contribution. Mais il faut d’abord que les Maliens eux-mêmes, et leurs dirigeants, en fassent une priorité essentielle. Ils doivent se réveiller et ­organiser leur armée. Aucune force africaine ou autre, ne peut intervenir au Mali sans l’armée malienne. C’est très important. C’est pour cela que les amis de l’Afrique doivent aider le Mali à reconstruire son armée, qui n’a pas disparu mais qui a été défaite dans le nord du pays.

Les Etats-Unis doutent que les pays de la Cedeao aient la capacité de reconquérir le Nord. Pour Washington, seuls la Mauritanie, qui pour le moment refuse d’y participer à cette entreprise, et le Tchad sont capables de mener ce type d’opération. Paris se tourne aussi vers vous. Que vous a dit François Hollande à ce propos quand vous l’avez rencontré à l’Elysée, début décembre ?
Nous avons évoqué toutes les questions avec lui. En particulier celle du Mali. C’est vrai, il m’a dit qu’il comptait sur nous pour trouver une solution à la crise. En ce qui concerne l’armée tchadienne, nous avons pu mettre sur pied des unités qui regroupent toutes les régions du Tchad. Je nourrissais depuis longtemps ce projet, que j’ai pu mettre à exécution fin 2011. J’ai dû aller moi-même sur le terrain pendant deux mois pour réorganiser et restructurer une nouvelle armée nationale et républicaine qui obéit à l’autorité civile, qui est au service de la nation. Par rapport aux défis qui se profilent à nos frontières, nous devons disposer d’une force ­capable de sécuriser les citoyens tchadiens sur l’ensemble du pays. L’armée que nous mettons en place grâce à cette restructuration, qui durera jusqu’en 2014, disposera d’une troupe, je crois, bien formée et bien équipée. La sécurité est un élément fondamental de la stabilité, et donc du développement. C’est pour cela que nous avons mis tous les moyens. Si la communauté internationale ou la France demande au Tchad d’aider le Mali, le Tchad apportera évidemment sa contribution.

Vous avez déjà dit que le Mali, c’était l’Afghanistan de l’Afrique et que vous aviez vu venir cette situation pendant la guerre contre Kadhafi, dont on vous a accusé d’être trop proche.
C’est exact. On m’a reproché à l’époque d’être le pion, un ami ou un soutien de Kadhafi. Ce n’était pas le cas. S’il y a un pays qui a souffert des ­velléités de Mouammar Kadhafi, c’est bien le Tchad. Nous portons les cicatrices de l’occupation par la Libye du nord de notre pays. Aucune autre ­nation n’a connu autant de chocs que ceux que nous avons reçus sous le ­régime libyen précédent. Pendant la guerre, nous avions toutefois dit qu’il fallait faire partir Kadhafi par la grande porte et laisser la Libye nouvelle s’organiser sur des bases démocratiques, d’unité nationale et de renforcement des institutions politiques. C’était ma proposition. On ne m’a pas écouté. Et les conséquences que j’avais prédites se sont produites, témoignant que j’avais raison de tirer la sonnette d’alarme. Je n’ai pas été compris, mais tout le monde se rend compte ­aujourd’hui que j’étais dans le vrai.

« Nous savons que le terrorisme n’a pas de visage »

Le président Sarkozy était à cette époque fermement décidé à faire partir Kadhafi, qui refusait toutes les portes de sortie par la négociation.
Oui, mais la chute du régime ­libyen de cette manière a engendré le ­désordre d’abord en Libye, et cet ­effondrement a eu pour conséquence l’occupation du nord du Mali. On n’a pas fini de voir un nombre croissant d’armes circuler dans la région. Un trafic qui n’est pas terminé, car la Libye n’est pas encore stable. Il va toucher les pays de la zone, voire le reste de l’Afrique. Personne, ni même l’Europe, ne sera épargné par ces flux clandestins d’armes. Elles sont aujourd’hui entre les mains de milices.

