A 58 ans, Abdou Traoré Diop s’est éteint ce vendredi. Hélas irréversiblement cette fois-ci. Car le maladif qu’il fut avait jusque-là triomphé de ses nombreuses alertes au point de faire de chaque jour une vie à part entière. Et des multiples réalisations de cet homme d’exception, l’exploit le plus évident à notre avis, c’est cette admirable résistance contre les corollaires de la maladie que peuvent être l’improductivité et la dépression.

Pr Abdoul. Traore Diop
Par un injuste hasard de la redistribution, il a été amené souvent à garder le lit, s’arrêter soudain à cause d’un méchant vertige. Mais sauf quand la force l’avait quitté, il a essayé d’honorer tous ses rendez-vous. Et chacune de ses journées était une débauche d’énergie qui laissait pantois. Sa vie professionnelle fut menée de manière intense entre les cours à la faculté, les consultations de ses malades généralement démunis- il se surpassait pour leur procurer médicaments et tests gratuits-, la recherche, les publications académiques et l’encadrement des doctorants. Ces activités, il les menait de front avec une production littéraire et artistique qui donnera quelques nouvelles dont une primée à l’internationale, un recueil d’épitres sur la gouvernance récente du Mali, des scénarios de film, la conception et l’organisation du désormais illustre Festival des Masques de Markala et le chaperonnage des artistes, notamment musiciens portés sur la stylisation des airs du terroir. Comme si tout cela n’était pas déjà trop et peut-être au nom de la cohérence du combat, le brillant agrégé de chirurgie était également un redoutable activiste et dialecticien qui fut de la lutte clandestine -cadre du Parti Malien du Travail alors qu’il était encore étudiant-. Il côtoiera pratiquement toute l’élite qui prit les rênes du pays e 1992 dont Abdramane Baba Touré, Ali Nouhoun Diallo et Alpha Oumar Konaré dont il fut le collaborateur à la Coopérative Jamana et plus tard le médecin personnel. C’est justement aux Echos d’alors qu’est révélé son talent de journaliste, plus précisément de pamphlétaire vigilant et vénéneux. Un intellectuel consommé donc mais auquel il faut rendre justice d’un sens pragmatique qui l’a amené à s’investir dans l’associatif. De la toponymie au Samu municipal, de l’appui à décentralisation aux activités de protection culturelle, Diop était bien des chantiers. Bien entendu, il a souvent mal étreint d’avoir trop embrassé. Mais la somme de ses talents, ses traits de génie et son palmarès font de lui le meilleur d’entre nous. Ajoutons-y son grand cœur qui le rendait toujours disponible notamment pour les plus vulnérables, sa culture qui l’apprêtait à tous les débats, son humour et son sens de l’autodérision qui le singularisaient et enfin de son humilité désarmante et nous mesurons la profondeur du vide qu’il laisse. Quelle trahison, professeur mais en même temps quelle fierté tu nous a donné d’être de ton cercle, de tes amis, de ceux qui te pleurent aujourd’hui, le cœur lourd, leurs pensées envers la veuve méritante et les enfants sevrés. Pardonne-nous, nous t’avons pardonné et repose en paix, car tu mérites le repos que tu ne t’est jamais donné.
Adam Thiam
Que ton âme repose en paix Pr, tous vos anciens étudiants de la FMPOS vous pleure. Vous étiez un exemple tant sur le plan humain avec votre accessibilité pour les étudiants, votre gentillesse à leur égard que sur le plan professionnel. Que la terre vous soit légère.Amen
DORS EN PAIX MON FRERE, PAROLE D’UNE GRANDE SOEUR!
Il fut mon camarade de promotion à Markala, toujours premier de la classe et je l’avais suivi en ce moment.Fils d’un voisin de mon Papa dans le quartier populaire de Diamarabougou, je ne saurai passer sous silence en cette douloureuse circonstance.
Nous avons passé ensemble deux années dans cette école et depuis l’avais perdu de vue. Il ya seulement quelques mois, Mars si j’ai bonne mémoire que je l’avais retrouvé à l’hôpital du Pt-G. Ma présentation l’avait ramené à me revoir après 49 ans de séparation. Quelle fut grande sa joie de me repérer et de s’exclamer « Djéh, djéh, djéh… » Oui cher frère, je dois le dire. Ce jour là c’est une tante malade que je t’avais amenée et que tu as reçue à bras ouvert pour nous donner des directives avant le travail à faire.Ce service rendu n’était pas nouveau pour moi, car je savais bien qui tu étais. Aussi dans les Echos Actualités Politique du 20 fév 2012, en bon analyste, tu signalais à tous que « nous n’avons personne dans notre collimateur », j’ai vraiment apprécié ce que étant assis tu as vu et qu’un autre debout ne voyait.
Professeur, l’ensemble des fils et filles de ta promotion de Markala te pardonnent et prient Allah de t’accueillir dans son Paradis, que la terre te soit légère.
Merci pour tout ce que tu as fait pour ce pays, nous te seront à jamais reconnaissants.
ENCORE PAIX A TON AME ET QUE LA GRACE DU CREATEUR T’ACCOMPAGNE. AMEN.
BS alias Dandioucoumba
QUE LE BON DIEU VOUS PARDONNE ET TE DONNE UNE BONNE PLACE. REPOSE EN PAIX COUSIN. LA VIE EST UN CONTRAT DE SEJOUR QU’ON SIGNE AVEC LE BON DIEU, PERSONNE SEUL LE BON DIEU SAIT LA DUREE DE NOTRE SEJOUR SUR LA TERRE. PERSONNE NE RESTERA POUR TOUJOURS. ESSAYONS D’ETRE BON CROYANT EN FAISANT LE BIEN AUX AUTRES QUI EN ONT BESOIN. QU’ALLAH LE TOUT PUISSANT PARDONNES LES CROYANTS ET BIENFAITEURS. AMIN./.-
Prions le Tout Puissant pour qu’il accueille l’âme du Prosseur Diop dans son paradis. il a été de tous les fronts pour décrier la corruption grippante, les pratiques anti-démoctariques qui ont caractérisées le Mali. il fut l’un des rares maliens à prédir ce que le MALIBA connaît aujourd’hui. Qu’il dorme en homme libre car il a moulé dans l’association ADJ, des jeunes qui suivront ses traces pour le restant de leur vie.
DORT EN PAIX PROFESSEUR!!!
LE MALI VOUS PLEURERA POUR TOUJOURS!!!!
dort en paix Prof!!!!