Aminata Traoré : Le Mali : chronique d’une récolonisation programmée

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Dans ce qu’on nous qualifions de « brûlot » de la part de cette battante de la liberté et surtout d’une vraie démocratie réelle et non celle en « paille » qui nous a été servie par nos « experts patentés » deux décennies durant, Mme Aminata Dramane Traoré et ses camarades, font parler d’eux. Et c’est leur droit car, ces patriotes qui n’ont jamais baissé leurs bras dans le combat pour un Mali démocratique, prospère et laïc, dénoncent avec véhémence la violence de la CEDEAO contre le Mali. Ces combattants de la liberté et de la démocratie pensent et croient dur comme fer que c’est possible de sauver notre pays. Lisez-là plutôt leur contribution en date du 02 avril dernier!

Aminata Dramane Traoré

Le Mali dans l’ordre cynique du monde.
Que les chèvres se battent entre elles dans l’enclos est préférable à l’intermédiation de l’hyène».
Proverbe bamanan.
Mis en lumière par l’amputation des deux tiers de son territoire, le coup d’Etat du 22 mars 2012 et l’embargo total de la CEDEAO, l’extrême vulnérabilité du Mali tient d’abord à la trahison des élites. Elles se voilent la face, réfutent tout débat de fond sur les enjeux de la mondialisation capitaliste. Désormais, tout est clair : la recolonisation du pays à travers les politiques néolibérales entre dans une nouvelle phase qui obéit au schéma libyen avec l’intervention directe de l’OTAN en moins. L‘impérialisme collectif avait besoin d’exploiter, comme à Benghazi, les rancœurs et les rancunes d’une partie de la population qui a le sentiment d’être marginalisée. La rébellion touareg faisait parfaitement l’affaire. La revendication des deux tiers du territoire malien par le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) vient d’être satisfaite avec la complicité de la «communauté internationale».

L’os malien étant bien moins dur à briser
L’os malien étant bien moins dur à briser que l’os libyen, il suffisait de mettre à profit l’état de déliquescence de l’armée nationale et de fermer les yeux sur la progression des assaillants lourdement équipés d’armes sophistiquées en provenance des arsenaux libyens pour que le tour soit joué. Tout cela s’est passé rapidement, entre le 17 janvier 2012 et le 04 avril 2012. Les puissants membres de la « communauté internationale » n’ont donc pas eu à se salir les mains. Ils pensent avoir l’honneur sauf pour avoir fait des déclarations de principes sur l’inviolabilité de l’intégrité territoriale du Mali. Or, c’est lorsque les rebelles du MNLA ont déclaré qu’ils ont atteint leurs objectifs que les Etats-Unis d’Amérique leur ont demandé de « cesser » les opérations militaires. Les enjeux énergétiques, sécuritaires, migratoires et idéologiques de la guerre globale trouvent leurs expressions dans cette recolonisation que les dirigeants politiques maliens n’ont pas vu venir et que certains d’entre eux refusent toujours d’admettre.

La France et la future République laïque et démocratique de l’AZAWAD

La France espère obtenir de la future République laïque et démocratique de l’Azawad ce que le Président malien Amadou Toumani Touré (ATT) n’a pas su ou voulu lui accorder : la base de Tessalit hautement stratégique au plan économique et militaire ; de la fermeté dans la lutte contre l’émigration « clandestine » et Al Qaeda au Maghreb (AQMI). Plus ou moins indifférente au sort du peuple malien face à la double agression de la rébellion et de la CEDEAO, l’opinion publique occidentale est ébranlée après avoir appris la participation de Ançar dine et de AQMI à cette recolonisation du Mali.
La violence de la CEDEAO contre le peuple martyr du Mali.
Ebranlés et meurtris à l’idée d’être un peuple sans Etat et sans armée digne de ce nom face à des combattants lourdement armés, faisant tomber les villes les unes après les autres, les Maliennes et les Maliens subissent à présent le traitement de choc de l’embargo total de la part de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