En attendant, cette instabilité favorise le trafic d’armes et la circulation des groupes terroristes qui risquent de “contaminer” tout le Sahel.
Oui. Mais il existe un projet de mettre en place une force ­tripartie sur les frontières du Tchad, du Niger et de la Libye. C’est à l’étude. Le 15 janvier, à N’Djamena, le sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale [CEEAC] va ­certainement apporter des réponses à la situation inquiétante qui prévaut dans le Sahel. De nouvelles structures devraient concourir à stabiliser la sous-région et le Sahara.

Ces groupes salafistes qui sont au Mali ne reconnaissent pas les frontières. Ne risquent-ils pas de gangrener les populations des pays voisins pour les entraîner dans le terrorisme ?
C’est ce qui se passe au Nigeria. Depuis deux ans, le groupe Boko Haram y sème le désordre et la mort, comme les terroristes du nord du Mali. Depuis la Corne de l’Afrique et la ­Somalie, jusqu’au Sahel, ces gens mènent les mêmes tentatives. Le Tchad et le Niger ne sont pas épargnés non plus. C’est une situation extrêmement grave qui risque de toucher tous les pays de l’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale, si nous n’y prenons pas garde. Il faut décider rapidement ce qui est nécessaire, avec sérénité et détermination, afin de se prémunir du chaos dans la région.

Vous allez conduire un type de guerre que vous n’avez jamais connu, face à des groupes clandestins qui mènent un combat diffus. Ils convainquent les gens, parfois avec de l’argent, qu’il est nécessaire de changer de société et d’appliquer la charia.
Nous savons que le terrorisme n’a pas de visage. Il peut éclater à tout ­moment, n’importe où et n’importe quand. Au Tchad, nous n’avons pas de problème de religion. Les religions monothéistes se comportent parfaitement bien dans le cadre de la laïcité de l’Etat. Le dialogue entre ces différentes religions nous permet d’éviter que les ­terroristes, qui utilisent l’islam comme couverture, ne nous atteignent. Les Tchadiens ne veulent plus revivre la guerre.

Oui, mais les groupes islamistes instillent de l’antagonisme entre les différentes confessions et même au sein de la population musulmane. Pensez-vous que le Tchad, peuplé de chrétiens et de musulmans, est à l’abri de ces groupes fanatiques ?
C’est un milieu que nous connaissons, et nous sommes très bien outillés pour prévenir ce phénomène. Nous avons pris toutes les dispositions nécessaires dans ce sens-là. Je n’ai pas du tout peur, aujourd’hui, qu’une quelconque religion puisse mettre à mal la stabilité et l’unité nationale du Tchad.

parismatch.com

SOURCE:  du   28 déc 2012.    

57 Réactions à Idriss Deby: Si la France le demande, nous aiderons le Mali

  1. madiba25

    Je comprend rien avec deby un coup il dit qu’on lui a jamais sollicite officiellememtpour intervenir o mali de l’autre il dit n’interviendra ke sous ordre de l’UA et maintenant sous ordre des occidentaux c du n’importe koi.

  2. alkerou

    :twisted: :twisted: :twisted: :twisted: :twisted: :twisted: :twisted: :twisted: :twisted: le mali na plus d amie :twisted: :twisted: :twisted: :twisted:

  3. coular

    pourquoi le mali ne peut ps s’unir b »abord et libere le nord du mali

    • justicequity

      Coular le mali ne peut pas s’unir parce que chaque malien suit ses intérêts , la seule bataille qui se livre au Mali est celle des postes juteux chaque semaine des nominations à la pelle de militaires , si on continue comme ça dans quelque mois on n’aura plus d’officiers pour commander les troupes parce qu’ils auraient tous troqués leur treillis contre un costard cravate .

  4. VIVE LE CAPITAINE SANOGO! VIVE LE CNRDRE!

    Mousa… AKH, vous pouvez continuer a’ insulter nos braves soldats de Kati mais les faits sont tetus. Nous sommes dans l’impasse a’ cause du manque de vision de la classe politique irresponsable, inconsciente, corrompue et vendue! Moussa ag, vous direz a’ ces vieux cons de laisser notre fasso respirer!!! CE SONT TES VIEUX CONS QUI ONT DESARME’ NOS FORCES ARME’ES ET DE SECURITE’!!!
    VIVE LE CAPITAINE SANOGO!
    VIVE LA JUNTE!!!!

