Mali : le vrai-faux coming out du général Gamou

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L’information est tombée sous la forme d’une déclaration succincte attribuée au général El Hadj Ag Gamou, postée sans explication sur le compte Facebook du Gatia (Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés) à l’heure de la prière de la mi-journée le 22 septembre – un jour pas comme les autres au Mali, puisqu’il s’agit de la fête nationale.

L’officier, qui est un des hommes les plus influents de l’armée malienne, qui fait office, en outre, de leader de la communauté Imghad (une tribu touarègue) depuis deux ans, y révèle ce que tout le monde a deviné depuis longtemps, et ce que toutes les sources sécuritaires maliennes ou étrangères affirment en off : oui, il est membre du Gatia, et oui, il en est le chef. C’est la première fois qu’il le reconnaît publiquement.

« Je suis de GATIA »

« Je suis de GATIA, je ne l’ai jamais caché, peut-on lire dans cette curieuse déclaration bourrée de fautes. Même si vous me tuez, j’ai déjà formé des hommes qui sont prêts à prendre le relais. Là où je me trouve avec mes hommes, nous ne bougerons plus d’un iota, que le président IBK le sache, ainsi (sic) la France les Etats Unis etc. Trop c’est trop. Toute l’armée du Mali est dernière moi, toutes couleurs confondues. Moi je suis un homme de terrain. Le Mali ne serait (re-sic) pas divisé. Je suis Malien et je defendrai (re-re-sic) la patrie contre vent et marrée ».

Immédiatement, le compte Facebook sur lequel est publié cette déclaration est pris d’assaut. Les commentaires des internautes tressant les louanges du général se multiplient. L’homme est dépeint en héros, en icône nationale, en sauveur de la patrie… Le lendemain, les portails d’information maliens en font leur Une. Même Radio France Internationale (RFI) s’empare de la nouvelle. « Le masque est tombé », annonce la radio.

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5 COMMENTAIRES

  1. Bonjour,
    Heureux de constater que l’ONU va dans le même sens que mon appel pour une mise en oeuvre rapide, de l’accord pour la paix et pour la réconciliation au Mali, par les groupes armés et par toutes les parties.

    En effet, le Secrétaire Général de l’ONU, Ban Ki-Moon, les a appelés, le 23 septembre 2016, comme ceci :

    « J’appelle les groupes armés à cesser de provoquer des confrontations et toutes les parties à laisser de côté leurs intérêts à court terme et à mettre en œuvre l’accord de paix », a-t-il déclaré lors d’une réunion ministérielle sur cet accord, organisée en marge de l’Assemblée générale de l’ONU à New York.

    Les Ministres des affaires étrangères français, Jean-Marc Ayrault, et algérien, Ramtane Lamamra, participaient à cette réunion.

    Il s’est également dit « très inquiet des nouvelles sources d’instabilité au Mali, de l’impact du terrorisme sur la vie civile et des nombreux cas de violation des droits de l’homme ». Toutes les parties, a-t-il insisté, doivent « se conformer à leurs obligations en matière de droits de l’homme, y compris lors d’opérations anti-terroristes » car « les violations font le jeu des terroristes ».

    M. Ban a appelé à faire en sorte que les dialogues devant permettre de dessiner les futures institutions du Mali soient « sans exclusives ». « Tous les segments de la société devraient y participer, y compris les femmes, les jeunes, les groupes d’opposition, ainsi que les dirigeants religieux et communautaires », a-t-il précisé.

    Il a espéré que la prochaine Conférence d’entente nationale « reflète cet esprit d’inclusivité ».

    Il a souligné que le Mali a besoin du « soutien sans faille et cohérent » de ses partenaires internationaux.

    Quelques jours avant cette réunion, j’ai lancé un appel à TOUS les acteurs, y compris l’ONU et la MINUSMA, pour une mise en oeuvre diligente et un engagement franc, honnête et sans complaisance pour une mise en oeuvre rapide de cet accord pour la paix et pour la réconciliation au Mali.

    Cet appel concluait comme ceci :

    Engageons-nous (tous les acteurs), honnêtement, franchement et sans complaisance, acceptons le partage de responsabilités (en particulier à Kidal) et mettons, TOUS/TOUTES, rapidement, en œuvre, indépendamment des bords politiques, l’accord de Bamako pour la paix et la réconciliation au Mali, pour l’intérêt général et pour le bonheur de TOUS/TOUTES.