La délégation de la CEDEAO a du rebrousser chemin face à la mobilisation des victimes de la démocratie formelle et corrompue

C’est lors du Sommet extraordinaire du 27 Mars 2012 à Abidjan (Côte-d’Ivoire) que l’organisation sous-régionale a pris la décision d’envoyer à Bamako une délégation de très haut niveau pour demander au Capitaine Amadou Haya Sanogo qui a pris le pouvoir 22 Mars 2012 de restaurer, le plus rapidement possible, l’ordre constitutionnel. Elle a du rebrousser chemin face à la mobilisation des victimes de la démocratie formelle et corrompue qui vivent ce coup d’Etat comme une délivrance. C’est à l’aéroport d’Abidjan que les Chefs d’Etats de la CEDEAO ont donné aux nouvelles autorités maliennes un ultimatum de 72 heures pour s’exécuter au risque de voir le Mali subir un embargo.
Ils ont mis cette menace à exécution à partir du lundi 02 Avril 2012, alors qu’à l’issue de la rencontre à Ouagadougou (Burkina Faso) d’une délégation du CNRDRE avec le Président du Burkina Faso qui joue le rôle de médiateur, le Capitaine Amadou Haya Sanogo a accepté le retour à l’ordre constitutionnel. Cette avancée, saluée par la plupart des Maliens et des Maliennes, n’était pas suffisante pour certains des Chefs d’Etat de la CEDEAO particulièrement intransigeants. Les sanctions dont il s’agit se traduisent en autres par :

- la suspension du Mali de toutes les instances de la CEDEAO ;le rappel des ambassadeurs de l’organisation pour consultation ; la fermeture des frontières ; le gel des avoirs du Mali à la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et le non approvisionnement des banques nationales ; la suspension des programmes d’aide au développement.

Le levier militaire pourra se traduire par « la montée en puissance de la Force en attente de la CEDEAO pour parer à toute éventualité… »

Plus importants que l’aide extérieure pour les familles qui en bénéficient, les fonds de la diaspora dont une partie passe par Western Union et Money Gram manqueront également aux Maliennes et aux Maliens. La cherté de la vie qui, à elle seule, a créé un climat quasi insurrectionnel avant la rébellion et le coup d’Etat s’aggrave. Les prix flambent dans les régions occupées où les pillages portent surtout sur les aliments et les médicaments qui commencent à manquer.

Le sens du coup de force du 22 mars 2012.

Les femmes, en l’occurrence les mères et les épouses des soldats qui montaient, sous équipés, au Nord pour défendre le Mali ont été les premières à manifester leur colère. Elles sont allées directement vers le Président Amadou Toumani Touré et lui ont demandé, plus d’une fois, des comptes. La dégradation de la situation s’est ensuite traduite par des manifestations portant atteinte aux biens des personnes et personnalités appartenant à l’ethnie Touareg.
Le pourrissement de la situation est à l’origine du soulèvement d’Amadou Haya Sanogo et ses camarades qui a débouché sur le coup d’Etat du 22 mars 2012. La « communauté internationale » ne s’est pas émue, outre mesure, des atrocités commises à Aguelhok contre des militaires désarmés ni de l’occupation des villes du Nord les unes après les autres. Mais elle est immédiatement montée au créneau pour condamner un coup d’Etat qu’elle juge d’autant plus inacceptable qu’il survient dans l’un des « pays phare de la démocratie » à la veille d’une élection présidentielle à laquelle ATT n’était pas candidat.
Simpliste mais surmédiatisée, cette lecture arrange tous ceux et celles qui se laissent convaincre que le Mali était jusqu’ici une démocratie exemplaire. Le point de vue des déçus et des laissés-pour-compte de la démocratie est superbement ignoré voire méprisé.
Quand l’ordre constitutionnel « normal » sert de paravent.
« Nous ne voulons pas d’ancien, rien que du neuf » scandaient les manifestants maliens lors des événements sanglants de Mars 1991 pour traduire leur aspiration profonde à un changement démocratique véritable. Ils étaient persuadés que le Président Moussa Traoré était le seul et unique fautif du naufrage de la nation et que son éviction suffisait à instaurer la démocratie et la justice. Il n’en a rien été. En vingt ans de « transition démocratique », assistée et encensée par la « Communauté Internationale », la montagne a accouché d’une souris. Le peuple est désemparé mais inaudible. Le coup d’Etat est survenu à cinq semaines du premier tour de l’élection présidentielle, dans un contexte quasi insurrectionnel. Totalement dévoyée, la démocratie servait de paravent aux affaires. Jugeons-en :