    • MALCOM X1424

      Malheureusement c’est sous l’ère de ton inepte Capi que le Mali a perdu 2/3 de son territoire.Donc moi a ta place j’essaierai de la fermer quoi.Pauvre Bougresse.

      • VIVE LE CAPITAINE SANOGO! VIVE LE CNRDRE!

        L’occupation du nord a commence’ en janvier 2012 bien avant la prise du pouvoir par le capitaine Sanogo et la junte!!! Je te conseillerais de revoir tes 2/3! VIEUX CON!!!

  5. justicequity

    Très peu de pays africains ont des armées aussi bien structurées que l’arme malienne , ils peuvent toujours prétexter le manque de moyen , mais dans la plupart des pays africain , les militaires n’ont pas même pas de véhicules de transport de troupes , ils utilisent les simples camions bennes en cas de déplacement , Niger qui n’est pas tombé comme un fruit mûre , son armée ne dispose ni de brdm ni de chars , beaucoup moins bien équipé que nous , mais jusqu’à présent ils tiennent parce que tout simplement ce sont ceux qui ont la vocation qui sont recrutés et non les enfants ou les parents de militaires ou simplement quelqu’un qui est à la recherche d’un emploi.

    • Sowafrica

      C’est une mentalité pareille qui fait que le Mali ne cesse de sombrer malheureusement. « Une armée équipée »,et pourquoi pas la meilleure pendant qu’on y est? Vous vous rendez même pas compte de l’affront, de l’humiliation. L’armée a été défaite en l’espace d’une semaine par un groupuscule de bandits et vous ne trouvez rien d’autres à dire que c’est  » la mieux structurée des armées africaines ». Quand est-ce qu’on sortira de la vantardise et griottisme? Il est vraiment temps de voir la réalité en face si nous voulons à venir à bout de cette rébellion. Il ne manquait plus que ça pour atteindre le summum de l’idiotie. Bonne année quand même.

      • justicequity

        Sowafrica tu délires totalement tu es le malien type , soit t’es analphabète et je te dirais qu’il n’est jamais tard pour apprendre, soit t’as fais une lecture partielle de mon post, je n’ai jamais fais l’éloge de notre armée bien au contraire si tu comprends pas français c’est pas de ma faute si on pouvait se voir je t’aurai expliquer par le langage des signes peut être ça va être plus simple à comprendre pour toi qu’un texte de quatre lignes . J’ai dis je le répète qu’aucun de nos pays voisins n’est mieux équipé que nous , mais on est les seuls à avoir capitulé sans combattre face à une poignée d’hommes , si avec ce poste je suis un vantard et un griot de l’armée , alors je souhaite qu’il y en ai beaucoup comme moi au Mali . j’ai simplement fais un raisonnement par l’absurde pour aboutir à ma conclusion .

  6. soldat rate

    On n’a toujours été mendiant d’argent….maintenant on n’est mendiant d’armée….et pourtant on entretient une bande de vauriens gueulards a kati…qui ont oublié leur serment et sont au service d’un chef vaurien soldat rate….

    Moi qui avait jure que la malédiction d’un pays … est de ne pas avoir un système éducatif digne de ce nom….oh que je me trompais….la malédiction d’un pays c’est de ne pas avoir une armée digne de ce nom…

    Et pire d’avoir des vauriens sans éthiques ni discipline dans son armée….QUE DES MAUVAISES POMMES … CES VAURIENS DE KATI ET LEUR CHEFS….BANDE D’OPPORTUNISTES….CA VA CHAUFFER POUR VOUS ET LE MNLA…..CA C’EST SURE ET CERTAINS…

    TOUT COMME LE MNLA…LE CNDR SE RETROUVERA ASSIS DANS LE GROS CACA QU’ILS NOUS ONT CHIE….

