Le rôle trouble joué par Abdelaziz Bouteflika dans la crise malienne inquiète les pays frontaliers qui l’accusent d’avoir laissé les portes de l’Algérie grandes ouvertes aux terroristes de l’ « Aqmi » pour des négociations restées secrètes. Hier, vendredi, l’ONU a affirmé avoir pris note des préparatifs militaires initiés par l’organisation ouest-africaine dans le nord du Mali où la présence d’un convoi « humanitaire » algérien soulève moult interrogations à Bamako…

Abdelaziz Bouteflika avec l’ancien Président malien, Toumani Touré, en 2009
Les terroristes d’Ansar Eddine qui sèment la terreur au nord du Mali, à Tombouctou et à Gao, sont, en majorité des Algériens issus du GSPC de Hassan Hattab que la « Charte pour la paix et la réconciliation nationale » a protégés et leur a permis un redéploiement d’envergure en cette zone stratégique du Sahel. S’attaquer contre l’Aqmi au Nord du Mali cela reviendrait pour Bouteflika à disperser les forces de l’ANP qui seraient ainsi prises sous les feux de deux fronts : le front intérieur où elle peine à débusquer les maquis terroristes de l’Aqmi qui ont prouvé, s’il en est, leurs capacités restées intactes dans la préparation, l’organisation d’attentats kamikazes ciblés au nord et dans les régions frontalières du pays, ayant visé des bases militaires stratégiques.
Sur le front « extérieur« , Abdelaziz Bouteflika ne pourrait s’y engager militairement contre ses propres groupes terroristes auxquels il a promis l’impunité au risque de provoquer sur le sol algérien une riposte à grande échelle de l’Aqmi locale. Hésitations, calculs, tergiversations marquent l’attitude de Bouteflika face à une crise malienne dominée par l’occupation de l’immense territoire du Nord Mali par les groupes terroristes de l’algérien Mokhtar Belmokhtar, condamné à mort par contumace par la justice algérienne. Ainsi, l’Algérie, sous l’instigation du premier magistrat du pays, est, présentement, le seul pays limitrophe à s’opposer à une intervention militaire dans le nord alors que la Cédéao et l’opinion internationale se rendent à l’évidence que la solution d’une intervention militaire pour neutraliser Al Qaïda au Maghreb islamique est inévitable et incontournable. De surcroît, comme pour appuyer, voire légitimer ce refus, les portes de l’Algérie ont été les premières à s’ouvrir aux terroristes de l’Aqmi en tant que maîtres actuels du Nord dont Bouteflika cautionne, de fait, le chaos et la terreur qu’ils sèment à Tombouctou et Gao au nom de la chari’a.
En recevant, en juin dernier, les responsables des groupes terroristes du Mujao et d’Ansar Edidine – dont le premier a revendiqué l’attentat kamikaze de Ouargla contre le siège de la gendarmerie et la prise d’otages des diplomates algériens-, pour des entretiens sans la présence des autorités maliennes, sans aviser ces dernières, Abdelaziz Bouteflika sème ainsi le trouble et infléchit les décisions de l’organisation africaine, la Cédéao, dans sa volonté d’envoyer un contingent de leurs armées coalisées au Nord du Mali. Ces entretiens entre Abdelaziz Bouteflika et les deux groupes terroristes affiliés à Al Qaïda au Maghreb islamique sont restés secrets. On ne sait sur quoi les deux parties ont convenu.
Par ailleurs, selon l’information rapportée récemment par l’agence kabyle d’information Siwel qui confirme avoir obtenu ces informations dans les rangs du MNLA et récemment confirmées par le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel, l’Etat algérien a envoyé deux convois militaires à destination de Gao et Kidal. Selon le site d’information malien Maliweb, les camions sont remplis de riz, du sucre, de dattes et « d’autres produits non identifiés » et « escortés par plusieurs véhicules militaires composés de soldats et officiers du renseignement algérien vers Kidal et Gao en provenance de Bordj Badji Mokhtar. Maliweb doute de cette livraison « humanitaire » et s’interroge sur ces « marchandises non identifiées » de ce convoi envoyé, souligant également, que l’envoi de ce convoi s’est fait clandestinement, les autorités maliennes n’ayant pas été avisées: « L’Etat malien, observe le site, doit chercher à en savoir plus et interdire ce genre d’opérations, sans le consentement du pays sur son territoire. Surtout venant de la part d’un pays qui fait un double jeu. »
Ce « double jeu » mené par Abdelaziz Bouteflika dans la crise malienne – d’une part l’option d’une voie politique « négociée » entre toutes les parties du conflit, de l’autre secourir les victimes d’Ansar Eddine par l’envoi supposé d’aides humanitaires -, a plus qu’irrité les pays occidentaux comme la France qui a mené des pressions diplomatiques sur Alger dans un contexte qui en accroît les effets, celui du cinquantenaire de l’indépendance du pays. Dans son discours à la nation, à l’occasion de la fête nationale du 14 juillet, le président de la République française, François Hollande a estimé, à juste titre, qu’Al Qaïda au Maghreb islamique comme le danger principal dans la situation du Mali et en Afrique, en Méditerranée et dans le monde. La venue de son ministre des Affaires étrangères, après le 5 juillet, n’a pas eu d’autres missions que de persuader Alger d’abandonner la voie du dialogue pour une option militaire dans la région. Coup dur pour Abdelaziz Bouteflika de se voir taclé par un ministre de la République française au moment même où les dossiers brûlants de l’ère coloniale se sont rouverts des deux côtés de la Méditerranée.