- Le multipartisme que nous appelions de tous nos vœux, au lieu de favoriser le débat d’idées et la confrontation de projets de société entre formations politiques, s’est traduit par la prolifération de partis dont le nombre dépasse 140 actuellement pour un pays de 14 millions d’habitants. Coupés de leur base électorale, les dirigeants démocratiquement élus sont occupés à plein temps par toutes sortes de stratégie de captation de « l’aide au développement » et des opportunités d’affaires que le système néolibéral offre.

- Ce sont les gagnants de ce système économique et politique mafieux qui, en « démocrates milliardaires » s’apprêtaient à se disputer la place d’ATT en achetant tout ce qui peut l’être, du bulletin de vote à la conscience des électeurs/trices.

- « Enrichissez-vous et taisez-vous » est la règle non écrite du jeu politique, pendant que les opérations cosmétiques de bonne gouvernance dont le Bureau du Vérificateur Général entretiennent l’illusion de l’exemplarité démocratique.

- Leurs enfants qui, avec ostentation, fêtent leurs milliards ajoutent à l’indignation des jeunes déshérités qui n’ont droit ni à une école de qualité ni à l’emploi et au revenu ni à un visa pour aller tenter leur chance ailleurs.

Aucun parti politique ne peut se prévaloir aujourd’hui d’une base électorale éduquée

- Aucun parti politique ne peut se prévaloir aujourd’hui d’une base électorale éduquée et imprégnée des enjeux et des défis du changement de manière à choisir leurs dirigeants en connaissance de cause et à les contrôler dans l’exercice de leurs fonctions. Les électeurs/trices ne sont contactés que sporadiquement mais assaillis à la veille des scrutins par des candidats toujours prêts à payer leurs voix.

- La société civile, dont le rôle est d’éduquer, de contrôler et d’interpeller la classe politique vit de compromis et de compromissions. C’est en évitant les sujets qui fâchent, qu’elle parvient à bénéficier des financements des partenaires techniques et financiers (PTF).

- La liberté d’expression chèrement acquise est sous surveillance dans les médias publics. Elle se traduit par l’existence d’un paysage médiatique dense (journaux et radios privés) qui, pour survivre, se comporte comme la société civile : savoir se vendre. Quant à l’unique chaine de télévision nationale, l’ORTM, elle est « la voix de son maître ».

- Les entrepreneurs véritables, les locaux comme ceux de la diaspora qui ont envie d’investir dans leurs pays sont démotivés par une administration corrompue, prête à entraver les meilleures initiatives quand elle n’y trouve pas son compte.

Il est encore possible de sauver véritablement le Mali et sa bande Sahélo-saharienne.

