Deuxième session ordinaire de la Cour d’assises de Bamako :L’application de la loi souhaitée par l’ensemble de la famille judicaire

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La deuxième session de la Cour d’assises de Bamako s’est ouverte hier jeudi 22 novembre. 70 affaires sont inscrites au menu de la présente session. Il y a une prédominance des infractions de crimes de sang et d’atteinte à l’intégrité physique d’honnêtes citoyens, puis viennent les crimes d’atteinte aux mœurs, de détention et consommation de stupéfiant, ensuite les crimes d’atteinte à la propriété privée, enfin ceux relatifs à l’atteinte aux biens publics. Ils seront 220 accusés à comparaitre, qui jusqu’ici à ce stade de la procédure, sont “présumés innocents”.

Daniel Tessougué, PR

A l’ouverture des travaux, le Procureur général près la Cour d’Appel de Bamako, Daniel Amagoin Tessougué a requis que l’application de la loi au nom et pour le compte de la société un appel à faire de la justice l’instance vers laquelle riche et pauvre, faible et fort, femme et homme, jeune et vieux, peuvent se diriger et retourner avec un sentiment unique, le droit a été dit. “L’injustice a fait trop de ravages dans notre pays. Le silence coupable, voire complice de plusieurs nous a conduit à cette impasse, que leur dire, sinon que rien de ce qui est moralement mal, ne peut être politiquement juste” a-t-il déclaré.

Par ailleurs, il a affirmé qu’il est temps de passer la justice et ce n’est guère faire hors sujet “que de dire que si la justice faiblit dans l’action étatique, c’est la porte ouverte à toutes les permissivités“. Avant de refuter toute négociation avec apatrides et des renégats qui ont divisé le pays.

Selon lui, le Mali ne doit plus s’accommoder de formules bancales et oiseuses. “Que ceux qui évoquent avec énergie la négociation, leur donnents leur nationalité et un territoire, ça suffit comme ça” a-t-il martelé. Au nom du bâtonnier, Me Mamadou Bobo Diallo a plaidé que l’état de la justice doit être restitué. Avant de souhaiter que les privilèges lors des jugements s’arrêtent à la porte de la Cour. Il a, cependant, salué le parquet pour la transmission rapide des dossiers aux avocats constitués.

En ce qui le concerne, le premier président de la Cour d’Appel de Bamako, Moussa Sara Diallo de souligner que cette session va constituer à la tenue régulière des audiences publiques.

Pour ce qui est de cette session, il a indiqué que les travaux vont porter sur les actes et les omissions répréhensibles de l’homme un être complexe et doté d’intelligence.

De ce fait, la Cour saura s’acquitter de sa mission à la lumière de la loi en respectant le principe du contracdictoire et de la présomption d’innocence. Elle veillera à ce que le coupable n’échappe pas des mailles de la justice. Elle saura sévir quand il le faut, étant entendu que la peine a aussi vocation à faciliter la resocialisation du délinquant.

Enfin la Cour acquittera l’innocent.

Bandiougou DIABATE

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