Mais, aux tergiversations d’Abdelaziz Bouteflika, le retour de Dioncounda Traoré au Mali après un séjour en France pour des soins, sans transiter par Alger, consulter son ami d’El mouradia qui n’est pas ainsi consulté dans la résorption politique à Bamako, semble changer la donne et risque de mettre le dialoguiste algérien avec Ansar Eddine sur le banc de touche. Depuis son retour le 27 juillet dernier à Bamako, le président de la République par intérim, Dioncounda Traoré, a entamé des consultations en vue de former un gouvernement d’union nationale. les Maliens attendent impatiemment cette équipe gouvernementale et l’option militaire se dessine enfin dans sa dimension africaine contre « Al Qaïda au Maghreb islamique ».
Certes, le médiateur de la Cédéao, le ministre burkinabé des Affaires étrangères, Djibril Bassolé, a rencontré les dirigeants du Mujao (Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest), dans la ville de Gao et des responsables d’Ansar Dine qui a des liens avec Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), à Kidal. Sans résultats probants puisque, hier, vendredi, dans un communiqué lu aux médias par le représentant permanent de la France auprès de l’ONU qui occupe la présidence tournante du Conseil pour le mois d’août, les membres de l’organe exécutif de l’ONU affirment « prendre note des préparatifs militaires initiés par l’organisation ouest-africaine« , mais demandent « plus de détails sur les modalités de financement d’une éventuelle mission« .
L’Algérie sera-t-elle isolée au sein de la Cédéao après s’y être affirmée comme un « partenaire incontournable » ? Pourtant, dans son intervention à la réunion ordinaire du Conseil des chefs d’états-majors des pays membres du « CEMOC », tenue entre les 10 et 11 juillet derniers à Nouakchott en Mauritanie, le général de corps d’armée algérienne, Ahmed Gaid Salah, a déploré les répercussions négatives qu’engendre la crise malienne sur la situation sécuritaire dans la sous-région, soulignant qu’elle « gagnerait à être réglée dans les meilleurs délais possibles afin que nos amis maliens puissent renouer avec la stabilité politique. » Ainsi, il paraît de plus en plus clair que la lutte armée africaine contre Al Qaïda au Maghreb islamique et soutenue par des forces d’appui occidentales est urgente d’autant que la Cédéao après avoir subi les contrecoups de la Mauritanie et de l’Algérie opposant leur véto à une intervention militaire semble plus que jamais décidée à l’option des armes.
Abdelaziz Bouteflika se verrait alors le banc de touches et sa rencontre avec les groupes terroristes du Mujao et d’Ansar Eddine pourraient dès lors être vus comme un complot tramé contre les populations autochtones du Nord du Mali. Récemment, la CPI (cour pénale internationale) étudie la qualification d’une plainte des ONG et de la société civile malienne accusant l’Aqmi de « crimes de guerre » auxquels si d’aventure cette qualification est attestée, Abdelaziz Bouteflika pourrait réponde et livrer le secret enfin le secret de ses entretiens avec les groupes terroristes.
Par R.N. - Le Matin DZ (ALGERIE) – 11 Aout 2012
Pour votre information le type qui édite le journal le Matin est un repris de justice qui a fait de la prison.
A sa sortie de prison, pour se refaire une virginité il a fait une chose simple’: un journal électronique qui insulte Bouteflika matin et soir.
Il a obtenu un passeport français et touche des subsides de la France pour écrire ses torchons.
Au peuple malien: Bouteflika, son pays, l’Algérie, sa population respectent le Mali et les maliens.