    PAUVRE DJONKISS….LES BRIGANDS COMPTENT MAINTENANT SUR TOI POUR LES AIDER A SORTIR DE LA BANQUE SANS PERIR…..CA N’A PAS BIEN TOURNER POUR CMD….DONC GAFFE !!!!!

    Il sera impossible de sauver le Mali et sauver les soldats rates de leur sort catastrophique en meme temps….

    PAUVRE MALIBA….CA C’EST VRAIMENT MALIBA :cry: :cry: :cry: :cry: :cry: :cry: :cry:

    Moussa Ag, qui pense qu’une vraie malédiction a frappe le Mali … et ce n’est pas la racaille du nord….

  7. Sighou

    Je trouve que l’interview du président Déby est extrêmement intéressante, seulement il aurait pu éviter de dire: « Si la France le demande, nous aiderons le Mali ». Qu’il veuille plaire à la France, ceci est compréhensible et assez légitime, mais qu’il occulte le fait qu’il est africain et qu’entre africains la solidarité s’impose avec ou sans le feu vert de quelque autre partie, ceci est très grave. Et si la France souhaitait et le Mali le refusait (histoire d’orgueil?).

    De mère mauritanienne et de père malien.

    • soldat rate

      Mon cher….

      Il n’y a que des interets en jeux…SI CETTE AFFAIRE DE « ENTRE AFRICAINS » EXISTAIT….ON N’AURAIT PAS EU DE GUERRE CIVILE….MAIS HELAS….ET CA C’EST DANS LE MEME PAYS….

      DONC….

      Moussa Ag, qui comprend le frere Sighou…mais la realite de ce monde est autre….BONNE PENSEE MAIS LA REALITE EST TOUT AUTRE…REGARDE AUTOUR DE TOI….REGARDE…BERET VERT VS. BERET ROUGE :cry: :cry: :cry: :cry: :cry:

    • M'BAYIIRI

      Tout à fait d’accord avec toi sur ta réflexion: mais n’oublions pas que le pouvoir de Deby répose sur la présence de l’armée française qui a une base extrêment importante et, qui a récemment sauvé son pouvoir contre sa propre rébellion !

    • VIVE LE CAPITAINE SANOGO! VIVE LE CNRDRE!

      FOLLOW THE MONEY TO UNDERSTAND!
      LES AFRICAINS N’ONT PAS LE MOYENS DE LEUR POLITIQUE!
      SI LA FRANCE DEMANDE, ELLE VA PAYER LES FACTURES! IT’S ALL ABOUT THE MONEY!!! LA RESOLUTION DE L’ONU VA DANS LE MEME SENS. C’EST UNE QUSTION DE PAYER LES FACTURES DE…GUERRE!!!

    • Douglas Kan

      Mr. je pense que vous n’avez pas bien compris l’expression « Si la France le demande, nous aiderons le Mali », c’est un langage diplomatique. Ça veut dire qu’il a la volonté, il a les hommes pour le faire, mais il faut le nerf de la guerre. Le Tchad et le Mali sont deux pays pauvres, ils ne pourront pas faire face au cout financier de cette guerre sans l’apport de ces grandes puissances. Laissons tomber l’orgueil et voyons la realité en face.