Le Mali n’est pas en danger du fait d’un « putsch militaire » mettant en péril un processus de démocratisation exemplaire, mais du fait de la démocratie formelle et des enjeux géopolitiques, économiques et stratégiques dont les citoyens ordinaires n’ont pas la moindre idée.
Face au rôle de pompier pyromane de la France dans la crise malienne, nous ne pouvons pas nous empêcher de penser à la loi N° 57-27 du 10 janvier 1957 créant une Organisation Commune des Régions Sahariennes (OCRS). Elle visait « l’expansion économique et la promotion sociale des zones sahariennes de la République française et à la gestion de laquelle participent l’Algérie, la Mauritanie, le Soudan (l’actuel Mali), le Niger et le Tchad ».
Pour sauver véritablement le Mali, il convient de :

- mettre ce drame national à profit pour renouer avec la pensée critique et le courage politique. Il est illusoire et suicidaire de croire que nous sommes un pays libre et indépendant, qui a juste besoin de dirigeants démocratiquement élus pour aller de l’avant. Les défenseurs de cette thèse sont les gagnants de l’ordre injuste et violent du monde, plus soucieux de leurs intérêts que du sort du peuple malien ;

- repenser l’indispensable démocratisation du Mali en termes de seconde libération. Cette exigence qui s’imposait au plan politique, économique, monétaire et culturel revêt désormais une dimension territoriale. La tâche est d’autant plus rude que les enjeux sont colossaux et les rapports totalement asymétriques ;

- privilégier la résistance par le réarmement moral, la créativité politique et la solidarité envers les plus vulnérables en l’occurrence les femmes, les jeunes et les ruraux. La tentation de mobiliser immédiatement cinquante millions de dollars pour l’achat d’armement ou de faire appel à la force d’interposition de la CEDEAO, ouvre la voie à une guerre asymétrique et sans fin ;

- gagner en lucidité et en maturité politique en nous disant que les «émergés » qui dictent leur loi en économie comme en matière de démocratisation ont d’abord besoin des immenses richesses de notre continent, en occultant la violence du modèle économique qu’ils planétarisent : pendant que le Mali s’enlise dans la guerre au Nord et que les Maliens se demandent comment survivre, le pillage de l’or, dont leur pays est riche, se poursuit allègrement au profit des multinationales.

Faire du Mali un cas d’école pour la CEDEAO

Il nous appartient d’être perspicaces dans l’analyse des enjeux et des rapports de force et audacieux dans la défense des intérêts de notre pays qui ne sauraient être confondus avec le compte en banque de quelques individus légitimés par des élections frauduleuses ;

- faire du Mali un cas d’école pour la CEDEAO, dont les chefs d’Etat dans leur intransigeance envers les auteurs du coup de force du 22 mars craignent surtout d’être déstabilisés tant dans leur position de rente que dans leurs certitudes. La remarque est valable pour les partis politiques dont le rêve est de les remplacer dans l’ouverture de nos économies au marché mondial déloyal ;

- rappeler aux puissances occidentales que ce sont les mêmes politiques d’assujettissement et de pillage qui sont à l’origine de l’émigration «clandestine », l’intégrisme religieux et les attentats qu’ils qualifient de terroristes.

Il n’appartient pas aux Chefs d’Etat de la CEDEAO d’être juges et partie

Nous concluons, à la lumière de ce qui précède, qu’il n’appartient pas aux Chefs d’Etat de la CEDEAO d’être juges et partie en statuant sur l’état de la démocratie comme dans le cas malien, mais aux peuples souverains.
La gravité de la situation au Mali et dans la bande sahélienne exige la convergence des luttes des peuples agressés du Sud et celles du Nord dont les dirigeants, donneurs de leçons de démocratie et fauteurs de guerres se sentent plus redevables de comptes aux agences de notations qu’à leurs électeurs.
Rendre justice au peuple martyr du Mali dans les circonstances actuelles, commence par la levée immédiate de l’embargo qui lui est infligé et la reconnaissance de son droit à l’initiative, de penser et de proposer à la CEDEAO une stratégie concertée de sortie de crise.