    Bien cordialement
    Dr ANASSER AG RHISSA
    Expert TIC, Gouvernance et Sécurité
    TEL 00223 95 58 48 97

  2. Tout est clair maintenant. Gamou ne peut pas laisser sa communauté et les autres habitants de Kidal sous le joug de bandes armées, qui depuis bientôt quarante ans, empêchent le Mali de trouver la paix et la tranquillité. Les Maliens sont fatigués de ces gens là. Chaque fois qu’ils ont besoin d’argent, ils montent un groupe, prennent les armes, et menacent le gouvernement. Ils sont aujourd’hui, à la treizième signature d’accords de paix avec le Mali. Quelques mois après, ils reprennent les armes, et menacent à nouveau. Cette fois, la récréation semble bien terminée. Ils sont allés trop loin dans la déstabilisation du pays. En allant s’allier aux djihadistes, leur semblant de combat a pris une tournure complètement en déphasage avec le fondement réel de leur revendication. La marginalisation du clan de Gamou,( parce que resté régalien) et de tous ceux qui ont refusé de les suivre dans cette dangereuse entreprise, a précipité leur déchéance. Ils ne sont plus crédibles, ni aux yeux de la population Kidaloise, ni auprès des autres branches des habitants de la région. Gamou qui a combattu à leur côtés auparavant, ne comprend plus ce qu’ils recherchent, avec les nouvelles orientations qui diffèrent des vraies raisons de leur revendication antérieure. Ils se veulent carrément indépendantistes aujourd’hui. Et le chantage continue. Halte, a dit Gamou, car la déviation est trop éloignée du but recherché dans le combat, qui hier lui donnait une raison. Azawad est désormais un disque rayé. C’est le Mali ou rien.

  3. Bonjour,
    GAMOU et TOUS doivent opter pour le dialogue et l’accord.

    Félicitations pour la modernisation et les chantiers de l’armée (1) axés sur la cohésion et (2) mettant l’armée à hauteur de souhait de mission à travers, entre autres, le renforcement de capacités pour donner/redonner confiance, la formation d’unités spéciales de lutte contre le terrorisme, l’amélioration des conditions (salariales, de logement, …) et la valorisation du métier ET l’Homme au début, au centre et à la fin comme l’exige la loi de programmation militaire s’appuyant sur des piliers à savoir quel type d’homme ?, quel type de menace ? et quel équipement ?.

    Lors de la 56 e fête de l’indépendance du Mali, en terme de réconciliation, le Président IBK a appelé à se retrouver autour de l’essentiel (le Mali), à la cohésion, à avoir pitié du Mali, des Maliens et à se dire la vérité.

    Pour le Président, se dire la vérité, cela sous entend que des sanctions seront désormais de mises pour mieux gérer la situation que nous sommes entrain de vivre.

    Félicitations pour la médiation internationale d’avoir réagi en prenant en compte l’essentiel des éléments que j’ai signalés dans l’appel que j’ai lancé pour la mise en œuvre diligente et franche de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali.

    Cet appel est intitulé : APPEL A TOUS POUR UNE MISE EN ŒUVRE DILIGENTE DE L’ACCORD POUR LA PAIX ET LA RÉCONCILIATION AU MALI ET UN ENGAGEMENT FRANC, HONNÊTE ET SANS COMPLAISANCE DES ACTEURS.

    Suite à la XI session du CSA (Comité du Suivi de l’Accord), dans le communiqué, du 21 septembre 2016, de la médiation internationale, cette dernière va dans ce sens.

    Félicitations aussi aux États Unis d’aller dans ce sens. En effet, l’Ambassadeur des États Unis au Mali, au nom du Gouvernement des États-Unis, a réaffirmé son plein soutien au processus de mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du processus d’Alger et a appelé toutes les parties à respecter scrupuleusement leurs engagements et les assure de leur détermination à appuyer leurs efforts dans ce sens.

    Heureux de savoir que la CPA, par l’intermédiaire de Mohamed Ousmane Ag Mohamedoune, son secrétaire général, et Mohamed Ali Ag Mohamed Acheikh, son chef d’État-major, qui soutient l’accord de paix au Mali, reste toujours un des acteurs de cet accord. Merci à CPA de continuer à lutter pour le soutien de l’accord de paix.

    Intégrée à la CMA, la CPA doit demander aux autres parties prenantes d’arrêter les hostilités dans la région de Kidal et d’opter pour le dialogue comme je l’ai proposé et comme le proposent la médiation internationale et les États Unis.

    PAR RAPPORT A L’APPEL QUE J’AI LANCÉ, IL RESTE MAINTENANT A SAVOIR SI :

    – LES INTÉRÊTS CACHÉS ET LES MAINS INVISIBLES QUI POURRONT EMPÊCHER A L’ACCORD DE PAIX DE SE DÉROULER NORMALEMENT SERONT DÉBUSQUÉS à travers les enquêtes que la médiation internationale pourra diligentées et qui pourront aboutir à des sanctions individuelles ou collectives.

    – la conférence d’entente nationale, prévue dans l’accord de paix, sera organisée dans les meilleurs délais. Elle serait mieux que des concertations nationales, proposées par l’opposition, qui sont plus compliquées et qui ne donneraient pas, obligatoirement, dans un délai court, une avancée significative et un meilleur accord que l’accord de paix actuel.

    Bien cordialement
    Dr ANASSER AG RHISSA
    Expert TIC, Gouvernance et Sécurité
    TEL 00223 95 58 48 97

  4. Qu’allez vous faire maintenant,ou comme le chantait Gilbert Becaud:Et MAINTENANT?
    Toutes ces vies perdues par naïveté.
    Il serait plus raisonnable de donner L’AZAWAD aux Touaregs et de passer à autre.

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