A propos du Nord Mali : Un Etat « lige » voulu par Alger

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    Depuis l’avènement des «démocrates» au Mali au pouvoir un 26 mars (un rêve longtemps caressé dans tous les sens du poil, les fondements de notre Nation entant que tels ont été démonté pièce par pièce). C’est ce qui explique la déliquescence de l’appareil d’Etat. Le premier reflet d’un pays, c’est l’autorité de ses dirigeants. Elle a été enterrée au soir du 26 mars au vu et au su de tous. L’anarchie s’est installée. Et d‘année en année, elle est devenue un mode de gouverner pour les remplaçants du Général Moussa Traoré (imperturbable et confiant que l’histoire rattrapera ces prédateurs) pour avoir sapé les fondements de notre pays : absence de sociabilité, d’autorité, de développement réel, de création d’emplois, de lutte réelle contre l’exclusion, d’Armée motivée au vrai sens du mot). Rein de tout cela. C’est sachant que notre Armée ne pèse plus ce qu’elle valait au soir du 26 mars, que certains pays en l’occurrence l’Algérie, se permet de tisser ses tentacules. Ses visées expansionnistes ne plus un secret de polichinelle. L’on est en droit de se demander si Koulouba et ses Généraux ne sont pas complices de cet état de fait ? Mieux, comment comprendre qu’on offre une licence d’exploration et d’exploitation de notre pétrole au nord Mali à la SONATRACH sans que rien ne soit dit ou expliquer au peuple qui est maintenu dans l’obscurité de ces contrats « juteux » pour les tenants des leviers du pouvoir à Bamako.

    Le diagnostic de l’américain Dr Richard Minier, cet expert US des questions terroristes, révèle de la création d’un Etat « lige » dans la région avec le soutien et le patronage de l’Algérie aux séparatistes du Polisario qui ont osé venir sur notre territoire, tuer et enlever des compatriotes, en dit long. L’objectif réel précis Dr Richard Minier est « d’assouvir ses ambitions expansionnistes parlant de l’Algérie « pays ami ».

    Le Maroc jamais d’accord avec Alger

    N’est-ce pas pour cela que le Maroc n’a jamais accepter s’asseoir dans un fauteuil du Maghreb au près des représentants d’Alger qui soutiennent aveuglement le Front Polisario. Et à quel prix ?

    Nous ne saurons en aucun cas comprendre l’ingratitude des Généraux Algériens à notre égard et mieux, leurs désirs longtemps caressés de déstabiliser le septentrion du Mali en vue de sauvegarder leurs intérêts égoïstes qui violent les règles de bons voisinages avec le Mali, terre d’hospitalité. Cette grande Nation qui a joué un rôle capital dans l’acquisition de l’indépendance de l’Algérie avec la France du Général De Gaulle. Le ridicule ne plus dans une Afrique qui veut être unie.

    En clair, le contentieux du Sahara Occidental revendiqué par le Maroc ‘depuis belle lurette) et qui contamine toute la bande du Sahel et du Sahara, « préoccupe selon Dr Richard toutes les capitales du monde ». La flambée des enlèvements et des attentats dans la bande sahélo-saharienne en dit long sur le rôle trouble d’Alger et des complices. Le fait que nos Etats soient exposés aux activités croissantes d’AQMI (ex GSPC né en Algérie) qui n’est autre qu’une création d’Alger à en croire des sources généralement bien informées, démontre toutes les accusations des spécialistes contre l’Algérie.

    Un simulacre d’appui à l’Armée malienne

    D’ailleurs, l’envoi récemment de militaires dont des Officiers d’Alger au nord Mali pour dit-on « aider nos militaires à combattre AQMI, donc le terrorisme», n’est que de la poudre aux yeux à notre entendement car, pour quoi maintenant  les Généraux Algériens s’agitent de la sorte ?

    Ce qui se passe n’est autre qu’un simulacre d’appui à l’Armée malienne car, nous pensons que le régime actuel jurant sous tous les ciels quitter le palais de Koulouba sans anicroches, fera tout et acceptera tout si toute aide, l’emmènera à rester. Disons à se maintenir encore longtemps au fauteuil du pouvoir. Nous n’avons aucun doute. C’est normal qu’Alger défende ses intérêts au Mali mais avait-elle besoin de s’acoquiner avec le diable des mercenaires du Polisario et d’AQMI pour « créer une instabilité grandissante au nord Mali », comme indiquent certaines sources sans compter sa presse téléguidée qui ne fait que tirer à boulets rouge sur le locataire de Koulouba sachant qu’il est devenu « un bélier » malade, voir agonisant d’une maladie difficilement curable en ces temps qui courent où ceux qui doivent l’appuyer, aider, ne pensent déjà à occuper son fauteuil. Et rien d’autre. Cela prouve que nous ne sommes plus à l’époque du Général Moussa Traoré ou d’un Dibi Silas Diarra qui ont su valoir l’autorité de l’Etat, même s’il y a eu quelques dérapages.

    Des grades à gogo pour les mercenaires de légion verte Kadhafiste !!!

    Omnibulé par rendre certainement le pouvoir le 08 juin prochain, « Koulouba ne recule devant rien, pour se sauver. Disons pour arriver à ses fins », remarque un observateur avisé.