Fait à Bamako, le 4 Avril 2012

SIGNATAIRES de cette pamphlet :

Aminata d. Traoré (animatrice du Foram, essayiste) ; Seydou Badian Kouyaté (écrivain) ; Assetou Foune Samaké (enseignante) ; Karamoko Bamba (mouvement Nko) ; Ismael Diabaté (Artiste peintre) ; Doumbi Fakoly (écrivain) ; Jean Bosco Konaré (Historien) ; mandé Alpha Diarra (écrivain) ; Madani Koumaré ( économiste) ; Boris Boubacar Diop (Ecrivain) ; Abdoulaye Niang (économiste) ;
Boubacar Coulibaly (Expert comptable) ; Ndo Cissé (Université des Lettres) ; Nathalie Mdela Mounier (écrivain) ; Aissata Cissé (communicatrice) ; Mariam Kanakomo (communicatrice) ; Safi Sy (Educatrice) ; Sylvie Sanogo (Educatrice) ; Haoua Keita ; Abdoulaye Sangare (Avocat)…

Sahara media

SOURCE:  du   25 jan 2013.    

195 Réactions à Aminata Traoré : Le Mali : chronique d’une récolonisation programmée

  1. damiss62

    sans la france ces terroristes seraient a bamako, donc ceux qui critique l’intervention doivent avoir le minimum de dignite pour afronte la realite. mm si la france lorgne ces interet ce debat peut attendre, nous etions dans une situation ou seul la france pouvait intervenir pour evite une autre humiliation. ces soit panafricaniste doivent quand mm nous aporte une solution qui etait envisageable pour contre les fou de dieu avc une armee malienne desarme. une colonisation religieuse est plus pire qu’une colonisation economique et aller savoir pourqw?

  2. Bernadette Sidibe

    Vraiment Aminata ton cas est grave tu nous fait honte en tant que femme ou encore moins une mere

    • LaBamakoise

      @Bernadette Sidibé: Je suis tout à fait d’accord avec votre commentaire sur Aminata Dramane. Comment peut-elle écrire de telles inepties et je suis sûre qu’elle n’a même pas honte de se regarder dans un miroir…..

  3. Chester

    Je ne comprend pas pouquoi vous essayez le process de cette grande dame sur maliweb.Avant critique les gens il faut cherher ales connaitre d’abord.Ce que Ami disait etait vrai ce que vous oubliez ce ne pas sanogo qui amener tou ces merdre au Mali mais au contraire vos soi disant democrats qui ont vendu le pays.Sans ce coup d’état aussi ces islmists serraient a Bamako a votre insu.Aussi a votre rappele la CEDEAO qui focait a venir vous aidez ou sontils? Ni etait la France les islmistes seraient aBamako et la Cedeao ne pouvait rien.

    • MADOUNITONDJAN

      RÉVEILLEZ VOUS Mr

    • LaBamakoise

      @Chester: Allow me to help you a little bit here.

      What this woman is basically saying is that to rely on foreign troops is even worse for Mali than fighting the occupation on its own! Also: she was a government Minister under Alpha O. Konare, and is accused by many of embezzling public funds. She is also accused of being a turncoat.

      @Chester: permettez-moi de vous aider, ici. Ce que dit cette femme, c’est que les véritables troupes d’occupation du Mali sont les alliés qui se battent avec l’armée malienne. Et puis: elle a été Ministre sous Konare, et est donc responsable en partie des politiques qui ont rendu cette situation possible.

      Qui plus est, est accusé de détournements de deniers publics sur des projets qui lui avaient été confiés.

