Boycott de la 2ème réunion du groupe de contact de la CEDEAO à Ouaga : La COPAM, le Premier ministre, IBK Mali 2012 et autres tombent dans l’excès

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La deuxième réunion du groupe de contact de la CEDEAO sur le Mali a bien eu lieu comme prévu. Le peuple malien, dans son écrasante majorité, était représenté à ce grand rendez-vous consacré à la recherche d’une solution crise de notre pays. Les nombreuses recommandations contenues dans le communiqué final attestent que le niveau de représentativité était à la hauteur de l’évènement et que les débats ont été fructueux.  Si l’absence du président de la transition a été justifiée par son état de santé encore très fragile, celle du Premier ministre Cheick Modibo Diarra reste incompréhensible et inexplicable, mais montre toujours son incapacité à se démarquer des putschistes qui n’ont nullement été invités pour la présente rencontre. Ce qui justifierait l’absence à ce sommet de toutes les organisations qui les ont soutenus : COPAM, MP 22, IBK Mali 2012.

Ibrahim Boubacar Keita

En décidant de ne pas se rendre à Ouagadougou à l’invitation du médiateur de la CEDEAO, Blaise Compaoré, pour cette deuxième réunion du groupe de contact sur le Mali en présence de six autres chefs d’Etat, le Premier ministre de la transition, Cheick Modibo Diarra a donné une image négative à la communauté internationale et même à la majorité du peuple malien qui croyait encore en ses capacités de sortir le pays de la crise. Certes la médiation du président Blaise Compaoré a montré certaines tergiversations et certaines de ses décisions ont été même mises en cause par la CEDEAO, mais rien ne peut justifier la décision de Cheick Modibo Diarra de boycotter ce rendez-vous, ne serait ce que par respect et considération pour les six autres chefs d’Etat de la sous-région dont les pays sont quasi-indispensables pour la résolution de la crise malienne.
En effet, ce sommet a regroupé autour de Blaise Compaoré, les présidents  Thomas Boni Yayi, du Bénin et président de l’UA, Alassane Dramane Ouattara de la Côte d’Ivoire, Mahamadou Issoufou du Niger, Goodluck Ebélé Jonathan, du Nigeria  et Faure Essozimna Gnassingbé, du Togo. Sans oublier les autres personnalités de haut niveau représentant les Nations Unies et l’UE.
Néanmoins cette absence du chef du gouvernement, de même que des organisations pro putsch n’a pas empêché la CEDEAO et le peuple malien de poursuivre ensemble leur marche vers la recherche de solution à cette crise.

Copam

Les forces vives du pays étaient bien présentes à Ouagadougou et ont été entendues par le sommet.