L’Algérie envoie discrètement mais régulièrement des milliers de tonnes de vivres et de médicaments au Mali.
Nous aidons le Mali économiquement et plitiquement.
Sur le plan militaire beaucoup d’officiers maliens sont formes gratuitement dans les écoles militaires Algériennes, etc.
Chacun jugera en son âme et conscience.
Tous les pèlerins de l’Afrique et du Mali en particulier doivent effectuer désormais le pèlerinage à Tombouctou au lieu d’aller en Arabie Saoudite .Car ces saoudiens et ces qatarien financent des rebelles pour détruire nos acquis religieux. Tombouctou= Mecque
Oui, je partage votre opinion sur cette question que nous devons pèlerinage à Tombouctou, car le Qatar, l’Arabie saoudite et la plupart des pays arabes sont derrière ce qui se passe dans le nord du Mali République du Mali pour diviser la partie nord des terroristes arabes qui sont venus dans notre pays.
A-t-on besoin de perdre le temps de parler d’un secret de polichinel en ce qui concerne l’ hypocritie et le double jeu des autorites algerieuses dans cette crise malienne. bouteflika finira tres mal car Dieu voit tout. L’Algerie ne devait pourtant pas faire ca au Mali qui s’est battu a cote d’elle pour son independance. Boumedienne et Ben Bella doivent se retourner dans leurs tombes a cause de l’ingratitude des dirigeants actuels de leur pays. Quant aux autorites maliennes pourquoi se laissent-elles dicter leur ligne de conduite par un poltron comme bouteflika qui par peur pour ses islamites transfere ses problemes au Mali? Pourquoi parlons de negotiations avec des terroristes etranges sur le sol malien? Cette histoire de bon voisinage avec l’algerie ne sont que des vains mots, une veritable mascarade. Quelles autres preuves les autorites maliennes ont elles besoin pour s’en rendre compte ou seraient-elles purement et simplement des groupes d’ignorants ou d’apatrides? L’erreur est innerante a la nature humaine, mais toute personne qui ne tire pas des lecons de ses erreurs, est ignorant et stupide. Que quelqu’un m’explique pour l’amour du ciel pourquoi l’Algerie envoie-t-elle certaines de ses aides a Bamako mais decide d’acheminer d’autres aux forces rebelles? POURQUOI? Tant que la communaute Internationale ne sanctionne pas des comportements irresponsables de certains leaders et pays, les consequences seront illimitees. UN PAYS ISLAMISTES ET TERRORISTES DANS LE SAHARA MALIEN N’EST DE L’INTERET DE PERSONNE? JUST LET WAIT AND SEE AND TIME WIIL PROVE US RIGHT.
Après plus de 6 mois de crise il est plus que jamais temps pour nous maliens de reconnaitre nos erreurs,et de prendre en mains nos responsabilités.Sachons que les autres nous traitent de la façon que nous leur permettons.S’ils continuent à voir le manque d’unions et d’amour,de solidarité ,de sincerité entre nous,ils ne nous respecteront jamais.Persister dans nos querelles fratricides pousseront les autres à decider à notre place et à marcher sur nos tètes.
Le sort du Magreb et de l’Algrie est lié au notre.Entretenir de bonnes relations avec nous est leur seule moyen de se developper.Bientòt L’automobile electrique reduira l’importance du petrole,l’Algerie ne doit pas faire l’erreur de se considerer une puissance n’ayant pas besoin de ses voisin du sud (Mali…).Au nord il n’a que des ennemis (europe)qui cherchent seulement leurs interets(aujourd’hui sous forme de petrole et de gaz en Algerie,et d’autres ressources dans le reste de l’Afrique).Ces gens du nord n’accepteront jamais qu’une Algerie puissante ait trop d’influence sur nous autres!! Non non,trop de capitaines dans le mème bateau,jamais diront-ils.(Pensons à la Lybie d’hier et d’aujourd’hui…).Attention Algerie,…
kone31 tu as tout dit et en une phrase tu as tout dit sur notre situation, nous avons ete trahis par AOK et ATT.
Le plus grand perdant de l’instabilité au Mali est l’Algérie. n’oubliez pas qu’il y ont un permis de prospection et y ont déjà investis des milliard.
Est ce qu’une intervention militaire est jamais venu à bout du salafisme?
L’IRAQ serait bien stable aujourd’hui, et les français qui jouent au va-t-en guerre, n’allaient pas fuirent l’Afganistant, et les américains négocier avec les Talibants après une dizaine d’année d’intervention des armée les plus puissantes du monde.