  4. GNI

    J’AIMERAIS QUE AMINATA DRAMANE ET SEYDOU BADIAN SE RELISENT AUJOURD’HUI..ET COMPARENT LA SITUATION ACTUELLE DU MALI PAR RAPPORT AU RAPPORT QU’ILS ONT VOMI EN AVRIL 2012.
    EUX QUI CROYAIENT QUE SANOGO ET LES FUYARDS POUVAIENT SORTIR LE MALI DU GOUFFRE DANS LEQUEL ILS L’ONT FOUTU.JE N’AI JAMAIS COMPRIS POURQUOI AMINATA ÉTAIT AUSSI BORNÉE, BOUCHÉE COMME UN ÉGOUT DE BAMAKO.ELLE A AGIT COMME SI ELLE SE VENGEAIT DE QUELQU’UN.
    S’IL N’ Y AVAIT PAS EU D’INTERVENTION ÉTRANGÈRE AU MALI, QUE SERAIT DEVENU LE MALI DEPUIS LA DEBANDADE DE NOTRE ARMDÉE, APRÈS LA PRISE DE KONNA, MALGRÉ LES ARMES DÉBLOQUÉES DU PORT DE CONAKRY.
    AMINATA SAIT-ELLE QUE SON RESTAURANT SERAIT FERMÉ,
    QU’ELLE SERAIT OBLIGÉE DE PORTER LA BURKA.
    AU MOINS SEYDOU BADIAN S’EST RETRACTÉ IL Y A 2 JOURS ET A MÊME SALUÉ LA FRANCE.
    AMINATA, REVIENS SUR TERRE.TU AS TERNI TOUTE L’ESTIME QUE CERTAINS INTELLECTUELS AVAIENT POUR TOI, A CAUSE DE TON ENTÊTEMENT A SOUTENIR SANOGO ET LES DÉSERTEURS DE L’ARMÉE.

  5. Oumar007

    Aminata arretes de partir en france si tu detestes autan c pays grace auquel tu arrive a ouvrir ta guele aujourd’hui et dis ou tu as sorti l’argent pour construire tes hotels et restaurant.
    Vielle fille cherche toi un mari

    • LaBamakoise

      @Omar007: Même si nou n’aimons pas du tout Aminata Dramane et son hypocrisie, ne passons pas aux insultes. Les insultes affaiblissent les arguments de la personne qui insulte.

  6. toure aameed ben hamat

    madame traore aminata, sil te plait encore sil te plait ou serais tu? ci les islamistes avaient pris bamako. je croyais que aminata amis le mali, entre la france et les islamistes qui allais tu choisir? aujourdhui disons grand merci a la france qui nous a liberer de ce grand danger qui allais te mettre toi aminata dans une situation pas possible. change ta facon de comprendre cest le vieux temp.

  7. Americana

    Je me demande si Mme est d’accord avec elle meme. Elle a pourtant servi dans le regime de Alpha oumar Konare comme ministre du Tourisme ou de la culture. Je me demande si Mme a menme compris le concept de mondialisation. Vous etes comme les sovietiques qui ne voulaient entendre parler de capitalisme. Ou sont-ils aujourd’hui? Ne sont-ils pas plus liberaux que les occidentaux? je n’en suis pas moins sur.

    J’ai du mal a voir une personne ou une nation qui veut avancer et qui ne fait que se comporter en victime ou martyre de la decision des autres. Figurez vous les pays de l’Asie du Sud-Est qui etaient plus pauvre que nous les pays africains dans les annees 1960 on fait un enorme progres economiques tout simplement en prenant leur RESPONSABILITES.

    • Malcom X DA

      « Figurez vous les pays de l’Asie du Sud-Est qui etaient plus pauvre que nous les pays africains dans les annees 1960 on fait un enorme progres economiques tout simplement en prenant leur RESPONSABILITES. »
      MR QUI AIME SE RÉFERER Á L’HISTOIRE, NE DOIT PAS IGNORER QUE LES BASES ET STRUCTURES NÉOCOLONIALES LAISSÉES PAR LES ANGLAIS ET LES FRANCAIS ONT DU ETRE DÉTRUITES PAR LES RÉVOLUTIONS POPULAIRES ET CULTURELLES.
      DONC MR CE N’EST PAS VOTRE CAPITALISME (LE CANIBALISME ECONOMIQUE)QUI FAIT DEVELOPPER LES NATIONS MAIS LA CONSCIENECE NATIONALE ET DE SOLIDARITÉ.