    L’arrivée des hommes lourdement armés de la Libye via le sol algérien et Nigérien, selon des sources généralement bien informées, a été comme un coup de massue sur la tête de nos gouvernants. ATT en premier. Et comme il fallait s y attendre, ces gars estimé à plus d’un millier, seront très bientôt intégrés dans l’Armée. D’ailleurs les opérations de désarment ont commencé selon nos sources. Mieux, comme une cerise sur le gâteau, il y aura selon certaines sources, quatre Colonels qui seront élevés au grade de Général, suivis de dizaine de Colonel. C’est le prix à payer pour éviter que : « les armes ne crépitent pas au nord Mali », comme l’a martelé récemment le Président de la République au cours d’une cérémonie.

    Avec l’évolution de la situation dans le nord Mali, les revendications sociales légitimes de nos compatriotes dupés une décennie durant, trahis, le régime d’ATT court de graves dangers. Et avec lui, ses sbires.

    Une démocratie ne saura se construire dans l’anarchie…

    « Une démocratie ne saura se construire dans l’anarchie, encore moins par des formes anarchistes-séparatistes », remarque Dr Richard. L’Etat doit s’affirmer dans sa plénitude. Et sans état d’âme. C’est ce que nous avons appris des patriotes qui ont débroussaillé, voir balisé le terrain : Modibo Kéita et Moussa Traoré, pour ne citer que ceux-ci.

    Dans ce cas, quelle sera la part de la promotion à ATT et consorts ?  Pour notre part, nous pensons que la démocratie doit être le respect strict des règles, la défense des personnes et de leurs biens ; redorer le blason de notre Armée ternie par des rébellions à répétition comme si elles étaient voulues et entretenues par ceux qui nous dirigent depuis vingt ans. Un paradoxe criard.

    2012, année de tous les dangers

    En tout cas, l’année 2012 sera celle de tous les dangers pour ceux qui nous dirigent, s’ils ne prennent pas garde. Ou bien ils veulent subir le sort que les Généraux défunt Président Guinéen (Lansana Conté) ou du Colonel Mahaouya Ould Sid ‘Ahmed Taya de la Mauritanie qui sont restés sourds aux sirènes de revendications de leurs populations croyant maîtriser leurs peuples comme des « bêtes de somme ». La suite est connue. L’on nous dira qu’il reste que quelques « petits mois » au locataire de Koulouba pour prendre définitivement congé de la gestion d’Etat. Mais d’ici là, beaucoup d’eau va couler sous le pont. Dans ce cas, une synergie d’actions de tous les acteurs s’impose. Au quel cas, ce sera le chaos généralisé. Le véritable à en croire l’état déliquescent de l’appareil d’Etat. Cela à tous les niveaux. Qui l’aurait cru aux lendemains de la chute du régime de l’UDPM (qui a été accusé de tous les noms d’oiseaux) vingt ans après, le constat est amer, voir dégoûtant et révoltant. Non, nous ne voulons en aucun cas être complices d’une telle dérive historique lorsque l’on sait que c’est Dieu qui donne le pouvoir et le retire.

    En tout cas, le Mali est malade. Bien malade de ses dirigeants et de leurs politiques bancales au vu et au su des chancelleries Occidentales et Américaines sans que personne n’ose dénoncer la chienlit qui est de mise dans notre beau pays depuis belle lurette et qui s’amplifie d’année en année, jour par jour, d’heure en heure. Inimaginable, il y a deux décennies seulement. Pourtant le régime UDPM a légué un pays qui était craint, respecté, fort sur certains plans. De nos jours, nous sommes la risée des autres. Surtout de nos voisins. Ceux qui nous dirigent depuis 1991 savent comment ils sont arrivés à ce résultat macabre : absence d’autorité d’Etat, népotisme criard, affairisme au sommet de l’appareil d’Etat (n’en parlons pas des recrutements au sein des forces de sécurité et de Défense, à la Fonction Publique ; l’insécurité grandissante, personne ne veut s’assumer, un laisser-aller abasourdissant…). Qui l’aurait cru  en 2011, de la part de ces « démocrates », donneurs de leçons ?

    Le cri de cœur des associations patriotiques qui refusent d’être téléguider telle que l’Appel pour le Mali (APMA) est à prendre très au sérieux. Comme dit cet adage Bambara : « Il ne faudra jamais sous estimer un petit buisson car, il contient une corde qui pourra vous attacher ».

    En réalité, le spectre d’une véritable tempête plane sur le Mali avec ses graves conséquences ainsi que des dégâts collatéraux.

    En ce moment, nous entrerons dans une vraie révolution qui débarrassera notre pays, notre Nation, des prédateurs et autres ennemis de la République afin que le Mali puisse retrouver son aura d’antan. C’est-à-dire retrouver notre place au sein des Nations qui se respectent et se développent de façon harmonieuse avec l’implication de tous leurs fils. Sans exclusion aucun. Car, c’est dans l’entente que nous allons nous émanciper et avancer de l’avant pour de bon en vue de devenir la Corée du Sud d’Afrique ou la Suisse du continent. Ce ne sont pas les hommes et les ressources qui manquent ! Une vraie volonté politique, un courage d’un Ardo.

    En attendant, la profanation de la Nation Mali se poursuit de plus belle. Une méthode rôdée (depuis deux décennies) de nos prédateurs et leurs conseillers occultes tapis dans l’ombre. Vous êtes déjà démasqués et serez traités comme tel car le Mali ne mérite pas ce qui lui arrive.

    Et 2012, sera l’heure de la délivrance qui est presqu’à portée de mains. 

    Bokari Dicko

     

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