Dossier : Nouvelles du Sahel : Raid des troupes mauritaniennes contre des éléments d’AQMI dans la forêt du Wagadou La position ambigüe du Mali…

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La question d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) demeure une récurrente préoccupation par les pays du Sahel et du Sahara, notre pays en tête. Toujours est-il que chacun doit jouer franc pour combattre l’hydre des terroristes d’AQMi qui ont installé leur tanière en territoire malien en toute impunité. Les accrochages entre leurs éléments aux troupes de l’Armée Mauritanienne déployée en masse sur notre territoire dans le cercle de Nara sur la lisière de frontière commune des deux pays, a tourné au fiasco pour les premiers. Et pour cause !

 

Selon des sources généralement bien informé, l’Armée mauritanienne qui n’a pas finie de digérer son cuisant revers dans le nord Mali (cela à deux reprises contre des éléments d’AQMI en 2010), croyait prendre sa revanche dans la forêt du Wagadou 24 juin dernier. Cette attaque qui s’est déroulée au coucher du soleil sur la forêt du Wagadou à quelques encablures de Nara, a vu des véhicules de l’Armée Mauritanienne calcinés et plusieurs militaires auraient laissés leur vie tellement que les combats ont été violents ; et la surprise pour les visiteurs était totale.

Dans ce cas, des questions se posent : où était les troupes de l’Armée malienne ? Ont-elles combattues aux côtés de leurs camarades de la Mauritanie ? Si telle a été le cas comme l’affirme un communiqué laconique du Ministère de la Défense et des Anciens Combattants, comment se fait-il que nous n’avons pas enregistré de blessés, n’en parlons pas de morts ?  C’est vrai que du côté mauritanien, on crie victoire avec seulement « deux morts et 15 éléments d’AQMI tués ». Triste réalité selon l’autre tendance, c’est-à-dire AQMI qui parle de six véhicules de l’Armée mauritanienne disséminés causant beaucoup de morts que signalés par l’Etat major du Président Abdel Aziz. Pendant ce temps, du côté malien, on ne signale ni mort, encore moins de blessés déplorés. Nombre d’observateurs avisés que nous avons approché se demande comment une opération conjointe Mali/Mauritanie peut se solder par un si bizarre bilan ? Dans ce cas, tout laisse à soupçonner que les informations entre forces maliennes et mauritaniennes étaient interceptées par AQMI qui en a tiré profit. Des informations selon des sources mauritaniennes qui seraient en possession des puissances américaines et Françaises !!!

 

Les mêmes sources mauritaniennes indiquent qu’il n y a pas eu d’engagement des forces maliennes aux combat contre AQMI même si celles-ci ont ramassé deux corps de militaires mauritaniens.

 

N’est-ce pas dans notre dernière livraison, avons attiré l’attention du locataire de Koulouba dans sa manière de gérer certains dossiers qui risqueront de l’emmener droit dans le mur. L’hydre d’AQMi demeure un solide dossier qu’il doit traiter avec intelligence et promptitude. En tout cas, « ce flou d’attitude dans l’affaire d’AQMI qui règne au nord Mali comme en terrain conquit, laisse planer bien de doute », nous confie un observateur avisé de la place.

 

Et mieux, cette affaire d’AQMI qui commence à devenir s’il ne l’est pas, un casse –tête pour le locataire de Koulouba, rappelle bien l’odyssée de Ibrahim Ag Bahanga contre els forces armées maliennes au nord du pays causant des morts, des blessés et des dégâts. A cette époque selon des sources généralement bien informées, l’ordre serait venu d’en haut pour demander aux troupes maliennes qui avaient encerclées Bahanga et ses ouailles, de le laisser partir avec armes et bagages. Un criminel qui est à la base de milliers de morts et de blessés.

Dans l’accrochage du 24 juin dernier assimilable à une déroute de l’Armée mauritanienne, des doutes subsistent sur la sincérité de part et d’autre des deux camps. Tout comme les citoyens et autres bailleurs demeurent perplexes quant à l’attitude de nos pouvoirs publics dans la gestion d’AQMI sur notre territoire. Et bien d’autres dossiers tels que la drogue qui mettent notre pays au devant de l’actualité et demeure une zone de transit. En tout cas, jamais sous Modibo Kéïta, encore moins sous l’ère de l’UDPM du Général Moussa Traoré, nous n’avons connues de telles pratiques et autre manière biscornues de gérer le pays.

Affaire à suivre !

Bokari Dicko 

 

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