  8. donko

    Le malheur de ce continent africain est aussi l’hypocrisie intellectuelle de ses dirigeants politiques en occcurence ses chefs d’Etat. Ce monsieur se positionne comme si le Tchad consitue un rempart pour les maliens dans le cadre de la libération de son territoire.
     » comme un internaute l’a dit précédemment, toutes les armées africaines se valent, aucune d’entre elles n’est capable de protéger son territoire et sa population ». Pour le constater il suffit juste de voir l’ennemi venir et les troues seront visibles de partout c’est le cas illustrant du MALI dont la pipulation était si fière de son armée avant les épisodes de GAO ET TOMBOUCTOU.
    Idiss DEBY fait semblant de se tenir en position de force mais heureusement l’histoire ne date pas longtemps.
    Souvenez-en quand les rebelles ont envahi le TCHAD courant l’an 2000, seulement après deux semaines de combats, ils étaient à 40 Km de la capitale. Les rebelles ont parcouru les villes comme un boulevard sans de réelle résistance de l’armée dite républicaine. Vous connaissez la suite, la France accepta la main tendue du Monsieur « IDRISS » afin d’ordonner à ses unités spéciales de s’interposer et stopper l’avancée des rebelles d’où le sauvetage in extremis du Président qui devrait subir le même sort que KADHAFI.
    N’oublions pas trop l’histoire! Aujour’hui le MALI a besoin de l’accompagnement de ses amis mais faisons attention à certaine hypocrisie intellectuelle qui fache malgré la bienvenue de l’aide de sauvetage de la nation.
    Que Dieu bénisse notre peuple! Bonne fête à tous les internautes qui apportent leurs contributions sur le sujet-mali!

    • MALCOM X1424

      C’est très clair qu’aujourd’hui le Mali soit la ruée du monde entier du a nos dirigeants,qui ont laisser perdurer ce problème sans prendre des mesures adéquates pour le résoudre.
      Mais une chose est sure,après le Mali c’est l’Algérie et la Mauritanie seront ebranlees a leur tour,car ce problème est juste geopolitico-strategique.Actuellement chaque puissance veut avoir une base ou des alies a travers le monde pour pallier les problèmes internes(crise économique,record du taux de chômage)etc…
      On sait tous que l’Europe est souffrante économique,l’amerique tend vers le déclin,donc nous qui sommes les petites proies,nous devrons céder aux exigences des plus forts.

    • rodrigues Soares

      :wink: donko
      bien dit, le probleme est surtout dans les anciennes colonies -francaise et belge, la strategie a ete de maintenir l’ autre a l’ ordre avec la peur du voisin, les belges et les francais ont toujours fait des guerres par proxy…ca ne changera jamais les guerres de mercenaires :!:
      :oops: LE MNLA DE HONTE -CA VIENT D’ OU :?:

      • celui ki se tape blanche merde et sa coco 100 pisser

        vous avez dit juste: toute l’afrik francofolle est minable!!!!!!!!!!!!

  9. MALCOM X1424

    les groupes d’Al-Qaïda et le Mouvement national pour la libération de l’Azawad [MNLA], dont la question devrait être réglée par les autorités maliennes grâce à un dialogue honnête et sincère, de manière que les Touaregs ­intègrent la communauté nationale.Idriss deby itno.
    Avec des propos pareils pro-MNLA,je pense qu’après cette instabilité,la communauté internationale exhortera les nouvelles autorités maliennes a régler définitivement ce problème touareg dont notre pays depuis bien avant l’indépendance.De surcroit il est temps pour nous se rendre a l’évidence,en organisant un referendum au nord après cette crise,pour fédéraliser le pays comme les USA,Nigeria etc…sans quoi je vois pas comment le Mali pourra se développer avec cette épine(Problème du nord)sous le pied.

    • rodrigues Soares

      :oops: DES PROBLEMES SENOUFOS, BOBO, MINANKA, SARAKOLE, …, QU’ EST CE QUE LE TOUAREG A DE PARTICULIER :?: JE VEUX SAVOIR, QU’ UN TOUAREG M’ EXPLIQUE EN DETAIL ET CLAIREMENT :!:

      • MALCOM X1424

        Mon frère dans cette affaire on connait tous la réalité,on sait très bien qu’ils sont minoritaires dans le nord.Si quelqu’un devrait se rebeller contre le pouvoir central,alors ça devrait être les sonhrai.Mais le hic en’est que le problème touareg a été fabrique depuis bien avant l’indépendance,car les oppresseurs sachant que le pays allait accéder a l’indépendance et suivre la voie socialisme,donc il fallait créer un faut problème international,dont seul la juridiction internationale pourra le régler a long terme.
        Raison pour laquelle j’ai demande a ce qu’on organise un referendum après cette crise pour tracer définitivement l’avenir de cette zone.

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