Etaient présents à cette réunion les représentants de l’Assemblée Nationale, du Haut Conseil des Collectivités territoriales, des partis et formations politiques siégeant ou non à l’Assemblée Nationale (ADEMA/PASJ, URD, PARENA, PDES, UDD, UMAM, CNAS-FASO HERE, UFDDP, CODEM, PSP, URP, CNAS-FASO HERE, UFDDP, CODEM, PSP, URP, CR, PE) du Collectif des Ressortissants du Nord (COREN), de la CAFO, de la FENACOF, du Réseau paix et sécurité des femmes de l’espace CEDEAO/Mali, de l’Alliance des femmes pour un Mali uni, de l’APDF, de la Maison de la Presse du Mali, de l’UNTM, du secteur privé et du Conseil national de la jeunesse. Bref, sur 62 délégués invités, 51 ont répondus présents. Ceux qui ont boycotté le sommet se justifient par le fait qu’il faut une solution à la malienne à la crise et que ce n’est pas à Ouaga qu’on doit former un gouvernement pour le Mali. Certes, la question d’un gouvernement d’union nationale était à l’ordre du jour, mais il n’avait jamais été indiqué que les ministres seront nommés lors de cette rencontre. A la veille de la rencontre même, le premier vice-président du FDR, Iba N’Diaye, indiquait clairement dans nos colonnes ceci : «Le sort du Mali ne se décide pas à l’extérieur comme les gens le prétendent…Nous n’allons pas à Ouaga afin d’y former un gouvernement pour le Mali ».
Faut-il alors rappeler que la première rencontre sur la crise malienne devait avoir lieu à Bamako après le sommet d’Abidjan et ce sont ces mêmes organisations pro-putsch qui avaient envahi le tarmac de l’aéroport de Bamako-Sénou pour empêcher les avions chefs d’Etat de la sous-région de se poser à  Bamako ? Ce qui avait conduit au premier sommet de Ouagadougou, à la mi-avril dernier.
Dans une crise d’une telle ampleur, ce n’est pas d’ailleurs un lèse majesté d’aller discuter en dehors du pays, c’est même presque devenu un principe international. Faut-il rappeler que Ouaga avait accueilli les discussions sur les crises guinéenne, togolaise et ivoiro-ivoirienne et même Bamako avait été sollicité en un moment sur ce dernier dossier. Lors de la crise malgache, le médiateur Tiébilé Dramé avait amené les parties en discussions à Maputo (Mozambique) et en Afrique du Sud.  Pourquoi, aujourd’hui, les Maliens voudraient-ils refuser une médiation extérieure dans cette crise compliquée à tous égards et qui concerne à plus d’un titre nos voisins immédiats ? Les uns et les autres doivent mettre de l’eau dans leur vin et se convaincre qu’aucune médiation n’est de trop dans cette crise. Le gouvernement ne gagnerait rien en engageant un bras de fer avec la CEDEAO.
Youssouf Camara  

SOURCE:  du   10 juil 2012.    

45 Réactions à Boycott de la 2ème réunion du groupe de contact de la CEDEAO à Ouaga : La COPAM, le Premier ministre, IBK Mali 2012 et autres tombent dans l’excès

  1. biton

    Merci pour vos très bonne analyses.Tous ceux qui defendent le capitaine dadis SANOGO et CMD aujourd’hui, sont les premiers ennemis du pays. Ils sont tous des opportunistes, qui veullent profiter de cette situation.

  2. guindo

    IBK on a bine compris ta chansonnette et tes jeux cachés!IBK n’est pas un homme neuf. Il a aidé Alpha à tout privatiser. Ils sont pillé, saccagé ensemble l’économie. Rappelez vous le déficit colossal de la CMDT à hauteur de 40 milliards de franc cfa. IBK a détruit à l’époque tout parti opposant, donc la démocratie. Il a été durant 6 ans premier ministre, donc coresponsable du bilan de l’adema sinon le second grand responsable de ce bilan. Sous ATT, le même IBK fut la deuxième personnalité de l’ETAT en tant que Président de l’assemblée nationale. Il partage le bilan d’ATT, la situation de l’école et de l’armée. Jusqu’au coup d’état contre ATT, ne l’oubliez pas, le parti d’IBK était encore dans le gouvernement. Les nancoma keita et autre Téreta ont representé ce parti dans le pouvoir ATT.
    IBK est un filou, un opportuniste qui se fait passer toujours pour une victime. IL va être président de quel pays? Connaissez vous l’Etat de son parti preque moribond même si l’homme lui-même reste une personnalité de premier plan? IBK ne contrôle aucune grande ville de ce pays, de Kiadal à sikasso, de ségou à Tombouctou, de Gao à kayes, le RPM ne contrôle aucune grande mairie. Même à koutiala où il est né la mairie est contrôlée par Oumar Mariko et son sadi. En commune IV, Moussa Mara a chassé son parti de la Mairie. Et dans tout le Mali, le RPM n’a que 11 députés, pas loin du nombre du parti CODEM du jeune Poulo. IBK fait croire qu’il va gagner mais la popularité d’un seul homme ne peut gagner une élection. Qu’il reste avec son Sanogo qu’il a soutenu. On est courant de tout. l’opportuniste IBK croyait que c’est sanogo qui allait organiser les élections. maintenant il parie non pas sur son parti mais sur Cheick Modibo Diarra

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