      • Djon Te

        tous les pays au sud et proches des grands centres du capitalisme ont de la difficulte a se developer ainsi:
        +l’ amerique latine a longtemps chercher sa voie entre les assassinats de leaders nationalistes, les invensions et massacres par le capital pour soumettre les peuples
        +l’ Europe et l’ afrique, vous le savez tres bien…les lumumba, sankara, et coups d’ etats interminables et maintenant la pseudo democratie liberale exploitatrice..
        +Le Japon et la Russie en conflict, n’ ont pas pu se mettre d’ accord pour exploiter les peuples de l’ asie , trop loin physiquement, geographiquement, ideologiquement, traditionelement des ego-centrismes capitalistes, les asiatiques , ont beneficie longtemps de l’ appui strategique sovietique et socialiste, combinant avec le sens traditionel du marche BIENSUR QU’ ILS SONT PAS AU NIVEAU DE L’ AFRIQUE AUX ELITES CORROMPUES IMPOSEES ESCLAVAGISEES, ASSUJETIES, COMBATANTES CONTRE LEURS PROPRES PEUPLES

    • LaBamakoise

      @Americana: Excellente analyse. Vous avez dit la pure vérité

  8. andre samake

    Un véritable exposé académique contenant des vérités « rudes »qui séraient très bénefiques si on met un peu de beurre dans les épinards.Mais la réalité est que ce sont ces mêmes « nouveaux maîtres » qui continueront à gouverner le monde.L’avenir d’un pays et le rôle qu’il peut jouer sur la scène internationale sont aussi déterminés par sa géographie, ses eaux, ses poussières et sa gouvernance…Le Mali, à l’heure actuelle, a besoin de bons gouvernants responsables et avertis et d’un bon programme de développement-économique et social-faute de quoi son avenir ressemble à ce « trou noir dans le ciel ».

    • LaBamakoise

      « ….Le Mali, à l’heure actuelle, a besoin de bons gouvernants responsables et avertis et d’un bon programme de développement-économique et social-faute de quoi son avenir ressemble à ce « trou noir dans le ciel….. »

      Hélas! Les maliens sont-ils en mesure de comprendre cette vérité?

  9. hermes

    Aminata Dramane Traore ne cesse de repeter la meme chanson.L’imperialisme,la mondialisation,le cynisme des grandes puissances..Ce disque est vieux.On l’a assez entendu.A un certain moment il faut savoir faire sa propre auto critique.Je trouve honteux que des intellectuels se mettent a jouer au gre de leur interets personnels avecl’avenir dew tout un pays.On a vu Meme Traore soutenir le putsch du 22 mars.Comment une femme de son niveau peut elle justifier un tel acte.On peut expliquer le putsch mais aucun democrate serieux ne peut le justifier et encore moins le defendre.Autre chose,l’intervention de la France:quel malien aujourd’hui n’est pas satisfait de l’intervention de la France?Sans l’intervention de la France aujourd’hui que serait devenu le Mali?Alors si la France est venue nous sauver juste pour preserver ses interets, ou installer une base militaire dans le nord ,tant mieux!

    • andre samake

      Vraiment: le problème du Mali est aussi cette même élite intellectuelle frileuse et conventionelle qui doit se réinventer…en « change masters ».

    • Djon Te

      Notre probleme est que nous stagnons ou suivons comme des moutons, le monde evolue, les strategies changes, nous ne nous adaptons pas, nous n’ avons pas de reactions adequates et rapides car nous memes ne nous donnons pas les moyens a cause de manque de solidaritee et de vision commune…car d’ autres sont intrumentalises pour assujetir les autres majoritaires pauvres…
      Les maux mentiones par Mme Traore sont actuels et persistants, il faut bien que les generations nees dans le Mali independant se reeinvente et aient leur reve pour la nation, sinon serons nous tout le temps dans une lutte de decolonisation perpetuelle au lieu de se battre pour le vrai developement social d’ abords et economique en consequence?
      MERCI

  10. Stip

    Essayez de vous mettre en phase avec l’actualité, ça s’appelle le journalisme.

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